L’avenir du Centre parisien d’information et de documentation de la jeunesse

L’avenir du Centre parisien d’information et de documentation de la jeunesse

Comme le relate la dépêche AFP du 26 octobre, « Le Centre d’information et de documentation jeunesse (CIDJ) devra quitter ses locaux près de la Tour Eiffel en fin d’année, victime d’un conflit financier entre les institutions, a regretté mardi sa présidente Marie Richard. Les institutions se renvoient la balle et aucune alternative satisfaisante n’a pour l’heure été présentée au Centre, qui informe 100.000 jeunes tous les ans sur des questions d’orientation et d’emploi ».

Les salariés du CIDJ et les jeunes ont besoin de réponses sur leur avenir à court terme !

Après la forte mobilisation de 2015 qui a permis de mettre en échec un plan de suppression de 19 postes de travail, les jeunes usagers, les salariés dont les représentants du personnel sont de nouveau très inquiets en 2020. Le climat anxiogène actuel est accentué au CIDJ par la forte incertitude pesant sur la localisation du CIDJ au 1er janvier 2021.
En effet, en raison de la préparation des JO 2024, la Ville de Paris récupère les locaux de 4 000 m² qu’elle mettait gratuitement à disposition du CIDJ de longue date. Celui-ci a été informé il y a deux ans de cette décision. Or depuis aucune solution pérenne de remplacement n’a été trouvé pour localiser le CIDJ qui doit désormais quitter les lieux dans deux mois.

Les 77 emplois seront-ils tous maintenus dans ces conditions ? Nul ne le sait.

L’État, autorité de tutelle du CIDJ, doit jouer son rôle !

Au lieu de cela le gouvernement tente de profiter de cette aubaine pour continuer à se décharger du coût de cet organisme national sur les collectivités locales. Cela entre aussi certainement dans sa politique globale de privatisation de l’orientation via le démantèlement de l’ONISEP et de la formation.

La Région qui pourrait faire des propositions et prendre sa part regarde ailleurs. Pire elle a diminué d’un tiers la subvention versée au CIDJ la faisant passé de 300 000 € en 2014 à 200 000 euros en 2020… après l’avoir totalement supprimée de 2015 à 2018 !

Si ce n’est pas à la Ville de Paris, seule, d’assumer cette responsabilité, Convergence Services Publics Paris insiste pour qu’elle intensifie son soutien, et fasse tous les efforts nécessaires pour qu’une solution pérenne puisse être trouvée le plus rapidement possible. Elle l’a fait en bien des domaines plus complexe où l’État se désengageait comme celui des mineurs isolés.

Il serait absurde que la mission de services publics assurée par le CIDJ s’arrête à cause de la panne d’une gouvernance tripartite. Convergence Services Publics Paris demande expressément à L’État et à la région de retrouver le sens de l’intérêt général en jouant pleinement leur rôle. Convergence Services Publics Paris insiste auprès de l’État, de la Région et de la Ville sur l’urgence de trouver au plus vite une solution afin que le CSE puisse être rapidement informé et consulté, et que le CA puisse assumer son rôle décisionnel.

La Convergence Services Publics exige le maintien des emplois.

La Convergence ne peut déplorer que l’inconséquence du gouvernement se répercute ainsi sur notre jeunesse : de nombreux jeunes ont besoin du CIDJ qui s’efforce depuis cinquante ans d’encourager l’égalité des chances. Laisser planer des doutes sur le devenir du CIDJ et ses employés, c’est obérer l’avenir de jeunes, les priver de ressources si utiles au moment où l’on se fraie une voie vers l’âge adulte et citoyen.

Pierre Laurent, sénateru de Paris a interpellé le M. le ministre de l’éducation nationale, de la jeunesse et des sports pour lui demander que l’État, la région Île-de-France et la ville de Paris élaborent ensemble un projet pérenne permettant la sauvegarde de l’offre du centre actuel concernant les questions d’orientation et d’emploi et les 77 emplois afférents.

 

 

Pour la réouverture des « boites jaunes » en Haute-Saône

Pour  la réouverture des « boites jaunes » en Haute-Saône

Le Comité de Vigilance et de défense des services publics de proximité de Haute-Saône (CV70) vient d’être informé  de la suppression, en peu de temps, de trois boites de relevage du courrier de La Poste (boites jaunes-BAL), à Amblans, à  Mesley et à Lure. Mais sont elles seules ?

En pleine période de crise sanitaire, c’est encore un service public de proximité qui disparaît !
Après les manquements en matinée d’ouverture de guichets et de distribution régulière que CV70 a récemment dénoncés, il n’est pas seulement stupéfait, mais il est scandalisé par l’indécence de ces décisions.

Car c‘est encore les usager·e·s des secteurs géographiques éloignés, en difficultés, à  mobilité réduite, sans accès ou équipements numériques qui vont souffrir de cette réduction de service public.

D’avance nous connaissons les arguments : ce n’est pas rentable, il y a peu de dépôt (cela reste à  prouver).

Et alors !
Le CV 70 demande aux dirigeant·e·s de la Poste, aux élu·e·s s’il y a des usagers de seconde zone ? Que suivant leurs moyens, leurs lieux d’habitation, leur âge, les usager·e·s devraient être mal servis dans tous les domaines : santé, transport, accès aux administrations et services, communication … ?

Le CV 70 pense justement que le service public est précisément là  pour réduire toutes les inégalités d’accès, c’est dans ce sens qu’il intervient avec opiniâtreté depuis de nombreuses années auprès de tous les acteurs des services publics de proximité du territoire. Pour cela il faut du personnel en nombre suffisant avec des conditions de travail décentes.

Il demande que  l’accès aux « boites jaunes » soit rétablit partout. Et que dans tous les cas il y ait une concertation avec les usagers et leurs représentants·e·s.

Un riche débat à Paris pour vivent les Services Publics et la Sécurité Sociale

Ce samedi 14 novembre 2020 était organisée une visioconférence « pour que vivent les Services Publics et la Sécurité Sociale ». Initialement prévue à la Bourse de Paris, elle s’est tenue en ligne, permettant à chacun de suivre et participer aux discussions, en étant retransmise sur Facebook.
L’objectif de cette conférence et de « Convergence 75 », est de fédérer toutes les forces syndicales et associatives de notre pays dans une lutte pour la sauvegarde et la promotion de notre système de Sécurité Sociale. Voici quelques traces de ces échanges.

La « Sécu » a 75 ans cette année. Mise en place en 1945 par Ambroise Croizat, député communiste, elle a pour objectif de « protéger des aléas de la vie de la naissance à la mort » et de « mettre fin aux féodalités financières ». Prenant ses racines dans les mutualités ouvrières et basée sur les cotisations issues du travail, la Sécurité Sociale est gérée dans un principe de solidarité et de démocratie sociale : chacun cotise selon ses moyens et reçoit selon ses besoins. Son budget annuel est de 550 milliards d’euros et permet d’intervenir sur quatre branches fondamentales : la santé, la retraite, la famille et l’emploi. Cette institution et son indépendance sont menacées par le système néolibéral porté par notre gouvernement et quelques-uns des précédents.

À l’heure actuelle, il s’agit de se mobiliser contre le Projet de Loi de Financement de la Sécurité Sociale (PLFSS), reconquérir les acquis perdus mais aussi continuer à lutter pour de nouveaux acquis : un objectif commun à toutes les forces en présence ce jour est par exemple celui d’obtenir une couverture sociale à 100 % de tous les aléas de la vie. Un autre est d’obtenir ce même financement pour la prévention (travailler par exemple sur la santé environnementale ou la violence faite aux enfants.) Un autre encore est celui d’adosser à nouveau le financement de la Sécu aux richesses produites dans le pays, c’est-à-dire aux cotisations sociales.

Les nombreuses interventions du jour permettent de redéfinir la liste des actions et choix politiques d’hier et d’aujourd’hui qui concourent à liquider le système de couverture sociale en place. Parmi les menaces les plus récentes, notons :
• la bascule de la dette Covid sur le budget de la Sécurité Sociale plutôt que son inscription dans la dette de l’État .

• une réduction toujours plus importante des cotisations sociales et un financement par des impôts tels que la CSG ou la TVA (impôt le plus inique qui soit et qui, de plus aligne l’état de la Sécurité Sociale sur une surenchère de la consommation, contre-productive tant sur le plan environnemental que sanitaire).
Cette fiscalisation de la Sécu est accélérée par le gouvernement Macron, l’objectif étant à terme un « filet de protection » (relevant de la charité) financé par l’impôt pour les plus démunis et la nécessité pour les autres de souscrire des assurances privées.

• la création d’une 5ème branche pour la prise en charge du handicap et de la perte d’autonomie, ces dernières étant exclues de la branche « santé », comme si elles n’étaient pas elles aussi des « aléas de la vie ». Cette 5ème branche ne serait pas financée par les cotisations mais à 90% par la CSG (un impôt), ce qui signifie qu’elle serait gérée par l’État et non pas par les travailleurs.

À noter que le montant des exonérations fiscales aux entreprises en 2020 atteint 75 à 90 milliards quand le déficit de la Sécurité Sociale s’élève à « seulement » 40 milliards…

• la persistance du projet de réforme des retraites pour un système à points : celui-ci n’est qu’ajourné du fait de la ‘crise sanitaire’.
Là encore, les propositions retenues par l’État sont l’allongement de la durée de cotisation pour les travailleurs et la baisse des pensions, alors qu’une augmentation des cotisations sociales n’est jamais considérée, ainsi qu’une fiscalisation des bénéfices des actionnaires. Il s’agit au contraire de définir les prestations voulues et de planifier les cotisations nécessaires en conséquence !

• des budgets toujours révisés à la baisse pour les hôpitaux, à qui l’on impose de faire des économies (puisque les recettes sont réduites…) : 3400 lits fermés en 2019, 8000 sur les quatre dernières années. Actuellement nous disposons de 6000 lits de réanimation en France, quand l’Allemagne en possède 15000.

Le PLFSS 2021, en ce moment voté au Parlement, ne répond pas à la crise actuelle et ne répond pas aux attentes des professionnels de santé. Au contraire, il condamne notre système de santé dans une logique destructrice : limiter les dépenses en fonction des objectifs financiers (4 milliards d’économies sont demandées pour 2021, dont 800 millions pour l’hôpital). Ainsi, les créations de postes, les ouvertures de lits, les augmentations de salaires demeurent impossibles puisque les moyens sont sans cesse réduits.

Il est primordial d’informer tous les citoyens de ces états de fait. Les mobilisations sociales ne sont pas assez fortes actuellement pour stopper le bulldozer du néolibéralisme dont les forces, du fait de la crise sanitaire actuelle, ne font que croître pour aboutir à « la stratégie du choc » (théorie définie par Naomi Klein) : il y a une volonté de la part du système néolibéral de fabriquer une dette (celle de la crise COVID) qui justifiera la remise en cause totale de notre système de couverture sociale.

La suppression de lits dans les hôpitaux, la fermeture des urgences de l’Hôtel Dieu, la mise en place du forfait de 18 euros pour les consultations aux urgences qui ne déboucheront pas sur une hospitalisation (à l’heure où la carence de soins est telle que 10 % de la population n’a pas de médecin traitant), la privatisation des EHPAD, la disparition progressive de la médecine du travail et de la médecine scolaire… sont autant de chevaux de bataille à enfourcher en urgence.

Mais le combat de fond pour lequel nous devons tous nous unir sans relâche est celui du maintien de la démocratisation de la couverture sociale, pour qu’elle redevienne un pilier de la société. Nous devons alerter haut et fort sur le fait que l’individualisation isole face à la bureaucratie et qu’il nous faut donc absolument revenir à des droits collectifs, seules garanties de l’accès aux droits pour tous !!

Pour ce faire il semble important de redonner aux jeunes un regard philosophique, historique et concret sur le système de Sécurité Sociale qui est le nôtre. Ne pas oublier l’histoire de sa mise en place en 1945 dans un but de solidarité, de démocratie et d’émancipation, et la définition essentielle de la santé donnée par l’OMS lors de sa création : La santé est un état de complet bien-être physique, mental et social, et ne consiste pas seulement en une absence de maladie ou d’infirmité (préambule1 de 1946 à la Constitution de l’Organisation Mondiale de la Santé).

Enfin, il faut rester optimiste et savoir que le combat continue et porte ses fruits : création de la CMU et de la CMU complémentaire, maintien pour l’instant des cotisations sociales à 46 % du salaire brut, par exemple (c’est peu, mais c’est au moins ça !).

La conférence s’achève sur une liste d’actions à mener pour poursuivre et intensifier la lutte :
• S’approprier l’appel de Saint Étienne :
• Bien identifier que la richesse de la nation est la production des travailleurs (le PIB c’est nous, pas le capital)
• Mettre en œuvre rapidement une action pour dire « NON » au forfait de 18 euros
• Travailler ensemble dans le sens de la prévention (des risques au travail, pour la santé environnementale, face aux violences faites aux enfants…).
• Maintenir une synergie pour informer le maximum de gens et qu’ils se mobilisent :
organiser d’autres débats, diffuser le plus possible les résumés de ceux-ci, animer des ateliers thématiques
• Se maintenir informés du mieux possible des nouveaux financements mis en place pour la Sécurité Sociale et refaire un point précis sur ceux-ci.
• Avancer sur de nouvelles conquêtes sociales, pour une couverture à 100% des aléas de la vie, pour tous, financée par les cotisations, dans une émancipation vis à vis des complémentaires santé (mutuelles) et dans une véritable démocratie sanitaire et sociale.

Lisons ! Documentons-nous ! Discutons ! Imaginons ! Rêvons !

Annexes

 

Pour plus d’informations :

film La Sociale, de Gilles Perret
appel de St Étienne
pétition « Plus jamais ça ! »
Lettre aux députés, sénateurs et groupes parlementaires du 9 novembre 2020 (Intersyndicale des retraités)
• Sur le site « Réseau salariat »

• livret CGT « Pour une Sécurité Sociale du 21e siècle : enjeux et propositions »
• retransmission des tables rondes de la CGT du 7 octobre 2020 pour les 75 ans de la Sécurité Sociale
« La Sécurité Sociale, plus essentielle que jamais ! » sur le site de la CGT
« La Sécurité Sociale, une mesure révolutionnaire » sur le site de la Gauche Républicaine

 

Dossier réalisé par Patricia Amar et Véronique Pupier

Il faut maintenir l' »Aubrac » !

Il faut maintenir l' »Aubrac » !

« L’Aubrac » symbolise la ligne de vie indispensable au Massif Central. Cette ligne SNCF Béziers – Neussagues – Clermont Ferrand – Paris doit bénéficier du plan de relance gouvernemental pour assurer sa pérennisation. Les populations ne comprendraient pas un grand écart entre les propositions financières gouvernementales pour le ferroviaire et la décision de fermer définitivement la ligne voyageur entre la Lozère, Saint Chély et le Cantal, Saint Flour – Neussargues.
Avec « l’Aubrac », son maintien dans le réseau ferré national c’est :
• garantir la pérennisation de la ligne de Béziers à Clermont-Ferrand,
• permettre une ligne SNCF pour l’industrie propre Saint Chely – Rodez – Toulouse pour la fabrication des véhicules électriques,
• une ligne de vie pour l’agro-alimentaire et l’industrie : vers Sète, port du Massif Central et Béziers,
• une ligne utile aux emplois industriels,
• une ligne de l’utilité en direction des scolaires,
• la promotion touristique des territoires traversés par la ligne.
Cette ligne a été inscrite dans le schéma européen Fret. Elle a donc été reconnue d’utilité publique européenne.

Aujourd’hui il faut repenser la vie. Les dérèglements climatiques sont là pour le rappeler. Le ferroviaire est le système de transport le plus propre, économe d’énergie et d’espace, créateur d’emploi, bon pour l’environnent et la santé. Cette réorientation des transports pour une politique en faveur du ferroviaire permettra à terme de nombreuses économies financières pour la collectivité et l’intérêt public.
Il faut aller dans le sens de l’« Histoire ». Le train « Aubrac » doit continuer à exister ?
Il faut infléchir la décision de le supprimer.

Le « Comité pluraliste de réhabilitation, de défense et de promotion de la ligne », avec le soutien de la Convergence se mobilise et s’adresse aux élus et collectivités locales concernées pour qu’ils interpellent les Présidents des Conseils régionaux Occitanie et Auvergne-Rhone-Alpes, la Ministre de l’Ecologie et le Premier ministre pour que l’« Aubrac » continue d’être un train d ‘équilibre du territoire intercité avec du matériel rénové et bi-mode.

Les 75 ans de la Sécurité Sociale à Tulle

Les 75 ans de la Sécurité Sociale à Tulle

S’inscrivant dans le cadre de la campagne en faveur de la Sécurité Sociale initiée par la Convergence, cinq organisations corréziennes: Cap à Gauche, Convergence des Services Publics, FSU, CGT et Solidaires, ont organisé un après midi de débat sur le thème « Quelle protection sociale voulons nous ?»
Les participants ont montré beaucoup d’intérêt pour le film de Gilles Perret «La Sociale», mais aussi pour l’intervention de Jean Claude Boual, un des animateurs du collectif d’ action citoyenne, et auteur d’un livret sur un «Historique de la protection sociale en France».
L’objectif était de décrypter les évolutions dont elle a été l’objet, tant sur le plan de la gouvernance que du financement, d’en analyser les raisons, pour mieux éclairer les enjeux d’aujourd’hui.
Il ne s’agissait pas d’asséner des principes dogmatiques, mais de donner des outils pour que chacun se réapproprie la question de la Sécurité Sociale et fasse ses choix pour contribuer à construire la Sécurité Sociale d’aujourd’hui et de demain.
Les questions d’actualité ont bien sûr largement alimenté le débat avec la salle, qu’il s’agisse de la dette sociale, de la 5 ème branche, du 100 % remboursement des soins et du rôle des mutuelles, mais aussi de besoins nouveaux (alimentaire, logement, etc…)
Il est envisagé que cette initiative ait une suite sous la forme de fiches informatives sur la Sécurité Sociale.

A Saint-Étienne Pour que vive la Sécu !

A Saint-Étienne Pour que vive la Sécu !

Le gouvernement de M Macron utilise la pandémie de la COVID 19 pour donner le coup de grâce à notre protection sociale. Il provoque son endettement en lui transférant des charges indues, il assèche ses ressources en généralisant l’exonération des cotisations patronales, il crée la confusion entre le budget de l’État et celui de la Sécu, il crée une 5ème branche pour l’ouvrir aux compagnies d’assurance, il laisse pourrir la situation à l’hôpital public afin de le privatiser.
Il existe des solutions alternatives pour construire une sécurité sociale du 21ème siècle, avec de nouveaux financements, une gestion démocratique et citoyenne , un élargissement de l’accès au droit à la sécu.
C’est pour y répondre que la Convergence avec de nombreux partenaires a décidé d’organiser 3 initiatives à l’occasion des 75 ans de la Sécurité Sociale les 2 et 3 octobre. Elle a fait le choix de le faire à Saint-Étienne siège de l’École Nationale de la Sécurité Sociale (EN3S)


Débats à l’École Nationale de la Sécurité Sociale
Vendredi 2 octobre

de 14h à 15h30 : « La sécu, une histoire pour aujourd’hui »
avec
◦ Michel ETIEVENT, écrivain, biographe d’Ambroise CROIZAT
◦ Nathalie COUTINET, maître de Conférences à Paris 13, Économiste atterrée
de 15h30 à 18h : « Construisons ensemble la Sécurité Sociale du 21ème siècle », table ronde avec des responsables syndicaux, politiques, associatifs, nationaux


Pose d’une plaque « Ambroise Croizat »

 Place Jules Ferry dite de la Liberté
Vendredi 2 octobre à 18h 30

 


Lancement d’une campagne pour la Sécurité Sociale de demain
Samedi 3 octobre de 9h à 13h
à la Bourse du travail

Défense du train au Sud Lubéron

Défense du train au Sud Lubéron

Lors de la fermeture en décembre 2017 de la liaison TER Pertuis-Marseille pour cause de travaux entre Marseille et Aix, le Collectif de Défense des Services Publics en Sud Luberon a participé et été à l’initiative de diverses actions pour que soit rétablie au plus vite la liaison, craignant que le provisoire ne devienne définitif :
• Courriers de protestation et de proposition au Conseil Régional PACA.
• Rencontre avec des administratifs du CR PACA.
• Participations aux manifestations devant la gare de Pertuis organisées conjointement avec les Gilets Jaunes de Pertuis avec interventions publiques de M. le Maire.
• Rencontre avec des élus locaux et régionaux.
Nous avons, dans nos revendications, notamment proposé :
• Une tarification intelligente et non dissuasive (comme elle est actuellement) vis-à-vis des services concurrentiels de bus.
• Une réactivation de la ligne Cavaillon Pertuis au service voyageurs pour permettre une liaison Avignon TGV-Pertuis-Manosque (et au-delà St. Auban-Digne ?) et une liaison Avignon-Pertuis les Alpes.
Notre forte opposition à tous projets de privatisation ou de remplacement du ferroviaire par des bus.
Nous tenons à préciser 2 informations capitales :
1. Nous avons rencontré il y a peu M. Sauvageon (adjoint au maire de Pertuis et Conseiller Régional) accompagné de M. Diaz (Conseiller municipal chargé des transports), M. Sauvageon nous a affirmé que la liaison Marseille-Pertuis par TER rouvrirait dès la fin des travaux (prévue en décembre 2021/janvier 2022), et il nous a affirmé que nous avions été entendu (avec d’autres bien sûr) au sujet de la tarification et que la Métropole Marseille-Aix va créer un tarif unique de déplacements que ce soit en bus ou en TER. Ce qui est un point très positif. Cette tarification sera mise en place à la réouverture quand tout le trafic Marseille-Pertuis et Marseille-Briançon sera revenu à la normale.
2. Comme dans la partie Sud de la PACA (Marseille-Aix) d’importants travaux vont être réalisés dans la partie Nord (Gap-Briançon) en liaison avec la Région AURA (Gap-Grenoble). Ces travaux vont nécessiter la fermeture des voies Valence-Veynes et Grenoble-Veynes. Les habitants de cette région se sont donc inquiétés de la pérennité du train de nuit Paris-Briançon craignant que l’arrêt provisoire de ce train ne devienne définitif…
L’association Mobilités Alpines composée de cadres cheminots, d’élus, d’usagers a proposé le passage provisoire en 2021 du train de nuit Paris Briançon se fasse par Pertuis. Ce projet n’est en rien farfelu car le train ne mettrait que 4 mn de plus par rapport à son horaire actuel, la portion Valence Avignon permettant le 160 km/h (et même plus) et la portion Cavaillon Pertuis (en parfait état) permettant le 140 km/h. La SNCF ne facturant pas le rallongement du trajet.
En tant que Collectif du Sud Luberon, nous ne pouvons qu’approuver ce projet qui nous permettrait ensuite de revendiquer une liaison Avignon-TGV Pertuis vers les Alpes
Nous avons ce vendredi 10/07 participé à une réunion à Gap sur ce sujet (qui a été largement évoquée dans la presse et sur le Pertuisien en ligne.)
Le fait le plus marquant pour nous a été la très forte implication des élus tous convaincus que le ferroviaire est et restera la solution la plus écologique de « Mobilité ».
Nous avons décidé d’accompagner nos Camarades du Nord-Paca dans leur action, nous allons monter un dossier, rencontrer nos élus pour les informer et les motiver, diffuser dans les médias etc…
Les gens de Mobilités Alpines envisageant la venue de Mme la Ministre Barbara Pompili, nous pensons qu’un maximum d’associations et d’élus devront être présents.
Bien entendu, nous vous tiendrons informés de tout ça et des actions entreprises au fur et à mesure en souhaitant pouvoir œuvrer ensemble.
Le Collectif.

Rencontre entre « Plus jamais ça » et des forces politiques

Des organisations du collectif « Plus jamais ça » ont tenu une réunion ce jeudi 9 juillet avec les organisations politiques qui avaient manifesté leur intérêt pour la démarche.
Le collectif « Plus jamais ça » est composé d’organisations syndicales, d’associations et d’ONGs qui ont décidé de converger pour construire des propositions et mener des initiatives autour de la double urgence sociale et environnementale. Ces organisations ont construit ensemble un « Plan de sortie de crise » articulé autour de 34 mesures prenant en compte ces deux exigences. Indépendantes des partis politiques, elles estiment que face aux crises sanitaires, environnementales et sociales, il y a bien urgence à porter ces propositions de transformation radicale de la société, et que celles-ci doivent alimenter le débat politique.
L’objectif de cette réunion avec ces partis politiques était donc de recueillir les réactions de ces formations sur notre « Plan de sortie de crise » publié le 26 mai dernier.

Lire la suite

Appel de la Convergence pour mettre les services publics au cœur du projet de société

Appel de la Convergence pour mettre les services publics au cœur du projet de société

Après avoir réuni plus de 54 organisations lors d’une visioconférence le 19 mai dernier la Convergence a décidé de travailler à la mise en place d’états Généraux des Services Publics et la rédaction d’un mémorandum. Il s’agit, au travers de ces initiatives, de créer un rapport de force en faveur de la défense et du développement des Services Publics, de la Fonction Publique et de la Sécurité Sociale, et de mettre les Services publics au coeur d’un projet de société.
Pour amorcer cette construction collective nous proposons comme première étape un texte qui trace les grandes lignes de cette démarche.
La deuxième étape vous appartient en proposant des contributions, dégageant les perspectives que vous souhaiteriez pour l’avenir, dans un secteur public qui vous tient à cœur.

A vos claviers !
Faites parvenir vos textes (une page ou deux ) à convergenceservicespublics@gmail.com


POUR LE JOUR D’APRÈS

Appel pour mettre les services publics au cœur du projet de société

Le 27 mai 2020, c’était l’anniversaire de la création du Conseil national de la résistance (CNR). Aux heures les plus sombres, la question a été posée d’un pays qui retrouve son indépendance et qui met en place des institutions nouvelles avec plus de justice sociale. Cela a conduit aux grandes conquêtes de la libération, la Sécurité Sociale, les nationalisations, les statuts et les grilles salariales pour le secteur privé.
Nous avons vécu, depuis le milieu des années 1980, le minage progressif de toutes les constructions mises en place à cette époque. Les grands services publics ont souvent été transformés en sociétés anonymes quand ils n’ont pas été complètement privatisés, avec une perte des droits des personnels et des citoyens.

Lire la suite

Toutes et tous mobilisés pour renforcer notre service public de santé

Toutes et tous mobilisés  pour renforcer notre service public de santé

Pour l’Hôpital et l’ensemble de la médecine de proximité, toutes et tous mobilisés pour renforcer notre service public de santé.

Toute la population a été témoin du caractère vital de l’hôpital public. Spontanément elle a rendu hommage au dévouement et à l’efficacité de ses personnels qui ont dû compenser les carences inouïes de l’État. Pour tout remerciement le gouvernement accélère la mise en œuvre de la loi « Ma santé 2022 » contre l’hôpital public, contre les EHPAD publics. Il veut poursuivre la privatisation massive du système de santé, l’extension des complémentaires, des fonds de pension.

Une véritable démocratie sanitaire associant élus, personnels, usagers, est nécessaire. Pourtant le gouvernement impose de boucler les « concertations » (et non négociations) pour mi-juillet, dans l’opacité.

Nos exigences :

Lire la suite