ENSEMBLE, MOBILISONS-NOUS POUR LA DEFENSE ET LE DEVELOPPEMENT DES SERVICES PUBLICS.

Nous, organisations du mouvement syndical, associatif et politique, collectifs, comités et coordinations d’usagers, de personnels et d’élus constatons et combattons les attaques inédites du gouvernement contre l’ensemble des services publics, la fonction publique et ses trois versants (état, hospitalier et territorial) et tous les systèmes de solidarité mis en œuvre par la sécurité et la protection sociales.

Nous soutenons les mobilisations des personnels des EPHAD et celles des retraités.

Nous soutenons aussi les mobilisations de la jeunesse en cours.

Nous nous félicitons de la force et de la réussite de la mobilisation des personnels des services publics et de la fonction publique du 22 mars et de la préparation de celle du 22 mai qui s’annonce encore plus importante.

Après avoir cassé le code du travail, les droits et les protections des salariés, ce gouvernement entend maintenant en finir avec le statut des cheminots et le statut général des fonctionnaires fondés sur les principes d’égalité, de responsabilité et d’indépendance.

Or ces statuts sont pourtant des garanties essentielles pour les citoyennes, citoyens, usagers des services publics, personnels et élus de la qualité, de l’effectivité et de l’impartialité des missions de service public exercées.

Nous sommes toutes et tous concernés par cette attaque d’ampleur inégalée contre les services publics, la fonction publique, les droits fondamentaux qu’ils devraient rendre accessibles à toutes et tous (eau, logement, santé, éducation, énergie, …) et l’égalité dont ils sont les vecteurs notamment l’égalité femmes-hommes.

Ensemble nous dénonçons et nous opposons à ce projet de régression sociale ; c’est un autre modèle de société que l’on tente de mettre en place d’où les valeurs de Liberté d’Égalité et de Fraternité seraient exclues, où l’humain et l’environnement ne seraient que des variables d’ajustement.

A l’opposé de telles orientations nous sommes porteurs de propositions alternatives de justice et de solidarité. Cela passe nécessairement par un renforcement des missions publiques, des services publics et l’octroi des moyens budgétaires et financiers nécessaires pour leur réimplantation sur l’ensemble du territoire afin de garantir leur nécessaire proximité, l’égalité d’accès et d’exercice des droits.

Cela passe également par une réorientation des modalités d’utilisation des nouvelles technologies de l’information et de la communication dans l’objectif de contribuer à une plus grande efficacité des services publics et non pour procéder à des fermetures de sites, supprimer des milliers d’emplois, dégrader les conditions et la qualité d’accueil des administrés.

Pour imposer ces autres choix nos organisations appellent :
– à la constitution et au développement de collectifs de défense et de développement des services publics sur l’ensemble du territoire y compris en outre-mer ;
– à l’organisation dans toutes les localités de débats, d’actions, de rencontres des usagers, personnels et élus et un grand débat sur l’avenir des services publics.
– Informer les citoyens sur la réalité des attaques subies par les services publics et des alternatives portées pour leur défense et leur développement, promouvoir et travailler aux convergences entre usagers, personnels et élus.
– à soutenir et à s’inscrire pleinement dans toutes les mobilisations qui se manifestent ou se manifesteront.

Organisations signataires : FSU, Solidaires, UFSE-CGT, Fédération des Services Publics CGT, Solidaires CCRF & SCI, Solidaires Finances Publiques , Fédération SUD Santé Sociaux, Solidaires FSIE, SUD Éducation, Solidaires Justice, Sud Rural Territoires, Sud PTT, SNUPFEN Solidaires (ONF), SNESUP-FSU, Union Syndicale de la Psychiatrie,…
Coordination nationale des hôpitaux et maternité de Proximité, Convergence Nationale Rail, Coordination Eau bien commun France,
Coordination Eau Île-de-France , comité corrézien de défense et de développement des services publics (19), collectif services publics de
Cornouaille (29), Mouvement de sauvegarde, de promotion et de démocratisation des services publics en sud-gironde (33), convergence
services publics d’Indre et Loire (37), CDDSP de la Mayenne (53), collectif de Défense et de Développement des Services Public du Douaisis (59), CDDSP des Combrailles (63), Comité de vigilance pour le maintien des services publics de proximité (70), Collectif Services Publics Paris 13è (75), Collectif de Défense des Services Publics en Sud-Luberon (84/04), CDDSP Val-de-Marne (94),…
ATTAC, CNAFAL , CNL, Réseau Éducation Populaire, Femmes-Égalité, Fondation Copernic, Résistance Sociale, journal électronique Respublica, Association « Sauvons nos barrages », UFAL, Combat laïque-combat social, Mouvement Écolo, UNRPA ,…
EELV, Ensemble, GDS, Génération.s, MRC, NPA, PCF, PCOF, PG, R&S, GA FI des Coëvrons(53), …

Les 22 mai et 26 mai  2018 : Ensemble, citoyens, usagers et personnels dans la défense et la reconquête des services publics

SNCF, écoles, universités, hôpitaux, maternités, centres IVG, Postes, crèches, électricité, gaz, eau, logement social, bus, tram, services municipaux, départementaux, d’Etat, Sécurité Sociale, EHPAD … Ce sont les services publics !

Pour Macron, ils doivent être mis au service exclusif des entreprises et des actionnaires, ainsi la réforme de la SNCF, qui est une aberration écologique, favorable uniquement à la finance au détriment des usagers et des personnels comme le montrent les différents exemples européens.

Le programme gouvernemental intitulé « Action Publique 2022 » veut amplifier ce phénomène et faire des économies sur les solidarités. C’est 60 Mds de coupes budgétaires sur la fonction publique d’Etat, les collectivités territoriales, la Sécurité Sociale. Les usagers n’auront, trop souvent, plus qu’Internet pour leurs démarches administratives, conséquence de la suppression de 120 000 postes…

L’enseignement n’est pas épargné avec la réforme du bac, Parcoursup et la loi ORE, dite Orientation et Réussite, qui organisent la sélection dont les jeunes des catégories populaires pâtiraient les premiers.
,Les fermetures de bureaux de Poste se multiplient, le logement social est attaqué, l’hôpital est au bord de la rupture. Les privatisations se poursuivent : barrages, Aéroport De Paris, …La « concertation » sur la réforme des retraites a démarré avec pour objectif de faire baisser massivement les pensions…

Pour la défense et la reconquête des services publics

Les services publics sont indispensables à la vie quotidienne de population. Ils doivent être présents sur tout le territoire, soit gratuits, soit à des tarifs accessibles.

Après des années de privatisations, de coupes budgétaires, de gestion copiée sur le privé, les services publics, la protection sociale, le maillage territorial, doivent être reconquis. Les investissements nécessaires doivent être faits, les personnels recrutés, sous statut, pour leur redonner la haute qualité nécessaire.

La Convergence de défense et développement des services publics appelle la population, citoyens, usagers, salariés, à participer massivement aux mobilisations des 22 et 26 mai, contre ces réformes libérales et pour la reconquête des services publics.

 

www.convergence-sp.fr ConvergenceServicesPublics@gmail.com 06 64 68

La CGT quitte la séance du CNESER pour dénoncer les violences policières sur les campus

Alors que nos organisations, les personnels et les jeunes sont mobilisés depuis des mois contre la loi ORE, le MESRI refuse obstinément de les entendre. Pire, après avoir joué le pourrissement, il répond par la répression. La liste des interventions policières est longue, inquiétante :
Marseille le 14 mai – Arcueil le 11 mai – Le Mirail le 9 mai – Rennes 2 les 2 et le 14 mai – Nancy le 25 avril et le 3 mai – Lyon 2 le 13 avril et le 7 mai – Nanterre le 10 avril – Lille le 9 avril – Tolbiac le 7 avril – Nantes les 4 avril et 11 mai – Montpellier le 23 mars – Grenoble le 22 mars, le 23 avril et le 7 mai – Strasbourg le 22 mars et le 4 avril – Dijon le 16 mars – Bordeaux le 7 mars.
Nous dénonçons ici ces multiples interventions de la police sur les campus universitaires du pays, police qui n’a rien à faire sur nos sites, qui contrevient au respect des franchises universitaires, et dont le seul objectif est de briser la grève et la résistance. Nous dénonçons ici aussi les mesures de filtrage, de contrôles d’identité, organisés par des sociétés de vigiles ou par l’administration elle-même sur de nombreux campus, ainsi que l’acharnement de nombreuses équipes présidentielles contre les étudiant.e.s. La situation de blocage de nos universités est le fruit de la loi ORE, qui instaure la sélection à l’entrée en licence et que la jeunesse, comme les personnels, combat avec raison.
Le CNESER, tout comme le CSLMD, d’annulations en refontes de l’ordre du jour, subit le traitement méprisant que toutes les instances représentatives semblent connaitre en ce moment. Nos responsables d’administration et président.e.s de séances semblent être évalué.e.s sur leur capacité à être autiste à tous les questionnements des élu.e.s et à l’analyse des mouvements actuels dans les universités. Aujourd’hui les établissements doivent proposer aux candidat.e.s dont l’admission est soumise à condition, deux catégories de dispositifs d’accompagnement (des « parcours personnalisés » rallongeant ou non la durée du cursus). Or à ce jour, les collègues sont censés inventer de tels parcours sans savoir de quels moyens ils vont disposer pour les mettre en place.
Lourdes sont les responsabilités de ceux qui suscitent ou qui accompagnent ce passage en force institutionnalisé, sans bilan, sans réflexion et sans état d’âme, et qui à terme, par l’exclusion assumée de pans entiers de la société, seront à l’origine de violences dont, sans scrupule, ils se dédouaneront.
Alors que la loi ORE, Parcoursup et la réforme du bac et du lycée instaurent la sélection à l’entrée à l’université, cassent les diplômes nationaux, creusent les inégalités sociales et territoriales, le gouvernement répond à notre mobilisation et à la liberté de manifester par une violence débridée, il répond à la liberté d’étudier par un dispositif inepte et bureaucratique de tri social et il répond à l’afflux de bachelier.e.s par une stagnation des moyens.

Nous exigeons :
• l’arrêt des interventions policières contre les étudiant.e.s et les personnels en lutte contre la loi ORE,
• le retrait des dépôts de plainte, l’arrêt des poursuites judiciaires et des procédures disciplinaires que les universités ont engagés contre les jeunes mobilisés,
• la publication immédiate des résultats de l’enquête sur les faits graves qui ont eu lieu à Montpellier impliquant des personnels de l’université.
La FERC CGT et les organisations en lutte rappellent leurs revendications communes :
• la nécessité de travailler tout au long du parcours au lycée à une orientation choisie, construite, accompagnée et évolutive avec les moyens humains et financiers nécessaires.
• Le maintien du baccalauréat comme diplôme national et 1er grade universitaire, garantissant l’accès de tous les bachelier.e.s sur tout le territoire aux filières post bac et aux établissements de leur choix.
• L’abandon de la réforme « Blanquer » du lycée qui instaure un lycée du tri social, crée, en lien avec la loi ORE, des parcours d’initiés et supprime des postes.
• L’exigence d’ouverture massive de places supplémentaires en 1er cycle post bac et le refus de toute sélection à l’entrée à l’université.
• Le refus de l’instauration de blocs de compétences en lieu et place des diplômes et des qualifications.
• L’abrogation de la loi ORE, condition pour permettre une réforme ambitieuse qui garantisse le libre accès de chacun.e au supérieur.
• L’ouverture de réelles négociations sur l’arrêté Licence, le maintien de la licence comme grade universitaire, diplôme national et qualifiant.

Répression policière: prises de position d’universitaires de Marseille, de Rennes et de Paris III

Le gouvernement a annoncé que  » l’état de droit  » – ou plutôt, une conception droitière de l’ordre public – serait rétabli dans toutes les facultés bloquées d’ici le milieu de la semaine prochaine. Ce processus a débuté dès vendredi 20 avril au petit matin par l’évacuation musclée du site de Tolbiac par une centaine de CRS.

Les étudiants occupant les sites de St-Charles à Marseille et Schuman à Aix défendent donc aujourd’hui avec patience et détermination, mais au péril de leur propre fin d’année et de leur intégrité physique , un modèle d’université libre et ouverte à tous, alors même qu’ils l’ont déjà intégrée et la quitteront bientôt.

C’est donc bien pour les générations futures ET pour nous, personnels de l’université, qu’ils se mobilisent. Car c’est bien nous qui subirons de plein fouet, et pour longtemps, les mutations radicales de l’université que préfigure cette réforme. Nous ne pouvons plus décemment laisser nos étudiants prendre seuls ces risques pour nous, à notre place .

Etant donnée la qualité et l’intelligence de leur occupation , étant donné aussi l’avis récent du CHSCT* sur celle-ci, le seul reproche pouvant leur être fait à ce jour par le ministère sera certainement le blocage des examens.
Nous, personnels BIATSS et enseignants signataires de cette lettre , nous déclarons donc déterminés à nous mettre immédiatement en grève illimitée, et plus particulièrement à bloquer tous les examens encore à venir, ainsi qu’à retenir les notes de tous les examens déjà passés au moindre soupçon d’intervention policière sur nos sites de travail de St Charles et de Schuman .
Nous dégageons ainsi intégralement dès ce jour les étudiants occupant ces sites de toute responsabilité dans de potentielles perturbations des examens. Et invitons par là même nos directions de sites, d’UFR, d’Université, à poursuivre pacifiquement le dialogue, comme ils ont su le faire depuis le début de la mobilisation.

Le syndicat CGT du Grand Port Maritime de Marseille et de Fluxel s’était déjà engagé à faire de même depuis le 12 avril. D’autres secteurs (cheminots, postiers…) se réunissent ce lundi 23 avril pour envisager une telle position.

Il est aujourd’hui plus qu’ urgent pour nous personnels de l’université d’assumer nos responsabilités et de ne plus laisser d’autres personnes bien plus exposées prendre des risques à notre place et pour nous.

Si vous aussi souhaitez soutenir cette position, vous êtes invités à l’écrire simplement à cette adresse : personnelsamumobilises@gmail.com
En joignant à vote message vos nom, prénom, fonction et département ou service. Une liste mise à jour sera quotidiennement diffusée et mise à la disposition de tous.
Par ailleurs les canaux non-modérés permettant de s’adresser à l’intégralité des personnels de l’université ou des UFR étant inexistants, nous vous invitons à diffuser ce message par tous les moyens possibles.

 131 Premier(e)s signataires : 

Abgrall Philippe, CR CNRS, Histoire des Sciences
Aimar Marie-Thérèse, MCF, Mathématiques
Anglade Marie, MCF, Histoire des Sciences
Arnoux Pierre, PR, Mathématiques
Artaud Michèle, MCF, Didactique des mathématiques
Aubray Alexandre, PRAG, Sciences de la Terre
Barthélémy Carole, MCF, Sociologie
Batoux Dominique, MCF, Langues Germaniques
Beffara Emmanuel, MCF, Mathématiques
Benabdallah Assia, PR, Mathématiques
Bernardin Renaud, Personnel administratif, DEPIL Pharo
Bertaudière-Montès Valérie, MCF, Ecologie
Blanc Philippe, adjoint technique collections territoriales
Bloor Tracy, PRCE, Service Langues
Bodea Simona, MCF, Physique
Borges Ana, ASI, INT Timone
Bouffartigue Paul, DR CNRS, Sociologie
Bottero Cédric, Technicien audiovisuel, SATIS
Boulc’h Florence, MCF, Chimie
Broquet Sylvain, PR, Sciences de l’Antiquité
Brunet Mathieu, MCF, Lettres Modernes
Caillol Ghislaine, Tech AMU, INFMN
Cairo Crocco Mariagrazia, MCF, Philosophie
Campioni Christine, MCF, Informatique
Cappellini Marco, MCF, Didactique du FLE
Carol Anne, PR, Histoire
Carrère Marcel, MCF, Physique
Casini Chaillan Laurence, MCF, Neurosciences
Cassaigne Julien, CR CNRS, Mathématiques
Chatou Cyril, Doctorant, Physique
Clarisse Axelle, Administration, SCD
Collombon Mathieu, Doctorant, Physique
Condro Salvatore, MCF, Sociologie
Courtial Anouk, Doctorante, Avignon Agroparc
Crocco Gabriella, PR, Philosophie
Dauvier Bruno, MCF, Psychologie
De Gantès Alain, MCF, Communication
De Grave Jean-Marc, MCF, Anthropologie sociale
Demarque Christophe, MCF, Psychologie
Denoix Laure, Informaticienne, DOSI
Dodier Rodolphe, PR, Géographie
Drappeau Sary, MCF, Mathématiques
Driget Olivier, Personnel IATSS, IUT
Dugourd Hélène, Gestionnaire administrative, Cellule Culture Scientifique
Dujmovic Morgane, doctorante, Géographie
Dutreuil Sébastien, CR CNRS, Histoire et Philosophie des Sciences
Eyraud Corine, MCF, Sociologie
Ferri Sandrine, MCF, Physique
Gadchaux Christian, ATER, STAPS
Galerneau Anne-Sophie, MCF, Service Pluridisciplinaire
Galy-Marie Edith, PR vacataire, Psychologie
Garnier Cécile, Bibliothécaire, BU St Charles
Gasquet-Cyrus Médéric, MCF, Sciences du langage
Gastineau Bénédicte, CR IRD, OSU
Giovanelli Luca, MCF, Physique
Glesener Thomas, MCF, Histoire
Grangaud Isabelle, CR CNRS, Histoire
Hagel Gaëtan, MCF, Physique
Haguenauer Catherine, Secrétaire administrative, IREM
Hauray Maxime, MCF, Mathématiques
Heckenroth Alma, IGR, Ecologie
Hingamp Pascal, MCF, Biologie
Ibrahim Rym, Doctorante, Management Public
Jacono Jean-Marie, MCF, Musicologie
Jacqué Marie, MCF, Sociologie
Jacquot Alicia, doctorante, Sociologie
Jaffres Erwan, PR PAST, Ergologie
Koch Isabelle, MCF, Philosophie
Koenig Julie, MCF, Neurosciences
Lambert Marie-Laure, MCF, Droit
Lebon Frédéric, PR, Mécanique
Leconte Amélie, MCF, Sciences du langage
Lelaurain Solveig, Doctorante, Psychologie sociale
Lombard Olivier, Post-doctorant, Mécanique
Luciani Isabelle, MCF, Histoire
Mahdjoub Soall, Personnel administratif, BU Luminy
Maïsetti Arnaud, MCF, Arts de la scène
Martin-Dussaud Pierre, Doctorant, Physique
Martinez Michèle, Secrétaire BU, BDB
Mauduit Christian, PR, Mathématiques
Mauffrey Anne, PRAG, Biologie
Mauffrey Jean-François, MCF, Ecologie
Mauriat Caroline, MCF, IUT
Melot Chlothilde, MCF, Mathématiques
Montant Marie, MCF, Biologie
Montès Nicolas, MCF, Ecologie
Morizot Baptiste, MCF, Philosophie
Morizot Olivier, MCF, Physique
Mounien Lourdes, MCU, Biologie
Muller Magali, Direction Développement Durable
Nguyen Van Thé Lionel, MCF, Mathématiques
Olive Frédéric, MCF, Informatique
Papini Odile, PR, Informatique
Paraponaris Claude, PR, Sciences de gestion
Pech Nicolas, MCF, OSU/Mathématiques
Perez Thierry, Secrétaire Pédagogique, OSU Pythéas
Pernin Isabelle, MCF, Histoire
Petit Marie-Eléonore, ATER, Ecologie
Ploquin-Donzenac Sara, Agent administratif, Amidex
Portes Christelle, MCF, Sciences du langage
Pouvelle Bruno, IR, Biologie
Quatrini Myriam, MCF, Mathématiques
Querdray Adeline, Technicienne, Médecine
Queyroy Séverine, MCF, Chimie
Rabia Soraya, Enseignante, Droit
Ramaré Olivier, CR CNRS, Mathématiques
Regnier Laurent, PR, Mathématiques
Ridet Céline, BU lettres Aix
Rigat Stéphane, MCF, Mathématiques
Roche Anne, Emérite, Lettres Modernes
Roméas Pascal, MCF, Sciences du langage
Roubaud Marie-Christine, MCF, Mathématiques
Saikouk Kacem, MCF, Mathématiques
Sargolini Francesca, MCF, Biologie
Surace Elisabeth, PRAG, Service Langues
Talet Marina, MCF, Mathématiques
Taranto Pascal, PR, Philosophie
Tell Fabien, MCU, Neurosciences
Tellier Marion, PR, Didactique du FLE
Torres Magali, IE, Inserm
Troadec Gaëlle, doctorante, Sociologie
Truchet Bruno, MCF, Neurosciences
Valiente Jean-Claude, PR, IUT
Vaux Lionel, MCF, Mathématiques
Virey Jean-Marc, MCF, Physique
Vitagliano, Lectrice, Etudes romanes
Vittrant Alice, MCF, Sciences du langage
Voisin Sylvie, MCF, Sciences du langage
Wajs Lucas, secrétaire section des retraités-CGT AMU
Wharton Sylvie, PR, Scien

* « Nous membres du CHSCT convoqué en séance extraordinaire le 18 avril 2018 pour l’examen de la situation de sécurité dans le bâtiment 5 du site Saint Charles – IGH – au regard de son occupation par les étudiants, préconisons : au vu des événements qui se sont déroulés dans d’autres universités, et au vu des risques d’une intervention policière dans un Immeuble Grande Hauteur, nous préconisons d’éviter le recours à la force, pour une éventuelle évacuation du bâtiment.
Votes : 5 pour / 0 contre / 2 abstentions »

Communiqué suite au CA du 24 avril 2018

NOUS SOMMES TOUS USAGERS DU TRAVAIL DES AUTRES : RÉSISTONS ET CONVERGEONS TOUS ENSEMBLE !

Après avoir porté de graves coups au Code du travail et aux garanties de tous les salariés avec et sans emplois, le président des riches s’attaque aux services publics, à la fonction publique et à ses agents. Au-delà des cheminots, ce sont l’Education nationale, la protection sociale, le droit au logement, à l’eau et à l’énergie,… qui sont attaqués. Bref c’est tout notre système social qui est remis en cause.

Cette politique suscite des résistances de plus en plus nombreuses mais qui restent juxtaposées. Par ailleurs pour réussir dans son entreprise, Macron essaie de dresser les victimes de sa politique les uns contre les autres et notamment les salariés du privé contre les agents publics. Pourtant tous sont usagers du travail des autres.

C’est pourquoi la Convergence, fidèle à sa démarche de convergence des acteurs, des luttes et des services publics qu’elle essaie de mettre en œuvre au quotidien dans les territoires, soutient et appelle à participer à toutes les initiatives (syndicales, associatives, politiques, de personnalités,… portées par des organisations, des citoyens ou des élus) qui peuvent aider à construire une convergence battant en brèche la division et la juxtaposition des résistances qui ne permet pas de faire face, avec l’efficacité suffisante, au rouleau compresseur de Macron contre l’ensemble de notre système social.

Notamment elle soutient toutes les actions de solidarité avec les cheminots auxquels Macron veut infliger, comme Margaret Thatcher l’a fait avec les mineurs britanniques, une défaite historique mettant à mal, en même temps qu’un des services publics indispensables pour l’égalité des territoires, l’esprit de résistance de toutes et tous.

La Convergence appelle enfin tous les usagers, les agents publics, les élus à s’opposer, à la casse voulue par Macron et à débattre ensemble des services publics dont ils ont besoin pour permettre l’exercice des droits fondamentaux que ceux-ci rendent accessibles à toutes et tous.

4 heures pour le Service Public : aujourd’hui et demain ? événement de Passerelles Lyon

Organisé par Passerelles Lyon, Réseau pour l’action et la réflexion pluraliste des gauches, des mouvements sociaux

On en parle ensemble à la Mairie du 1er arrondissement (2 Place Sathonay, 69001 Lyon)
Le 20 avril, 18h – 22h !

« Le Service Public correspond aux besoins humains sociaux, environnementaux, culturels. Il est un droit pour tous les citoyens, un outil de coopération créative entre usagers et personnels, de démocratie continue. Il constitue ainsi le socle d’évolution de notre société ».

Avec la participation de :
– Michel Jallamion, président de la Convergence nationale des services publics : le service public, situation politique et perspectives de lutte
– Vincent Bollenot, membre d’Acrimed : le Service Public, vision Politico-médiatique

Deux ateliers pour débattre :
Atelier 1 : « Du coté des agents »
Travailler pour le service Public, pourquoi ? et comment ?
Conditions de travail et souffrance au travail
Quel avenir pour le.s statut.s ?
Quels services publics pour demain ?

Atelier 2 : « Du coté des usagers »
Quels besoins de Service pour quels usagers ?
Quel fonctionnement ? Place de la délégation de service public ?
Place et rôle des usagers, aujourd’hui, demain ?
Quels nouveaux services imaginer et construire ?
avec la participation de responsables syndicaux, associatifs et politiques.

Buffet tiré du sac en fin de soirée

Pour une hydroélectricité publique !

La mise en concurrence des concessions des installations et barrages
hydrauliques :un nouveau coup de force du gouvernement Macron
Le gouvernement en marche forcée vers la privatisation des concessions hydrauliques

La loi de transition énergétique d’août 2015 a confirmé le principe de la mise en
concurrence des concessions hydrauliques exigée par l’UE. Jusqu’à maintenant, cette
disposition qui est la négation du service public français de la production hydroélectrique
et soulève des oppositions de tous côtés n’a pas été appliquée. Le gouvernement veut

la mettre rapidement en place. Contrairement à ce qu’il affirme, cela n’a rien d’obligatoire, ni d’urgent. La Commission européenne n’a fixé aucun calendrier. Il n’y a donc aucune obligation à devancer des exigences que certains pays européens, tels l’Allemagne, l’Autriche et le Portugal, ont refusé d’appliquer.

La France est le deuxième pays d’Europe, après la
Norvège par le nombre de barrages qu’elle possède
et par le volume de sa production d’électricité
d’origine hydraulique. L’hydraulique constitue la seule
source d’énergie renouvelable, pilotable à tout
instant et non intermittente. En outre, les
installations hydrauliques réversibles, dites STEP
(Station de transfert d’énergie par pompage),
représentent actuellement l’unique outil de
stockage de l’électricité produite par l’éolien et le solaire
qui constituent des sources intermittentes
d’énergie et donc non pilotables.
On mesure donc l’importance stratégique du réseau
hydraulique français pour la réussite de la transition
énergétique et dans la lutte contre le dérèglement
climatique.
Outre la production électrique, ce réseau d’ouvrages hydrauliques joue un rôle primordial dans l’approvisionnement en eau, l’irrigation, la régulation des cours  d’eau voire le tourisme (aménagements de plans
d’eau).
La loi de 1919, toujours en vigueur, stipule qu’en
France, l’eau appartient à l’État : « Nul ne peut
disposer de l’énergie des marées, des lacs et des
cours d’eau, quel que soit leur classement, sans une
concession ou une autorisation de l’État ».
Les installations de moins de 4,5 mégawatts
(équivalente à 4 500 petits radiateurs) sont sous le
régime de l’autorisation. Tous les grands barrages
sont sous le régime de la concession : l’État

concède l’usage des installations et les concession-
naires encaissent les revenus.

En 1946, la nationalisation du secteur hydraulique
a permis à la France d’assurer un accès de tous les
citoyens à l’électricité quel que soit leur lieu de
résidence par la mise en œuvre d’une politique
planifiée d’aménagement du territoire. Elle a permis
également la mise en œuvre du développement de
ce secteur économique et de satisfaire les besoins
croissants en énergie par l’équipement d’un grand
nombre de sites hydrauliques. Cette politique garantit
en outre une tarification identique pour toutes
et tous, à travers la « péréquation » et les « tarifs
réglementés », quelle que soit la distance par
rapport au lieu de production.
Le statut des agents EDF, créé à cette date, est l’un
de ceux qui a apporté d’importantes avancées
sociales dont bien d’autres professions ont bénéficié
par la suite.
Au fil du temps, les forces libérales à l’œuvre au niveau européen et avec l’aide active des gouver-
nements français, n’eurent de cesse de remettre en  cause les acquis de la Libération et le service public :
fin du monopole d’EDF (2000), éclatement d’EDF en de nombreuses sociétés, transformation du
groupe en société anonyme (2004), multiplication des externalisations de services confiés à des entre-
prises privées, abandon de la clause de préférence en faveur d’EDF lors du renouvellement des concessions (loi Borloo 2006 et décret 2008).

Et la Commission européenne prétend interdire à
EDF de postuler pour l’obtention de ces concessions !

Rappelons quelques faits. Il est donc urgent d’agir pour bloquer ce dispositif de spoliation d’un bien public !

Dans le département de l’Isère, en réaction au bradage de ce bien public, un collectif de
défense s’est constitué en 2011. Il a lancé une pétition (*), plus que jamais d’actualité. À ce jour, cette pétition a reçu plus de 5 000 signatures. Faites la signer massivement.
Ce collectif de défense des barrages (collectifdefensebarrages@laposte.net) s’associe
pleinement à l’initiative du dimanche 8 avril 2018…

… où une chaîne humaine se formera au barrage du Sautet
(Isère) pour s’opposer au bradage du patrimoine hydraulique de notre
pays.
Rendez-vous sur le barrage à 12h30 ou à 10h15, place de
la gare de Grenoble pour un départ en covoiturage.

Le coup de force actuel apparaît donc comme
l’acte ultime du démantèlement programmé de
ce service public !
Si l’ouverture à la concurrence des concessions
prenait effet, ce serait un secteur clé de notre
économie qui échapperait à la souveraineté de notre
pays.
L’attribution des concessions aux candidats ne se
ferait pas selon des critères de cohérence de la
production et des besoins en eau, c’est à dire
par vallée, mais en fonction d’un prétendu équilibre
financier entre les concessionnaires privés qui sont à
l’affût depuis quelques années. Car la « rente
hydroélectrique » est d’au moins 1,25 milliard
d’euros par an et l’électricité produite par les barrages
est de loin la moins coûteuse : de 20 à 30 euros le
mégawatt-heure. C’est ainsi que le barrage du

Monteynard pourrait être séparé des autres ouvra-
ges de la vallée du Drac !

Les échanges d’électricité avec nos voisins
(exportations, importations) sont possibles par
l’interconnexion des réseaux à l’échelle européenne.
Ils sont régis essentiellement par les impératifs du

marché de l’électricité, sur lequel le prix du kilowatt-
heure peut fluctuer dans des proportions consi-
dérables d’une heure à l’autre, selon les besoins

de consommation. Si les concessions hydrauliques
tombaient dans les mains du privé, la souplesse
exceptionnelle de la ressource serait mise au service

de la maximisation du profit sur le marché ouest-
européen de l’énergie. La sécurité de l’appro-
visionnement s’en trouverait fortement compro-
mise. Et tout le système de régulation des prix serait abandonné… les tarifs exploseraient.

(*) https://www.petitions24.net/contre_louverture_a_la_concurrence_des_ouvrages_hydroelectriques

Invitation pour le 24 mars à la Bourse de Paris de 14h à 17H

Invitation pour le 24 mars à la Bourse de Paris de 14h à 17H
85 rue Charlot – Annexe Eugène Varlin – Salle petit congrès
M° République et M° Filles du Calvaire​

 

Aux organisations syndicales, associatives, politiques et de jeunesse aux coordinations, aux collectifs, aux groupes parlementaires, aux associations d’élus.

Chères amies,
Chers amis,

Le programme Action publique 2022 lancé par le gouvernement en octobre dernier vise à réduire d’au moins 60 milliards d’euros les dépenses publiques. C’est l’abandon de toute politique d’aménagement des territoires, le refus que les services publics répondent aux besoins des usagers. C’est aussi une attaque en règle contre les droits et les garanties collectives des personnels, le statut général des fonctionnaires et leurs statuts particuliers, qui leur permet aujourd’hui de servir l’intérêt général.

De pseudo-concertations, en forums confidentiels le gouvernement communique beaucoup mais ne débat pas vraiment de ses projets avec les principaux intéressés, c’est à dire les usagers, les élus, les personnels, les organisations syndicales. En revanche, chaque jour, ce sont de nouvelles attaques qui sont annoncées contre chacun des services publics : bureaux de poste, école, université, logement, trains, hôpitaux, maternités, pôle emploi, inspection du travail, …
Les pouvoirs publics organisent, sans le dire, un changement radical de notre modèle social c’est-à-dire des conditions et de la qualité de vie de toutes et tous.

Il est plus que temps de construire ensemble la contre-offensive. Pour espérer l’emporter, il nous faut gagner la bataille de l’opinion publique et pour cela, agir ensemble avec les usagers et les élus locaux comme nous avons déjà su le faire lors des mobilisations de Guéret en 2005 et 2015 et pour l’élaboration du Manifeste pour le service public du 21ème siècle en 2016.

Il est nécessaire de soutenir les mobilisations décidées par nos organisations dans leurs champs d’intervention : la Convergence a participé aux Etats généraux du progrès social du 3 février dernier. Elle appelle le 15 mars aux manifestations du personnel des EHPAD et des retraité-e-s, participe activement à la sauvegarde et à la réimplantation des bureaux de Poste, elle relaie la lutte pour la gestion publique de l’eau et contre la privatisation de nos barrages hydrauliques. Elle appelle à participer au mouvement de grèves et de manifestations des fonctionnaires et des cheminots organisé le 22 mars prochain.

Il nous apparaît également nécessaire de co-organiser, ensemble, à partir du trimestre qui vient, syndicats, associations, élus locaux, organisations et mouvements politiques, une campagne de mobilisations et de débats avec et au plus près de nos concitoyen.ne.s pour le développement de services publics répondant aux besoins exprimés par les usagers.

Cette campagne pourrait y compris trouver une traduction dans une initiative d’ampleur nationale militante et festive.

Pour débattre de ces perspectives et de leurs co-organisations, nous vous proposons de nous retrouver : le 24 mars à 14H à la Bourse du Travail de Paris.

Nous serions heureux de votre participation et sommes à votre disposition pour toute information complémentaire,

Espérant votre participation, très cordialement.

Pour le CA de la Convergence,
Michel Jallamion,
Président.
07 81 58 32 16
ConvergenceServicesPublics@gmail.com

 

Rappel : Face au questionnaire du gouvernement loin d’avoir atteint ses objectifs, la convergence a lancé son propre questionnaire disponible sur notre site www.convergence-sp.fr et notre Facebook www.facebook.com/ConvergenceSP. Nous vous serions reconnaissants si vous pouviez le relayer et ainsi amplifier son audition pour aider à délégitimer une consultation gouvernementale loin d’avoir rencontré le succès escompté.

Les Services Publics qu’il Nous Faut !
Remplir notre Questionnaire en ligne

Premières propositions soumis au débat du 24 mars

1. Élargissement et création de collectifs locaux, mobilisations et débats dans les territoires.

2. Organisation de débats de portée nationale.

3. Mobilisation d’ampleur nationale sous des formes et des dates qui restent à définir si possible au mois de juin.

4. Premier trimestre 2019 : mobilisation pour la défense et la promotion des services publics en Europe.

A l’issue de la journée du 24 mars un appel sera lancé et présenté lors d’une conférence de presse.

N’hésitez pas à nous faire part d’ores et déjà de vos propositions à ConvergenceServicesPublics@gmail.com

NB : des réunions de travail peuvent être organisées le matin du 24 mars pour permettre la rencontre et le débat entre différents acteurs mobilisés comme par exemple sur l’éducation et la jeunesse, la santé, logement, l’eau et les barrages hydrauliques … qui pourraient ainsi enrichir le débat de l’après-midi et les propositions d’actions et de mobilisations.