Les personnes âgées ne sont pas de l' »or gris » !

Les personnes âgées ne sont pas de l' »or gris » !

Elles n’ont pas à être les victimes des convoitises des grands groupes de la « silveréconomie » comme des start-up.

Nous ne voulons plus jamais revoir l’hécatombe des personnes âgées dans les EHPAD et à domicile: 20 000 décès, davantage qu’à l’hôpital (17 000)  !

Ce bilan aurait pu être évité :

  • Depuis des années les rapports parlementaires tirent la sonnette d’alarme.
  • Les personnels, les retraités, soutenus par les familles, n’ont cessé démarches et mobilisations.
  • Le rapport officiel de M Libault, président du Haut Conseil de l’âge, établit une explosion des besoins financiers et en personnels dans les années à venir (+ 20 à 30 % d’ici 2030).

Mais aucune mesure positive n’a été adoptée. Bien au contraire :

  • Les financements et les embauches sont refusés, les lits de soins de longue durée continuent à être fermés : plus de 1000 prévus rien qu’à l’Assistance Publique / Hôpitaux de Paris.
  • Le manque d’EHPAD publics entraîne le développement de la «part de marché» du privé. Leurs tarifs prohibitifs ne garantissent nullement une sécurité accrue.

La loi perte d’autonomie qui se prépare doit prévoir :

La prise en charge de la perte d’autonomie sans conditions d’âge.

  • L’annulation des fermetures de lits ou de services .
  • La construction d’EHPAD publics à des tarifs abordables.
  • L’embauche de personnels bien formés et correctement rémunérés : 200 000 embauches sont nécessaire pour avoir le même encadrement qu’en Allemagne.
  • La création d’un grand service public de la perte d’autonomie à domicile comme en établissement, se substituant aux nombreuses officines peu ou pas contrôlées fonctionnant avec des personnels mal rémunérés et laissant en souffrance leurs patients.

Nous refusons le principe d’un financement par «risque», comme le suggèrent les compagnies d’assurances. Nous refusons donc la création d’une 5ème branche et demandons la prise en charge de la perte d’autonomie dans le cadre de la branche maladie de la Sécurité Sociale.

Le ministre de la santé ment: la France n’est pas «la championne» des dépenses de santé, elle est au 12ème rang pour ses dépenses de santé par habitant (Panorama santé OCDE 2019)

Distribuer des centaines voire des milliers de milliards et n’accorder que 2,3 Md pour la perte d’autonomie, et encore qu’à partir de 2024, est inadmissible.

LA CRISE A MONTRÉ QUE LES MOYENS EXISTENT, ILS DOIVENT ÊTRE MIS AU SERVICE DE LA SANTÉ DE TOUTES ET TOUS, PAS AU SERVICE DES EXPLOITANTS DES MINES D’ »OR GRIS« .

Système de santé et de protection sociale : Ce que nous ne voulons plus …et surtout ce que nous voulons !

Système de santé et de protection sociale : Ce que nous ne voulons plus …et surtout ce que nous voulons !

Nous ne reprendrons pas ici l’analyse exhaustive de toutes les mesures, ‘’réformes’’, concernant l’hôpital public, le système de santé et de protection sociale qui se sont déroulées depuis 30 ans mais quelques rappels sont nécessaires.
On pourrait même dire 50 ans puisque les ordonnances gaullistes sur la Sécurité Sociale instaurant le paritarisme et créant les branches (maladie, accidents du travail, vieillesse, famille) datent de 1967 et que le numerus clausus pour l’accès en deuxième année de médecine pharmacie dentiste a été mis en place en 1971 !

Toutes, elles ont eu pour objet d’encadrer, de freiner, les dépenses de santé prises en charge par la protection sociale, de réduire l’offre de soins hospitalière et médico-sociale publique, d’engager un processus de privatisation multiforme, que ce soit par le management entreprenariat et financier des établissements ou par la remise en cause des statuts des personnels et de démanteler la Sécurité Sociale en préparant le terrain aux sociétés d’assurances privées avec le développement des complémentaires santé et retraites.

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Plus jamais ça ! Construisons ensemble le Jour d’Après

Plus jamais ça ! Construisons ensemble le Jour d’Après

Ensemble, préparons le Jour d’Après, avec un même mot d’ordre : « plus jamais ça ! ».

Avec 15 organisations(*), nous appelons chaque citoyen-ne-s, vous, à faire entendre sa voix pour défendre des mesures sociales, environnementales et féministes et construire, ensemble, le monde d’après.

La crise sanitaire actuelle a mis le monde à l’arrêt tout en le précipitant dans l’urgence, celle de sauver des vies. Celle, aussi, de repenser et reconstruire un système qui, la preuve vient d’en être dramatiquement donnée, ne mène qu’à l’impasse. Une impasse sanitaire, mais aussi sociale et climatique, pour laquelle nous sonnons l’alarme depuis des années.

Aujourd’hui, une opportunité historique nous est donnée : celle d’une remise à plat d’un système injuste, climaticide et sexiste. Celle de réaliser les changements politiques nécessaires, les plus importants de ces dernières décennies. Celle d’un progrès collectif, jamais réalisé depuis des générations, pour un monde juste et durable. Celle de construire un monde « d’après » qui profite à toutes et tous et non plus à une minorité privilégiée, et préserve notre avenir et celui de la planète.

Dans ses dernières déclarations, Emmanuel Macron a appelé à des « décisions de rupture » et à placer « des services (…) en dehors des lois du marché ». Au-delà de grands discours, l’heure est aux actes.

En tant que citoyen-ne-s, nous avons toutes et tous le pouvoir de nous faire entendre pour prendre part à ces décisions qui impacteront durablement nos vies et celles des générations futures. Aujourd’hui, ensemble, défendons les mesures sociales, écologiques, féministes, qui s’imposent.

Défendons ensemble des mesures urgentes et de long terme pour la justice sociale et climatique

Tirons les leçons de la crise actuelle et pallions aux dysfonctionnements générés par les politiques menées depuis des années.

La protection et la promotion des services publics doit être une priorité, dès aujourd’hui et pour demain. Ils sont les garants de notre santé, de notre éducation, de notre avenir. Ils sont les meilleures armes face à des inégalités croissantes et les garants du respect des droits fondamentaux. Les protéger, c’est investir dedans. C’est aussi revaloriser les personnes qui y travaillent et leur donner les moyens d’agir.

La crise sanitaire actuelle est une loupe grossissante d’inégalités criantes. Nous ne pourrons accepter que les choix politiques qui seront faits viennent les accentuer. Ils devront au contraire les réduire, en priorité pour les femmes, aujourd’hui en première ligne de la crise, et pour les plus vulnérables, en France et dans le monde.

Enfin, nous voyons aujourd’hui toute la violence humaine et sociale d’une crise qui a pris nos sociétés de cours. Ne faisons pas la même erreur face à la crise climatique, dont les effets se font déjà sentir fortement et qui seront encore plus dévastateurs à l’avenir. Les choix faits pour demain ne doivent en aucun cas privilégier le court terme, et sacrifier la planète à une croissance « coûte que coûte ». Une autre voie est possible, et ensemble, nous pouvons la défendre.

Aujourd’hui, nous avons le pouvoir de construire le monde de demain, pour qu’il soit  le reflet de nos aspirations : un monde plus juste, durable et solidaire.

Ne laissons pas les décisions se prendre sans nous et contre nous.

Nous avons le pouvoir citoyen.

 

Visionnez la vidéo du collectif

 

Signez la pétition

* Action Non-Violente COP 21, Alternatiba, les Amis de la Terre France, Attac France, CCFD Terre Solidaire, Confédération paysanne, CGT, Convergence nationale des Services Publics, Fédération syndicale unitaire (FSU), Fondation Copernic, Greenpeace France, Oxfam France, Reclaim Finance, Union syndicale Solidaires, 350.org
Depuis la publication, les organisations suivantes signent aussi la pétition
Action Aid France, Droit au logement, Femmes Égalité, Fidl, Il est encore temps, Le mouvement, MAN, MNL, Notre affaire à tous, Partager c’est sympa, Syndicat des Avocats de France, Syndicat de la Magistrature, UNL, Utopia.

Il faut sauver l’OMS !

Il faut sauver l’OMS !

Alors que l’épidémie du Coronavirus s’abat sur tous les pays du globe et nécessite de développer toutes les coopérations, entre les États, entre institutions et les initiatives citoyennes pour stopper la pandémie.e président des USA annonce la suspension de ses contributions financières à l’OMS (400 millions d’euros) en accusant cette institution de l’Onu d’être responsable de la gravité de la pandémie pour ne pas l’avoir annoncée suffisamment tôt.

Ceci au moment où le Secrétaire général des Nations Unies a lancé un plan mondial pour lequel il sollicite des financements à hauteur de 2 milliards de dollars afin de lutter contre le Covid19.

Cette décision n’est une diversion inacceptable pour masquer que c’est pour une large part sa politique qui a conduit aujourd’hui à la situation catastrophique que connait en particulier New York.

Pour rééquilibrer la trop forte dépendance de l’OMS aux financements privés.le Mouvement de la Paix demande que tous les pays, et notamment les plus riches, UE, Japon, France ré-augmentent leurs cotisations d’État. Il a lancé une pétition  en ce sens.

Vaccin, sérum et médicaments contre le covid 19 :  Solidarité d’abord !

Le vaccin, le sérum ou les médicaments à venir contre le COVID19 ne doivent pas être un objet de spéculation. Certes ces outils indispensables de lutte contre la pandémie ont un coût. Ce coût
doit intégrer les frais de recherche et de production.

Mais la coopération entre laboratoires doit prévaloir sur la tentation de la compétition.
Pour cela les pouvoirs publics doivent assurer le pilotage et le contrôle de la production et la distribution au meilleur coût.

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COVID 19 : quelles solidarités pour les plus pauvres et les plus précaires ?

La «mondialisation», c’est aussi celle des plus pauvres, des plus précaires, des sans abri, en première ligne des femmes seules avec enfants, sans oublier les étrangers et étrangères sans Papiers et déboutés du droit d’asile enfermés dans les Centres de Rétention Administrative (CRA). Tous sont la proie du cyclone dévastateur COVID-19 dont l’intensité est directement liée aux politiques d’austérités menées.

Migrants, sans papiers, SDF se réfugient dans des parkings, dans des buissons, tandis que le gouvernement donne 300 milliards aux plus grandes entreprises. Comment peuvent-ils se protéger avec des services publics hospitaliers et de préventions totalement dépassés, malgré l’abnégation de ses fonctionnaires, à cause des coupes budgétaires successives.

La réalité c’est : 113 000 lits fermés, un plan de casse qui continue à Paris comme à Nancy, des associations à qui l’on ne donne même pas les moyens de pallier les manquements d’un gouvernement défaillant.

Comment se protéger quand vous êtes dans de véritables foyers épidémiologiques comme au CRA du Mesnil- Amelot en Seine-et-Marne où une catastrophe sanitaire est en train de se produire ? Comment justifier l’enfermement d’innocents, parfois jusqu’à 90 jours ? Leur liberté immédiate et contrôlée sanitairement est indispensable.

Pour les sans-abri, la Convergence exige, elle aussi, la réquisition immédiate des hôtels, des logements et des bâtiments vides.

Les protestations sur les réseaux sociaux, les solidarités locales et les applaudissements font chaud au cœur mais il faut aller plus loin : Ce qui est en cause ce sont les politiques nationale et européenne d’austérité qui mettent en péril TOUS nos services publics et TOUTES nos solidarités.

Priorité à la sécurité sociale, la protection sociale, la santé, les Services Publics, la solidarité. Toutes et tous ensemble pour le revendiquer !

COVID 19: Alsace, Ile-de-France… même politique, même résultat !

COVID 19: Alsace, Ile-de-France… même politique, même résultat !

On entend M. Martin Hirsch, directeur général de l’Assistance Publique / Hôpitaux de Paris (AP/HP) sonner l’alarme : l’Ile-de-France serait sans tarder dans la même situation sanitaire que l’Alsace. La faute à qui ?

M. Hirsch oublie de préciser qu’il maintient ses plans de retour à l’équilibre budgétaire.

La réduction des moyens, de lits, la fermeture d’établissements sont toujours d’actualité. Pourtant, les syndicats, les médecins l’ont alerté depuis longtemps.

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La santé, quel devenir en 2020 ?

Se soigner devient de plus en plus difficile et de plus en plus coûteux La sécurité sociale est attaquée, pillée,détournée … Quelle solution pour le moyen et long terme? Se soigner est un droit pour tou·te·s, Débat avec

  • Christophe Prudhomme porte-parole de l’Association des Médecins Urgentistes de France

  • Bernard Coadou, animateur de l’association bordelaise « La santé, un droit pour tous »

La réforme des retraites, clé de voute des réformes Macron

Les réformes de Macron sont convergentes, complémentaires.
La réforme des retraites n’a pas seulement pour buts de réduire les « dépenses publiques », de travailler de plus en plus vieux pour une pension de plus en plus faible, de développer la capitalisation: nos gouvernements ont amplement montré qu’ils savent le faire par des réformes paramétriques.
La raison de ce conflit majeur est plus profonde : la réforme des retraites non seulement complète l’ensemble des réformes public – privé, mais elle est nécessaire à leur mise en œuvre intégrale.

Les retraites, composante de la baisse des « dépenses publiques ».

Les « dépenses publiques »(*) ,1 320 Md en 2018, représentent 56 % du montant du PIB en France contre 46,8 % dans la zone euro, 45,6 % dans l’UE.
Elles vont de 26 % en Irlande à 56 % en France en passant par 43,9 % en Allemagne (Eurostat)
Les retraites avec 325 Md représentent le quart des « dépenses publiques ».
Les dépenses publiques ont baissé de 4,4 points depuis 2009 dans l’UE, mais de 1,2 point en France. Elles sont 10 points au-dessus de la moyenne européenne, soit 250 Md (PIB 2020 : 2480 Md)

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Psychiatrie en milieu rural

Débat

Les Laissés pour compte de  la santé en milieu rural

avec

Michel ANTONY,  Coordination Nationale des Comités de Défense des Hôpitaux et Maternités de Proximité

Docteur PONS, psychiatre au Centre hospitalier de Saint Ylie

des personnels soignants du Centre hospitalier de Novillars

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