Un nouvel élan pour nos services publics

Un nouvel élan pour nos services publics

La Convergence de Défense et Développement des Services Publics, la Coordination Nationale des Hôpitaux et Maternité de Proximité et la Convergence Nationale Rail se sont adressé aux organisations syndicales, politiques et associatives ainsi qu’aux coordinations, collectifs et comités pour participer dès à présent à la mise en place d’un rassemblement national les 12 au 14 mai 2023, à Lure en Haute-Saône. 

Convaincues de l’utilité de nos services publics, de la Sécurité sociale, de l’importance de la transition écologique, au moment où le gouvernement intensifie leur démantèlement et alors que de nombreuses luttes sectorielles ou locales, se mènent de longue date,  elles appellent à les renforcer et les faire converger pour créer les conditions d’un rapport de force pérenne national.

Sur cette base elles proposent de travailler à une campagne qui débuterait dès la constitution du nouveau gouvernement avec comme ligne d’horizon une mobilisation nationale du 12 au 14 mai 2023, à Lure en Haute-Saône sur le modèle de Guéret 2005 et 2015 réunissant usagers, personnels et élus, les organisations syndicales, associatives et politiques. Cette ville est emblématique pour l’ampleur de ses résistances parfois victorieuses aux tentatives de destruction de services publics comme pour le rail, la justice et la santé.

Printemps des Services Publics

Printemps des Services Publics

Alors que nos services publics sont aujourd’hui au bord de la rupture, la Convergence des Services Publics avec les collectifs « Nos services publics » et « Vive les services publics »  initient une campagne du Printemps des services publics qui vise à mettre ce sujet au cœur des échéances électorales de 2022.

Alors que la crise sanitaire nous a montré le caractère fondateur des services publics pour notre société, nous estimons en effet qu’il est urgent de les défendre, car leur dégradation va croissante, et de les réinventer, car le statu quo actuel est intenable.

Nous souhaitons affirmer que les services publics sont notre avenir, et qu’ils doivent être reconstruits selon trois principes clefs :

  • l’accès de chacun·e, sur tout le territoire, à tous les services publics et l’égalité de traitement ;
  • la capacité donnée aux agent·e·s de rendre un service de qualité ;
  • la définition collective de nos besoins.

Cette campagne rassemble aujourd’hui un arc large et inédit sur ce sujet : citoyen·ne·s, agent·e·s et fonctionnaires de tous les secteurs, militant·e·s des droits de l’homme, écologistes, féministes, intellectuels, syndicalistes, artistes, etc.

Le Printemps des services publics culminera le 19 mars, où nous vous invitons à fêter avec nous le Jour du printemps  de débats, d’échanges et d’interpellation partout en France. Citoyen·ne·s ou organisations, n’hésitez pas à nous rejoindre : l’appel est largement ouvert à vos signatures et à vos contributions !

Télécharger le texte de l’appel

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Le 27 janvier, la Convergence des services publics avec les salarié·e·s !

Le 27 janvier, la Convergence des services publics avec les salarié·e·s !

la Convergence de défense et développement des services publics soutient la journée d’action à l’appel des syndicats du jeudi 27 janvier pour l’emploi et les salaires. Elle invite les salariés à y participer massivement.

Les politiques d’emploi et de salaire dans la fonction publique et les services publics sont aujourd’hui responsables d’une crise profonde se traduisant par des effectifs insuffisants et des difficultés de plus en plus grande de recrutement particulièrement dans la santé ou l’éducation. Cela donne lieu au recours en urgence aux retraités, aux agences intérimaires, au recrutement de contractuels sans que ceux-ci ne disposent toujours des formations et parfois des diplômes requis.

Les difficultés actuelles résultent bien des choix effectués visant à réduire l’emploi dans la fonction publique et les services publics eux-mêmes.
La valeur du point d’indice de la fonction publique est inchangée depuis une dizaine d’années, ce qui conduit à chaque augmentation du SMIC à des mesures de rattrapage pour y ajuster le minimum de rémunération . Cela s’accompagne d’une forte réduction de l’amplitude des carrières et d’une baisse de l’attractivité de la fonction publique.

Les solutions gouvernementales et patronales visent à multiplier les primes défiscalisées et « désocialisés » (heures supplémentaires, primes covid, primes énergie…) pour ne pas répondre aux demande de revalorisation des salaires qui s’expriment dans tous les secteurs d’activité. L’objectif visé est de supprimer des ou les cotisations sociales pour rapprocher le salaire net du salaire brut, mais cela se fait au détriment des solidarités : ceux sont ces cotisations (le salaire socialisé) qui permettent de financer la sécurité sociale pour prendre en charge les dépenses dues à la maladies, celles liées à la famille, la retraite.…
Face aux difficultés à vivre de beaucoup de nos concitoyennes et concitoyens, et ouvrit un avenir à notre jeunesse il y a besoin de faire prévaloir d’autre choix en matière d’emplois et de salaire : redévelopper les services publics, embaucher dans tous les secteurs d’activité dans le privé comme dans la fonction publique et les services publics comme dans le privé.
Retrouvons nous tous ensemble dans les manifestations du jeudi 27 janvier.

Paris le 19 janvier 2022

Services publics : lutter contre la gabegie financière et la perte de qualité

Services publics : lutter contre la gabegie financière et la perte de qualité

Interrogé par l’Humanité pour savoir « Pourquoi faut-il encadrer l’externalisation ou la sous‑traitance des services publics ?  » Michel Jallamion, Président de la Convergence a apporté la réponse suivante :

L’externalisation et la sous-traitance des services publics doivent être fortement limitées et encadrées. C’est le choix inverse qu’à fait le gouvernement avec le programme « Action Publique 2022″ lancé le 13 octobre 2017 en généralisant l’existant (restauration, sécurité, ménage, informatique, publipostage, assistance téléphonique…), mais aussi en facilitant la gestion par des entreprises privées supposées mieux à même de s’adapter à la demande.

L’externalisation et la sous-traitance créent non seulement une détérioration du service public rendu, une perte de compétence dont les services publics pouvaient disposer en interne mais également à une gabegie financière: la priorité pour les entreprises est la rentabilité immédiate et la recherche de plus-values qui n’existent pas ou ne devraient pas exister dans le secteur public. Le mythe du coût plus élevé des employés du secteur public et du secteur privé ne tient pas le choc à qualification égale. Evidemment cela coûte moins cher de faire appel à des prestataires extérieurs par exemple de plateforme téléphonique qui plus est si elles sont implantées dans des pays pauvres ou à des sous-traitants faisant appel aux travailleurs détachés voire non déclarés. EDF elle-même a défrayé la chronique sur ce point.  Cela se fait au détriment de nos emplois et de la perte de qualité pour les usagers.

Idem pour l’externalisation de l’informatique : désormais dans les administrations et les services publics ce sont aux usagers et aux agents de s’adapter au logiciel informatique quitte à distordre les lois existantes. L’adaptation aux besoins des usagers est remplacée progressivement par l’adaptation des usagers aux impératifs économiques. De même le report du coût se fait sur l’usager : en lui faisant payer des prestations qui devraient relever des services publics (aide à la déclaration d’impôt à 45€, « veiller sur mes parents » de la Poste …) et en lui faisant effectuer directement le travail via les automates en lieu et place des agents et en leur faisant assumer des erreurs autrefois assumer par les services et remboursées.

Une des rares notes officielles existantes concerne Pôle emploi : les coûts d’accompagnement des licenciés économiques et des chômeurs éloignés de l’emploi de la sous-traitance y sont 30% plus élevés*.

Et comment quantifier pour notre pays le coût du transfert au privé des politiques d’apprentissage autrefois dévolu au régions ? Le coût de la spécialisation des territoires et l’adaptation de la formation initiale au intérêt économique de court-terme dont l’adaptation sur le long terme se fera sur finances publiques ou cotisations ?

Comment évaluer le transfert de l’orientation aux régions qui au vu des majorités actuelles les privatisent à coût de centaines de millions d’euros, détruisant les antennes de l’ONISEP et le tissu des CIO ? Sans parler du coût prohibitif des frais des complémentaires santés deux à quatre fois plus chers que ceux de la sécurité sociale.

Nous devons ajouter à cela le coût démocratique : les leviers des élus tant en termes de contrôle que de décisions sont réduits. C’est une des raisons essentielles de la remunicipalisation de l’eau en France (surfacturation, travaux d’entretien non effectués …).

Cette manne financière a été estimée à 160 milliards d’euros par le collectif « Nos services publics». 60 % des recettes nettes du  budget de L’État ce n’est pas rien. C’est une gabegie financière que nous devons faire cesser en donnant les moyens à nos services publics de fonctionner et en en créant de nouveaux pour répondre aux besoins de nos concitoyens.

Service public en danger :1 000 suppressions d’emplois à la Banque de France !

Service public en danger :1 000 suppressions d’emplois à la Banque de France !

Dès cette annonce connue, la CGT Banque de France et Indecosa-Cgt publiaient un appel que la Convergence a cosigné avec plusieurs dizaines d’autre organisations. l’appel ci dessous.

Nous vous invitons aussi à signer une pétition pour demander un moratoire à ces suppressions d’emploi et l’ouverture d’une table ronde .

Signez la pétiton

 

Dans la période de crise que nous traversons, le Gouverneur Villeroy de Galhau, ancien directeur général délégué de la BNP et véritable « Diafoirius », n’a qu’une seule réponse : « la saignée vous dis-je ! ».
Après avoir engagé une baisse de 20% des effectifs entre 2016 et 2020 et si son projet de 1000 nouvelles suppressions d’emplois aboutit d’ici 2024 (sans la moindre concertation préalable avec les représentants des usagers, associations de consommateurs ou d’élus) : plus de la moitié des effectifs serait ainsi « saignée » en moins de 20 ans (NB : La BDF comptait plus de 18 000 agents dans les années 90, 14 000 agents en 2005 et en compterait environ 8 700 en 2024 …).

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L’avenir du Centre parisien d’information et de documentation de la jeunesse

L’avenir du Centre parisien d’information et de documentation de la jeunesse

Comme le relate la dépêche AFP du 26 octobre, « Le Centre d’information et de documentation jeunesse (CIDJ) devra quitter ses locaux près de la Tour Eiffel en fin d’année, victime d’un conflit financier entre les institutions, a regretté mardi sa présidente Marie Richard. Les institutions se renvoient la balle et aucune alternative satisfaisante n’a pour l’heure été présentée au Centre, qui informe 100.000 jeunes tous les ans sur des questions d’orientation et d’emploi ».

Les salariés du CIDJ et les jeunes ont besoin de réponses sur leur avenir à court terme !

Après la forte mobilisation de 2015 qui a permis de mettre en échec un plan de suppression de 19 postes de travail, les jeunes usagers, les salariés dont les représentants du personnel sont de nouveau très inquiets en 2020. Le climat anxiogène actuel est accentué au CIDJ par la forte incertitude pesant sur la localisation du CIDJ au 1er janvier 2021.
En effet, en raison de la préparation des JO 2024, la Ville de Paris récupère les locaux de 4 000 m² qu’elle mettait gratuitement à disposition du CIDJ de longue date. Celui-ci a été informé il y a deux ans de cette décision. Or depuis aucune solution pérenne de remplacement n’a été trouvé pour localiser le CIDJ qui doit désormais quitter les lieux dans deux mois.

Les 77 emplois seront-ils tous maintenus dans ces conditions ? Nul ne le sait.

L’État, autorité de tutelle du CIDJ, doit jouer son rôle !

Au lieu de cela le gouvernement tente de profiter de cette aubaine pour continuer à se décharger du coût de cet organisme national sur les collectivités locales. Cela entre aussi certainement dans sa politique globale de privatisation de l’orientation via le démantèlement de l’ONISEP et de la formation.

La Région qui pourrait faire des propositions et prendre sa part regarde ailleurs. Pire elle a diminué d’un tiers la subvention versée au CIDJ la faisant passé de 300 000 € en 2014 à 200 000 euros en 2020… après l’avoir totalement supprimée de 2015 à 2018 !

Si ce n’est pas à la Ville de Paris, seule, d’assumer cette responsabilité, Convergence Services Publics Paris insiste pour qu’elle intensifie son soutien, et fasse tous les efforts nécessaires pour qu’une solution pérenne puisse être trouvée le plus rapidement possible. Elle l’a fait en bien des domaines plus complexe où l’État se désengageait comme celui des mineurs isolés.

Il serait absurde que la mission de services publics assurée par le CIDJ s’arrête à cause de la panne d’une gouvernance tripartite. Convergence Services Publics Paris demande expressément à L’État et à la région de retrouver le sens de l’intérêt général en jouant pleinement leur rôle. Convergence Services Publics Paris insiste auprès de l’État, de la Région et de la Ville sur l’urgence de trouver au plus vite une solution afin que le CSE puisse être rapidement informé et consulté, et que le CA puisse assumer son rôle décisionnel.

La Convergence Services Publics exige le maintien des emplois.

La Convergence ne peut déplorer que l’inconséquence du gouvernement se répercute ainsi sur notre jeunesse : de nombreux jeunes ont besoin du CIDJ qui s’efforce depuis cinquante ans d’encourager l’égalité des chances. Laisser planer des doutes sur le devenir du CIDJ et ses employés, c’est obérer l’avenir de jeunes, les priver de ressources si utiles au moment où l’on se fraie une voie vers l’âge adulte et citoyen.

Pierre Laurent, sénateru de Paris a interpellé le M. le ministre de l’éducation nationale, de la jeunesse et des sports pour lui demander que l’État, la région Île-de-France et la ville de Paris élaborent ensemble un projet pérenne permettant la sauvegarde de l’offre du centre actuel concernant les questions d’orientation et d’emploi et les 77 emplois afférents.

 

 

Appel de la Convergence pour mettre les services publics au cœur du projet de société

Appel de la Convergence pour mettre les services publics au cœur du projet de société

Après avoir réuni plus de 54 organisations lors d’une visioconférence le 19 mai dernier la Convergence a décidé de travailler à la mise en place d’états Généraux des Services Publics et la rédaction d’un mémorandum. Il s’agit, au travers de ces initiatives, de créer un rapport de force en faveur de la défense et du développement des Services Publics, de la Fonction Publique et de la Sécurité Sociale, et de mettre les Services publics au coeur d’un projet de société.
Pour amorcer cette construction collective nous proposons comme première étape un texte qui trace les grandes lignes de cette démarche.
La deuxième étape vous appartient en proposant des contributions, dégageant les perspectives que vous souhaiteriez pour l’avenir, dans un secteur public qui vous tient à cœur.

A vos claviers !
Faites parvenir vos textes (une page ou deux ) à convergenceservicespublics@gmail.com


POUR LE JOUR D’APRÈS

Appel pour mettre les services publics au cœur du projet de société

Le 27 mai 2020, c’était l’anniversaire de la création du Conseil national de la résistance (CNR). Aux heures les plus sombres, la question a été posée d’un pays qui retrouve son indépendance et qui met en place des institutions nouvelles avec plus de justice sociale. Cela a conduit aux grandes conquêtes de la libération, la Sécurité Sociale, les nationalisations, les statuts et les grilles salariales pour le secteur privé.
Nous avons vécu, depuis le milieu des années 1980, le minage progressif de toutes les constructions mises en place à cette époque. Les grands services publics ont souvent été transformés en sociétés anonymes quand ils n’ont pas été complètement privatisés, avec une perte des droits des personnels et des citoyens.

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Pour réinventer les Services Publics du « jour d’après » la Convergence invite …

Pour réinventer les Services Publics du « jour d’après » la Convergence invite …

La Convergence avec plus de 30 autres organisation a publié un texte et propose une pétition « Plus jamais ça ! Construisons ensemble le jour d’après.» pour, dans le contexte malheureusement mortifère de la propagation du coronavirus  de préparer le ou les jours d’après. La Convergence, qui s’est donné pour but de faire converger tous les mouvements porteurs de l’exigence de Service Public, s’inscrit dans cette démarche et propose un volet spécifique «  Services Publics ».

Parce qu’elle estime que rien ne sera possible sans créer les conditions d’un changement systémique de la société et qu’un tel changement passe par la défense, la reconquête, le développement et même la réinvention des politiques publiques des services publics de la fonction publique, son conseil d’administration a décidé d’inviter les organisations syndicales, de jeunesse, associatives et politiques dans un premier temps à une conférence téléphonée le 19 mai à 18h00 puis si possible une réunion physique au mois de juin pour se doter d’un plan de travail.

                                                                                La lettre est téléchargeable ——————>

Plus jamais ça ! Construisons ensemble le Jour d’Après

Ensemble, préparons le Jour d’Après, avec un même mot d’ordre : « plus jamais ça ! ».

Avec 15 organisations(*), nous appelons chaque citoyen-ne-s, vous, à faire entendre sa voix pour défendre des mesures sociales, environnementales et féministes et construire, ensemble, le monde d’après.

La crise sanitaire actuelle a mis le monde à l’arrêt tout en le précipitant dans l’urgence, celle de sauver des vies. Celle, aussi, de repenser et reconstruire un système qui, la preuve vient d’en être dramatiquement donnée, ne mène qu’à l’impasse. Une impasse sanitaire, mais aussi sociale et climatique, pour laquelle nous sonnons l’alarme depuis des années.

Aujourd’hui, une opportunité historique nous est donnée : celle d’une remise à plat d’un système injuste, climaticide et sexiste. Celle de réaliser les changements politiques nécessaires, les plus importants de ces dernières décennies. Celle d’un progrès collectif, jamais réalisé depuis des générations, pour un monde juste et durable. Celle de construire un monde « d’après » qui profite à toutes et tous et non plus à une minorité privilégiée, et préserve notre avenir et celui de la planète.

Dans ses dernières déclarations, Emmanuel Macron a appelé à des « décisions de rupture » et à placer « des services (…) en dehors des lois du marché ». Au-delà de grands discours, l’heure est aux actes.

En tant que citoyen-ne-s, nous avons toutes et tous le pouvoir de nous faire entendre pour prendre part à ces décisions qui impacteront durablement nos vies et celles des générations futures. Aujourd’hui, ensemble, défendons les mesures sociales, écologiques, féministes, qui s’imposent.

Défendons ensemble des mesures urgentes et de long terme pour la justice sociale et climatique

Tirons les leçons de la crise actuelle et pallions aux dysfonctionnements générés par les politiques menées depuis des années.

La protection et la promotion des services publics doit être une priorité, dès aujourd’hui et pour demain. Ils sont les garants de notre santé, de notre éducation, de notre avenir. Ils sont les meilleures armes face à des inégalités croissantes et les garants du respect des droits fondamentaux. Les protéger, c’est investir dedans. C’est aussi revaloriser les personnes qui y travaillent et leur donner les moyens d’agir.

La crise sanitaire actuelle est une loupe grossissante d’inégalités criantes. Nous ne pourrons accepter que les choix politiques qui seront faits viennent les accentuer. Ils devront au contraire les réduire, en priorité pour les femmes, aujourd’hui en première ligne de la crise, et pour les plus vulnérables, en France et dans le monde.

Enfin, nous voyons aujourd’hui toute la violence humaine et sociale d’une crise qui a pris nos sociétés de cours. Ne faisons pas la même erreur face à la crise climatique, dont les effets se font déjà sentir fortement et qui seront encore plus dévastateurs à l’avenir. Les choix faits pour demain ne doivent en aucun cas privilégier le court terme, et sacrifier la planète à une croissance « coûte que coûte ». Une autre voie est possible, et ensemble, nous pouvons la défendre.

Aujourd’hui, nous avons le pouvoir de construire le monde de demain, pour qu’il soit  le reflet de nos aspirations : un monde plus juste, durable et solidaire.

Ne laissons pas les décisions se prendre sans nous et contre nous.

Nous avons le pouvoir citoyen.

 

Visionnez la vidéo du collectif

 

Signez la pétition

* Action Non-Violente COP 21, Alternatiba, les Amis de la Terre France, Attac France, CCFD Terre Solidaire, Confédération paysanne, CGT, Convergence nationale des Services Publics, Fédération syndicale unitaire (FSU), Fondation Copernic, Greenpeace France, Oxfam France, Reclaim Finance, Union syndicale Solidaires, 350.org
Depuis la publication, les organisations suivantes signent aussi la pétition
Action Aid France, Droit au logement, Femmes Égalité, Fidl, Il est encore temps, Le mouvement, MAN, MNL, Notre affaire à tous, Partager c’est sympa, Syndicat des Avocats de France, Syndicat de la Magistrature, UNL, Utopia.

Sanctionné pour avoir prescrit l’utilisation de masques à des aides à domicile

Sanctionné pour avoir prescrit l’utilisation de masques à des aides à domicile

Depuis le 15 avril Anthony Smith, un inspecteur du travail de la Marne, ancien secrétaire général de la CGT-TEFP (travail emploi formation professionnelle), membre de son bureau national et représentant des inspecteurs du travail ne peut plus exercer sa mission.

Pourquoi ? ll a été mis à pied par la Ministre du Travail Muriel Pénicaud.

Que lui reproche-t-on ? D’avoir prescrit l’utilisation de masques pour les aides à domicile, tout en adressant régulièrement des lettres de rappel de la règlementation aux entreprises de son secteur. En réalité, Anthony Smith a simplement fait son travail : protéger les salariés.

La décision de la Ministre du travail est proprement honteuse !

A l’initiative de l’UFCE-CGT, une tribune dans Libération, signée par plus de 150 personnalités politiques, syndicales et associatives, dont notre président Michel Jallamion , interpelle la ministre Perricaud.

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