Quels services publics demain : les pistes de la Convergence

Quels services publics demain : les pistes de la Convergence

Le 3 février, à l’initiative de Clémentine Autain se tenait à Ql’Assemblée Nationale un colloque conclu par Anicet Le Pors : « Quels services publics demain » présentés comme éléments fédérateurs pour une alternative à l’extrême droite en 2027.
Il comportait 3 tables rondes dont une consacrée aux nouveaux services publics, table ronde dans laquelle Janine Vaux représentait la Convergence.
Ce colloque devrait avoir une suite; la démarche est proche de notre conception de services publics au cœur du projet de société.
Une réunion de travail est prévue en mars avec des représentants d’organisations syndicales et de collectifs spécialisés, ainsi que de députés représentant les différentes sensibilités de la NUPES.
Il s’agira d’échanger sur les suites à donner au colloque, réfléchir à des initiatives collectives à venir, travailler au contenu de futures transcriptions dans la loi des propositions formulées

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Pour le financement des Services publics, en finir avec l’austérité

Pour le financement des Services publics, en finir avec l’austérité

Les services publics sont financés principalement par les impôts. Le constat est celui d’une crise de financement et d’efficacité. Il faut y voir les conséquences sur une longue période, depuis le milieu des années 1980, d’un mouvement de privatisation et de destruction de pans entiers de services publics. Les valeurs inhérentes aux services publics ont été saccagées. La feuille de route gouvernementale est celle d’un plan d’austérité d’ici à 2027, au nom des critères de Maastricht.

Ce plan d’austérité vise en premier lieu à réduire les services publics et les droits sociaux en s’attaquant en d’abord aux plus fragiles (chômeurs, migrants…). Il a des impacts plus larges sur l’ensemble de l’économie et nous en voyons d’ores et déjà les conséquences sur le BTP, le commerce, l’agriculture… Les inégalités s’accroissent et conduisent à des tensions sociales de plus en plus fortes (gilets jaunes, émeutes urbaines, mouvement des agriculteurs…).

Cela n’empêche pas les tenants d’un nouvel ordre néolibéral de penser le remodelage de la société. Pour le ministre de l’Économie et d’autres, notre modèle social n’est plus tenable. Pour quelle société demain ? Le « quoi qu’il en coûte » ne s’applique pas lorsqu’il s’agit de préserver les profits des grands groupes mondialisés et assurer la défense de l’ordre social établi !

Quelles propositions pour demain ? Il convient de rappeler la crise financière de 2008 ou celle du Covid : ce sont nos institutions, avec les services publics, la Sécurité sociale, nos lois sociales qui ont permis d’éviter l’effondrement de l’économie, le chômage massif et la misère dans les familles. La réponse passe par la préservation d’outils publics fondamentaux avec la remise en place de vrais services publics répondant aux besoins pour l’éducation, les transports, la santé…

La question de leur financement est posée, avec en premier lieu l’arrêt des exonérations de toutes sortes des cotisations sociales concomitamment à l’augmentation des salaires, une taxation des revenus et patrimoines financiers des plus riches… Il s’agit d’autre part de produire sur notre sol les biens essentiels dont nous avons besoin pour notre énergie, soigner la population, assurer une alimentation de qualité pour tous, développer les moyens de transport… Nous créerons ainsi plus de richesses permettant d’assurer les financements indispensables, tout en mettant en place un autre mode de production et de consommation, compatible avec les enjeux climatiques et environnementaux.

Nous avons besoin d’une autre Europe, une Europe des besoins sociaux et de la transition écologique, avec la mise en place de fonds pour le développement des services publics en France et en Europe. C’est tout l’enjeu des prochaines élections européennes et des campagnes citoyennes à développer partout.

Construire des services publics en Europe répondant aux besoins

Construire des services publics en Europe répondant aux besoins

La Convergence nationale des collectifs de défense et de développement des services publics a organisé le 16 décembre dernier à Paris une rencontre débat consacrée à « l’Europe et les services publics » introduite par son président Michel Jallamion.

Dans le prolongement des rencontres de Lure tenues en mai dernier, elle a réuni plusieurs centaines d’élus, responsables syndicaux, associatifs, politiques et militants qui ont échangés et débattu durant plusieurs heures sur l’état des services publics (santé, énergie, transport, eau, éducation, etc.) dans l’Union européenne (U.E.)

Sans surprise, le constat est sombre. Ces derniers ne répondent pas à leur mission de promotion de l’égalité et de la justice, garantes de la cohésion sociale. 

Leur dégradation, qui frappe de plein fouet les plus pauvres et les plus vulnérables, s’est particulièrement aggravée dans la dernière décennie, à l’opposé des aspirations des usagers. Mais ces derniers manquent d’outils pour relayer leurs revendications et faire entendre leur voix. Il revient, plus que jamais, aux organisations comme la Convergence de les associer aux mobilisations à construire.

Dans cette perspective, un certain nombre de propositions et de lignes d’action ont été mises en lumière lors des tables rondes et des débats de la matinée et de l’après-midi à la Bourse du Travail en vue de promouvoir, à l’échelle de la France et de l’U.E., des politiques d’intérêt général et de défense du bien commun (y compris climatique et environnemental). Autant de pistes pour des actions communes et des initiatives dans nos territoires qu’il paraît nécessaire à la Convergence et aux structures qui la constituent et l’accompagnent d’organiser et d’encourager, à la veille des échéances électorales européennes de 2024. 

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Le Numérique et les services publics de proximité en débat à Tours

Le Numérique et les services publics de proximité en débat à Tours

En zone rurale comme en ville chacun fait le constat de la disparition des services publics. On peut aussi parler de déshumanisation des services publics. Ce constat est fait aussi bien par les usagers qui en souffrent mais également les personnels qui subissent des suppressions de postes au nom de la «numérisation»
C’est à partir de ce constat que la Convergence des services publics d’Indre-et-Loire a invité le 10 novembre Danièle Obono qui avait déposé, à cette époque une proposition de loi pour demander la réouverture des accueils physiques des services publics.
Depuis le 10 novembre le texte a été voté en première lecture à l’Assemblée nationale.

Compte rendu de la réunion publique

Pour nos retraites, nos services publics et notre sécurité sociale !

Pour nos retraites, nos services publics et notre sécurité sociale !

En refusant la proposition de loi d’augmentation des salaires déposée par la gauche à l’Assemblée nationale et en détruisant le cœur de l’assurance chômage les droites et l’extrême droite démontrent leur volonté d’amplifier la casse sociale, celle de nos services publics et de notre sécurité sociale : pour les libéraux il est insupportable qu’ils ne soient pas aux mains d’un marché libre et non faussé.

Faire front commun, et renforcer toutes les convergences, forment donc une absolue nécessité.

Au premier rang des combats se trouve celui de la sécurité sociale, sur la maladie et les retraites avec de premières annonces sur le projet de loi de financement qui ne garantissent même pas le maintien des moyens au niveau de l’inflation officiellement annoncée.
Nous devons le mener pour les actifs, les retraités, nos enfants, petits-enfants et pour les générations futures. La Convergence salue la large unité intersyndicale en place qui est de bonne augure dans le rapport de forces que doit mettre en place le monde du travail face aux intérêts et au pouvoir de la finance.
Si ce combat dépasse les seules retraites, céder sur ce point entraînerait immanquablement la destruction rapide de notre sécurité sociale déjà fort entamée par les assurances privées, les restes à charges, les exonérations de cotisations et son saucissonnage en branches différenciées.
Ce combat est lié à celui pour l’augmentation des salaires, source encore quasi exclusive de notre sécurité sociale.
Ce combat pour le développement des services publics est aussi celui pour la transition écologique, qui ne pourra avoir lieu si nous capitulons devant les forces du marché.
Sans services publics, pas d’investissements publics, pas de politique publique, pas d’accès et d’égalité aux droits, pas de politique de réindustrialisation, pas d’aménagement du territoire ni d’indépendance énergétique ni de transition écologique.
La Convergence a été créée pour aider à la convergence de l’ensemble des collectifs, coordinations et des forces syndicales, politiques et associatives pour mener conjointement ces combats. Elle appelle donc les usagers, les syndicalistes et les élus, à se joindre aux mobilisations sur la retraite à l’initiative de l’intersyndicale ainsi qu’à l’ensemble des initiatives en court, que ce soit la marche du 16 octobre, la manifestation des cheminots et celle de l’enseignement professionnel le 18 octobre, la dénonciation d’un PLFSS insuffisant pour notre santé publique et les diverses mobilisations autour des salaires, des profits et de la vie chère.
Avec déjà 145 organisations signataires (au 06/10/2022), elle s’efforce d’accroître tous ces combats et nos nécessaires unités, et prévoit pour les 12,13 et 14 mai 2023 une Rencontre nationale et une manifestation nationale à Lure en Haute-Saône.

Le retour des services publics, méthode Macron

La visite d’Emmanuel Macron en Mayenne le 10 octobre devait marquer  » le retour des services publics dans les territoires »
On pouvait donc s’attendre à des annonces de réouverture de maternités, de services hospitaliers, d’écoles, de bureaux de postes, de lignes ferroviaires, etc.. tant les fermetures depuis quelques décennies ont été nombreuses et lourdes de conséquences en terme d’aménagement du territoire et d’accès aux services publics.

De fait, alors que dans un contexte social particulièrement dégradé les besoins de la population sont plus que jamais avérés, la journée s’est soldée par la promesse de réouverture de six sous préfectures d’ici la fin de l’année…..
Chacun appréciera !  Ce que n’a pas manqué de faire le collectif de défense et de développement de Mayenne dans son communiqué :

 

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Un nouvel élan pour nos services publics

Un nouvel élan pour nos services publics

La Convergence de Défense et Développement des Services Publics, la Coordination Nationale des Hôpitaux et Maternité de Proximité et la Convergence Nationale Rail se sont adressé aux organisations syndicales, politiques et associatives ainsi qu’aux coordinations, collectifs et comités pour participer dès à présent à la mise en place d’un rassemblement national les 12 au 14 mai 2023, à Lure en Haute-Saône. 

Convaincues de l’utilité de nos services publics, de la Sécurité sociale, de l’importance de la transition écologique, au moment où le gouvernement intensifie leur démantèlement et alors que de nombreuses luttes sectorielles ou locales, se mènent de longue date,  elles appellent à les renforcer et les faire converger pour créer les conditions d’un rapport de force pérenne national.

Sur cette base elles proposent de travailler à une campagne qui débuterait dès la constitution du nouveau gouvernement avec comme ligne d’horizon une mobilisation nationale du 12 au 14 mai 2023, à Lure en Haute-Saône sur le modèle de Guéret 2005 et 2015 réunissant usagers, personnels et élus, les organisations syndicales, associatives et politiques. Cette ville est emblématique pour l’ampleur de ses résistances parfois victorieuses aux tentatives de destruction de services publics comme pour le rail, la justice et la santé.

Printemps des Services Publics

Printemps des Services Publics

Alors que nos services publics sont aujourd’hui au bord de la rupture, la Convergence des Services Publics avec les collectifs « Nos services publics » et « Vive les services publics »  initient une campagne du Printemps des services publics qui vise à mettre ce sujet au cœur des échéances électorales de 2022.

Alors que la crise sanitaire nous a montré le caractère fondateur des services publics pour notre société, nous estimons en effet qu’il est urgent de les défendre, car leur dégradation va croissante, et de les réinventer, car le statu quo actuel est intenable.

Nous souhaitons affirmer que les services publics sont notre avenir, et qu’ils doivent être reconstruits selon trois principes clefs :

  • l’accès de chacun·e, sur tout le territoire, à tous les services publics et l’égalité de traitement ;
  • la capacité donnée aux agent·e·s de rendre un service de qualité ;
  • la définition collective de nos besoins.

Cette campagne rassemble aujourd’hui un arc large et inédit sur ce sujet : citoyen·ne·s, agent·e·s et fonctionnaires de tous les secteurs, militant·e·s des droits de l’homme, écologistes, féministes, intellectuels, syndicalistes, artistes, etc.

Le Printemps des services publics culminera le 19 mars, où nous vous invitons à fêter avec nous le Jour du printemps  de débats, d’échanges et d’interpellation partout en France. Citoyen·ne·s ou organisations, n’hésitez pas à nous rejoindre : l’appel est largement ouvert à vos signatures et à vos contributions !

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