Les défenseurs de la gériatrie en Val de Marne chez le Préfet

Près de cent participants, personnels et usagers étaient présents Jeudi 13 juin  devant la Préfecture du Val de Marne à l’appel de la Coordination de vigilance du GHT H. Mondor et des intersyndicales de H. Mondor et E. Roux. A leurs cotés de nombreux conseillers départementaux et Christian Favier Président du Conseil départemental du Val de Marne.

Une délégation a été reçu par le directeur et le chef de cabinet du Préfet, ainsi que par le directeur de l’agence départementale de l’ARS.

La Coordination à indiqué avoir souhaité cette rencontre avec le représentant du gouvernement et de l’État pour qu’il transmette à l’ARS, qui n’a pas daigné la rencontrer depuis octobre 2018 , la demande d’une suspension de toutes les suppressions de lits de Soins de Longue Durée (SLD), l’ouverture d’un vrai dialogue reposant sur les engagements pris en 2013 sur l’humanisation et la rénovation des hôpitaux prévues dans la loi de 2004, et les moyens correspondants notamment en personnels.
Les représentants de l’État ont botté en touche, ne maîtrisant pas le dossier et se renvoyant la balle, assurés que M Hirch, Directeur de l’Assistance Publique /Hôpitaux de Paris (AP/HP) ne pouvait prendre ces mesures qui seraient contraire à ceux des « aine-e-s  » et des personnels.
La délégation a réaffirmé attendre une réponse du Directeur de l’ARS dans les jours à venir,  et a annoncé que la Coordination n’en resterai pas là :
  • elle continuera à diffuser et partager la pétition,
  • le 1er Juillet elle sera partie prenante de la journée d’action dans le médico-social et les EHPAD,
  • le 4 juillet elle appelle à une réunion pour la défense de la Gériatrie en Ile de France  à la Bourse du Travail à Paris.

Non à l’hôpital unique en Hautes Pyrénées

 

Un temps abandonné, sous la pression de la population, d’élus, de syndicats et de partis politiques  qui lui étaient défavorables et rassemblés sous la bannière du « Collectif Hôpitaux Santé 65* » en 2015,  le projet de la création d’un « hôpital unique », regroupant les hôpitaux de Tarbes et de Lourdes, apparaît de nouveau sur le devant de la scène.

Ce projet, prévu sur le site de Lanne, soulève de nombreuses questions auxquelles les pouvoirs publics n’apportent pas de réponses satisfaisantes.

En matière de santé :

L’éloignement des structures hospitalières des principaux bassins de population, et la création d’un méga service d’urgence prévu pour 75000 passages, favoriseront-ils la prise en charge rapide et sécurisée de toutes les populations de notre département ?

Quelle sera la future organisation sanitaire et sociale des Hautes-Pyrénées et quelles seront les complémentarités entre les différents acteurs (hôpital, maison ou centre de santé, EHPAD, médecine libérale, clinique…) ?

Quelles conséquences auront pour les patients la diminution du nombre de lits en hospitalisation complète, et à combien se monteront les temps d’attente aux urgences liés au manque inacceptable de lits d’aval ?

Quelles seront les spécialités médicales et chirurgicales pratiquées dans ce nouvel établissement ? Sans hôpital public sur Tarbes, ne laisse-t-on pas le champ libre à la clinique privée pour développer ses activités avec les conséquences que l’on connaît tous (dépassement d’honoraire, choix des patients…) ?

En matière d’environnement :

Est-il raisonnable de construire à Lanne un nouvel hôpital pour remplacer ceux de Lourdes et Tarbes, alors que le réchauffement climatique et la destruction de l’environnement menacent la survie de toutes les espèces vivantes et deviennent des préoccupations majeures pour l’ensemble des citoyens ? Ce choix aura pour conséquences, l’accroissement d’émission de gaz à effet de serre par l’augmentation importante des déplacements, et la stérilisation inutile de terres agricoles.

En matière économique et sociale :

Cette opération à 220 millions d’euros, selon les estimations les plus optimistes, tient-elle compte du devenir des bâtiments existants, de leur éventuelle démolition ou de leur gardiennage, générant de nouvelles charges financières pour un hôpital en manque de moyens et qui fait face à un fort endettement chronique ? L’hôpital unique cumulera, avant même d’être en service, ces trois handicaps, emprunts nouveaux, dettes et charges des bâtiments anciens, alors même qu’il est estimé, par monsieur le Directeur qu’il n’y aura pas d’évolution des recettes.

Quels seront les coûts liés aux accès routiers, aux parkings, aux réseaux (assainissement, eau, électricité, numérique,…)  pour notre département qui n’a raisonnablement plus les moyens de ses ambitions ?

Quelles seront les conséquences sur l’emploi et sur les conditions de travail des personnels hospitaliers, quand le gouvernement aura retoqué ce projet de nouvel hôpital pour « réduire la voilure » et supprimer des fonctionnaires ?

Ces questionnements légitimes sur un choix qui aura de graves conséquences pour la prise en charge des patients des Hautes-Pyrénées et des populations de passage, ne doivent pas non plus faire oublier un des aspects fondamentaux de ce projet, trop souvent occulté, volontairement ou non, par ses promoteurs : que ce nouvel hôpital voie le jour ou non, les hôpitaux de Lourdes et Tarbes doivent continuer de jouer pleinement leur rôle au service des populations, pour au moins une dizaine d’années.

La volonté affichée par la direction, en accord avec l’ARS (et les élus départementaux?) de fusionner dans quelques mois les hôpitaux de Lourdes et Tarbes, fait planer le doute quant au maintien d’un hôpital de plein exercice à Lourdes.

L’ensemble des personnels hospitaliers de Lourdes et Tarbes seront de fait employés de la même structure, et pourront donc être déployés sur les deux établissements pour pallier les manques ponctuels de personnels (congés, arrêts maladie, formation…). Le CH Lourdes servira-t-il à ce moment-là de « roue de secours » pour un hôpital de Tarbes en manque permanent de personnels ? Ne risque-t-on pas, à terme, de voir des services lourdais fermer et du personnel transféré à Tarbes ?

Les déficits abyssaux des hôpitaux de Lourdes et Tarbes liés, par choix politiques, à des sous-financements volontaires du secteur de la santé, ont des conséquences dramatiques à plus d’un titre :

  • sur le personnel, trop souvent rappelé sur les périodes de repos et première victime du non-remplacement lors d’absences programmées (congés, formation) ou non (arrêt-maladie).
  • sur les patients, qui pâtissent au quotidien du manque de personnel et des fermetures de lits d’hospitalisation contribuant fortement à l’engorgement des urgences.
  • sur les fournisseurs et les sous-traitants, dont les paiements sont effectués avec plusieurs mois de retard, mettant ainsi en péril l’existence même de leur société.

La Convergence 65 demande :

  • Le déblocage par L’ARS et le ministère de la santé, d’un fonds d’urgence pour les hôpitaux bigourdans, afin de remédier dans les plus brefs délais aux conséquences mortifères d’une situation économique désastreuse ne permettant pas à nos hôpitaux de répondre aux besoins des populations.
  • Le maintien des hôpitaux territoriaux de plein exercice, remparts contre les déserts médicaux, garantissant l’égalité d’accès aux soins pour tous, quels que soient le lieu d’habitation ou les revenus.
  • Le développement d’une synergie et d’une complémentarité entre les différents établissements publics de soins.
  • La sécurisation de la pratique de la médecine générale par le maintien de services performants de proximité (spécialistes, urgences, imagerie, laboratoire,…)
  • La réouverture de maternités, pour une égalité d’accès aux actes gynécologiques, obstétriques, et à l’IVG.
  • L’ouverture d’un véritable débat démocratique sur l’avenir de nos hôpitaux.

 

* Collectif Hôpitaux Santé 65 (2015) : comités de défense des hôpitaux de Bagnères-de-Bigorre, Lannemezan, Lourdes et Tarbes ; Conseil départemental des Hautes-Pyrénées ; Ligue des Droits de l’homme ; Planning Familial ; Femmes Solidaires 65 ; Convergence 65 ; ATTAC 65 ; UD-CGT ; CGT Santé ; Solidaires 65 ; SUD Santé ; CFDT ;  FSU ;  FO ;  MODEM ; PS ; PRG ; EELV ;  MEI ;  Front de Gauche (PCF ; PG ; Ensemble !) ; NPA.

Convergence 65 : convergence.65@orange.fr

Forte mobilisation pour un service public ferroviaire de qualité

 

Mardi 4 juin 2019, malgré les difficultés de transports, plus de 400 personnes issues de 80 comités et collectifs d’usagers adhérents à la convergence nationale rail (CNR) se sont rassemblées de 11H à 12H30 devant le siège de la SNCF à St Denis (93).

Cette initiative, co-organisée par la CNR et la Fédération CGT des cheminots (adhérente à la CNR) s’inscrivait dans la journée nationale de mobilisation des cheminots et des usagers portant la défense, la promotion et le développement d’un Service Public de qualité.

Le rassemblement du matin a été dynamique, revendicatif, coloré comme l’a été la grande manifestation parisienne de l’après-midi.

À sa demande, une délégation de la CNR a été reçue par le secrétaire général de la SNCF, Monsieur Stéphane VOLANT.

La délégation était composée de Jean-Louis Dalibert, Président du collectif SOS Gares (Gares de Sotteville, Oissel, St Etienne du Rouvray…) de Patrick Bacot, Président de l’ALF association pour le maintien et le développement de la ligne ferroviaire Carcassone-Quillan, de Pascal Lopez, Président de l’ADLF Nancy-Merrey, Thierry Nier secrétaire général adjoint de la fédération CGT des cheminots et de Didier Le Reste, Président de la CNR.

La délégation a rappelé d’entrée le cadre de cette initiative, en insistant sur la dimension « consistance du service public ferroviaire en territoire » qui est sérieusement mise à mal, depuis entre autres l’adoption de la réforme contestable et contestée du ferroviaire en 2018.

En appui des très nombreuses pétitions émanant des comités et collectifs d’usagers (12 748 signatures…) qui ont été remises à la direction de la SNCF, la délégation a rappelé en les dénonçant les fermetures de gares, de guichets, de boutiques (900 postes de vente supprimés en 9 mois), la suppression d’arrêts de trains et de relations ferroviaires, la diminution du nombre de cheminots, la quasi disparition des trains de nuit, l’arrêt annoncé de l’auto-train en fin d’année, ainsi que celui reporté grâce aux mobilisations pluralistes, du dernier train journalier de fruits et légumes PERPIGNAN-RUNGIS qui n’est pas sauvé pour autant. Un accent a été mis sur ce que l’on qualifie de « racket » à savoir que le voyageur de bonne foi n’ayant pas pu obtenir un titre de transport du fait des carences de la SNCF (gares, guichets fermés, automates de vente absents ou hors-service…) se voit sanctionner dans le train avec un tarif majoré.

À tour de rôle les représentants de la délégation ont mis en exergue des situations inacceptables vécues en territoires qui contrastent avec les satisfécits affichés par les dirigeants de la SNCF. Il en est ainsi de la fermeture unilatérale de boutiques et de guichets alors qu’ils présentaient un chiffre d’affaires tout à fait correct.

L’exemple le plus significatif de cette politique qui vise à dissuader les gens à venir acheter un titre de transport dans les gares est bien celui de la gare de CARCASSONNE. Les guichets y sont fermés alors que 850 000 voyageurs transitent dans cette gare!

La délégation, après avoir rappelé ses exigences, a donc fortement insisté pour que les situations évoquées au travers plusieurs problématiques qui touchent à la qualité du Service Public soient revues !

Monsieur Volant a souhaité d’entrée indiquer qu’il avait mandat du COMEX (comité exécutif) de la SNCF pour recevoir la CNR, reconnaissant au passage son existence et son utilité. Il a globalement défendu les politiques de l’entreprise, sous l’autorité du gouvernement, avec quand même quelques nuances, sur le tarif majoré imposé dans les trains et les critères retenus pour fermer des guichets.

Suite à interpellation, il a tenu à souligner que la SNCF adapte ses stratégies (contraction de l’offre, avenir des lignes « secondaires », investissement dans la maintenance…) en fonction du niveau de la contribution financière de l’État.

Il s’est engagé à dispatcher les pétitions dans les activités concernées et dans les régions pour qu’elles soient traitées. Il a demandé à disposer des coordonnées des correspondants territoriaux de la CNR aux fins de faciliter les contacts avec les directions locales.

La journée du 4 juin a ainsi été réussie. Cela doit nous encourager à créer des initiatives publiques autour de la pétition nationale de la CNR, en interpellant par exemple les Préfectures de Régions, les Directions SNCF et les décideurs politiques.

Afin d’élever le rapport de force, gage d’efficacité, la CNR invite ses collectifs, comités, associations, adhérents, pour celles et ceux qui ne l’ont pas encore fait, à rejoindre les comités de vigilance citoyenne pour la défense du Service Public ferroviaire impulsés en territoires par les organisations de la CGT des cheminots.

Paris, le 5 juin 2019

Contre la fusion des hôpitaux des Alpes de Haute Provence

Sur les Territoires Bas Alpin et du Haut Var (sans oublier le 05 et le 84) depuis bientôt quatre décennies des écoles et des classes, des bureaux de Poste, des trésoreries locales, des hôpitaux, des agences EDF, des gares SNCF, des tribunaux ….. ont été fermées à l’initiative des différents gouvernements ultralibéraux qui se succèdent à la tête du Pays.

Cela, malgré les nombreuses luttes et combats menés localement et courageusement par les populations et leurs élu·e·s (essentiellement municipaux et locaux), quelques syndicats et partis politiques.

Afin d’arrêter de se laisser dépouiller et de se laisser « tondre la laine sur le dos » comme de pauvres moutons, des forces se manifestent pour faire converger toutes les résistances locales, engagées par les progressistes, les structures (Associations, Collectifs, Comités, Coordinations, ….), les élu·e·s (municipaux, départementaux, régionaux, …), les Syndicats, …

Pour ces raisons sur les Alpes de Haute Provence (mais qui a vocation à s’élargir aux départements limitrophes), s’est crée le collectif « Contre les fusions des hôpitaux des Alpes de Haute Provence et en défense des services publics »

Il entend agir pour l’instauration d’une force d’opposition et de proposition d’envergure et globale pour mettre en échec la casse des services publics, d’administrations, et de services nationaux (EDF, Transports, Eau, ….).

Il ont déjà appelé à un premier temps fort le jeudi 6 juin en organisant un rassemblement devant l’hôpital de Manosque pour :

– L’arrêt du processus de fusion entre les hôpitaux de Manosque, Banon et Forcalquier,

– Le maintien de l’autonomie juridique et financière de chaque hôpital et EHPAD du département

– Le maintien et le renforcement des services, spécialités et lits de chaque établissement

– Des moyens supplémentaires pour pouvoir permettre à chaque citoyen de se soigner et de pouvoir vieillir dignement (avec des personnels formés et en nombre suffisant)

– L’ouverture d’un service de réanimation à l’hôpital de Manosque, et le maintien de celui de Digne comme l’exigent les populations et leurs élus depuis de nombreuses années

– Une réelle politique de santé afin d’inciter les médecins à s’installer dans le département mais également à y rester avec notamment la mise en place de centres de santé rattachés aux hôpitaux et EHPAD

 

 

Le monde de la petite enfance dans la rue

Plusieurs milliers de professionnel.le.s et de parents ont à nouveau manifesté dans près de 50 villes le 23 mai pour une réforme qui remette à l’endroit l’accueil de la petite enfance : 2500 à Paris, 1500 à Marseille, 800 à Toulouse, 700 à Lyon, 400 à Nantes, 300 à Nice et Montpellier, 200 à Annecy et Carpentras, 150 à Grenoble et Metz…, des centaines de crèches étaient en grève.

À l’issue de la manifestation « Pas de bébés à la consigne » a été reçu par Christelle Dubos, secrétaire d’État auprès d’Agnès Buzyn.

Dans un communiqué de presse l’association se félicite que leur mobilisation commence à porter ses fruits sur deux aspects essentiels, celui du ratio relatif aux qualifications professionnelles et celui du taux d’encadrement.

– Madame Dubos a confirmé son engagement à maintenir le ratio de 40/60 concernant les qualifications professionnelles, en indiquant explicitement que les professions du premier groupe resteront celles inscrites dans la législation actuelle. Elle a cependant rappelé la demande des professionnel.le.s de revenir à un ratio de 50/50.

– Le gouvernement ouvre la discussion sur l’alternative entre un taux d’encadrement à 1 pour 5 enfants avant 18 mois et 1 pour 8 après ou bien 1 pour 6 tous âges confondus. Le seuil de 15 mois n’est donc plus d’actualité ce qui constitue un second succès. Elle a indiqué à Madame Dubos qu’elle serait favorable à une autre déclinaison équivalente au taux global de 1 pour 6, à savoir 1 pour 5 enfants avant 18 mois et 1 pour 7 après, ce qui constituerait une avancée réelle vers le taux global de 1 pour 5 que nous revendiquons.

Concernant les micro-crèches : 2 pistes sont envisagées par le gouvernement, à savoir augmenter la capacité d’accueil à 12 ou bien à 15. L’association a rappelé que le plafond de 12 enfants était le maximum acceptable, compte-tenu du cadre dérogatoire des micro-crèches concernant les qualifications et de leur financement PAJE qui défavorise la mixité sociale en leur sein.

Concernant les surfaces d’accueil : la secrétaire d’État a indiqué que, dans les zones à forte pression foncière, la surface réduite de 5,5m2 serait complétée par une surface intérieure ou extérieure d’activités de 2m2 par enfants. Or ce sont dans les salles habituelles de vie que les enfants passent la plus grande part de leur journée. Et ce changement concernerait 604 communes pour plus de 22,6 millions d’habitants selon les données INSEE, … C’est pourquoi elle a rappelé son attachement à la surface minimale de 7m2 par enfant en tout point du territoire.

Enfin l’accroissement du surbooking figurant dans le projet de réforme actuel permettrait demain aux gestionnaires d’accueillir des enfants en surnombre de façon quasi quotidienne. La secrétaire d’État a indiqué que l’objectif était d’abord de pallier à des situations urgentes et inattendues de manque de personnel ou répondant à un besoin urgent des familles. Si telle est l’intention, cela requiert que le projet soit réécrit dans ce sens et non dans celui d’une optimisation des taux de fréquentation des crèches au détriment de la qualité d’accueil des enfants.

Madame Dubos a indiqué que les revendications et les propositions de « Pas de bébé à la consigne » seraient examinées attentivement, la consultation en cours devant se conclure sans précipitation mais avant l’adoption des ordonnances au plus tard en février 2020.

Bagnolet vote pour la création d’une régie publique de l’eau

Un impact important sur la vie quotidienne

La gestion publique permettra une tarification plus juste : aujourd’hui le SEDIF et Veolia pénalisent les petits consommateurs domestiques et favorisent les gros consommateurs. Les relations avec les usagers sont exécrables. Veolia a massivement pratiqué les coupures d’eau alors que la loi l’interdisait. C’est aussi l’imposition des compteurs à télérelève sous la menace de sanctions, etc.

Prendre soin du bien commun

Les fuites d’eau sous la voirie se sont multipliées ces dernières années à Bagnolet. Veolia préfère réparer la casse plutôt qu’entretenir et renouveler le réseau. Tant pis pour la préservation de l’environnement. Sortir de cette logique marchande et choisir l’intérêt général, c’est tout l’enjeu de la consultation.

L’eau, c’est la démocratie

Envoyons un signal clair et fort que nous voulons rompre définitivement avec la gestion opaque du SEDIF. Les élu·e·s doivent reprendre le contrôle de ce bien commun vital. Les usagers-citoyen·ne·s doivent être associés à sa gestion à tous les niveaux, jusqu’au conseil d’administration de la future régie. Et bien sûr, il s’agit d’empêcher toute réadhésion au SEDIF.

Avec le soutien de :

Bagnolet initiatives citoyennes, Dynamique citoyenne, EELV, Génération-S, LFI, PCF, PG, PS, Bagnolet en Marche. 

Le plan « Ma Santé 2022 » en Haute-Saône : Danger !

Ce plan Buzin – Macron n’est que le prolongement et l’aggravation des plans Bachelot et Touraine.
Leur mutualisation se traduit par de nouvelles fermetures de services, de lits, de postes.
Leur proximité est un total enfumage.
Leur l’hôpital dit de proximité est de fait  un hôpital sans maternité ni chirurgie et  bientôt sans urgences ni Smur. Lire la suite

Pour la reconquête de nos services publics et de notre Fonction publique

Lors d’une conférence de presse à la quelle ont participé  nombreux de ses partenaires (*) la Convergence a rendu publique 8 propositions :

 1. Le maintien des services publics sur l’ensemble du territoire national y compris l’Outre Mer, de leur implantation, leurs missions, leurs structures et services existants. Leurs réimplantations afin de couvrir l’ensemble des besoins de la population sur l’ensemble du territoire. La création de nouveaux services publics pour répondre aux nécessités du 21ème siècle : logement, internet et téléphonie, énergie, eau, transition écologique,  maintien dans l’autonomie …

 2. Garantir la continuité, la neutralité et l’égalité de traitement des usagers : cela exige des agents sous statut,  un plan de titularisation des agents non-titulaires, le retrait du projet de loi sur la réforme de la fonction publique, l’arrêt de la mise en œuvre d’Action Publique 2022 et de tous les projets de démantèlement des services publics.

 3. Remettre la relation agents-usagers au cœur de nos services publics : cela nécessite des agents dans les services pour accueillir avec bienveillance l’ensemble des usagers et répondre aux situations concrètes et diversifiées des usagers. Cela implique l’arrêt du tout numérique, des suppressions d’emploi et un plan de recrutement pluriannuel partout où c’est nécessaire. L’informatique doit être un outil pour adapter les services publics aux besoins des usagers, non pour adapter les usagers aux politiques d’austérité.

 4. Les services publics et la fonction publique sont notre bien commun : les usagers, les personnels et les élus doivent avoir leur mot à dire. Il faut créer les conditions d’une démocratisation des services publics et de la fonction publique avec des pouvoirs et des droits nouveaux pour les usagers, les élus, les personnels.

 5. Des services publics pour répondre à l’urgence environnementale. Nous avons pour cela besoin de renouer avec une politique d’aménagement de notre territoire et de services publics mettant la puissance publique au service de l’Intérêt général. L’État ne peut se défausser sur les collectivités locales en les laissant seules face à cette urgence. Il faut stopper la déréglementation environnementale, sanitaire et sociale.

 

6. Financer des services publics de qualité accessibles à toutes et à tous partout. Cela nécessite un haut niveau d’investissement et de dépense de fonctionnement. Il est donc impératif de refonder notre système fiscal afin de le rendre juste et fortement progressif, de renforcer les moyens pour lutter contre la fraude et l’évasion fiscales afin d’orienter une partie de nos richesses vers la satisfaction des besoins du plus grand nombre. La contribution des entreprises au financement de la puissance publique et de la transition écologique doit être rehaussée. L’épargne populaire doit être mobilisé en ce sens.

 

7. La Convergence des services publics réaffirme la nécessité : 

– de reconstruire un service public de santé, de sécurité sociale et de protection sociale.

de reconquête, de réappropriation, d’invention et de développement de politiques publiques dans leurs dimensions territoriales, nationales, européennes et internationales. Il s’agit d’en faire des outils au service de la satisfaction des besoins d’aujourd’hui et de demain. Il s’agit aussi de reconquérir des activités et de l’emploi industriels articulée à la nécessaire transition énergétique et écologique. 

8. Ces propositions nécessitent des états généraux des services publics ayant comme ambition d’inventer et développer les politiques publiques et des services publics pour les besoins d’aujourd’hui et de demain de nos concitoyens. d’être mises en débat. Usagers personnels et élus doivent s’approprier ce qui est notre bien commun : nos services publics et notre Fonction publique.

(*) Présents à la conférence de presse du 5 juin à la Mairie du 2ème arrondissement de Paris :

  1. Organisations syndicales : FSU, UFSE-CGT, Solidaires FP, Fédération des Services publics CGT,SUD PTT, SUPAP-FSU,
  2. Associations : Coordination nationale des hôpitaux et Maternité de proximité, Convergence Nationale Rail,  Eau Bien Commun,  Attac, CNL, Collectif des Associations Citoyennes, Femmes-Egalité,  Fondation Copernic, UNRPA, Union Syndicale de la Psychiatrie
  3. Partis politiques : EELV, Ensemble, Génération.S,  GRS, Mouvement Ecolo,  PCF, PG, PS, R&S (…)

Menaces sur la gériatrie en Val de Marne et à l’AP-HP

Depuis des mois, la Coordination de vigilance du GHU H Mondor, forte de ses nombreux soutiens, a suscité un mouvement qui, visiblement, commence à ébranler la Direction générale de l’AP-HP et celle de l’Agence régionale de la Santé(ARS) d’Ile de France.

Il se confirme  que les fermetures de 150 lits de Soins de Longue Durée (SLD) qui devaient être mises en œuvre fin juin, ne le seront pas. L’AP-HP reconnait avoir mis  « la charrue avait été mise avant les bœufs » :ces suppressions de lits n’avaient été décidées que pour raisons économiques et avant même qu’il y ait un projet médical, des promoteurs pour la construction d’EHPAD et qu’une réflexion n’ait été menée avec les premiers intéressés.

Plusieurs rencontres entre d’une part, l’AP-HP et les syndicats, et d’autre part, l’ARS et le Conseil Départemental, ont montré à quel point les usagers et les personnels ,  avaient eu raison de réagir, toutes et tous ensemble pour exiger un moratoire et l’ouverture d’un débat avec ces responsables.

Ce débat l’ARS le refuse toujours, elle ne daigne pas répondre aux demandes de rendez-vous de la coordination. Visiblement le Dialogue social ne fait parti de leurs pratiques!

De ces rencontres, il faut acter

  • Qu’il n’y aura à court terme aucune suppression de lits de Soins de Longue Durée (SLD), et plus généralement, leur nombre est dés-à-présent réduit dans le Val-de-Marne comme dans le reste de l’Ile-de-France(IDF)
  • Que le chiffre avancé, de 1200 lits supprimés en IDF, ne correspondait à aucune étude de besoins
  • Qu’il faut trouver un opérateur public pour les « EHPAD » à construire avant toute suppression de lits SLD, mais aussi créer un centre de santé hospitalier au sein de l’Hôpital E.Roux et un vrai service d’Hospitalisation à domicile (HAD)
  • Que la rénovation et l’Humanisation du bâtiment abritant les SLD, est une exigence, et que l’ampleur de ces travaux dépend des moyens que l’AP-HP n’a pas, et c’est la vrai raison des suppressions de lits dans ce cadre
  • Qu‘il  n’est pas question de suppression d’emplois, tant les besoins de personnels de gériatrie sont importants.

Autant de sujets et de préoccupations qui animent depuis le début de la mobilisation syndicale et celle de la Coordination  prenant en compte la situation de l’Université, des Urgences et d’autres services hospitaliers, rendent plus que jamais indispensables des États Généraux de l’Hôpital et du Médico-Social, dans le Sud de notre région. 

C’est ce qui sera demandé au Préfet, représentant du Gouvernement, lors de l’audience qui a été demandée à l’occasion de notre rassemblement du 13 juin prochain à midi devant la Préfecture à Créteil.

Pour soutenir cette demande la coordination appelle à signer une pétition formulant ces exigences.