En Haute-Saône : interpellation des députés LREM sur la Sécurité Sociale

Le groupe LREM et ses alliés, dont nos deux députés haut-saônois Barbara Bessot Ballot et Christophe Lejeune,  viennent de voter massivement le Projet de Loi de Financement de la Sécurité Sociale (PLFSS) 2020.

La hausse prévue de 2,3 % ne compense pas, et loin s’en faut, les dépenses réelles estimées à plus de 4,5%.

Ce vote va donc va contraindre les hôpitaux à de nouvelles réductions : matériels, lits,  postes, services (pensons en ce moment dans notre proximité aux maternités de Thann et d’Altkirch ou au SMUR de Lons le Saunier), si indispensables à une prise en charge efficace et respectueuse des patient.e.s.

Un projet de budget notoirement insuffisant par rapport aux besoins !

Le Comité de Vigilance 70 (CV 70) avait pourtant interpellé les deux élus de Haute Saône sur les conséquences néfastes du projet gouvernemental, malheureusement il n’a pas été entendu et n’a d’ailleurs reçu aucune réponse.

Pour nous ce vote est une faute politique grave. Ce  choix budgétaire est fait au détriment des populations qui ont de plus en plus de mal à se faire soigner, et surtout des personnels de la santé, presque tous à bout mais mobilisés comme jamais. Il est fait également au détriment d’un aménagement égalitaire du territoire.

C’est aussi une attitude  incohérente car la plupart des élus LRM déplorent en local les difficultés qu’ils contribuent à renforcer par leur vote au niveau national. Cette duplicité est démocratiquement, territorialement et socialement inadmissible.

La Convergence interpelle les maires au moment où se discute le nouveau contrat de présence postale

Le nouveau contrat de présence postale territoriale d’une durée de trois ans, est actuellement en discussion entre l’État, la Poste et l’Association des maires de France  (AMF) pour être signé en décembre.

La Convergence remercie les organisations syndicales notamment la FAPT-CGT, SUD-PTT et l’UNSA Poste de s’associer à sa démarche et espère que les autres organisations syndicales accepteront également de se mobiliser conjointement sur ce dossier. 

 La Convergence remercie l’AMF pour le fructueux échange qu’elle a eu avec son bureau le mercredi 9 octobre 2019. Celui-ci n’ayant  hélas pu que confirmer ses craintes la Convergence a décidé de s’adresser aux maires et de les mettre en garde contre les propositions de La Poste et du gouvernement qui  veulent renforcer la logique de financiarisation du groupe la Poste et la marchandisation de ses services, au détriment du service public.

L’enjeu est important car le gouvernement et la Poste refusent :

– le rétablissement de l’accord préalable des communes, avant  l’ouverture, la fermeture l’extension ou la  modification des horaires d’ouverture des bureaux.

– l’ouverture des commissions départementales de présence postale (CDPP) aux représentants des usagers et du personnel.

La Poste utilise le fonds de péréquation, alimenté par l’exonération de la taxe foncière due par la Poste aux collectivités territoriales pour fermer des bureaux de poste et souvent sans l’accord des maires concernés.

Le gouvernement accompagne le désengagement de l’État en créant des « Maisons France services », parfois dans des bureaux de poste, sans discussion avec les élus locaux, les usagers, les personnels. Et ce, alors que le gouvernement  projette de les  financer  avec le fonds de péréquation  postal, c’est à dire l’argent des collectivités.

Parce que l’AMF peut peser positivement dans les discussions de ce contrat de présence postale pour défendre et développer le service public de La Poste, la Convergence des services publics a décidé de s’adresser aux maires notamment lors de leur congrès pour qu’ils se mobilisent afin d’obtenir :

– l’affectation, avec l’accord réel des élus, du fonds de péréquation à l’investissement dans les bureaux de poste, à la création de nouveaux,  à l’amélioration de la qualité du service et des conditions de travail, et non à la fermeture des bureaux de poste

– la transformation des commissions de présence postale territoriale en véritable lieu d’échange et de débat entre la Poste, l’État, les élus, les usagers et les personnels.

– le respect de  l’accord des maires et des conseils municipaux pour toute  modification des horaires et bien sûr l’ouverture ou la suppression de bureaux de poste.

La Convergence appelle ses collectifs, ses organisations partenaires et les maires à se mobiliser sur cet enjeu crucial pour nos compagnes et nos villes.  La convergence appelle les maires à se manifester sur ce dossier en signant son appel.

Gagnons le référendum pour ADP !

Aujourd’hui le gouvernement entend privatiser les Aéroports de Paris.

Nous refusons cette privatisation.

Cela va autant à l’encontre des intérêts des habitants directement concernés (augmentation du bruit et de la pollution) que de l’intérêt général: cet équipement public, financé par nos impôts, se trouve à la confluence de problématiques technologiques, industrielles, commerciales, environnementales, de sécurité nationale, de formation, d’emploi… il est inadmissible que le gouvernement,  s’appuyant sur les exigences de l’union européenne de contraction des dépenses publiques et des déficits,  le livre totalement aux appétits de la finance internationale.

Cette privatisation obéit aux mêmes ressorts que ceux à l’œuvre dans la destruction de nos services publics : non pas faire des économies mais livrer les pans rentables de notre économie (ultra rentable même dans le cadre des autoroutes, d’Aéroports de Paris ou de la Française des jeux) au détriment des besoins de nos concitoyens..

C’est pour cela que gagner ce combat c’est aider la mobilisation contre la disparition continue de trop nombreux services publics : maternités, et hôpitaux, gares, bureaux de poste, tribunaux, écoles, crèches, EPHAD, mairies, collèges et lycées, agences EDF, perceptions et centres des impôts, CIO, commissariats, gendarmeries, agences de Pôle emploi, caisses de la CPAM, services de l’État,…
Pourtant chacun sait que les services publics sont essentiels au développement et à l’aménagement de nos territoires.
Leur accès pour toutes et tous, sans discrimination, est facteur de bien vivre ensemble et d’égalité. Leur présence permet l’accès de toutes et tous aux mêmes droits.
Leur disparition rend la vie plus compliquée et même extrêmement difficile aux populations aussi bien dans les zones rurales que dans les quartiers populaires et même en ville aujourd’hui. Elle est une des causes fondamentales, avec l’injustice fiscale, de la mobilisation des gilets jaunes et suscite des ripostes citoyennes locales d’importance alliant usagers, personnels et élus.


Chacun se souvient de la grande braderie des sociétés publiques d’autoroutes : des multinationales réalisent aujourd’hui des superprofits alimentés sur notre dos par la hausse continue des péages ; ici c’est pire puisque les aéroports seraient en plus cédés !
La leçon à en tirer est que ce qui faisait partie du patrimoine de tous était accessible à chacun grâce à un tarif abordable voire à la gratuité. Depuis que c’est devenu le patrimoine de multinationales, il faut payer un prix de plus en plus fort pour accéder aux mêmes services.

C’est avec l’argent de nos impôts, avec le produit des richesses créé par notre travail que l’on a mis en place nos services publics et développé la recherche fondamentale et industrielle.
C’est une spoliation des citoyennes et des citoyens qui les ont financés par leurs impôts.

A l’initiative de parlementaires les électeurs vont pouvoir exiger un référendum « d’initiative partagée » sur le projet de privatisation d’Aéroports de Paris. Il faut pour cela rassembler avant le 12 mars 2020 un dixième des électeurs, soit 4,7 millions, pour obtenir sa validité. Malgré les entraves mis par le gouvernement pour freiner la collecte des signatures, plus de 500 000 électeurs ont déjà exprimé leur exigence de ce référendum.

La mobilisation nécessaire pour atteindre les 4,7 millions de votants et gagner le droit au référendum, c’est-à-dire à donner notre avis, créera un rapport de forces sans précédent pour la sauvegarde et le développement de nos services publics et de notre fonction publique.
Ce sera un vote exprimant l’attachement des Français à leurs services publics, leur volonté qu’ils restent, deviennent ou redeviennent notre bien commun. Cela voudra dire que le pouvoir devra y regarder à deux fois avant de continuer à fermer les écoles et les classes, les gares et les lignes de trains, les hôpitaux et les maternités de proximité, les trésoreries et les centres des impôts, les bureaux de poste,…qu’il devra aussi y regarder à deux fois avant de privatiser les barrages hydrauliques.

MOBILISONS-NOUS, CONVERGEONS !

Avec les organisations syndicales, associatives et politiques, les coordinations et collectifs mobilisons nous, convainquons et accompagnons nos concitoyennes et concitoyens dans cette démarche que la complexité de la procédure administrative peut rebuter !

Nous agirons pour que les communes, premier niveau de vie citoyenne dans notre pays, favorisent le vote, en informant et invitant la population à s’exprimer avec la mise en place d’un maximum de point d’accès.

Nous multiplierons les initiatives pour réussir ce premier référendum d’initiative partagée et à en faire un grand moment de mobilisation populaire dans notre pays.

Alors dès aujourd’hui, quelles que soient nos appartenances partisanes, nos choix aux dernières élections, nous appelons nos concitoyennes et concitoyens à faire converger nos actions pour obtenir une mobilisation historique du maximum de nos concitoyens !!!


Comment signer pour demander le référendum ?

Les signatures sont possibles en ligne sur une page dédiée du site du ministère de l’intérieur https://www.referendum.interieur.gouv.fr/.

Cependant, la loi organique n° 2013-1114 du 6 décembre 2013 portant application de l’article 11 de la Constitution prévoit la mise en place de points d’accès à Internet «dans la commune la plus peuplée de chaque canton. Par ailleurs, un électeur peut également faire enregistrer « par un agent de la commune» son soutien « présenté sur papier ». Pour cela il faut remplir le  formulaire  Cerfa 15264*02  et à le déposer en mairie.
Ces éléments ne sont pas toujours connu des électeurs Pour pouvoir renseigner les citoyens sur les possibilités qui s’offrent à eux, il faut interpeller le maire afin de connaître le dispositif mis en place dans sa ville :
• Quels sont les points d’accès à Internet mis à disposition pour la collecte des signatures?
• Quels sont les horaires d’ouverture des services considérés?
• Quels sont les agents habilités à faire enregistrer les soutiens papiers?
• À quels horaires est-il possible de venir déposer ces soutiens?
• Quels sont les moyens de communication mis en œuvre par la ville pour informer de l’existence de ce référendum d’initiative partagée?

Pour exemple la lettre envoyé par le collectif Convergence d’Indre et Loire aux maires de leur département :Lettre aux maires Convergence 37

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Pour connaitre le nombre de signataires dans votre département et votre commune https://www.adprip.fr/

A voir Vidéo du Val de Marne

Pour la sécurité des usagers dans les trains

La Convergence s’inquiète de la façon dont la SNCF et les autres exploitants ferroviaires assurent la sécurité quotidienne des voyageurs, et des voyageuses, dans les trains. La privatisation envisagée ne fera qu’empirer cette situation comme le montre l’exemple britannique.

L’importance et l’urgence du sujet imposent une expertise contradictoire associant directions, représentants de l’Etat, des usagers du personnel, et des élus concernés.

La Convergence nationale des services publics salue et soutient les différentes initiatives des organisations syndicales des cheminots et l’ensemble des modalités d’action choisies qui ont permis d’alerter l’opinion publique sur ce sujet criant et vital.

La Convergence nationale appelle l’ensemble de ses collectifs et les usagers à soutenir les cheminots dans leur action : leur statut leur permet encore de refuser qu’un train parte s’il présente des risques de sécurité. Qu’en sera-t-il demain ?

L’intérêt des cheminots et des usagers du rail est le même : avoir un service public de qualité, accessible à toutes et à tous. Le choix que fait le gouvernement est le choix de la privatisation donc de la rentabilité immédiate. Il se traduit par une intensification des fermetures des gares secondaires, de trains et la suppression d’emploi dans les trains, les guichets et sur les quais.

La Convergence Nationale appelle l’ensemble des collectifs services publics et de ses organisations partenaires à soutenir les actions de la Convergence Nationale Rail et à participer à son Assemblée générale du samedi 30 novembre à 9H30 à Paris.

La convergence appelle les usagers et les collectifs à rejoindre la manifestation du 5 décembre. La gène que nous subirons dans nos transports quotidiens et exceptionnels du fait de la grève est nécessaire à l’établissement d’un rapport de force face à l’attaque globale sur les services publics et l’ensemble des branches et du financement de la sécurité sociale. La Convergence espère donc que les conditions seront réunies pour permettre la reconduction de ce mouvement. 

Non à la privatisation des hôpitaux !

L’agence régionale de santé (ARS) des Pays-de-Loire, et le département du Maine-et-Loire viennent de lancer un appel d’offres pour la privatisation de l’hôpital public de LONGUE-JUMELLES.

Privatisation d’un hôpital public entier : c’est du jamais vu !

D’ores et déjà un groupe privé est sur les rangs.

Augmentation du « reste à charge » pour les « clients », baisse de la qualité des soins, réduction du personnel seraient au programme.

La Convergence appelle à la mobilisation, pour faire obstacle à ces projets de privatisation.

Programme des 30ème Rencontres de la Coordination Nationale des comités de défense des Hôpitaux et Maternités de proximité

Vendredi 5 octobre 2018
15 h 00 : pose d’une plaque de la Coordination Nationale à l’hôpital
Salle Plaisance, chemin de la Motte des quatre seigneurs- rd point de la Côte de Lumière , Luçon
17 h 30 : Accueil
19 h 00 – 20 h : Repas : Auberge espagnole (avec les spécialités des comités)
20 h 30 – 22 h 30 Débat : Accès aux soins, un droit ! Un centre de santé, une réponse !
Intervenants : Eric MAY, Président de l’Union syndicale des médecins de centres de santé
Monsieur MESSER, délégué de la Mutuelle des Cheminots de la Région
Nantaise.
Une élue du conseil municipal de la Roche-Yon.

Jean-Claude Marx (modérateur)
Samedi 6 octobre 2018 Salle Plaisance
8 h 15 : Accueil
9 h 00 – 9 H 30: ouverture des 30 èmes Rencontres Nationales
Hélène DERRIEN, Présidente de la Coordination
Comité de Luçon : Evelyne DELUZE
Comité de Montaigu : Robert GAUTRAIS
Comité des Sables d’Olonne : Bertrand LAVIGNE
allocution de bienvenue : Monsieur le Maire de Luçon, Conseiller régional
Arnaud Charpentier, Anne-Marie Coulon ,conseillers départementaux
9 h 30 – 11 h 00 : Atelier : les centres de santé
Intervenants : Docteur Éric MAY
Stéphane MESSER
Jean-Claude MARX (modérateur)
11 h 00 : Pause – Point presse
11 h 30 – 13 h 00 : Atelier : La sécurité sociale du XXIe siècle
Intervenants : Jean-Claude CHAILLEY, Résistance sociale
Stéphane MESSER

Victor DUCHESNE, Doctorant en économie, Université Paris 13

Bertrand LAVIGNE (modérateur)
13 h 00 – 14 h 30 : Repas

14 h 30 – 16 h 00 : Atelier : La sécurité sociale du XXIe siècle (suite)
Intervenants : Jean-Claude CHAILLEY
Stéphane MESSER
Victor DUCHESNE
Bertrand LAVIGNE (modérateur)
16 h 00 – 16 h 30 : Pause
16 h 30 – 18 h 30 : Atelier : Stratégie de la Coordination nationale
Intervenants : Hélène DERRIEN, Présidente
Rosine LEVERRIER, Vice-présidente
Joseph MAATOUK, Trésorier
18 h 30 – 22 h 30 : Soirée festive

Dimanche 7 octobre 2018 Salle des fêtes, rue de l’Hôtel de ville, Luçon
8 h 15 : Accueil
9 h 00 – 12 h 30 : Assemblée générale statutaire

Participation à la Fête de l’Humanité

PARTICIPATION DE LA CONVERGENCE DES SERVICES PUBLICS A LA FÊTE DE L’HUMANITÉ
LES 14-15-16 SEPTEMBRE 2018

La Convergence Nationale des Services Publics et la Coordination Nationale des hôpitaux et maternités de proximité vous invitent à venir les rencontrer, échanger, participer aux débat  de leur stand commun lors de la Fête de l’Humanité, situé Avenue Georges Marchais. Les 14,15 et 16 septembre 2018

SAMEDI 15 SEPTEMBRE :

11H00 :   « Protection sociale ou Sécurité sociale ? » avec Jean-Claude Chailley, Résistance sociale et Nicolas Da Silva, Economiste de la santé

14H00 : « Europe, la Santé en danger » avec Marie-Agnès Gilot (Belgique), Anne Teurtroy (Angleterre), Manolis Kosadinos (Grèce), et un représentant du réseau européen France.
16H30 :  « Action Publique 2022 : un choix de société » avec la participation de Bernadette GROISON, SG de la FSU, Baptiste TALBOT – SG CGT Services Publics-, Gaëlle MARTINEZ -Déléguée générale Solidaires Fonction Publique-,  Marie-Pierre VIEU -députée européenne PCF-FDG-, PG, Jacques BOUTAULT -Maire EELV du 2ème arrondissement de Paris-, Michel ROBERTO ROMERO -conseiller régional d’Ile de France et conseiller municipal de Bagneux Génération.s-, Jean-Claude CHAILLEY – SG Résistance sociale- et Jean-Claude BOUAL, -président du collectif des associations citoyennes  (débat animé par Michel JALLAMION, président de la Convergence Nationale des Services Publics)

DIMANCHE 16 SEMPTEMBRE

10H00 Réunion de travail sur la Poste, le nouveau contrat de présence territoriale et étudier les possibilité de porter une lutte volontariste pour la réimplantation des services publics.

12H00 Apéro des luttes. 

14H00 : « Psychiatrie en lutte », avec la participation d’un syndicaliste gréviste de la faim de l’hôpital du Rouvray (Sotteville-les-Rouen), de perchés de l’hôpital Pierre Janet (Le Havre), de grévistes de l’hôpital Pinel (Amiens), de Jean-Pierre Martin (Union syndicale de la psychiatrie)

Pour ceux d’entre-vous qui sont disponibles une réunion de travail de la Convergence en vue de la préparation de son AG aura lieu le VENDREDI 14 SEPTEMBRE 9h30-13h30 à la Bourse du travail de Paris, salle André Tollet, 3 rue du Château d’Eau 75010.

VENEZ NOMBREUX !

Analyse succincte des résultats du questionnaire de la Convergence nationale Services publics

Réalisée  par Bernard Teper, membre du secrétariat de la Convergence Nationale, animateur du Réseau d’Éducation Populaire)

Remarque liminaire : ce questionnaire rempli par plus de 8000 personnes (par internet ou sur des questionnaires papier) n’a pas été réalisé comme un sondage avec la méthode des quotas. Il y a donc plusieurs biais dans ces résultats. Mais il correspond aux réponses réalisées à l’appel de la Convergence nationale Services publics et des organisations associatives, syndicales et politiques en soutien à la Convergence.  Notamment, la droite et l’extrême droite sont  sous-représentées dans les réponses au questionnaire. Sur le plan des territoires, le rapport villes-centres- zones périphériques et zones rurales est bien représenté dans toutes les régions. Le rapport hommes-femmes est bien représenté également. La Corse n’est pas représentée dans ce sondage et les Dom sont sous-représentés ainsi que les Pays de Loire et les Hauts de France.

Les « focus » que vous verrez dans cette analyse succincte montrent cependant des réalités sous-estimées dans le débat médiatique et dans le discours gouvernemental. Ce sont pour nous des sujets de réflexion.

  • Quelle efficacité ?

Défense 26,6%

Justice 79,8%

Police 59%

Education et formation 91%

Recherche 67,5%

Culture 59,1%

Information 41,1%

Finances et Douanes 51%

Pôle emploi 70,9%

Inspection du travail 67,5%

Energie 48,6%

Environnement 41,9%

Gestion de l’eau 48,3%

Logement 59,2%

Perte d’autonomie 53,5%

Petite enfance 49,7%

Poste 80,7%

Communication (téléphone, 4G, Internet) 29,7%

Services bancaires 35,2%

Sécurité sociale 72,3%

Hôpital 95,4%

Médecine de ville 66%

Médecine publique (centres de santé, dispensaires, etc.) 75%

Frêt SNCF 60,7%

Voyageurs SNCF 91,1%

Transport fluvial 31,9%

Commentaires qualitatifs : Revient d’abord la dégradation générale puis un socle de services publics non privatisables,une protection de l’enfance insuffisante, un temps d’attente en progression, les déserts médicaux, le refus des agences postales et des services postaux réalisés par des commerçants, la fermeture des petites gares et des petites lignes.

Focus :

Les services de communication et des services bancaires sont considérés comme les plus mauvais. Probablement  parce que les zones rurales sont bien représentées dans le questionnaire.

Les services estimés les meilleurs : Education et formation, Poste, Hôpital (en tête des SP), Voyageurs SNCF

  • Avez-vous l’impression que les SP se sont éloignés de votre domicile ?

Oui 79,5% Non 20,5%

Est-ce que les SP sont devenus plus accessibles ?

Oui 7%  Non 93%

Là où vous habitez, les offres des SP sont-elles suffisantes ?

Transport ferré Oui 39,3% Non 60,7%

Ecole Oui 65,2% Non 34,8%

Poste Oui 42,8% Non 57,2%

Santé Oui 33,6% Non 66,4%

Commentaires qualitatifs : manque de proximité, horaires insuffisants, dématérialisation injuste, manque d’humanité, très fort mécontentement des opérateurs de téléphonie mobile, trop de fermetures de services

 

Focus : l’éloignement des services publics est largement condamné

 

  • Avez –vous l’impression que l’informatisation est utilisée pour mieux répondre aux besoins

Oui 18%  Non 82%

La dématérialisation remplace-t-elle efficacement l’implantation locale des SP ?

Oui 4,6%  Non 95, 4%

Estimez-vous qu’une présence humaine qualifiée reste indispensable ?

Oui 93,7% Non 6,3%

 

Commentaires qualitatifs : le ras le bol des répondeurs automatiques

 

Focus : Le retrait de la présence humaine est largement critiqué.

 

  • Quels sont les SP qui ne devrait pas être gérés par le privé ?

Défense 91,3 %

Justice 96,3%

Police 95,5%

Education et formation 93%

Recherche 78,3%

Culture 67,1%

Information 62,1%

Finances 91,8%

Pôle emploi 80,4%

Inspection du travail 89,3%

Energie 78,3%

Environnement 69,2%

Gestion de l’eau 85,9%

Logement 69,1%

Perte d’autonomie 79,5%

Petite enfance 82,2%

Poste 84%

Communication 52,8%

Services bancaires 49,9%

Sécurité sociale 95,5%

Hôpital 99%

Médecine de ville 47,9%

Médecine publique 91,9 %

Frêt ferroviaire 76,2%

Transport Voyageurs SNCF 98,8%

Transport fluvial 60,2%

 

Commentaires qualitatifs : non au financement public des structures privées, si une majorité est pour les SP en matière de culture et de petite enfance, l’acceptation du privé non lucratif dans les secteurs non soumis à la concurrence est largement accepté

 

Focus : L’hôpital, les centres de santé, la SNCF, la Sécurité sociale, Education formation,  est largement plébiscités pour le service public. Les chiffres concernant la communication de la petite enfance, des services bancaires et de la perte d’autonomie devrait faire réfléchir en regard de la volonté gouvernementale de maintenir ou d’élargir la privatisation de ces secteurs

 

  • Est-ce que devrait être crée de nouveaux services publics nationaux ?

Petite enfance Oui 89,3% Non 10,7%

Logement  Oui 89,4% Non 10,6%

Perte d’autonomie Oui 96,3% Non 3,7%

Aide à domicile Oui 91,2% Non 8,8%

Organisation de la transition énergétique et écologique

Oui 92,2% Non 7,8%

 

Commentaires qualitatifs : oubli des missions nouvelles :illettrisme, alphabétisation, illectronisme, éducation populaire, accueil des mineurs isolés, nécessaire développement des centres de santé, formation professionnelle, service public de maintien à domicile, maisons de retraite intégré à la Sécurité sociale, égalité entre citoyens et entre les territoires

 

Focus : la perte d’autonomie

 

  • Le gouvernement veut supprimer 120.000 postes de fonctionnaires principalement dans les finances, l’écologie et l’inspection du travail

Partagez-vous cet objectif ? Oui 2% Non 98%

Trouvez-vous normal que les SP emploient des précaires ?

Oui 1,7% Non 98,3%

Dans les trois administrations, qui vont être principalement impactés par les suppressions de postes, estimez-vous au contraire qu’ils faillent augmenter les effectifs ?

Oui 85,3% Non 14,7%

 

  • Fonctionnement démocratique

 

Etes-vous informé des débats publics et de la consultation publique du gouvernement ?

Oui 21,5% Non 78,5 %

Avez-vous été consulté ?

Oui 3% Non 97%

Seriez-vous favorable à la mise en ^place des commissions territoriales des SP pour déterminer les besoins dans les territoires ?

Oui 96,1% Non 3,9%

Etes-vous prêt à y participer ?

Oui 85,6%  Non 14,4%

Pensez-vous que les décisions de gestion, de contrôle et d’évaluation devraient être partagés entre l’administration, les représentants des personnels, des usagers et des élus ?

Oui 95,9% Non 4,1%

Pensez-vous qu’il faudrait débattre de l’avenir des SP et de leur gestion dans les territoires ?

Oui 96,8% Non 3,2%

 

  • Là ou sont absents les SP, souhaitez-vous leur implantation ou réimplantation ?

Oui 97,8 % Non 2,2%

Souhaitez-vous davantage de financement des services publics :

-Par la solidarité nationale (fiscalité, cotisation) 86,7%

-Par les usagers 5,1%

-Par les partenariats publics privés, par le bénévolat ou le privé

8,2%

En ce qui concerne l’assurance-maladie de la sécurité sociale, pensez-vous que les soins prescrits par le médecin doivent être remboursés à 100%

Oui 85,4% Non 14,6%

 

  • Sexe des répondeurs au questionnaire :

Masculin 47,6% Féminin 52% Autres 0,4%

 

  • Age des répondeurs au questionnaire

60 ans et plus 40,9%

De 40 à 59 ans 45,4 %

Moins de 40 ans 13,7%

 

Origine géographique des répondeurs au questionnaire

 

IDF 20,6%

Occitanie 10,9%

Grand est 4,8%

Bretagne 4,7%

Nouvelle Aquitaine 10,7%

Bourgogne Franche-Comté 4,8%

Dom 0,7%

Hauts de France 7,1%

Paca 7,5%

Normandie 5,4%

Auvergne-Rhône-Alpes 14,2%

Centre 4,8%

Pays de Loire 3,8%

 

Compte Rendu du CA de la Convergence du 5 Juillet 2018

Membres du CA présents : Bernard Boissier, Jean-Claude Chailley, Hélène Derrien, Nelly Di-Giovanni, Nicolas Galepidès, Patrick Hallinger, Michel Jallamion, Michel Martet, Jacques Poirier.

Membres du CA excusé : Bernard Defaix, Fatah Aggoune, Michel Antony, Christian Delarue, Francis Guissard, Danièle Pingue, Jean-Louis Puydebois, Jean-Claude Tallaron, Bernard Teper,  Philippe Touzé, Janine Vaux…

Membres associés au CA présents : Jean Amar, François Auguste, Isabelle Mathurin.

Membres associés au CA excusés : Jean-Claude Oliva, Rozenn Perrot, Bernard Tanchoux,

Organisations Présent-e-s : CDDSP Combrailles, , CDDSP Indre et Loire , CDDSP Mayenne, CDDSP Val-de-Marne, Collectif Poste Grenoble, Coordination des hôpitaux et Maternités de Proximité, FSU, Solidaires FP, Sud PTT, ATTAC, Résistance Sociale, UNRPA, Ensemble, GDS, PCF…

 Organisations Excusé-e-s : CGT Services Publics, PG, R&S, Eau Bien Commun, Convergence Nationale Rail …

OdJ :

–          1 – Point sur la dernière séquence de la Convergence à partir de l’appel du 23 juin ;

–          2 – Présence et organisation des débats à la fête de l’Huma ;

–          3 – Présentation et participation du débat SP aux U d’été des mouvements sociaux et de la FSU ;

–          4 – Détermination des objectifs à la rentrée et sur les moyens à mettre en œuvre  notamment pour la création et le développement de collectifs locaux ;

–          5 – Détermination d’une date et d’un lieu pour l’AG de la Convergence ;

–          6 – point trésorerie.

1 / Les différents collectifs (Mayenne, Combrailles, Grenoble, Paris, Val de Marne…) ont fait part de leurs activités. Il en ressort que :

 – de nombreux collectifs sont reconnus localement ;

 – ce sont toujours les mêmes militant-e-s qui animent la vie sociale et politique locale avec un risque d’épuisement et qui rend d’autant plus nécessaire l’élargissement de notre base. Ce souci ainsi que leur place indispensable dans les mobilisations doit nous faire considérer les usagers comme le fil à plomb de notre activité ;

 – les attaques concernent l’ensemble des services publics (bureaux de poste, écoles, trésoreries, santé…) ;

 – des victoires sont possibles quand les usagers (qui ont un poids particulier notamment pour entraîner les élus et cela sera d’autant plus vrai dans la perspective des élections municipales de 2020), les élus et les personnels sont mobilisés. Mais même dans ce cas, ces mobilisations peuvent être confrontées à un mur (cf Grenoble) ;

 – trois grosses difficultés apparaissent dans le contexte actuel :

             – faire passer les usagers de la sympathie à la mobilisation ;

 – compréhension pratique de l’intérêt du passage de la mobilisation de l’échelon local à l’échelon national y compris en terme des retombées locales d’une mobilisation nationale réussie ;

 – le poids des séquences électorales prochaines et notamment syndicales de la FP et européennes.

Les organisations syndicales ont pour leur part insisté sur :

– la nécessité de revenir au plus près du terrain (usagers, personnels) surtout dans un contexte de blocage du dialogue social ;

– La massivité des attaques dont pourtant tout le monde, y compris des syndicats nationaux,  ne prend pas la dimension en compte en n’intégrant pas le fait que les attaques sectorielles et/ou locales auxquelles ils sont confrontés ne sont que la partie d’un tout (CAP 22 que le gouvernement a renoncé à présenter les conclusions globales, tout en l’appliquant morceau par morceau). Le but du gouvernement est de casser tout ce qui est protecteur pour les usagers

– l’importance de rediscuter de la question des maisons de service au public qui se mettent en place plus lentement que prévu et avec un bilan mitigé.

Dans le débat qui s’instaure, plusieurs points ont été abordés (dans le désordre) :

  – Sur l’état des mobilisations. Si l’on ne peut pas parler de sinistrose militante au vu des mobilisations locales, il faut reconnaître que le poids des défaites passées, l’absence de victoires significatives récentes pèse sur les capacités (l’envie) de mobilisations nationales comme l’a montré la dernière mobilisation FP qui bénéficiait pourtant de l’unité syndicale la plus large.

 – Sur la rentrée. Elle va être lourde d’échéances importantes :

             -réformes systémiques : Sécu, retraites,

             -budgets : nationaux, collectivités, PLFSS,

qui vont poser la question de notre visée stratégique et de nos axes de lutte. Il serait nécessaire de mettre en débat une action nationale sur les SP, l’action publique à l’automne au moment du vote des budgets. Mais cela parait difficile vu les délais de construction d’une mobilisation et le contexte des élections syndicales.

 – Sur le gouvernement et les SP. Le gouvernement assène le poids du dogme de la dette et du déficit, sans jamais poser la question de quelle utilisation de l’argent. C’est la conception même du SP au sommet de l’État qui est posée. Il n’y a plus de lien entre l’Etat (actionnaire à 51%, c’est-à-dire majoritaire) et le SP. Il n’intervient plus sur sa marche, son fonctionnement et renvoie systématiquement à la direction de l’entreprise (cf. la poste).

 – Sur les européennes, il serait important d’envisager des perspectives avec l’ISP, mais la Convergence aura des difficultés à intervenir sur cette question vu l’éclatement des positions de fond des différents acteurs du champ social qui se reflète naturellement dans la composition des collectifs locaux.

 –Sur l’adaptabilité et les nouvelles technologies, il faut toujours se poser la question de savoir ce qui est recherché dans leur utilisation : les économies, notamment de personnel ou une réelle amélioration du service aux usagers. C’est à partir de ce type de critère et non d’apriori qu’il nous faut nous déterminer.

 – la question du sens est capitale. Aujourd’hui on constate que le lien pour les personnels, par exemple entre l’entreprise postale et le service public est difficile. De même il apparaît que si le statut de la FP est d’abord nécessaire pour les usagers, il ne faut pas que la Convergence sous-estime qu’il l’est aussi nécessaire pour les agents afin d’éviter que l’individu – la compétitivité individuelle – ne soit au-dessus du collectif. Cela est d’autant plus important à soulever que, le plus souvent, les usagers ne se posent pas ce type de problème du moment que ça fonctionne pour eux. Aujourd’hui les luttes qui dynamisent sont celles qui agissent et produisent du sens.

 – les jeunes. Vu la dégradation actuelle des SP, les jeunes ont appris à s’en passer et privilégient le système D au détriment des SP et de la solidarité. Ils ne sont donc que peu choqués par les attaques actuelles que ceux-ci subissent. Il y a là une vraie question sur laquelle nous devons travailler pour avancer.

–   26 mai. De nombreux collectifs se sont mobilisés pour participer localement à la vague populaire. Beaucoup « espéraient mieux », mais un tel niveau de mobilisation est forcément une réussite dans un contexte aussi difficile. De plus nous devons noter que dans de nombreux endroits, à commencer par l’Ile-de-France, il ne s’agit pas d’un dédoublement des forces militantes : de nombreuses personnes présentes dans les cortèges syndicaux n’étaient pas présentes ce jour-là et réciproquement. Cela est porteur d’espoir, cela pose également question. Nous devons travailler les uns et les autres à la conjonction, à la convergence des mouvements citoyens et des luttes syndicales nationales ou locales, quel que soit le regard des uns et des autres sur cette initiative. Car malgré le volontarisme de la CGT qui est à noter toutes les organisations de la Convergence ne sont pas signataires de l’appel commun. Si l’implication nationale de la Convergence dépend exclusivement de la volonté des collectifs locaux qui la constitue,  certaines organisations – fortement impliquées dans sa vie nationale, locale et quotidienne- peuvent se sentir engagées indirectement. Il nous revient donc à toutes et tous d’être particulièrement vigilants sur ce point.   

 –  Sur le 23 juin. Plusieurs choses sont à noter :

Si nous pouvons regretter que l’initiative ambitieuse de départ portée par un texte d’appel unitaire n’ait pu être maintenue pour des raisons qui nous échappent en large partie,  et que, pour la première fois depuis longtemps, des tensions fortes au sein d’organisations aient pénétré la Convergence malgré l’impératif de converger au vu de l’actualité sociale, le 23 fut de l’avis de l’ensemble des participants une réussite du fait de la diversité des collectifs présents – principalement grâce à la forte mobilisation des collectifs santé – et de la présence de nombreux élus locaux. Deux éléments qui ont suscité l’intérêt médiatique et une couverture positive de cet événement; à noter le large champ associatif et  politique au-delà du cercle habituel des organisations impliquées dans la Convergence et, au niveau syndical, l’intervention de la FSU, de syndicats de Solidaires et de la CGT Services publics  C’est donc une bonne chose que la Convergence ait maintenu cette date en la transformant en soutien à l’initiative de la coordination santé.

La présence d’un stand de la CNL et du DAL démontre nos convergences de vues qui doivent être développées et déclinées notamment au niveau local : la revendication d’un nouveau service public du logement doit être travaillée par la Convergence en lien avec ces organisations. Michel Martet, Bernard Teper et Jean-Claude Chailley sont chargés de ce suivi.

Nous devrons étudier la possibilité de tenir une biennale du genre « village des services publics » place de la République tous les deux ans permettant aux organisations syndicales de ne pas y mettre d’enjeux importants mais d’être présentes à nos côtés comme les autres organisations partenaires. Cela ne doit pas oblitérer l’objectif sur le long terme de réussir à nouveau une mobilisation nationale sur les services publics mais la réalité est que l’ensemble des collectifs est dans l’action locale, et les militants luttent au quotidien sur tous les fronts. Le manque de perspectives de victoires au niveau national nécessite de réfléchir aux pistes qui pourraient mettre une mobilisation nationale en perspective dans le contexte actuel.

La venue de Jean Lasalle de différents responsables politiques de l’ensemble de la Gauche hors PS (PCF,FI, EELV, Génération.s, Ensemble NPA, GDS, R&S, PCOF, Mouvement Ecolo, Nouvelle Donne) dont Pierre Laurent a interloqué les medias : que la lutte pour la défense et le développement des services publics transcendent certains clivages est une preuve apportée que l’ensemble de nos concitoyens est concerné, que cela dépasse le cadre d’une lutte partisane tout en mettant en avant les organisations qui en sont porteuses via le village des services publics permet d’aider à créer le lien entre luttes « citoyennes » et luttes « militantes ». C’est bien un combat pour l’intérêt général, pour l’ensemble des citoyens et des usagers que nous menons. C’est l’avantage d’une telle manifestation qui est avant tout celle des collectifs. Dans les années à venir nous devons étudier les possibilités de mobilisation s’appuyant sur les élus locaux afin de contester la fin des services publics de proximité et remettre à l’ordre du jour une politique d’aménagement équilibré et égalitaire du territoire. Les liens développés avec Jean Lassalle, Philippe Laurent, Vanik Barberian et bien sûr avec Gilles Leproust et l’ANECR peuvent rendre cela possible.

Au vu de l’intérêt médiatique du questionnaire et vis à vis de cette manifestation il apparait que nous devons développer une communication à destination avant tout des usagers, des citoyens et les impliquer encore d’avantage dans notre processus.

 – Maisons de service au public. Nous devons retravailler sur cette question afin de pouvoir être offensif afin de tirer parti du retard pris dans leur développement. Nous pouvons être porteur de véritables maisons de service public afin de reconquérir la présence des services publics dans les territoires. Il faut se mettre d’accord sur la sémantique (peut-être trop de proximité entre « maison des services publics » et « maison de service AU public ») mais sur le fond il semble y avoir un accord de principe sur l’idée que c’est une voie à explorer et qui pourrait constituer une revendication aux luttes locales en cours.

 2 / Fête de l’Huma : Proposition de deux débats :

CAP 2022, réformes systémiques (Sécu, retraites). Une réunion de travail pour de véritables maisons de services publics à opposer au concept de maisons de services AU public ainsi qu’un bilan de celles-ci doit être organisé sur la fête de l’Humanité.

Par ailleurs nous devons travailler aussi sur les « nouveaux » SP : logement, Eau, Petite enfance et perte d’autonomie.

Un stand commun Coordination nationale / Convergence sera tenue comme l’année dernière. Si nous voulons le développer notamment avec la CNR et Eau Bien Commun il faut en parler lors de la fête et organiser cela très en amont. La Convergence est disponible ainsi que la Coordination pour participer aux débats sur les SP que les organisations voudraient bien organiser sur leur stand.

3 / Université d’été des mouvements sociaux à Grenoble. La FSU en lien avec ATTAC et la Convergence a structuré un débat autour des services publics le SAMEDI 25 AOUT de 9h30-16h30: Défense et alternatives pour les services publics. Il reste à trouver un intervenant pour la CGT, un sur les PPP (Rozenn ne peut être présente le jour du débat)

À partir d’échanges autour des attaques qui visent les services publics, il s’agira, dans un premier temps, de décrypter les projets qui portent atteinte à notre modèle social avec des interventions : syndicalistes, économiste, sociologue. Des services publics ont été et sont actuellement des laboratoires de l’idéologie libérale. Ce sera l’objet du deuxième temps du séminaire qui permettra de mettre en évidence les réactions aux externalisations, privatisations de missions de services publics à travers des démarches de relégitimations (remunicipalisation de l’eau…). Le troisième temps du séminaire portera sur les alternatives et les dynamiques de socialisation. Il permettra d’évoquer des questionnements : « quels services publics pour le XXI siècle ?» et les alternatives (ex : les transports gratuits à Grenoble).

Partie 1- Communication intersyndicale (Fabienne BELLIN FSU, Gaëlle MARTINEZ Union Syndicale SOLIDAIRES, CGT intervenant-e en attente…) ; sociologue (Willy PELLETIER, Fondation COPERNIC et U de Picardie)

Partie 2- Pôle emploi (SNU TEFI FSU intervenant-e en attente…), Poste (Nicolas GALEPIDES SUD PTT et François AUGUSTE coordination nationale Poste) ; Partenariats Public Privé : la situation à Marseille (Pierre Marie GANOZZI FSU 13) ; Remunicipalisation services des eaux (Yannick BELAT, Amandine FONTAINE, Philippe FOSSAT Eau Bien Commun Auvergne Rhône Alpes et Daniel HOFNUNG Coordination Eau Ile-de-France)

Partie 3- SP du XXI siècle (Michel JALLAMION président Convergence Nationale des Collectifs de Défense et de Développement des SP) ; la gratuité des transports publics (Isabelle METRAL membre du collectif gratuité transports publics agglomération Grenobloise)

4 / Cette année a été celle du questionnaire, l’année prochaine doit être celle de la création et de la redynamisation des collectifs (fournir un Kit de création d’assoc) dynamiser ce qui existe déjà. Reprendre un travail de terrain axé sur les difficultés rencontrées par les usagers en développant une campagne sur 4 préoccupations majeures (la proximité, la démocratie, le statut et l’égalité d’accès). A lier avec la possibilité d’une initiative plus importante que celle du 23 juin en choisissant un lieu soit en RP, soit en province (Bretagne, Lure, Gironde, Mayenne, Rhône-Alpes, Tours…) en profitant de la PQR plus accessible que la presse nationale (excepté la presse militante) avec un objectif : montrer la capacité de la Convergence à s’implanter et à fédérer. Jean Amar est en train d’exploiter les retours du questionnaire afin d’adresser aux collectifs les contacts désireux de lutter pour les services publics. Là où le nombre de retours est significatif et où aucun collectif n’est référencé il s’agira, en relation avec Janine Vaux,  qu’un référent au sein du CA essaie de mettre en œuvre les possibilités offertes au développement d’un collectif local en s’appuyant sur le retour des questionnaires (raisons précises souvent exprimer d’un problème lié à un sp (fermeture, réduction d’horaire, etc.), et sur les organisations partenaires de la Convergence ainsi que de rechercher l’existence de collectifs non référencés dans cette zone géographique.

Pour les européennes il est tout à fait envisageable d’avoir un débat sur les traités de libre échange notamment sur le TISA. Si une telle initiative devait avoir lieu il s’agirait que les intervenants principaux soient des organisations syndicales et des associations. Les personnalités politiques seraient bien sûr les bienvenus mais ne seraient pas annoncés comme intervenants. Nous devons approfondir ce point lors de notre prochain rendez-vous à la rentrée (le vendredi 14 septembre).

5 / il conviendra de faire une AG avant décembre. Il est proposé que le lieu est la date soit déterminé à notre prochaine réunion la veille de la fête de l’huma et faire suite à cette réunion un petit mot aux collectifs pour qu’une réflexion préalable est lieu.

6 / Non traité en l’absence des trésoriers. Renvoie à l’AG.

Décisions finales :

– Participation Université d’été des mouvements sociaux à Grenoble et intervention au débat des services publics le SAMEDI 25 AOUT de 9h30-16h30 ;

-La Convergence participera à la réunion du 04 SEPTEMBRE  à l’initiative d’Attac et de Copernic. Les collectifs souhaiteraient que la Convergence propose une initiative, un temps fort contre la politique de Macron avec des mobilisations locales, mais certaines des organisations partenaires ne sont pas pour l’instant impliquées dans ce cadre.

-Pour préparer l’AG de Convergence, réunion de travail le VENDREDI 14 SEPTEMBRE à 9h30 à la Bourse du travail ;

– Mise en place d’un débat sur «  Action Publique 2022 : un choix de société » SAMEDI 15 SEPTEMBRE à 16H30 fête de l’Huma stand de la Coordination hôpitaux et mater. – Convergence SP

 –Réunion de travail sur les MSàP pendant la fête de l’Huma DIMANCHE 16 SEPTEMBRE à 10H00 ;

 -Sur la poste présentation d’un Kit début septembre (F Auguste)  ;

 -Sur la campagne, présenter un projet d’ici septembre (M Martet) ;

– Envoie aux collectifs  de la liste des contacts suite au questionnaire (J. Amar) ;

– Envoie d’un doodle pour organisation du planning pour stand fête de l’Humanité ;

– annonce aux fédérations PCF la disponibilité de la Convergence pour participer/animer des débats sur les SP notamment sur Action publique 2022 (I. Mathurin).

Travail à suivre et à organiser : développement et création des collectifs, mise en place d’un groupe de travail effectif sur communication et réseaux sociaux, étudier possibilités mise en place d’une initiative « Europe », récupération du fichier élus municipaux et des signataires de la pétition nationale poste pour dynamisation de la coordination nationale poste, intervenants UE des mouvements sociaux et Fête de l’Huma, développer les liens avec la CNL, texte sur les perspectives et les moyens de luttes et de mobilisations pour le SP coécrit par B. Teper et Ch. Delecourt, mettre en place les conditions d’un « village des services publics » biennal place de la République.…

20 juin Sud Gironde : Quels services publics en ruralité?

Le Mouvement de sauvegarde, de promotion et de démocratisation des services publics en Sud-Gironde se réjouit qu’une telle initiative de la CGT ait lieu en Sud-Gironde. Nous souhaitons que par votre présence vous permettiez à cette initiative d’avoir un franc succès.

Depuis plus de 15 ans notre association enchaîne les actions pour que les services publics et la Sécurité sociale soient sauvegardés face aux attaques conjointes de l’Union européenne, des gouvernements français successifs et du patronat.

Delaveau Jacques pour le Mouvement de sauvegarde et de développement des services publics en Sud-Gironde)
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