Services publics : lutter contre la gabegie financière et la perte de qualité

Services publics : lutter contre la gabegie financière et la perte de qualité

Interrogé par l’Humanité pour savoir « Pourquoi faut-il encadrer l’externalisation ou la sous‑traitance des services publics ?  » Michel Jallamion, Président de la Convergence a apporté la réponse suivante :

L’externalisation et la sous-traitance des services publics doivent être fortement limitées et encadrées. C’est le choix inverse qu’à fait le gouvernement avec le programme « Action Publique 2022″ lancé le 13 octobre 2017 en généralisant l’existant (restauration, sécurité, ménage, informatique, publipostage, assistance téléphonique…), mais aussi en facilitant la gestion par des entreprises privées supposées mieux à même de s’adapter à la demande.

L’externalisation et la sous-traitance créent non seulement une détérioration du service public rendu, une perte de compétence dont les services publics pouvaient disposer en interne mais également à une gabegie financière: la priorité pour les entreprises est la rentabilité immédiate et la recherche de plus-values qui n’existent pas ou ne devraient pas exister dans le secteur public. Le mythe du coût plus élevé des employés du secteur public et du secteur privé ne tient pas le choc à qualification égale. Evidemment cela coûte moins cher de faire appel à des prestataires extérieurs par exemple de plateforme téléphonique qui plus est si elles sont implantées dans des pays pauvres ou à des sous-traitants faisant appel aux travailleurs détachés voire non déclarés. EDF elle-même a défrayé la chronique sur ce point.  Cela se fait au détriment de nos emplois et de la perte de qualité pour les usagers.

Idem pour l’externalisation de l’informatique : désormais dans les administrations et les services publics ce sont aux usagers et aux agents de s’adapter au logiciel informatique quitte à distordre les lois existantes. L’adaptation aux besoins des usagers est remplacée progressivement par l’adaptation des usagers aux impératifs économiques. De même le report du coût se fait sur l’usager : en lui faisant payer des prestations qui devraient relever des services publics (aide à la déclaration d’impôt à 45€, « veiller sur mes parents » de la Poste …) et en lui faisant effectuer directement le travail via les automates en lieu et place des agents et en leur faisant assumer des erreurs autrefois assumer par les services et remboursées.

Une des rares notes officielles existantes concerne Pôle emploi : les coûts d’accompagnement des licenciés économiques et des chômeurs éloignés de l’emploi de la sous-traitance y sont 30% plus élevés*.

Et comment quantifier pour notre pays le coût du transfert au privé des politiques d’apprentissage autrefois dévolu au régions ? Le coût de la spécialisation des territoires et l’adaptation de la formation initiale au intérêt économique de court-terme dont l’adaptation sur le long terme se fera sur finances publiques ou cotisations ?

Comment évaluer le transfert de l’orientation aux régions qui au vu des majorités actuelles les privatisent à coût de centaines de millions d’euros, détruisant les antennes de l’ONISEP et le tissu des CIO ? Sans parler du coût prohibitif des frais des complémentaires santés deux à quatre fois plus chers que ceux de la sécurité sociale.

Nous devons ajouter à cela le coût démocratique : les leviers des élus tant en termes de contrôle que de décisions sont réduits. C’est une des raisons essentielles de la remunicipalisation de l’eau en France (surfacturation, travaux d’entretien non effectués …).

Cette manne financière a été estimée à 160 milliards d’euros par le collectif « Nos services publics». 60 % des recettes nettes du  budget de L’État ce n’est pas rien. C’est une gabegie financière que nous devons faire cesser en donnant les moyens à nos services publics de fonctionner et en en créant de nouveaux pour répondre aux besoins de nos concitoyens.

Non au projet Hercule, Oui à un service public de l’énergie

Le gouvernement Français et la Commission européenne semblent prêts à se mettre d’accord, au prix de quelques aménagements à la marge, pour le projet Hercule. Le parlement sera ensuite saisi, pour une loi votée en octobre.
L’opposition à ce projet est forte, y compris parmi de nombreux parlementaires. Les syndicats sont unis, et une nouvelle journée d’action a lieu le 8 avril. Nous invitons les usagers à s’engager eux aussi dans l’action contre ce projet qui sera désastreux pour eux s’il est appliqué. Le projet «Hercule» s’inscrit dans une logique strictement financière, déjà à l’œuvre depuis 25 ans : la facture des usagers a explosé, les investissements nécessaires sur le système électrique ne sont plus assurés, et la péréquation tarifaire est menacée, alors que c’est un élément essentiel à notre démocratie. Il va aller plus loin ! EDF va être coupée en trois morceaux :
• EDF bleu, qui restera public, pour le secteur nucléaire et le transport…
• EDF vert, qui sera privatisé, pour les énergies renouvelables, la distribution, les systèmes insulaires et la commercialisation.
• EDF azur, filiale publique, pour les barrages hydroélectriques. La création d’une filiale ne règle pas le risque d’une privatisation future
Les conséquences pour les usagers vont être catastrophiques, car le projet Hercule, c’est aussi la suppression de la péréquation tarifaire, c’est-à-dire de l’égalité d’accès aux mêmes tarifs sur tout le territoire et la possible remise en cause des Tarifs Réglementés de Vente. Les tarifs de l’électricité vont encore augmenter, et la précarité énergétique, qui touche déjà 5,5 millions de ménages, va exploser. Le projet Hercule, c’est aussi l’aggravation du changement climatique, car la logique financière et des profits est contraire à la préservation des biens communs de l’Humanité.
Les usagers ont donc tout intérêt à la mise en échec de ce projet et à participer à la construction d’un grand service public national de l’énergie.
Ce que nous proposons :
La précarité énergétique doit disparaître dans notre pays. Engager une diminution de la TVA à 5,5%, représenterait une baisse pour l’usager d’environ 100€/an. Plusieurs propositions sont en débats : une tarification progressive avec gratuité des usages vitaux, l’interdiction pure et simple des coupures et des baisses de puissances pour impayés. Le débat doit être organisé.
La lutte contre l’exclusion et la lutte contre le réchauffement climatique doivent être des priorités de la Nation, portées par le service public de l’énergie, en ayant un regard pointu sur l’impact carbone dans sa globalité, en abordant également la question de l’efficacité énergétique des bâtiments – le gaz et l’électricité doivent être définis comme biens communs stratégiques d’intérêt général, au sens de la constitution française.
Le service public de l’énergie nécessite une construction permanente entre les citoyens élus, les entreprises, les salariés et les usagers. Cette construction exige la création de nouveaux droits et d’espaces d’interventions des salariés, des associations, et des citoyens dans la sphère publique et dans les territoires. Dès maintenant il doit faire l’objet d’un véritable débat social et démocratique avec l’ensemble des citoyens : que l’on soit usager, salarié du secteur ou élu, l’énergie est notre bien commun ! Nous sommes tous concernés !
Il devra répondre aux besoins d’investissements considérables, à moindre coût, de l’indispensable transition énergétique et écologique : assurer notre indépendance énergétique, consolider et développer un modèle énergétique pilotable et respectueux de l’environnement, diversifier nos sources d’énergie en investissant dans la recherche et le déploiement d’énergies renouvelables, répondre aux enjeux du changement climatique, aux attentes légitimes des personnels du secteur de l’énergie en matière de conditions de travail et d’exigence de qualité du servi

ce rendu aux usagers.

C’est pourquoi nous demandons l’abandon immédiat du projet Hercule en cours de négociation entre la France et l’union européenne

Pour un grand service public de l’énergie

manifestons massivement le 8 avril.

Pour soutenir l'appel

Le collectif « Pour un véritable service public de l’énergie » s’adresse aux élu·e·s

Le collectif « Pour un véritable service public de l’énergie » s’adresse aux élu·e·s

Madame, Monsieur le Maire,

En tant que citoyens et représentants locaux du Collectif national « Pour un véritable service public de l’énergie ! » , nous tenons à vous alerter sur les menaces très graves que fait peser le projet dit « Hercule » sur EDF, ses missions au service des populations et des territoires, ainsi que sur son personnel.
Ce projet gouvernemental, mené dans la plus grande opacité à l’égard de la représentation nationale et des associations d’élus locaux, est un projet de démantèlement / privatisation d’un service public emblématique de notre pays, déjà affaibli et dégradé par 20 ans d’ouverture des marchés. Le bilan de cette libéralisation est sans appel : hausse des coûts du système et des prix pour l’usager, perte d’égalité de traitement entre usagers, fragilisation du système électrique, difficultés à financer les investissements pourtant nécessaires, etc. Les exemples de catastrophes liés à la libéralisation dans d’autres pays (notamment aux USA – Californie et Texas, où la déréglementation a causé des dizaines de morts).
Dans la poursuite de cette volonté de préserver une pseudo-concurrence dans un secteur manifestement inadapté, le projet « Hercule », porté par la direction d’EDF, consiste à séparer les activités nucléaires dans une entité appelée EDF Bleu, totalement publique des activités hydroélectriques dans une autre filiale 100% publique, nommée « AZUR »  et à créer une autre structure, dont le capital serait ouvert aux capitaux privés à hauteur de 30 ou 35%, qui serait appelée EDF Vert. Cette dernière regrouperait le réseau de distribution Enedis, la fourniture d’électricité les énergies renouvelables, les systèmes insulaires (production, réseau, commercialisation de la Corse et Outremer, les activités internationales d’EDF hors nucléaire, les services (Dalkia). Ce projet suscite une très forte mobilisation des personnels d’EDF depuis plus d’un an. L’ensemble des organisations syndicales d’EDF agissent de manière conjointe et unitaire pour la défense du service public et des intérêts légitimes des personnels qu’ils représentent.
Ce projet fait l’objet des plus vives critiques, à l’Assemblée nationale et au Sénat, de la part de tous les groupes parlementaires à l’exception, naturellement, de celui de la majorité gouvernementale qui le soutient avec difficulté. Fait rare qu’il convient de souligner, la droite républicaine et l’ensemble des partis de gauche font la même analyse : ce projet est totalement contraire à l’intérêt du pays et ne répond ni aux besoins de la population ni à ceux de son économie, notamment dans le cadre de la nécessaire transition énergétique et écologique. Cette analyse partagée a conduit l’ensemble des groupes parlementaires d’opposition à s’exprimer, de manière conjointe, lors d’une conférence de presse.
Plusieures associations d’élus locaux ont fait entendre leur voix sur ce projet.
Dans un communiqué du 21 janvier dernier, la Fédération nationale des collectivités concédantes et régies (FNCCR) qui rassemble plus de 800 collectivités locales a intitulé son communiqué : « Les services publics de distribution d’électricité et leurs usagers ne doivent pas être les otages de la stratégie financière d’EDF ». Ce communiqué indique notamment : « la FNCCR déplore l’absence totale d’information des territoires, et a fortiori de concertation avec eux, en premier lieu avec les autorités organisatrices de la distribution d’électricité, pourtant propriétaires des réseaux. ». Ce communiqué souligne un point essentiel : «  La FNCCR rappelle aussi que si le capital de la maison-mère d’Enedis était ouvert à l’actionnariat privé, la robustesse du monopole légal qui lui est attribué pourrait être contestée ; le capital d’Enedis doit demeurer public pour préserver le rôle d’Enedis dans le système de la distribution publique d’électricité. »
Dans un communiqué du 29 janvier, France URBAINE, qui représente 2 000 communes et une population de 30 000 000 d’habitants, exprime ses vives inquiétudes en soulignant ceci : «  il est prévu une ouverture du capital de « Vert » – d’environ 35 % – qui interroge les territoires membres de France urbaine quant au maintien du niveau des investissements sur le réseau et sur la qualité de la desserte sur l’ensemble du territoire national. ». Et FRANCE URBAINE ajoute : «  De plus, cette ouverture à un actionnariat privé questionne la pérennité du modèle actuel basé sur le monopole exercé par Enedis et la place qui sera faite aux autorités locales qui exercent un contrôle indispensable sur l’activité de l’opérateur national. Elle fait craindre en outre que des logiques financières prennent le pas sur celle d’intérêt général qui doit présider à une activité aussi essentielle que l’alimentation en électricité de nos territoires dans un contexte où plus que jamais, s’affirme la nécessité d’une transition à la fois écologique et sociale ».
Notre collectif « Pour un véritable service public de l’énergie ! » partage totalement ces analyses et ces inquiétudes et s’emploie à sensibiliser et mobiliser nos concitoyens et l’ensemble des élus, à tous les niveaux, pour faire obstacle à ce projet destructeur mais aussi pour créer les conditions d’un débat public, social et démocratique, permettant de définir les bases d’un véritable service public de l’énergie au service des populations et des territoires.
Nous croyons non seulement possible mais indispensable de refonder le service public de l’énergie en rappelant ses fondements, issus des principes définis par le Conseil national de la Résistance, afin de mieux affronter les enjeux de notre époque : le maintien de tarifs régulés, l’égalité de traitement et donc le maintien impératif de la péréquation tarifaire en métropole et en outremer qui est directement menacée par le projet « Hercule », la lutte contre la précarité énergétique dont souffre des millions de nos concitoyens, le maintien de l’indépendance énergétique de la France et d’un haut niveau de recherche, le développement des énergies renouvelables et des investissements à la hauteur des besoins de la production d’électricité, dont notre pays a besoin, et de l’indispensable transition énergétique et écologique.
Le projet « Hercule » qui priorise la recherche de profit et de rentabilité à court terme au détriment de l’intérêt général n’est pas en mesure de répondre à ces enjeux et ces défis. Seule une maîtrise publique du secteur est en mesure d’y répondre.
Nous sollicitons votre appui aux deux mesures préconisées par notre collectif :
• Abandon du projet « Hercule » qui ne convainc personne à part les cabinets ministériels qui en sont à l’origine,
• Ouverture d’un débat public réunissant l’ensemble des parties prenantes (pouvoirs publics, parlementaires, associations d’élus locaux, professionnels du secteur de l’énergie, syndicats du secteur, associations citoyennes, associations de consommateurs et d’usagers, représentants des clients professionnels, associations environnementales … ) afin de jeter les bases d’un véritable service public de l’énergie rénové et conforme à l’intérêt général.
Nous tenant à votre entière disposition si vous souhaitez échanger avec nous, veuillez agréer, Madame, Monsieur le Maire, l’expression de notre sincère considération.

Télécharger la lettre aux maires

Télécharger la proposition de vœu

Personnels des crèches en colère

Personnels des crèches en colère

Des centaines de crèches fermées, plusieurs milliers de manifestantes et manifestant le 2 février partout en France à l’appel du collectif « Pas de bébés à la consigne » qui refuse le projet de réforme des modes d’accueil porté par le secrétaire d’État Taquet.

Ce dernier a refusé de recevoir les professionnel·le·s de la petite enfance qui entendaient rappeler que l’accueil des jeunes enfants nécessite compétence, disponibilité et attention sans faille, toutes conditions mises à mal par sa réforme. « Pas de bébés à la consigne » a demandé que s’ouvre une vraie négociation dans la phase ultime de sa réforme.
Télécharger le communiqué de presse du collectif « Pas de bébés à la consigne »

Mobilisation unitaire contre le projet de démantèlement d’EDF

Mobilisation unitaire contre le projet de démantèlement d’EDF

Le gouvernement, en accord avec la direction d’EDF et la Commission européenne, prépare activement le démantèlement d’EDF – nommé projet « Hercule » – susceptible d’être adopté, par voie d’ordonnance (sans débat ni possibilité d’amendement pour les parlementaires), sous la forme d’un article de la future loi issue de la convention citoyenne sur le climat.

Quelle forme prendrait ce démantèlement d’EDF ?

Il est envisagé de démanteler EDF en 3 entités :
·        EDF « Bleu » qui resterait public avec toute la filière nucléaire.
·        EDF « Vert » ouvert aux marchés pour la distribution (Enedis) et tout ce qui concerne les énergies renouvelables (aujourd’hui, c’est là que se trouve la rentabilité d’EDF avec 6,5 Mds € d’excédent qui permet l’autofinancement du groupe).
·        Enfin EDF « Azur» ouvert aux marchés, par 150 contrats de concession des barrages hydroélectriques qui ont déjà été entièrement financés par les contribuables français.

Quelles conséquences à attendre pour les usagers et les salariés d’EDF ?

Ce projet « Hercule » a été élaboré par des banques d’affaires, à la demande de la direction d’EDF, en vue de satisfaire aux préconisations de la Commission de Bruxelles en matière d’ouverture à la concurrence et de démantèlement des services publics. Il n’a trouvé grâce auprès d’aucune association de consommateurs pas plus qu’aucune ONG environnementale
Ce projet ne vise absolument pas à améliorer le service rendu aux usagers ou à contenir la hausse des prix de l’énergie. Il est uniquement destiné à satisfaire des intérêts privés sans aucune considération d’intérêt général pour accroître la rentabilité de leurs investissements, les actionnaires privés chercheront inévitablement à maximiser leurs profits au détriment des usagers et des salariés :
·       en augmentant les tarifs,
·       en rognant sur la qualité de service,
·       et en remettant en cause le niveau de l’emploi et les garanties collectives du personnel.

Quelles sont les autres menaces en cas de démantèlement ?

Non seulement les tarifs augmenteraient significativement mais ils pourraient également être différents dans chacune des nouvelles sociétés privées (ce serait la fin du tarif unique au niveau national possible aujourd’hui avec la « péréquation tarifaire » mise en œuvre par EDF, et donc la fin de l’égalité de traitement des ménages dont les ruraux seront vraisemblablement les premières victimes).
Les impératifs du service public (fourniture d’électricité 7 jours sur 7 et 24 heures sur 24 en tous points du territoire quel que soient les aléas climatiques ou sanitaires) ne pourraient être plus garantis après le découpage d’EDF en de multiples sociétés indépendantes les unes des autres.
Enfin, les sociétés privées nées du « saucissonnage » d’EDF réduiront inévitablement leurs investissements que nécessitera, dans les décennies à venir, la transition écologique.
Cela portera également atteinte à l’entretien, à la maintenance et à la sécurité. et à l’indépendance énergétique puisque la France devra accroître ses importations.

Tous les usagers sont concernés par ce projet.

Et tous les usagers et toutes les organisations disent non à ce projet.


Une seule réponse possible: la mobilisation dans l’unité la plus large !

Seul le rassemblement de l’ensemble des forces associatives, syndicales et politiques attachées au maintien et au dévelopement du service public de l’énergie sera en mesure de garantir :

  • le droit à l’énergie, à un coût accessible et identique en tous points du territoire ; droit fondamental et essentiel, notamment pour les ménages les plus précaires et les territoires les plus fragilisés.
  • le développement de la recherche et la mise en œuvre, à la hauteur des besoins, de l’énergie durable, pilotable et respectueuse de l’environnement et des enjeux du réchauffement climatique.

Aussi, nous appelons l’ensemble des usagers, les personnalités, les organisations intéressées à nous joindre sans délai en vue d’organiser, sur l’ensemble du territoire, un collectif national apte à susciter des initiatives visant non seulement à sauvegarder mais également à promouvoir le service public de l’énergie, notamment dans le cadre de l’indispensable transition énergétique au regard des enjeux liés au changement climatique.

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Faire passer le train de nuit Paris – Briançon par Pertuis en 2021

Faire passer le train de nuit Paris – Briançon par Pertuis en 2021

Plusieurs collectifs d’usagers des Alpes du Sud militent depuis cet été pour que le train de nuit Briançon-Paris passe par Pertuis pendant la durée des travaux (9 mois) sur les lignes Veynes-Valence et Veynes-Grenoble. Ce projet n’a rien de farfelu mais la SNCF n’en veut pas et s’entête à vouloir un service de car couteux et polluant pour remplacer le train.

Les maires et leurs conseils municipaux demandent aussi de maintenir cette ligne de vie indispensable. Comme personne ne juge bon de leur répondre les collectifs s’adressent au gouvernement pour s’étonner comment de telles décisions peuvent-elles être prises depuis Paris sans échange avec les élus du territoire au moment où les Alpes du sud nourrissaient l’espoir de sortir au plus vite d’une année terrible d’isolement et de mise à l’arrêt des activités sociales, culturelles, sportives que les aides de l’Etat peinent à compenser.

Ils soulignent combien « un tel manque de dialogue, et de souplesse dans l’exploitation, discrédite les annonces récentes de relance des trains de nuit et du fret ferroviaire »

Ils appellent les Ministres « instamment à reprendre en main ce dossier et à prendre, en lien avec le territoire, la seule bonne décision qui s’impose : faire circuler le train de nuit Paris – Briançon via la ligne Cavaillon-Pertuis en 2021 »

Le collectif « Plus jamais ça » » s’adresse aux parlementaires

Le collectif « Plus jamais ça » » s’adresse aux parlementaires

Le 27 mars dernier, 18 organisations dont la Convergence des Services publics appelaient, dans une tribune commune, le gouvernement à préparer « le jour d’après » en considérant que la crise sanitaire mettait au jour l’urgence sociale et environnementale et donc la nécessité d’une remise à plat totale des orientations politiques en France et dans le monde, tant en matière économique, sociale, qu’environnementale et démocratique.

En mai elles présentaient un plan de sortie de crise qui formulait 38 propositions pour répondre à 9 objectifs.

Aujourd’hui , 8 mois après la première tribune elles s’adressent aux parlementaires pour faire état de leur analyse de la situation et  se sont adressé dans une lettre ouverte aux parlementaires, elles appellent à la mobilisation pour construire je « jour d’après »

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On a fait de la santé un enjeu purement marchand de réduction du service public et de désengagement de l’État

Michel Antony, syndicaliste et historien qui travaille et lutte sur la question des services publics depuis bientôt 50 années, depuis son petit coin perdu de Haute-Saône revient sur la situation actuelle et sa genèse. dans un entretien à Léo Thiery pour Le Monde moderne

Vous êtes le fondateur de la Coordination Nationale des Comités de Défense des Hôpitaux et Maternités de Proximité. Pouvez-vous nous expliquer rapidement l’histoire de cette association et les missions qu’elle se fixe ?

La coordination est liée aux luttes pour l’accès à une santé de proximité. Depuis les années 80/90, il y a eu beaucoup de comités qui existaient ici ou là pour défendre une maternité, une urgence de nuit, la cardiologie, la chirurgie etc… Et ces comités fonctionnaient à peu près tous selon le même modèle. En 2003, plusieurs comités ont entrepris de lancer des référendum d’initiative populaire pour défendre leurs services publics de santé et on s’est dit, c’est quand même un peu bête d’agir partout pour les mêmes aspects, pour la défense d’un service public de proximité, donc on a décidé de se réunir. Trois mois plus tard, nous nous sommes retrouvés pour créer la coordination avec une quarantaine d’autre collectifs engagés. Aujourd’hui, la coordination comprend environ une centaine de collectifs en lien. Elle s’est largement développée pour passer des petites villes de l’époque à l’ensemble des services de santé aujourd’hui. On fédère des gens qui sont dans des grands centres comme à Nantes, Nice ou Ivry sur Seine. Son objectif est de défendre la santé partout, dans tous les territoires, car pour nous, la proximité dans le service public, c’est la garantie de la sécurité, du moindre coût et de la meilleure satisfaction des usagers de la santé. Lire la suite

Pour la ligne ferroviaire SNCF Béziers-Neussargues-Clermont-Paris

Nous, Citoyens, Elus, Usagers, Cheminots, Associations et Organisations, jugeons que la ligne
ferroviaire SNCF Béziers-Neussargues-Clermont-Paris est indispensable à la Vie de nos territoires,
de nos zones rurales, au Massif Central, à la protection de l’environnement.
Nous réaffirmons que le service public ferroviaire voyageur et marchandise est une idée moderne,
porteuse d’avenir, gage d’équité entre les territoires et les populations. Il contribue grandement à
la sauvegarde de notre planète.
Au cours des réunions publiques et manifestations tenues à St Flour, Millau, Magalas, Bédarieux,
Le Bousquet d’Orb, Lunas, Béziers, Montpellier, St Chély d’Apcher, Séverac, Neussargues, Aurillac,
Arvant, Issoire, Clermont-Ferrand, Mende, Villefort, Faugères, Gare des Cabrils et Ceilhes,
Tournemire, St Rome de Cernon, Banassac, Aumont-Aubrac, Marvejols, Lempdes, Miège Rivière,
La Primaube, Rodez, au Parlement Européen à Strasbourg, à la Commission Européenne à
Bruxelles, à L’Assemblée Nationale, au Ministère des transports, aux Directions Nationales
Régionales et Locales SNCF, aux Conseils Régionaux et beaucoup d’autres encore, nous avons
débattu puis arrêter des propositions concrètes, réalistes et crédibles pour pérenniser la ligne.
Elles sont connues. Nous les écrirons dans un Manifeste.
Toutes nos initiatives ont permis à notre ligne de continuer d’exister et ce depuis 25 ans.
Aujourd’hui, L’Etat avec son Ministère des Transports, les Directions SNCF, les Conseils Régionaux
Occitanie et Auvergne Rhône Alpes doivent décider de l’avenir de la ligne :
– soit ils mettent en œuvre les propositions décidées par les populations, usagers, cheminots,
associations et organisations, élus et alors, un vent de modernité, de changement de cap
s’opère et la ligne restera ouverte.
– Soit ils continuent à mépriser et sacrifier les zones rurales, le Massif Central,

l’environnement, la santé publique et alors ce serait un recul de société ou Liberté-Egalité-
Fraternité-Solidarité n’existeraient plus et la ligne fermera.

En ce samedi 30 juin 2018, réunis autour du Train des Citoyens et du Service Public,
Nous entendons faire respecter la Démocratie et le Droit des Citoyens.
Nous décidons de placer notre ligne ferroviaire et celles du Massif Central
Sous surveillance citoyenne pour veiller ensemble et de partout à leur existence. , leur
modernisation, leur développement .
Pour le Comité Pluraliste et Convergence nationale Rail le 30 juin 2018
bedarieux.jackytello@gmail.com

DECES DE LILIANE CAILLAUD CROIZAT

Liliane CAILLAUD CROIZAT vient de nous quitter Lundi 14 mai 2018 à Saint-Saulge (Nièvre).

Elle était la fille d’Ambroise CROIZAT Ministre du Travail et de la Sécurité sociale de 1945 à 1947.

Liliane a été de tous les combats, pour faire en sorte que son père soit reconnu comme celui qui a mis en place, au niveau national, la Sécurité sociale et toutes les grandes conquêtes de la Libération.

Elle a vu partir son papa en prison, arrêté avec ses camarades sur ordre du Gouvernement Français dans la nuit du 7 octobre 1939. Ils furent destitués de leur mandat de Député en mai 1940 et transférés à la sinistre prison de « Maison Carrée » à Alger.

Liliane ne revit son père qu’en 1944 quand la France fut libérée. C’est une période qui l’aura particulièrement marquée. D’ailleurs, elle exprimera toujours une grande colère contre ces politiciens qui la privèrent de son père quand elle n’était qu’une « gamine » comme elle disait.

Elle était une femme d’une grande humanité, une femme engagée dans les combats d’après-guerre et une militante des droits sociaux.

Avec Liliane et Pierre, son fils, la Fédération des travailleurs de la Métallurgie engagea le combat pour la reconnaissance du rôle essentiel que joua Ambroise CROIZAT dans la mise en place de la Sécurité sociale. Elle y avait porté toute son attention et son engagement, rappelant souvent la reconnaissance que portaient à son père les vieux travailleurs qui obtinrent, grâce à lui, une retraite enfin digne. Elle ne manquait jamais d’exprimer son opposition aux multiples remises en cause des conquis de la Sécurité Sociale.

Avec elle, la place tenue par CROIZAT a enfin été inscrite dans les dictionnaires et dans toutes les publications qui l’ignoraient jusqu’à présent.

Avec elle, ont été organisés nombre de débats dans les entreprises, les communes, notamment avec la jeunesse, pour faire connaitre cette grande histoire sociale et les péripéties qui marquèrent le rôle de ces grands dirigeants de la Métallurgie et particulièrement d’Ambroise CROIZAT comme Secrétaire Général de la FTM-CGT et député communiste.

Avec elle ont été inaugurés des écoles, des lycées, des places portant le nom d’Ambroise CROIZAT dont celle enfin obtenue à Paris dans le quatorzième arrondissement, où il fut Député Communiste.

Avec elle et le Comité d’honneur national Ambroise CROIZAT, ont été menées des batailles pour que son nom figure enfin dans le métro parisien à la Porte D’Orléans à l’occasion du 75eme anniversaire de la création de la Sécurité sociale.

Avec opiniâtreté et fermeté, avec toute la CGT, elle n’hésitait jamais à interpeller sans cesse le Gouvernement Français et les Présidents de la République, pour que soit mis fin à l’ignorance sur le rôle et la place de CROIZAT dans la création de la Sécurité sociale. Liliane eut enfin la satisfaction de voir l’Etat français reconnaitre le rôle déterminant qu’il joua dans la naissance de cette « Sécu » à laquelle les français sont si attachés. Elle lui permit d’occuper la place qui lui est due en 2015 lors des cérémonies du 75eme anniversaire de la Sécurité sociale.

Liliane CAILLAUD CROIZAT était une personne d’une grande modestie. Elle faisait partie de ces gens humbles mais déterminés dans les combats sociaux et politiques : fille d’un ouvrier métallo et d’une mère militante ouvrière, elle garda toute sa vie cet attachement au monde ouvrier.

Sa dernière apparition dans le film « La sociale » montre toute sa détermination pour défendre cette Sécurité sociale et toutes les conquêtes du monde du travail.

La Fédération CGT de la Métallurgie tient à exprimer sa peine devant la disparition de cette grande dame qui faisait partie de la famille des métallos.

La Fédération de la Métallurgie s’incline avec respect et émotion et adresse à son fils Pierre et à sa famille toutes les condoléances des syndicats CGT de la Métallurgie.

Ses obsèques auront lieu :

Mardi 22 Mai 2018 à 13 H
>
au Crématorium de Nevers
> 17, rue des Grands Jardins
> 58 000 NEVERS

Les fleurs sont à envoyer à l’adresse du Crématorium.

Vous pouvez envoyer vos messages à la Fédération, qui les transmettra à sa famille sur le mail : coordination@ftm-cgt.fr

Bernard LAMIRAND
>
Animateur du Comité d’Honneur Ambroise CROIZAT
> Membre de l’IHS Métallurgie

Fraternellement,

Sylvie BOBIN
> Coordinatrice Fédérale
> coordination@ftm-cgt.fr
> Tel : 01.55.82.86.47