Mobilisation unitaire contre le projet de démantèlement d’EDF

Mobilisation unitaire contre le projet de démantèlement d’EDF

Le gouvernement, en accord avec la direction d’EDF et la Commission européenne, prépare activement le démantèlement d’EDF – nommé projet « Hercule » – susceptible d’être adopté, par voie d’ordonnance (sans débat ni possibilité d’amendement pour les parlementaires), sous la forme d’un article de la future loi issue de la convention citoyenne sur le climat.

Quelle forme prendrait ce démantèlement d’EDF ?

Il est envisagé de démanteler EDF en 3 entités :
·        EDF « Bleu » qui resterait public avec toute la filière nucléaire.
·        EDF « Vert » ouvert aux marchés pour la distribution (Enedis) et tout ce qui concerne les énergies renouvelables (aujourd’hui, c’est là que se trouve la rentabilité d’EDF avec 6,5 Mds € d’excédent qui permet l’autofinancement du groupe).
·        Enfin EDF « Azur» ouvert aux marchés, par 150 contrats de concession des barrages hydroélectriques qui ont déjà été entièrement financés par les contribuables français.

Quelles conséquences à attendre pour les usagers et les salariés d’EDF ?

Ce projet « Hercule » a été élaboré par des banques d’affaires, à la demande de la direction d’EDF, en vue de satisfaire aux préconisations de la Commission de Bruxelles en matière d’ouverture à la concurrence et de démantèlement des services publics. Il n’a trouvé grâce auprès d’aucune association de consommateurs pas plus qu’aucune ONG environnementale
Ce projet ne vise absolument pas à améliorer le service rendu aux usagers ou à contenir la hausse des prix de l’énergie. Il est uniquement destiné à satisfaire des intérêts privés sans aucune considération d’intérêt général pour accroître la rentabilité de leurs investissements, les actionnaires privés chercheront inévitablement à maximiser leurs profits au détriment des usagers et des salariés :
·       en augmentant les tarifs,
·       en rognant sur la qualité de service,
·       et en remettant en cause le niveau de l’emploi et les garanties collectives du personnel.

Quelles sont les autres menaces en cas de démantèlement ?

Non seulement les tarifs augmenteraient significativement mais ils pourraient également être différents dans chacune des nouvelles sociétés privées (ce serait la fin du tarif unique au niveau national possible aujourd’hui avec la « péréquation tarifaire » mise en œuvre par EDF, et donc la fin de l’égalité de traitement des ménages dont les ruraux seront vraisemblablement les premières victimes).
Les impératifs du service public (fourniture d’électricité 7 jours sur 7 et 24 heures sur 24 en tous points du territoire quel que soient les aléas climatiques ou sanitaires) ne pourraient être plus garantis après le découpage d’EDF en de multiples sociétés indépendantes les unes des autres.
Enfin, les sociétés privées nées du « saucissonnage » d’EDF réduiront inévitablement leurs investissements que nécessitera, dans les décennies à venir, la transition écologique.
Cela portera également atteinte à l’entretien, à la maintenance et à la sécurité. et à l’indépendance énergétique puisque la France devra accroître ses importations.

Tous les usagers sont concernés par ce projet.

Et tous les usagers et toutes les organisations disent non à ce projet.


Une seule réponse possible: la mobilisation dans l’unité la plus large !

Seul le rassemblement de l’ensemble des forces associatives, syndicales et politiques attachées au maintien et au dévelopement du service public de l’énergie sera en mesure de garantir :

  • le droit à l’énergie, à un coût accessible et identique en tous points du territoire ; droit fondamental et essentiel, notamment pour les ménages les plus précaires et les territoires les plus fragilisés.
  • le développement de la recherche et la mise en œuvre, à la hauteur des besoins, de l’énergie durable, pilotable et respectueuse de l’environnement et des enjeux du réchauffement climatique.

Aussi, nous appelons l’ensemble des usagers, les personnalités, les organisations intéressées à nous joindre sans délai en vue d’organiser, sur l’ensemble du territoire, un collectif national apte à susciter des initiatives visant non seulement à sauvegarder mais également à promouvoir le service public de l’énergie, notamment dans le cadre de l’indispensable transition énergétique au regard des enjeux liés au changement climatique.

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Faire passer le train de nuit Paris – Briançon par Pertuis en 2021

Faire passer le train de nuit Paris – Briançon par Pertuis en 2021

Plusieurs collectifs d’usagers des Alpes du Sud militent depuis cet été pour que le train de nuit Briançon-Paris passe par Pertuis pendant la durée des travaux (9 mois) sur les lignes Veynes-Valence et Veynes-Grenoble. Ce projet n’a rien de farfelu mais la SNCF n’en veut pas et s’entête à vouloir un service de car couteux et polluant pour remplacer le train.

Les maires et leurs conseils municipaux demandent aussi de maintenir cette ligne de vie indispensable. Comme personne ne juge bon de leur répondre les collectifs s’adressent au gouvernement pour s’étonner comment de telles décisions peuvent-elles être prises depuis Paris sans échange avec les élus du territoire au moment où les Alpes du sud nourrissaient l’espoir de sortir au plus vite d’une année terrible d’isolement et de mise à l’arrêt des activités sociales, culturelles, sportives que les aides de l’Etat peinent à compenser.

Ils soulignent combien « un tel manque de dialogue, et de souplesse dans l’exploitation, discrédite les annonces récentes de relance des trains de nuit et du fret ferroviaire »

Ils appellent les Ministres « instamment à reprendre en main ce dossier et à prendre, en lien avec le territoire, la seule bonne décision qui s’impose : faire circuler le train de nuit Paris – Briançon via la ligne Cavaillon-Pertuis en 2021 »

Le collectif « Plus jamais ça » » s’adresse aux parlementaires

Le collectif « Plus jamais ça » » s’adresse aux parlementaires

Le 27 mars dernier, 18 organisations dont la Convergence des Services publics appelaient, dans une tribune commune, le gouvernement à préparer « le jour d’après » en considérant que la crise sanitaire mettait au jour l’urgence sociale et environnementale et donc la nécessité d’une remise à plat totale des orientations politiques en France et dans le monde, tant en matière économique, sociale, qu’environnementale et démocratique.

En mai elles présentaient un plan de sortie de crise qui formulait 38 propositions pour répondre à 9 objectifs.

Aujourd’hui , 8 mois après la première tribune elles s’adressent aux parlementaires pour faire état de leur analyse de la situation et  se sont adressé dans une lettre ouverte aux parlementaires, elles appellent à la mobilisation pour construire je « jour d’après »

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On a fait de la santé un enjeu purement marchand de réduction du service public et de désengagement de l’État

Michel Antony, syndicaliste et historien qui travaille et lutte sur la question des services publics depuis bientôt 50 années, depuis son petit coin perdu de Haute-Saône revient sur la situation actuelle et sa genèse. dans un entretien à Léo Thiery pour Le Monde moderne

Vous êtes le fondateur de la Coordination Nationale des Comités de Défense des Hôpitaux et Maternités de Proximité. Pouvez-vous nous expliquer rapidement l’histoire de cette association et les missions qu’elle se fixe ?

La coordination est liée aux luttes pour l’accès à une santé de proximité. Depuis les années 80/90, il y a eu beaucoup de comités qui existaient ici ou là pour défendre une maternité, une urgence de nuit, la cardiologie, la chirurgie etc… Et ces comités fonctionnaient à peu près tous selon le même modèle. En 2003, plusieurs comités ont entrepris de lancer des référendum d’initiative populaire pour défendre leurs services publics de santé et on s’est dit, c’est quand même un peu bête d’agir partout pour les mêmes aspects, pour la défense d’un service public de proximité, donc on a décidé de se réunir. Trois mois plus tard, nous nous sommes retrouvés pour créer la coordination avec une quarantaine d’autre collectifs engagés. Aujourd’hui, la coordination comprend environ une centaine de collectifs en lien. Elle s’est largement développée pour passer des petites villes de l’époque à l’ensemble des services de santé aujourd’hui. On fédère des gens qui sont dans des grands centres comme à Nantes, Nice ou Ivry sur Seine. Son objectif est de défendre la santé partout, dans tous les territoires, car pour nous, la proximité dans le service public, c’est la garantie de la sécurité, du moindre coût et de la meilleure satisfaction des usagers de la santé. Lire la suite

Pour la ligne ferroviaire SNCF Béziers-Neussargues-Clermont-Paris

Nous, Citoyens, Elus, Usagers, Cheminots, Associations et Organisations, jugeons que la ligne
ferroviaire SNCF Béziers-Neussargues-Clermont-Paris est indispensable à la Vie de nos territoires,
de nos zones rurales, au Massif Central, à la protection de l’environnement.
Nous réaffirmons que le service public ferroviaire voyageur et marchandise est une idée moderne,
porteuse d’avenir, gage d’équité entre les territoires et les populations. Il contribue grandement à
la sauvegarde de notre planète.
Au cours des réunions publiques et manifestations tenues à St Flour, Millau, Magalas, Bédarieux,
Le Bousquet d’Orb, Lunas, Béziers, Montpellier, St Chély d’Apcher, Séverac, Neussargues, Aurillac,
Arvant, Issoire, Clermont-Ferrand, Mende, Villefort, Faugères, Gare des Cabrils et Ceilhes,
Tournemire, St Rome de Cernon, Banassac, Aumont-Aubrac, Marvejols, Lempdes, Miège Rivière,
La Primaube, Rodez, au Parlement Européen à Strasbourg, à la Commission Européenne à
Bruxelles, à L’Assemblée Nationale, au Ministère des transports, aux Directions Nationales
Régionales et Locales SNCF, aux Conseils Régionaux et beaucoup d’autres encore, nous avons
débattu puis arrêter des propositions concrètes, réalistes et crédibles pour pérenniser la ligne.
Elles sont connues. Nous les écrirons dans un Manifeste.
Toutes nos initiatives ont permis à notre ligne de continuer d’exister et ce depuis 25 ans.
Aujourd’hui, L’Etat avec son Ministère des Transports, les Directions SNCF, les Conseils Régionaux
Occitanie et Auvergne Rhône Alpes doivent décider de l’avenir de la ligne :
– soit ils mettent en œuvre les propositions décidées par les populations, usagers, cheminots,
associations et organisations, élus et alors, un vent de modernité, de changement de cap
s’opère et la ligne restera ouverte.
– Soit ils continuent à mépriser et sacrifier les zones rurales, le Massif Central,

l’environnement, la santé publique et alors ce serait un recul de société ou Liberté-Egalité-
Fraternité-Solidarité n’existeraient plus et la ligne fermera.

En ce samedi 30 juin 2018, réunis autour du Train des Citoyens et du Service Public,
Nous entendons faire respecter la Démocratie et le Droit des Citoyens.
Nous décidons de placer notre ligne ferroviaire et celles du Massif Central
Sous surveillance citoyenne pour veiller ensemble et de partout à leur existence. , leur
modernisation, leur développement .
Pour le Comité Pluraliste et Convergence nationale Rail le 30 juin 2018
bedarieux.jackytello@gmail.com

DECES DE LILIANE CAILLAUD CROIZAT

Liliane CAILLAUD CROIZAT vient de nous quitter Lundi 14 mai 2018 à Saint-Saulge (Nièvre).

Elle était la fille d’Ambroise CROIZAT Ministre du Travail et de la Sécurité sociale de 1945 à 1947.

Liliane a été de tous les combats, pour faire en sorte que son père soit reconnu comme celui qui a mis en place, au niveau national, la Sécurité sociale et toutes les grandes conquêtes de la Libération.

Elle a vu partir son papa en prison, arrêté avec ses camarades sur ordre du Gouvernement Français dans la nuit du 7 octobre 1939. Ils furent destitués de leur mandat de Député en mai 1940 et transférés à la sinistre prison de « Maison Carrée » à Alger.

Liliane ne revit son père qu’en 1944 quand la France fut libérée. C’est une période qui l’aura particulièrement marquée. D’ailleurs, elle exprimera toujours une grande colère contre ces politiciens qui la privèrent de son père quand elle n’était qu’une « gamine » comme elle disait.

Elle était une femme d’une grande humanité, une femme engagée dans les combats d’après-guerre et une militante des droits sociaux.

Avec Liliane et Pierre, son fils, la Fédération des travailleurs de la Métallurgie engagea le combat pour la reconnaissance du rôle essentiel que joua Ambroise CROIZAT dans la mise en place de la Sécurité sociale. Elle y avait porté toute son attention et son engagement, rappelant souvent la reconnaissance que portaient à son père les vieux travailleurs qui obtinrent, grâce à lui, une retraite enfin digne. Elle ne manquait jamais d’exprimer son opposition aux multiples remises en cause des conquis de la Sécurité Sociale.

Avec elle, la place tenue par CROIZAT a enfin été inscrite dans les dictionnaires et dans toutes les publications qui l’ignoraient jusqu’à présent.

Avec elle, ont été organisés nombre de débats dans les entreprises, les communes, notamment avec la jeunesse, pour faire connaitre cette grande histoire sociale et les péripéties qui marquèrent le rôle de ces grands dirigeants de la Métallurgie et particulièrement d’Ambroise CROIZAT comme Secrétaire Général de la FTM-CGT et député communiste.

Avec elle ont été inaugurés des écoles, des lycées, des places portant le nom d’Ambroise CROIZAT dont celle enfin obtenue à Paris dans le quatorzième arrondissement, où il fut Député Communiste.

Avec elle et le Comité d’honneur national Ambroise CROIZAT, ont été menées des batailles pour que son nom figure enfin dans le métro parisien à la Porte D’Orléans à l’occasion du 75eme anniversaire de la création de la Sécurité sociale.

Avec opiniâtreté et fermeté, avec toute la CGT, elle n’hésitait jamais à interpeller sans cesse le Gouvernement Français et les Présidents de la République, pour que soit mis fin à l’ignorance sur le rôle et la place de CROIZAT dans la création de la Sécurité sociale. Liliane eut enfin la satisfaction de voir l’Etat français reconnaitre le rôle déterminant qu’il joua dans la naissance de cette « Sécu » à laquelle les français sont si attachés. Elle lui permit d’occuper la place qui lui est due en 2015 lors des cérémonies du 75eme anniversaire de la Sécurité sociale.

Liliane CAILLAUD CROIZAT était une personne d’une grande modestie. Elle faisait partie de ces gens humbles mais déterminés dans les combats sociaux et politiques : fille d’un ouvrier métallo et d’une mère militante ouvrière, elle garda toute sa vie cet attachement au monde ouvrier.

Sa dernière apparition dans le film « La sociale » montre toute sa détermination pour défendre cette Sécurité sociale et toutes les conquêtes du monde du travail.

La Fédération CGT de la Métallurgie tient à exprimer sa peine devant la disparition de cette grande dame qui faisait partie de la famille des métallos.

La Fédération de la Métallurgie s’incline avec respect et émotion et adresse à son fils Pierre et à sa famille toutes les condoléances des syndicats CGT de la Métallurgie.

Ses obsèques auront lieu :

Mardi 22 Mai 2018 à 13 H
>
au Crématorium de Nevers
> 17, rue des Grands Jardins
> 58 000 NEVERS

Les fleurs sont à envoyer à l’adresse du Crématorium.

Vous pouvez envoyer vos messages à la Fédération, qui les transmettra à sa famille sur le mail : coordination@ftm-cgt.fr

Bernard LAMIRAND
>
Animateur du Comité d’Honneur Ambroise CROIZAT
> Membre de l’IHS Métallurgie

Fraternellement,

Sylvie BOBIN
> Coordinatrice Fédérale
> coordination@ftm-cgt.fr
> Tel : 01.55.82.86.47