La Lozère se bat pour le train

L’État et la SNCF-Réseau doivent assumer leurs responsabilités et garantir l’avenir du réseau ferroviaire du Massif Central.

Les usagers sont invités par le « Comité Pluraliste de réhabilitation, de défense et de promotion de la ligne SNCF Béziers-Clermont-Ferrand-Paris » et  de la « Convergence nationale Rail » à exiger la modernisation, l’entretien de la voie ferrée dans toute la Lozère

Il y a urgence !

Ils appellent à un

Rassemblement en gare de Marvejols

Samedi 15 juin 2019 à 10h30

 

Entretenir et moderniser tout le réseau ferroviaire en Lozère est une nécessité absolue pour :

  • De Béziers à Clermont-Ferrand, continuer à desservir les Etablissements scolaires publics et privés, par trains. Si cela n’était plus le cas, ce serait 4 320 autocars de plus par an sur les routes.Bonjour les dégâts, les accidents, la pollution.
  • Supprimer les limitations de vitesse pour diminuer les temps de parcours par train entre Béziers-St Chély, Marvejols-Mende-Labastide, Langogne-Alès. Aujourd’hui on met plus de temps entre Béziers-Marvejols qu’il y a 50 ans. Les travaux de modernisation et d’entretien de la voie pourraient être effectués par les cheminots.
  • Exiger de la SNCF un matériel voyageur roulant propre et confortable. Il est nécessaire de construire un matériel voyageur TER de qualité, des locomotives adaptées au Massif Central et aux lignes de Montagne, comme en Suisse. Le développement de l’industrie ferroviaire dans notre Région Occitanie entrainerait des embauches stables, ferait diminuer le chômage.
  • Lever l’interdiction de circulation des trains de marchandises entre Béziers et Marvejols. Aujourd’hui seuls les trains de l’armée pour le camp du Larzac et du service Equipement-SNCF-Réseau sont autorisés. Les trains de bois, de produits de carrières dont celle des « Ajustons » en Lozère », d’eaux minérales, de produits métallurgiques, d’animaux vivants, de produits agroalimentaires, le ferroutage, ne le sont pas. Pourquoi ? Etat et SNCF-Réseau font le choix de polluer avec d’avantage de camions sur les routes et autoroutes. La modernisation complète du réseau ferroviaire dans le Massif Central s’impose aujourd’hui avec plus de force et rapidement. Il y a urgence « Planète ». Le train est utile et écologique.
  • D’adapter les horaires et correspondances en fonction des besoins des usagers.Les trains à 1€ ont permis de multiplier par 10 leurs fréquentations.
  • Réhumaniser les gares et les trains.
  • Augmenter le nombre de train TER entre la Préfecture de la Lozère vers le Sud et vers Toulouse.
  • Maintenir le TET « L’Aubrac », dernier Inter cité du Massif Central devenu un symbole du Service Public Ferroviaire National dans la ruralité.

 

 

NON à la privatisation des barrages à Savines

Malgré la pluie 800 manifestants venant des Hautes-Alpes, de l’Ardèche et des Alpes de Haute Provence ou encore de l’Isère se sont rassemblés sur le pont de Savines pour faire barrage à l’ouverture à la concurrence des barrages. Ils ont déployé sur le pont une banderole affirmant «Quand tout sera privé, on sera privé de tout»

Ils entendaient exprimer leur refus de voir la privatisation des barrages français. Ils sont des biens communs, stratégiques et d’intérêt général pour l’énergie, l’eau mais aussi la sécurité des populations

Il ya danger pour la gestion de l’eau quand il s’agit de maintenir à un certain niveau le lac de Serre Ponçon, au détriment de la production d’électricité. Electricité, dont le prix serait multiplié par trois. Pour la sécurité. Quelles garanties sur l’entretien et la surveillance des barrages condition pour protéger les populations qui habitent en amont. Car cela coûte cher. Qu’est-ce qui garantira que le propriétaire ne veuille pas faire des économies suer ces postes ?

Cette manifestation a montré la détermination des participants. Quand les organisateurs leur ont posé la question : « Il est à qui le barrage ? », ils ont répondu « Il est à nous».

Votation citoyenne sur l’eau dans le territoire Est Ensemble (IdF)

Conseil de territoire d’Est Ensemble a adopté, comme le demandait la Coordination Eau Ile de France,  mardi 28 mai une délibération permettant aux communes d’organiser une votation citoyenne sur le mode de gestion de l’eau. Cette consultation du public constitue un événement majeur qu’il faut réussir dans un laps de temps très court. Une grande mobilisation pourra donner l’impulsion nécessaire au passage en régie et éviter tout retour en arrière au SEDIF. D’ores et déjà, les villes de Bagnolet, des Lilas, de Montreuil et de Bondy se sont engagées à donner la parole aux habitant·e·s.

 

Non à la déshumanisation des Gares et des Trains !

Depuis l’adoption de la réforme de la SNCF en 2018 imposée par le Gouvernement et votée par le Parlement malgré les nombreuses oppositions la SNCF a accéléré le dépeçage du Service public ferroviaire.

Fermetures de gares, suppressions de guichets dans les gares et de boutiques SNCF dans les villes, transferts sur route, suppressions d’arrêts de trains, de dessertes, fin des correspondances, suppressions d’emplois de cheminots (25 000 entre 2007 et 2017, 2 500 prévus en 2019) sont la traduction de cette politique de la réduction de l’offre où c’est la rentabilité financière à tous prix qui prévaut au détriment de la réponse aux besoins du plus grand nombre, de l’intérêt général.

La SNCF a pourtant les moyens de maintenir un service public ferroviaire de qualité, en tous points du territoire.

Le chiffre d’affaires du Groupe SNCF a progressé de 3,8% en 2017 pour atteindre 33,515 milliards d’euros. Le bénéfice net a dépassé le milliard d’euros. On annonce un bénéfice de plus de 700 millions d’euros pour 2019 !

Refusons ces orientations politiques qui excluent une partie de la population de l’accès au train en lui imposant le TOUT INTERNET ! Ces stratégies mettent également en cause la sûreté et la sécurité des usagers dans les gares et dans les trains.

Pour agir contre cette déshumanisation des gares et trains la Convergence Rail lance une petition que nous vous invitons à signer et faire signer. Elle existe aussi en version papier.

 

Nous exigeons :
• Le maintien et/ou la réouverture des guichets et des boutiques SNCF dans les plages horaires compatibles avec la délivrance de titres de transports effectuée par des agents qualifiés.
• La présence d’agents SNCF sur les quais au départ et à l’arrivée des trains.
• La présence d’agents d’accompagnement (contrôleurs SNCF) à bord de tous les trains intercités et TER.
• La mise en œuvre d’une tarification de service public accessible à tous et en tous lieux.
• Une tarification à bord non pénalisante pour les usagers lorsque les guichets sont fermés et que les distributeurs de billets sont hors service.

Assemblée générale du collectif de défense et de développement des Services Publics de la Mayenne

Invitation
Jeudi 7 février 19 h 00
Salle de l’économat de la SNCF à Laval

Madame, Monsieur
Nous avons le plaisir de vous inviter à l’assemblée générale du collectif départemental de défense et
de développement des Services Publics en Mayenne.
Celui -ci revêt cette année une importance particulière puisque nous aurons le plaisir d’accueillir
pour participer à nos échanges de :

Michel JALLAMION
Président de la convergence Nationale
Conseiller régional d’île de France

L’ambition du collectif est, dans cette période et dans celle à venir, d’impulser avec les citoyennes,
les citoyens et les organisations qui le souhaitent un mouvement de reconquête de nos services
publics.
Ceux-ci sont nécessaires à la vie des femmes et des hommes de nos communes rurales et urbaines.
Ils sont le creuset de notre République, vecteurs d’égalité et des outils essentiels de la puissance
publique nécessaire à l’aménagement du territoire, à l’effectivité de politiques économiques, sociales
et écologiques permettant d’œuvrer pour l’intérêt général, les conquis sociaux, la transition
écologique et l’accès aux droits.
Face aux projets de casse de la fonction publique, des services publics, de la sécurité sociale et de
toute solidarité, menés par le gouvernement avec Action Publique 2022 nous souhaitons exiger,
ensemble le développement et la réimplantation des services Publics dans le département pour en
faire un outil démocratique répondant aux besoins de nos concitoyens.nes.
Déroulé de la soirée :
19 h 00 Intervention et débat avec Michel Jallamion sur :
L’activité de la Convergence Nationale et des collectifs qui en sont membres : Défense des hôpitaux
et maternités de proximité, la Poste, le rail, l’eau…
20 h 30 le pot de l’amitié
En espérant, Madame Monsieur, votre participation, nous tenons à vous assurer de nos sentiments
cordiaux
Le bureau CDDSP 53 et UD Cgt, Cgtfapt53, Cgt educ53, Cgt CSD Mayenne, CgtUSD Santé, Cgt Hôpital Laval, CgtUSR,Fsu53, SnesFsu, SnetapFsu, Snuipp, Solidaires, EELV, PG, PCF, Attac, FGR.

POUR LE SERVICE PUBLIC POSTAL POUR TOUS LES SERVICES PUBLICS DE PROXIMITÉ

La Poste mène depuis maintenant des années une politique de destruction du service postal.. Elle cherche à diminuer de manière colossale les bureaux de plein exercice. Tous les territoires ruraux et urbains, y compris dans les quartiers sensibles, sont touchés par des fermetures. Ces bureaux sont remplacés par des agences en mairie, ou des commerces, ou rien…
Ainsi, à Vaivre, près de Vesoul, le bureau a été fermé deux semaines en août « en raison des prévisions de restriction d’activité pendant la période estivale » et la municipalité craint une prochaine restriction des horaires d’ouverture. Deux usagers ont fait signer spontanément une pétition de protestation qui a recueilli plus de 1200 signatures.
Le Comité de vigilance pour le maintien des services publics de proximité en Haute Saône soutient cette initiative comme toutes celles qui visent à défendre et à améliorer tous les services publics, notamment dans nos territoires actuellement ceux concernant les transports (Paris-Bâle, guichets menacés…), les trésoreries (risques sur Champagney, Villersexel, Gy…), la pénitentiaire (maison d’arrêt de Lure promise mais non actée), la santé (regroupement de services et manque de professionnels)…
Pour nous le SERVICE PUBLIC POSTAL malgré son changement malheureux de statut, reste un essentiel service public qui contribue autant que d’autres à maintenir le ciment social et citoyen et à assurer la solidarité territoriale dans notre pays.
Ces nouveaux points de contacts sont loin de faire les mêmes opérations que les bureaux de poste de plein exercice. Tout juste du dépannage, un service bancaire très réduit, pas ou peu de confidentialité, aucune réelle garantie de pérennité.
En région Franche Comté, La Poste ambitionne de passer de 196 bureaux à 67 en fin d’année 2018 !!!
Pour préparer le terrain, les bureaux sont d’abord fermés pendant la période estivale et pendant les absences du personnel car les moyens de remplacements sont insuffisants. Les horaires d’ouverture au public sont réduits et morcelés, obligeant ainsi les usager.e.s à prendre d’autres habitudes, faire des services en ligne ou même renoncer à des opérations.
La distribution est aussi maintenant problématique avec les suppressions d’emplois et les réorganisations récurrentes qui dégradent la qualité du service rendu. Le secteur de Vesoul va y être confronté fin octobre.
Les personnes âgées, en difficulté sociale, à mobilité réduite sont les plus pénalisées par la disparition des services publics de proximité.
La prise de contrôle de la Poste par la Caisse des Dépôts et Consignation à grand renfort de communication est présentée comme la création d’un pôle public financier. Le maintien de fermeture de bureaux serait un bien mauvais signe.
C’est pourquoi le Comité de vigilance préconise un moratoire des fermetures de bureaux et l’ouverture d’un débat ouvert à toutes et tous, usager.e.s, élu-es, associations, syndicats, sur le service public postal.
Le conseil d’administration du Comité de Vigilance de Lure
Lure le 10/10/2018

Programme des 30ème Rencontres de la Coordination Nationale des comités de défense des Hôpitaux et Maternités de proximité

Vendredi 5 octobre 2018
15 h 00 : pose d’une plaque de la Coordination Nationale à l’hôpital
Salle Plaisance, chemin de la Motte des quatre seigneurs- rd point de la Côte de Lumière , Luçon
17 h 30 : Accueil
19 h 00 – 20 h : Repas : Auberge espagnole (avec les spécialités des comités)
20 h 30 – 22 h 30 Débat : Accès aux soins, un droit ! Un centre de santé, une réponse !
Intervenants : Eric MAY, Président de l’Union syndicale des médecins de centres de santé
Monsieur MESSER, délégué de la Mutuelle des Cheminots de la Région
Nantaise.
Une élue du conseil municipal de la Roche-Yon.

Jean-Claude Marx (modérateur)
Samedi 6 octobre 2018 Salle Plaisance
8 h 15 : Accueil
9 h 00 – 9 H 30: ouverture des 30 èmes Rencontres Nationales
Hélène DERRIEN, Présidente de la Coordination
Comité de Luçon : Evelyne DELUZE
Comité de Montaigu : Robert GAUTRAIS
Comité des Sables d’Olonne : Bertrand LAVIGNE
allocution de bienvenue : Monsieur le Maire de Luçon, Conseiller régional
Arnaud Charpentier, Anne-Marie Coulon ,conseillers départementaux
9 h 30 – 11 h 00 : Atelier : les centres de santé
Intervenants : Docteur Éric MAY
Stéphane MESSER
Jean-Claude MARX (modérateur)
11 h 00 : Pause – Point presse
11 h 30 – 13 h 00 : Atelier : La sécurité sociale du XXIe siècle
Intervenants : Jean-Claude CHAILLEY, Résistance sociale
Stéphane MESSER

Victor DUCHESNE, Doctorant en économie, Université Paris 13

Bertrand LAVIGNE (modérateur)
13 h 00 – 14 h 30 : Repas

14 h 30 – 16 h 00 : Atelier : La sécurité sociale du XXIe siècle (suite)
Intervenants : Jean-Claude CHAILLEY
Stéphane MESSER
Victor DUCHESNE
Bertrand LAVIGNE (modérateur)
16 h 00 – 16 h 30 : Pause
16 h 30 – 18 h 30 : Atelier : Stratégie de la Coordination nationale
Intervenants : Hélène DERRIEN, Présidente
Rosine LEVERRIER, Vice-présidente
Joseph MAATOUK, Trésorier
18 h 30 – 22 h 30 : Soirée festive

Dimanche 7 octobre 2018 Salle des fêtes, rue de l’Hôtel de ville, Luçon
8 h 15 : Accueil
9 h 00 – 12 h 30 : Assemblée générale statutaire

OPACITÉ ET INQUIÉTUDES SUR LE DOSSIER «PRISON DE LURE» DOIT ON PENSER QUE LES PAROLES POLITIQUES ET GOUVERNEMENTALES NE SONT QUE DU VENT ?

Pour la nouvelle Maison d’Arrêt à Lure, les arguments sont très solides et nombreux. Nous

listons les principaux ci-dessous.

Aidez nous à les faire mieux passer dans la population, les syndicats, associations, partis…

Il faut emporter la décision avant octobre (plan pénitentiaire national) sinon nous risquons

d’être rejetés.

1- LÉGITIMITÉ HISTORIQUE de l’emplacement luron en remplacement d’une Maison d'Arrêt sise à Lure
depuis deux siècles.
2- ACCORD DE L’ÉTAT par le biais d’une ministre de la justice en exercice Mme TAUBIRA : il y a
OBLIGATION RÉPUBLICAINE de respecter la parole donnée, au risque de désespérer les acteurs et
populations du secteur et de renforcer le sentiment antiparlementaire et hostile aux politiques, de plus en plus
fort ici.
3- UNANIMITÉ RARISSIME des acteurs locaux pour la réalisation de ce dossier : élus, personnels et
surtout citoyens du secteur. C’est un des très rares endroits en France où la population s’est mobilisée pour la construction d’une prison, en ayant bien compris qu’il s’agissait d’un service public de proximité à conserver.
Plus d’une centaine de mairies ont signé la pétition pour le maintien luron.
4- AMÉNAGEMENT ÉGALITAIRE DU TERRITOIRE ET NÉCESSAIRE COMPENSATION. Lure (et
sa région) est une ville sinistrée par les attaques multiples contre les services publics. Conserver le service
public pénitentiaire est donc une compensation absolument indispensable et prioritaire pour le secteur. La
population et les élus l’ont très bien compris.
5- FORTE VALIDITÉ GÉOGRAPHIQUE du site renforcée par les décisions régionales (Grand Est et
Bourgogne Franche Comté) en faveur des lignes ferroviaires : Belfort-Épinal et surtout Mulhouse-Paris
6- BON AVANCEMENT DU DOSSIER ET FACILITÉS ADMINISTRATIVES ET ÉCONOMIQUES.
L’action conjointe des collectivités locales (Département, ComCom et ville de Lure) permettent de limiter les frais et les temps de construction, ce qui ne peut qu’être favorable pour les finances publiques.
7- Argumentaire renforcé pour une nouvelle prison en mettant en avant une POSSIBLE
PARTICULARITÉ ACCRUE ne devant pas effrayer les prisons proches sur leur avenir :
pourquoi ne pas faire de la nouvelle prison un Centre de détention (longues peines) alors que les plus
proches sont très loin et hors Franche Comté.
 pourquoi ne pas créer un centre carcéral disposant aussi d’un pavillon psychiatrique. Notre secteur
dispose d’un centre sanitaire psychiatrique très important et surtout multi-sites. Là encore, il n’y a pas l’équivalent à de nombreux kilomètres de SMPR-Service Médico-Psychologique Régional (unité au sein d’un établissement pénitentiaire) et les UHSA-Unités Hospitalières Spécialement Aménagées sont rarissimes.
pourquoi ne pas donner suite aux discussions menées à l’époque de Mme TAUBIRA pour la création d’une
section féminine, là aussi ces services sont très rarement présents dans nos régions.
8- Attention, Notre demande ne vise PAS À CONCURRENCER LES AUTRES SITES
PÉNITENTIAIRES PROCHES QUI ONT LEUR PROPRE LÉGITIMITÉ, surtout en terme de proximité et d’humanité que la petite taille garantit. Il s’agit de maintenir un service pénitentiaire de qualité en le renforçant
par des constructions nouvelles plus modernes, plus humanisées et plus adaptées et en le dotant de services que les autres maisons régionales n’ont pas.
RAPPELONS LE : les décisions nationales devraient être prises en octobre. IL Y A URGENCE !!!

C’est pourquoi le comité de vigilance propose à celles et ceux intéressés et notamment aux décideurs de

SE RENCONTRER LE VENDREDI 21 septembre
À 11H MAIRIE DE LURE SALLE INTERSERVICES

Lure le 14/09/2018. Le CA du Comité de Vigilance pour le maintien des services publics de proximité

Intervention sur la poste- atelier services publics- université des mouvements sociaux – Grenoble – août 2018 par François Auguste

Mon intervention expose 3 idées :
– Pour augmenter son chiffre d’affaires et ses profits, l’entreprise la poste détricote le service
public de la poste, avec l’aval du gouvernement
– Cette politique ne passe pas comme une lettre à la poste à des luttes offensives pour la
reconquête des services publics dans les territoires ?
– Comment passer de luttes offensives contre les fermetures de BP à des luttes offensives pour
la reconquête des services publics( SP) dans les territoires ?
1. Pour faire passer sa politique, le groupe la poste cherche à imposer la « novlangue postale ».
Ce n’est pas anodin, il s’agit de diffuser un brouillard de fumée pour masquer sa politique.
Il n’y a plus d’usagers, il y a des clients
Il n’y a plus de fermetures, il y a des transformations ( à Grenoble, ils parlent même de
« changement d’adresse » pour une fermeture)
Il y a des « réorganisations » pour des mesures qui s’apparentent à une totale
« désorganisation »
Nous pensons, au collectif poste de Convergence , qu’il ne faut pas céder face à la novlangue
postale et employer les mots justes : usagers, service public, fermeture des bureaux de
poste, désorganisations … Cette bataille des mots qui est une bataille d’idées, est importante
et n’est pas sans effet pour démasquer cette politique.
On pourrait dire la même chose du mot « résultats financiers » pour parler des profits
financiers dont l’augmentation est l’obsession de la poste .
La poste marche bien paraît-il, parce qu’elle fait près d’un milliard de profits par an .
Mais pour arriver à çà, rien ne va plus pour les salariés de la poste dont les effectifs ont
beaucoup reculé , qui subissent une précarisation massive à chaque « désorganisation »,
chaque suppression de tournée, et aussi la sous-traitance de la livraison des colis à domicile
dans des conditions souvent scandaleuses , qui ont par ex provoqué la mort d’un salarié il y a
quelques années et pour laquelle la poste va passer en correctionnelle !
Rien ne va plus pour les usagers qui subissent les réductions d’horaires, arme redoutable
utilisée par la poste pour diminuer la fréquentation, prétexte pour fermer les bureaux de poste (BP)
Rien ne va plus pour les élus locaux qui subissent déjà l’austérité généralisée et à qui on
demande de fournir du personnel pour gérer les agences postales communales qui
remplacent les BP avec moins de services , en échange d’un pactole de 1000 euros par mois,
financé par le fonds de péréquation alimenté par … la fiscalité locale !
A en croire la poste, tout le mal viendrait de la baisse du volume du courrier . Il ne s’agit pas
de nier ce fait, lié à l’arrivée du numérique . Mais on oublie de dire que l’activité colis et celle
de la banque postale sont bénéficiaires. Du coup, la poste veut revenir aux bons vieux
services que les postiers rendaient aux usagers à une époque où les tournées n’étaient pas
millimétrées comme aujourd’hui. Et surtout ils ne sont plus gratuits, partie intégrante du SP(service public),
ils sont payants, marchandisés ! Les personnes âgées qui veulent tailler une bavette avec
leur factrice ou facteur pendant qq minutes doivent payer 19 euros par semaine !
Le gouvernement soutient cette politique. Il la soutient financièrement puisqu’il lui accorde
320 millions d’euros / an depuis 3 ans soit près d’1 milliard d’euros . il bénéficie en retour des
bénéfices de la poste puisqu’il en est le principal actionnaire ( depuis, on a appris qu’il s’est
désengagé au profit de la Caisse des dépôts : à quand la privatisation intégrale ?) et il accepte

sans broncher la dégradation du SP pour les usagers et celle des conditions de travail des
salariés.
2) cette politique rencontre de sérieux obstacles partout où elle est mise en œuvre .
De nombreuses luttes rassemblant les élus locaux , les syndicalistes ,les usagers , et même
parfois les unions de quartiers, comme à Grenoble , imposent des reculs . certaines de ces
luttes sont victorieuses . En général, c’est lorsqu’un triptyque a été construit entre les
usagers, les syndicalistes et les élus. Cela demande du temps, de la persévérance et une
pratique unitaire, participative et démocratique .La réunion dans l’action de ces trois
composantes est une force importante. Elle pose de sérieux problèmes à la poste qui oscille entre
acceptation et refus du dialogue mais choisit dans les faits le refus du dialogue dans la
plupart des cas. Le rôle des maires, des élus locaux est très important dans ces luttes et dans
ce triptyque . C’est la raison pour laquelle la direction de la poste a essayé de faire sauter
l’obstacle que représente l’accord préalable des maires et des conseils municipaux à toute
transformation d’un BP(bureau de poste) en APC(agence postale communale) ou en RPU(relais postal urbain chez les commerçants). Çà a été l’objet d’un bras de fer à l’intérieur
même de l’AMF(Association des maires de france) et avec la poste au moment de la renégociation du CPPT ( contrat de présence postale territoriale) qui a lieu tous les 3 ans . La bataille menée alors par des élus de gauche, des élus communistes et même une partie d’élus de droite n’a pas permis à la poste
d’obtenir une totale satisfaction . L’accord préalable du maire a été maintenu pour un
nombre non négligeable de BP, et pour les autres BP, le maire peut donner un avis et en
principe un deuxième avis . Je dis en principe car à Grenoble la poste n’a pas l’intention de
répondre à la sollicitation du maire de pouvoir donner un 2 ème avis sur une nouvelle
proposition de la poste ; ce en quoi elle ne respecte pas le CPPT.
3) comment donner un caractère plus offensif aux luttes actuelles ?
Toute lutte contre la fermeture d’un BP est déjà offensive car elle contre-carre la recherche
de rentabilité financière au détriment du SP. Mais si on veut faire progresser des solutions
politiques alternatives il faut avancer des pistes nouvelles susceptibles de rassembler POUR
et pas seulement CONTRE.
On peut avancer sur 4 pistes : la reconquête des SP dans les territoires , le financement d’un
développement du SP et pas de sa régression, le développement de la démocratie citoyenne
et du triptyque élus syndicalistes usagers, un vaste processus citoyen pour renégocier le
CPPT 2019-2022
Consciente de l’effet désastreux de sa politique dans les territoires, la poste et le
gouvernement ont décidé de créer des maisons de service au public( MSAP). Il s’agit d’en
créer 1000, dont 500 par la poste dans des BP . Cela fait 3 ans que cette idée a été lancée et
on ne peut pas dire que le succès soit au rendez-vous, comme la poste le reconnait en interne .
Nous avons décidé de mettre en place un groupe de travail à la fête de l’humanité pour
imaginer un projet de reconquête des SP dans les territoires. Il ne s’agit pas de se positionner
/ MSAP mais de construire un projet partagé avec les syndicalistes et les usagers de la poste,
de la santé, et des hôpitaux, des transports, de l’éducation nationale, de la culture, pour
reconstruire du et des SP dans les territoires, de manière participative avec des financements
nouveaux et donc une nouvelle politique nationale en faveur du développement des SP .

Le CPPT va être renégocié pour la période 2019-2022 . Ne faut-il pas enclencher un vaste
processus citoyen de « renégociation progressiste » , avec les élus de l’AMF, les syndicats et
l’ensemble des usagers avec pour objectif le « retour au SP » en proposant des axes de
développement, de financement, de démocratisation ? Nous en discuterons lors de la
réunion évoquée à la fête de l’humanité .