Pour la réouverture des « boites jaunes » en Haute-Saône

Pour  la réouverture des « boites jaunes » en Haute-Saône

Le Comité de Vigilance et de défense des services publics de proximité de Haute-Saône (CV70) vient d’être informé  de la suppression, en peu de temps, de trois boites de relevage du courrier de La Poste (boites jaunes-BAL), à Amblans, à  Mesley et à Lure. Mais sont elles seules ?

En pleine période de crise sanitaire, c’est encore un service public de proximité qui disparaît !
Après les manquements en matinée d’ouverture de guichets et de distribution régulière que CV70 a récemment dénoncés, il n’est pas seulement stupéfait, mais il est scandalisé par l’indécence de ces décisions.

Car c‘est encore les usager·e·s des secteurs géographiques éloignés, en difficultés, à  mobilité réduite, sans accès ou équipements numériques qui vont souffrir de cette réduction de service public.

D’avance nous connaissons les arguments : ce n’est pas rentable, il y a peu de dépôt (cela reste à  prouver).

Et alors !
Le CV 70 demande aux dirigeant·e·s de la Poste, aux élu·e·s s’il y a des usagers de seconde zone ? Que suivant leurs moyens, leurs lieux d’habitation, leur âge, les usager·e·s devraient être mal servis dans tous les domaines : santé, transport, accès aux administrations et services, communication … ?

Le CV 70 pense justement que le service public est précisément là  pour réduire toutes les inégalités d’accès, c’est dans ce sens qu’il intervient avec opiniâtreté depuis de nombreuses années auprès de tous les acteurs des services publics de proximité du territoire. Pour cela il faut du personnel en nombre suffisant avec des conditions de travail décentes.

Il demande que  l’accès aux « boites jaunes » soit rétablit partout. Et que dans tous les cas il y ait une concertation avec les usagers et leurs représentants·e·s.

On a fait de la santé un enjeu purement marchand de réduction du service public et de désengagement de l’État

Michel Antony, syndicaliste et historien qui travaille et lutte sur la question des services publics depuis bientôt 50 années, depuis son petit coin perdu de Haute-Saône revient sur la situation actuelle et sa genèse. dans un entretien à Léo Thiery pour Le Monde moderne

Vous êtes le fondateur de la Coordination Nationale des Comités de Défense des Hôpitaux et Maternités de Proximité. Pouvez-vous nous expliquer rapidement l’histoire de cette association et les missions qu’elle se fixe ?

La coordination est liée aux luttes pour l’accès à une santé de proximité. Depuis les années 80/90, il y a eu beaucoup de comités qui existaient ici ou là pour défendre une maternité, une urgence de nuit, la cardiologie, la chirurgie etc… Et ces comités fonctionnaient à peu près tous selon le même modèle. En 2003, plusieurs comités ont entrepris de lancer des référendum d’initiative populaire pour défendre leurs services publics de santé et on s’est dit, c’est quand même un peu bête d’agir partout pour les mêmes aspects, pour la défense d’un service public de proximité, donc on a décidé de se réunir. Trois mois plus tard, nous nous sommes retrouvés pour créer la coordination avec une quarantaine d’autre collectifs engagés. Aujourd’hui, la coordination comprend environ une centaine de collectifs en lien. Elle s’est largement développée pour passer des petites villes de l’époque à l’ensemble des services de santé aujourd’hui. On fédère des gens qui sont dans des grands centres comme à Nantes, Nice ou Ivry sur Seine. Son objectif est de défendre la santé partout, dans tous les territoires, car pour nous, la proximité dans le service public, c’est la garantie de la sécurité, du moindre coût et de la meilleure satisfaction des usagers de la santé. Lire la suite

Maintien du service public postal en Haute Saône

Le Comité de Vigilance pour le Maintien des Services Publics de Proximité de Haute Saône s’est adressé e à Préfète de Haute Saône pour qu’elle intervienne auprès de La Poste pour que soit assuré un service minimum au plus proche des besoins. 

Le collectif constate que de nombreux usager.e.s n’ont plus accès à leurs bureaux de poste particulièrement dans les secteurss ruraux. Ce qui pose un sérieux problème, notamment pour les personnes obligées de faire des retraits en espèces et des objets mis en instance.

Le collectif interroge la Poste sur la possibilité d’avoir une ouverture au public dans ces bureaux d’au moins une ou deux journées par semaine. Il souligne qu’en cette période de pandémie, difficile pour tou-te-s, ne pas bénéficier de cette possibilité est un souci supplémentaire pour beaucoup de citoyen-ne-s souvent fragiles dans notre monde rural. Pour le comité il est bien évident que toutes les mesures doivent être prises pour assurer la préservation de la santé tant du personnel de La Poste que des usager.e.s.

Pour le comité une priorisation des besoins essentiels doit être de mise : une organisation adéquate, une distribution de matériel de protection, notamment des masques, et des rappels constants des mesures barrières doivent impérativement accompagner les ouvertures de bureaux.

14 février à Besançon : Pour la Santé

Belle soirée pour dénoncer les laissés-pour-compte de la santé, dans les déserts, dans les villes, dans les territoires et les hôpitaux. Présence également de membres du CHU de Besançon et d’autres secteurs. Forte présence des sections de Solidaires et de l’USP jurassienne et du Printemps de la Psychiatrie.

Michel ANTONY a dans son introduction défendu les hôpitaux de proximité et tous les services publics en montrant que c’était pour tous les mêmes problèmes, la même délirante politique depuis quelques décennies qui privatisait et déshumanisait partout. Lire la suite