Aubrac : toujours pas de réponse de l’État

Aubrac : toujours pas de réponse de l’État

Le 19 octobre 2020, le Comité pluraliste de défense de la ligne SNCF Paris – Clermont-Ferrand – Béziers appelait les élus concernés par la ligne à signer la demande de renouvellement de la convention qui lie L’État, les Conseils Régionaux, La SNCF pour que l’infrastructure ferroviaire de Béziers à Clermont-Ferrand soit correctement entretenue et modernisée pour lever toutes les interdictions et limitations de vitesse, que le train « Aubrac » continue d’être un train d’équilibre du territoire inter cité avec du matériel rénové et bi-mode. »
A ce jour, et ce n’est pas définitif : huit Sénateurs, huit Députés, 2 Conseils Départementaux, Pays du Haut Languedoc et Vignoble, 3 Communautés de Communes, 156 Communes, 4 Vice-présidents des Conseils Régionaux Occitanie et AURA, ont soutenu, par leurs signatures et interventions la démarche du collectif.
Les Conseils Régionaux Occitanie et AURA ont déjà fait part de leur volonté de s’engager et de participer financièrement au maintien et au développement de la ligne de « l’Aubrac ».

L’État et SNCF Réseau vont-ils avoir cette même volonté ?

C’est de la responsabilité du Gouvernement.

Au niveau Européen, les États membres dont la France se sont engagés pour réduire de 50 % le CO2 à l’horizon de 2030. Rappelons que les transports routiers et autoroutiers représentent 96 % de ces émissions sur la part des 34 % des émissions de CO2 totales dues aux transports.
L’État doit respecter ses engagements européens, nationaux, et les conclusions de la Convention Citoyenne pour le climat avec des actes concrets. Va-t-il respecter les volontés exprimées par les élus et les populations. Dans les jours qui viennent, le gouvernement a une occasion réelle de le prouver. Des négociations sont en cours.
L’avenir appartient à un mode de transport non polluant. Le rail Service Public en est le vecteur principal.

Il faut maintenir l' »Aubrac » !

Il faut maintenir l' »Aubrac » !

« L’Aubrac » symbolise la ligne de vie indispensable au Massif Central. Cette ligne SNCF Béziers – Neussagues – Clermont Ferrand – Paris doit bénéficier du plan de relance gouvernemental pour assurer sa pérennisation. Les populations ne comprendraient pas un grand écart entre les propositions financières gouvernementales pour le ferroviaire et la décision de fermer définitivement la ligne voyageur entre la Lozère, Saint Chély et le Cantal, Saint Flour – Neussargues.
Avec « l’Aubrac », son maintien dans le réseau ferré national c’est :
• garantir la pérennisation de la ligne de Béziers à Clermont-Ferrand,
• permettre une ligne SNCF pour l’industrie propre Saint Chely – Rodez – Toulouse pour la fabrication des véhicules électriques,
• une ligne de vie pour l’agro-alimentaire et l’industrie : vers Sète, port du Massif Central et Béziers,
• une ligne utile aux emplois industriels,
• une ligne de l’utilité en direction des scolaires,
• la promotion touristique des territoires traversés par la ligne.
Cette ligne a été inscrite dans le schéma européen Fret. Elle a donc été reconnue d’utilité publique européenne.

Aujourd’hui il faut repenser la vie. Les dérèglements climatiques sont là pour le rappeler. Le ferroviaire est le système de transport le plus propre, économe d’énergie et d’espace, créateur d’emploi, bon pour l’environnent et la santé. Cette réorientation des transports pour une politique en faveur du ferroviaire permettra à terme de nombreuses économies financières pour la collectivité et l’intérêt public.
Il faut aller dans le sens de l’« Histoire ». Le train « Aubrac » doit continuer à exister ?
Il faut infléchir la décision de le supprimer.

Le « Comité pluraliste de réhabilitation, de défense et de promotion de la ligne », avec le soutien de la Convergence se mobilise et s’adresse aux élus et collectivités locales concernées pour qu’ils interpellent les Présidents des Conseils régionaux Occitanie et Auvergne-Rhone-Alpes, la Ministre de l’Ecologie et le Premier ministre pour que l’« Aubrac » continue d’être un train d ‘équilibre du territoire intercité avec du matériel rénové et bi-mode.