Gagnons le référendum pour ADP !

Aujourd’hui le gouvernement entend privatiser Aéroports De Paris.

Nous refusons cette privatisation. Cela va autant à l’encontre des intérêts des habitants directement concernés (augmentation du bruit et de la pollution) que de l’intérêt général: cet équipement public, financé par nos impôts, se trouve à la confluence de problématiques technologiques, industrielles, commerciales, environnementales, de sécurité nationale, de formation, d’emploi… il est inadmissible que le gouvernement,  s’appuyant sur les exigences de l’union européenne de contraction des dépenses publiques et des déficits,  le livre totalement aux appétits de la finance internationale.

Cette privatisation obéit aux mêmes ressorts que ceux à l’œuvre dans la destruction de nos services publics : non pas faire des économies mais livrer les pans rentables de notre économie (ultra rentable même dans le cadre des autoroutes, d’Aéroports de Paris ou de la Française des jeux) au détriment des besoins de nos concitoyens..

C’est pour cela que gagner ce combat c’est aider la mobilisation contre la disparition continue de trop nombreux services publics : maternités, et hôpitaux, gares, bureaux de poste, tribunaux, écoles, crèches, EPHAD, mairies, collèges et lycées, agences EDF, perceptions et centres des impôts, CIO, commissariats, gendarmeries, agences de Pôle emploi, caisses de la CPAM, services de l’État,…
Pourtant chacun sait que les services publics sont essentiels au développement et à l’aménagement de nos territoires.
Leur accès pour toutes et tous, sans discrimination, est facteur de bien vivre ensemble et d’égalité. Leur présence permet l’accès de toutes et tous aux mêmes droits.
Leur disparition rend la vie plus compliquée et même extrêmement difficile aux populations aussi bien dans les zones rurales que dans les quartiers populaires et même en ville aujourd’hui. Elle est une des causes fondamentales, avec l’injustice fiscale, de la mobilisation des gilets jaunes et suscite des ripostes citoyennes locales d’importance alliant usagers, personnels et élus.


Chacun se souvient de la grande braderie des sociétés publiques d’autoroutes : des multinationales réalisent aujourd’hui des superprofits alimentés sur notre dos par la hausse continue des péages ; ici c’est pire puisque les aéroports seraient en plus cédés !
La leçon à en tirer est que ce qui faisait partie du patrimoine de tous était accessible à chacun grâce à un tarif abordable voire à la gratuité. Depuis que c’est devenu le patrimoine de multinationales, il faut payer un prix de plus en plus fort pour accéder aux mêmes services.

C’est avec l’argent de nos impôts, avec le produit des richesses créé par notre travail que l’on a mis en place nos services publics et développé la recherche fondamentale et industrielle.
C’est une spoliation des citoyennes et des citoyens qui les ont financés par leurs impôts.

A l’initiative de parlementaires les électeurs vont pouvoir exiger un référendum « d’initiative partagée » sur le projet de privatisation d’Aéroports de Paris. Il faut pour cela rassembler avant le 12 mars 2020 un dixième des électeurs, soit 4,7 millions, pour obtenir sa validité. Malgré les entraves mis par le gouvernement pour freiner la collecte des signatures, plus de 500 000 électeurs ont déjà exprimé leur exigence de ce référendum.

La mobilisation nécessaire pour atteindre les 4,7 millions de votants et gagner le droit au référendum, c’est-à-dire à donner notre avis, créera un rapport de forces sans précédent pour la sauvegarde et le développement de nos services publics et de notre fonction publique.
Ce sera un vote exprimant l’attachement des Français à leurs services publics, leur volonté qu’ils restent, deviennent ou redeviennent notre bien commun. Cela voudra dire que le pouvoir devra y regarder à deux fois avant de continuer à fermer les écoles et les classes, les gares et les lignes de trains, les hôpitaux et les maternités de proximité, les trésoreries et les centres des impôts, les bureaux de poste,…qu’il devra aussi y regarder à deux fois avant de privatiser les barrages hydrauliques.

MOBILISONS-NOUS, CONVERGEONS !

Avec les organisations syndicales, associatives et politiques, les coordinations et collectifs mobilisons nous, convainquons et accompagnons nos concitoyennes et concitoyens dans cette démarche que la complexité de la procédure administrative peut rebuter !

Nous agirons pour que les communes, premier niveau de vie citoyenne dans notre pays, favorisent le vote, en informant et invitant la population à s’exprimer avec la mise en place d’un maximum de point d’accès.

Nous multiplierons les initiatives pour réussir ce premier référendum d’initiative partagée et à en faire un grand moment de mobilisation populaire dans notre pays.

Alors dès aujourd’hui, quelles que soient nos appartenances partisanes, nos choix aux dernières élections, nous appelons nos concitoyennes et concitoyens à faire converger nos actions pour obtenir une mobilisation historique du maximum de nos concitoyens !!!


Comment signer pour demander le référendum ?

Les signatures sont possibles en ligne sur une page dédiée du site du ministère de l’intérieur https://www.referendum.interieur.gouv.fr/.

Cependant, la loi organique n° 2013-1114 du 6 décembre 2013 portant application de l’article 11 de la Constitution prévoit la mise en place de points d’accès à Internet «dans la commune la plus peuplée de chaque canton. Par ailleurs, un électeur peut également faire enregistrer « par un agent de la commune» son soutien « présenté sur papier ». Pour cela il faut remplir le  formulaire  Cerfa 15264*02  et à le déposer en mairie.
Ces éléments ne sont pas toujours connu des électeurs Pour pouvoir renseigner les citoyens sur les possibilités qui s’offrent à eux, il faut interpeller le maire afin de connaître le dispositif mis en place dans sa ville :
• Quels sont les points d’accès à Internet mis à disposition pour la collecte des signatures?
• Quels sont les horaires d’ouverture des services considérés?
• Quels sont les agents habilités à faire enregistrer les soutiens papiers?
• À quels horaires est-il possible de venir déposer ces soutiens?
• Quels sont les moyens de communication mis en œuvre par la ville pour informer de l’existence de ce référendum d’initiative partagée?

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