POUR LE SERVICE PUBLIC POSTAL POUR TOUS LES SERVICES PUBLICS DE PROXIMITÉ

La Poste mène depuis maintenant des années une politique de destruction du service postal.. Elle cherche à diminuer de manière colossale les bureaux de plein exercice. Tous les territoires ruraux et urbains, y compris dans les quartiers sensibles, sont touchés par des fermetures. Ces bureaux sont remplacés par des agences en mairie, ou des commerces, ou rien…
Ainsi, à Vaivre, près de Vesoul, le bureau a été fermé deux semaines en août « en raison des prévisions de restriction d’activité pendant la période estivale » et la municipalité craint une prochaine restriction des horaires d’ouverture. Deux usagers ont fait signer spontanément une pétition de protestation qui a recueilli plus de 1200 signatures.
Le Comité de vigilance pour le maintien des services publics de proximité en Haute Saône soutient cette initiative comme toutes celles qui visent à défendre et à améliorer tous les services publics, notamment dans nos territoires actuellement ceux concernant les transports (Paris-Bâle, guichets menacés…), les trésoreries (risques sur Champagney, Villersexel, Gy…), la pénitentiaire (maison d’arrêt de Lure promise mais non actée), la santé (regroupement de services et manque de professionnels)…
Pour nous le SERVICE PUBLIC POSTAL malgré son changement malheureux de statut, reste un essentiel service public qui contribue autant que d’autres à maintenir le ciment social et citoyen et à assurer la solidarité territoriale dans notre pays.
Ces nouveaux points de contacts sont loin de faire les mêmes opérations que les bureaux de poste de plein exercice. Tout juste du dépannage, un service bancaire très réduit, pas ou peu de confidentialité, aucune réelle garantie de pérennité.
En région Franche Comté, La Poste ambitionne de passer de 196 bureaux à 67 en fin d’année 2018 !!!
Pour préparer le terrain, les bureaux sont d’abord fermés pendant la période estivale et pendant les absences du personnel car les moyens de remplacements sont insuffisants. Les horaires d’ouverture au public sont réduits et morcelés, obligeant ainsi les usager.e.s à prendre d’autres habitudes, faire des services en ligne ou même renoncer à des opérations.
La distribution est aussi maintenant problématique avec les suppressions d’emplois et les réorganisations récurrentes qui dégradent la qualité du service rendu. Le secteur de Vesoul va y être confronté fin octobre.
Les personnes âgées, en difficulté sociale, à mobilité réduite sont les plus pénalisées par la disparition des services publics de proximité.
La prise de contrôle de la Poste par la Caisse des Dépôts et Consignation à grand renfort de communication est présentée comme la création d’un pôle public financier. Le maintien de fermeture de bureaux serait un bien mauvais signe.
C’est pourquoi le Comité de vigilance préconise un moratoire des fermetures de bureaux et l’ouverture d’un débat ouvert à toutes et tous, usager.e.s, élu-es, associations, syndicats, sur le service public postal.
Le conseil d’administration du Comité de Vigilance de Lure
Lure le 10/10/2018

Mobilisons-nous pour un véritable plan pauvreté !

La lutte contre la grande pauvreté exige un plan d’urgence prioritaire. 9 millions de personnes vivent sous le seuil de pauvreté, dont un enfant sur 5 ! Un million de travailleurs vivent avec moins de 850 euros par mois. Le taux de non recours du RSA atteint 35%.

Le plan Macron est-il à la hauteur de la situation ? Non.

Certes, quelques mesures ont été arrachées par les associations de solidarité : aide à l’accès des enfants aux crèches, petits déjeuners à l’école, formation obligatoire 16-18 ans pour les décrocheurs, quelques mesures de simplification pour l’accès aux soins. Mais toujours pas de revalorisation des salaires, des retraites, du RSA ni des indemnités chômages… Aucun effort conséquent pour l’hébergement des familles et contre la spéculation immobilière. Aucun droit à la formation ni de ressources pour tous les jeunes en difficulté. Mesures insuffisantes et dérisoires pour lutter contre le renoncement aux soins, les déserts médicaux, contre la pauvreté des migrants ni pour leur accès aux soins.

Pire, la baisse du budget emploi, la désindexation et donc la baisse des allocations familiales, des retraites et des allocations logement, prévues dans le budget 2019, va faire basculer de nombreuses familles dans la pauvreté et les familles déjà pauvres le seront plus encore.

Comment avoir accès aux droits, parler d’égalité des droits sans véritable Service public ?
La dégradation de l’accès aux services publics et à la protection sociale touche tout le monde. Un système à deux vitesses s’établit progressivement dans l’Education, la Santé, les Transports, les retraites … loin de vouloir ralentir cette orientation E. Macron souhaite l’accélérer comme le démontre le rapport CAP 22. Les plus démunis n’auront plus accès qu’à des services low cost.

Programme des 30ème Rencontres de la Coordination Nationale des comités de défense des Hôpitaux et Maternités de proximité

Vendredi 5 octobre 2018
15 h 00 : pose d’une plaque de la Coordination Nationale à l’hôpital
Salle Plaisance, chemin de la Motte des quatre seigneurs- rd point de la Côte de Lumière , Luçon
17 h 30 : Accueil
19 h 00 – 20 h : Repas : Auberge espagnole (avec les spécialités des comités)
20 h 30 – 22 h 30 Débat : Accès aux soins, un droit ! Un centre de santé, une réponse !
Intervenants : Eric MAY, Président de l’Union syndicale des médecins de centres de santé
Monsieur MESSER, délégué de la Mutuelle des Cheminots de la Région
Nantaise.
Une élue du conseil municipal de la Roche-Yon.

Jean-Claude Marx (modérateur)
Samedi 6 octobre 2018 Salle Plaisance
8 h 15 : Accueil
9 h 00 – 9 H 30: ouverture des 30 èmes Rencontres Nationales
Hélène DERRIEN, Présidente de la Coordination
Comité de Luçon : Evelyne DELUZE
Comité de Montaigu : Robert GAUTRAIS
Comité des Sables d’Olonne : Bertrand LAVIGNE
allocution de bienvenue : Monsieur le Maire de Luçon, Conseiller régional
Arnaud Charpentier, Anne-Marie Coulon ,conseillers départementaux
9 h 30 – 11 h 00 : Atelier : les centres de santé
Intervenants : Docteur Éric MAY
Stéphane MESSER
Jean-Claude MARX (modérateur)
11 h 00 : Pause – Point presse
11 h 30 – 13 h 00 : Atelier : La sécurité sociale du XXIe siècle
Intervenants : Jean-Claude CHAILLEY, Résistance sociale
Stéphane MESSER

Victor DUCHESNE, Doctorant en économie, Université Paris 13

Bertrand LAVIGNE (modérateur)
13 h 00 – 14 h 30 : Repas

14 h 30 – 16 h 00 : Atelier : La sécurité sociale du XXIe siècle (suite)
Intervenants : Jean-Claude CHAILLEY
Stéphane MESSER
Victor DUCHESNE
Bertrand LAVIGNE (modérateur)
16 h 00 – 16 h 30 : Pause
16 h 30 – 18 h 30 : Atelier : Stratégie de la Coordination nationale
Intervenants : Hélène DERRIEN, Présidente
Rosine LEVERRIER, Vice-présidente
Joseph MAATOUK, Trésorier
18 h 30 – 22 h 30 : Soirée festive

Dimanche 7 octobre 2018 Salle des fêtes, rue de l’Hôtel de ville, Luçon
8 h 15 : Accueil
9 h 00 – 12 h 30 : Assemblée générale statutaire

Participation à la Fête de l’Humanité

PARTICIPATION DE LA CONVERGENCE DES SERVICES PUBLICS A LA FÊTE DE L’HUMANITÉ
LES 14-15-16 SEPTEMBRE 2018

La Convergence Nationale des Services Publics et la Coordination Nationale des hôpitaux et maternités de proximité vous invitent à venir les rencontrer, échanger, participer aux débat  de leur stand commun lors de la Fête de l’Humanité, situé Avenue Georges Marchais. Les 14,15 et 16 septembre 2018

SAMEDI 15 SEPTEMBRE :

11H00 :   « Protection sociale ou Sécurité sociale ? » avec Jean-Claude Chailley, Résistance sociale et Nicolas Da Silva, Economiste de la santé

14H00 : « Europe, la Santé en danger » avec Marie-Agnès Gilot (Belgique), Anne Teurtroy (Angleterre), Manolis Kosadinos (Grèce), et un représentant du réseau européen France.
16H30 :  « Action Publique 2022 : un choix de société » avec la participation de Bernadette GROISON, SG de la FSU, Baptiste TALBOT – SG CGT Services Publics-, Gaëlle MARTINEZ -Déléguée générale Solidaires Fonction Publique-,  Marie-Pierre VIEU -députée européenne PCF-FDG-, PG, Jacques BOUTAULT -Maire EELV du 2ème arrondissement de Paris-, Michel ROBERTO ROMERO -conseiller régional d’Ile de France et conseiller municipal de Bagneux Génération.s-, Jean-Claude CHAILLEY – SG Résistance sociale- et Jean-Claude BOUAL, -président du collectif des associations citoyennes  (débat animé par Michel JALLAMION, président de la Convergence Nationale des Services Publics)

DIMANCHE 16 SEMPTEMBRE

10H00 Réunion de travail sur la Poste, le nouveau contrat de présence territoriale et étudier les possibilité de porter une lutte volontariste pour la réimplantation des services publics.

12H00 Apéro des luttes. 

14H00 : « Psychiatrie en lutte », avec la participation d’un syndicaliste gréviste de la faim de l’hôpital du Rouvray (Sotteville-les-Rouen), de perchés de l’hôpital Pierre Janet (Le Havre), de grévistes de l’hôpital Pinel (Amiens), de Jean-Pierre Martin (Union syndicale de la psychiatrie)

Pour ceux d’entre-vous qui sont disponibles une réunion de travail de la Convergence en vue de la préparation de son AG aura lieu le VENDREDI 14 SEPTEMBRE 9h30-13h30 à la Bourse du travail de Paris, salle André Tollet, 3 rue du Château d’Eau 75010.

VENEZ NOMBREUX !

OPACITÉ ET INQUIÉTUDES SUR LE DOSSIER «PRISON DE LURE» DOIT ON PENSER QUE LES PAROLES POLITIQUES ET GOUVERNEMENTALES NE SONT QUE DU VENT ?

Pour la nouvelle Maison d’Arrêt à Lure, les arguments sont très solides et nombreux. Nous

listons les principaux ci-dessous.

Aidez nous à les faire mieux passer dans la population, les syndicats, associations, partis…

Il faut emporter la décision avant octobre (plan pénitentiaire national) sinon nous risquons

d’être rejetés.

1- LÉGITIMITÉ HISTORIQUE de l’emplacement luron en remplacement d’une Maison d'Arrêt sise à Lure
depuis deux siècles.
2- ACCORD DE L’ÉTAT par le biais d’une ministre de la justice en exercice Mme TAUBIRA : il y a
OBLIGATION RÉPUBLICAINE de respecter la parole donnée, au risque de désespérer les acteurs et
populations du secteur et de renforcer le sentiment antiparlementaire et hostile aux politiques, de plus en plus
fort ici.
3- UNANIMITÉ RARISSIME des acteurs locaux pour la réalisation de ce dossier : élus, personnels et
surtout citoyens du secteur. C’est un des très rares endroits en France où la population s’est mobilisée pour la construction d’une prison, en ayant bien compris qu’il s’agissait d’un service public de proximité à conserver.
Plus d’une centaine de mairies ont signé la pétition pour le maintien luron.
4- AMÉNAGEMENT ÉGALITAIRE DU TERRITOIRE ET NÉCESSAIRE COMPENSATION. Lure (et
sa région) est une ville sinistrée par les attaques multiples contre les services publics. Conserver le service
public pénitentiaire est donc une compensation absolument indispensable et prioritaire pour le secteur. La
population et les élus l’ont très bien compris.
5- FORTE VALIDITÉ GÉOGRAPHIQUE du site renforcée par les décisions régionales (Grand Est et
Bourgogne Franche Comté) en faveur des lignes ferroviaires : Belfort-Épinal et surtout Mulhouse-Paris
6- BON AVANCEMENT DU DOSSIER ET FACILITÉS ADMINISTRATIVES ET ÉCONOMIQUES.
L’action conjointe des collectivités locales (Département, ComCom et ville de Lure) permettent de limiter les frais et les temps de construction, ce qui ne peut qu’être favorable pour les finances publiques.
7- Argumentaire renforcé pour une nouvelle prison en mettant en avant une POSSIBLE
PARTICULARITÉ ACCRUE ne devant pas effrayer les prisons proches sur leur avenir :
pourquoi ne pas faire de la nouvelle prison un Centre de détention (longues peines) alors que les plus
proches sont très loin et hors Franche Comté.
 pourquoi ne pas créer un centre carcéral disposant aussi d’un pavillon psychiatrique. Notre secteur
dispose d’un centre sanitaire psychiatrique très important et surtout multi-sites. Là encore, il n’y a pas l’équivalent à de nombreux kilomètres de SMPR-Service Médico-Psychologique Régional (unité au sein d’un établissement pénitentiaire) et les UHSA-Unités Hospitalières Spécialement Aménagées sont rarissimes.
pourquoi ne pas donner suite aux discussions menées à l’époque de Mme TAUBIRA pour la création d’une
section féminine, là aussi ces services sont très rarement présents dans nos régions.
8- Attention, Notre demande ne vise PAS À CONCURRENCER LES AUTRES SITES
PÉNITENTIAIRES PROCHES QUI ONT LEUR PROPRE LÉGITIMITÉ, surtout en terme de proximité et d’humanité que la petite taille garantit. Il s’agit de maintenir un service pénitentiaire de qualité en le renforçant
par des constructions nouvelles plus modernes, plus humanisées et plus adaptées et en le dotant de services que les autres maisons régionales n’ont pas.
RAPPELONS LE : les décisions nationales devraient être prises en octobre. IL Y A URGENCE !!!

C’est pourquoi le comité de vigilance propose à celles et ceux intéressés et notamment aux décideurs de

SE RENCONTRER LE VENDREDI 21 septembre
À 11H MAIRIE DE LURE SALLE INTERSERVICES

Lure le 14/09/2018. Le CA du Comité de Vigilance pour le maintien des services publics de proximité

Intervention sur la poste- atelier services publics- université des mouvements sociaux – Grenoble – août 2018 par François Auguste

Mon intervention expose 3 idées :
– Pour augmenter son chiffre d’affaires et ses profits, l’entreprise la poste détricote le service
public de la poste, avec l’aval du gouvernement
– Cette politique ne passe pas comme une lettre à la poste à des luttes offensives pour la
reconquête des services publics dans les territoires ?
– Comment passer de luttes offensives contre les fermetures de BP à des luttes offensives pour
la reconquête des services publics( SP) dans les territoires ?
1. Pour faire passer sa politique, le groupe la poste cherche à imposer la « novlangue postale ».
Ce n’est pas anodin, il s’agit de diffuser un brouillard de fumée pour masquer sa politique.
Il n’y a plus d’usagers, il y a des clients
Il n’y a plus de fermetures, il y a des transformations ( à Grenoble, ils parlent même de
« changement d’adresse » pour une fermeture)
Il y a des « réorganisations » pour des mesures qui s’apparentent à une totale
« désorganisation »
Nous pensons, au collectif poste de Convergence , qu’il ne faut pas céder face à la novlangue
postale et employer les mots justes : usagers, service public, fermeture des bureaux de
poste, désorganisations … Cette bataille des mots qui est une bataille d’idées, est importante
et n’est pas sans effet pour démasquer cette politique.
On pourrait dire la même chose du mot « résultats financiers » pour parler des profits
financiers dont l’augmentation est l’obsession de la poste .
La poste marche bien paraît-il, parce qu’elle fait près d’un milliard de profits par an .
Mais pour arriver à çà, rien ne va plus pour les salariés de la poste dont les effectifs ont
beaucoup reculé , qui subissent une précarisation massive à chaque « désorganisation »,
chaque suppression de tournée, et aussi la sous-traitance de la livraison des colis à domicile
dans des conditions souvent scandaleuses , qui ont par ex provoqué la mort d’un salarié il y a
quelques années et pour laquelle la poste va passer en correctionnelle !
Rien ne va plus pour les usagers qui subissent les réductions d’horaires, arme redoutable
utilisée par la poste pour diminuer la fréquentation, prétexte pour fermer les bureaux de poste (BP)
Rien ne va plus pour les élus locaux qui subissent déjà l’austérité généralisée et à qui on
demande de fournir du personnel pour gérer les agences postales communales qui
remplacent les BP avec moins de services , en échange d’un pactole de 1000 euros par mois,
financé par le fonds de péréquation alimenté par … la fiscalité locale !
A en croire la poste, tout le mal viendrait de la baisse du volume du courrier . Il ne s’agit pas
de nier ce fait, lié à l’arrivée du numérique . Mais on oublie de dire que l’activité colis et celle
de la banque postale sont bénéficiaires. Du coup, la poste veut revenir aux bons vieux
services que les postiers rendaient aux usagers à une époque où les tournées n’étaient pas
millimétrées comme aujourd’hui. Et surtout ils ne sont plus gratuits, partie intégrante du SP(service public),
ils sont payants, marchandisés ! Les personnes âgées qui veulent tailler une bavette avec
leur factrice ou facteur pendant qq minutes doivent payer 19 euros par semaine !
Le gouvernement soutient cette politique. Il la soutient financièrement puisqu’il lui accorde
320 millions d’euros / an depuis 3 ans soit près d’1 milliard d’euros . il bénéficie en retour des
bénéfices de la poste puisqu’il en est le principal actionnaire ( depuis, on a appris qu’il s’est
désengagé au profit de la Caisse des dépôts : à quand la privatisation intégrale ?) et il accepte

sans broncher la dégradation du SP pour les usagers et celle des conditions de travail des
salariés.
2) cette politique rencontre de sérieux obstacles partout où elle est mise en œuvre .
De nombreuses luttes rassemblant les élus locaux , les syndicalistes ,les usagers , et même
parfois les unions de quartiers, comme à Grenoble , imposent des reculs . certaines de ces
luttes sont victorieuses . En général, c’est lorsqu’un triptyque a été construit entre les
usagers, les syndicalistes et les élus. Cela demande du temps, de la persévérance et une
pratique unitaire, participative et démocratique .La réunion dans l’action de ces trois
composantes est une force importante. Elle pose de sérieux problèmes à la poste qui oscille entre
acceptation et refus du dialogue mais choisit dans les faits le refus du dialogue dans la
plupart des cas. Le rôle des maires, des élus locaux est très important dans ces luttes et dans
ce triptyque . C’est la raison pour laquelle la direction de la poste a essayé de faire sauter
l’obstacle que représente l’accord préalable des maires et des conseils municipaux à toute
transformation d’un BP(bureau de poste) en APC(agence postale communale) ou en RPU(relais postal urbain chez les commerçants). Çà a été l’objet d’un bras de fer à l’intérieur
même de l’AMF(Association des maires de france) et avec la poste au moment de la renégociation du CPPT ( contrat de présence postale territoriale) qui a lieu tous les 3 ans . La bataille menée alors par des élus de gauche, des élus communistes et même une partie d’élus de droite n’a pas permis à la poste
d’obtenir une totale satisfaction . L’accord préalable du maire a été maintenu pour un
nombre non négligeable de BP, et pour les autres BP, le maire peut donner un avis et en
principe un deuxième avis . Je dis en principe car à Grenoble la poste n’a pas l’intention de
répondre à la sollicitation du maire de pouvoir donner un 2 ème avis sur une nouvelle
proposition de la poste ; ce en quoi elle ne respecte pas le CPPT.
3) comment donner un caractère plus offensif aux luttes actuelles ?
Toute lutte contre la fermeture d’un BP est déjà offensive car elle contre-carre la recherche
de rentabilité financière au détriment du SP. Mais si on veut faire progresser des solutions
politiques alternatives il faut avancer des pistes nouvelles susceptibles de rassembler POUR
et pas seulement CONTRE.
On peut avancer sur 4 pistes : la reconquête des SP dans les territoires , le financement d’un
développement du SP et pas de sa régression, le développement de la démocratie citoyenne
et du triptyque élus syndicalistes usagers, un vaste processus citoyen pour renégocier le
CPPT 2019-2022
Consciente de l’effet désastreux de sa politique dans les territoires, la poste et le
gouvernement ont décidé de créer des maisons de service au public( MSAP). Il s’agit d’en
créer 1000, dont 500 par la poste dans des BP . Cela fait 3 ans que cette idée a été lancée et
on ne peut pas dire que le succès soit au rendez-vous, comme la poste le reconnait en interne .
Nous avons décidé de mettre en place un groupe de travail à la fête de l’humanité pour
imaginer un projet de reconquête des SP dans les territoires. Il ne s’agit pas de se positionner
/ MSAP mais de construire un projet partagé avec les syndicalistes et les usagers de la poste,
de la santé, et des hôpitaux, des transports, de l’éducation nationale, de la culture, pour
reconstruire du et des SP dans les territoires, de manière participative avec des financements
nouveaux et donc une nouvelle politique nationale en faveur du développement des SP .

Le CPPT va être renégocié pour la période 2019-2022 . Ne faut-il pas enclencher un vaste
processus citoyen de « renégociation progressiste » , avec les élus de l’AMF, les syndicats et
l’ensemble des usagers avec pour objectif le « retour au SP » en proposant des axes de
développement, de financement, de démocratisation ? Nous en discuterons lors de la
réunion évoquée à la fête de l’humanité .

Pays-de-la-Loire : des TER supprimés faute de conducteurs, la région « scandalisée »

Six lignes sont touchées, dont les lignes Nantes-Angers-Le Mans et Nantes-Redon-Rennes.
avec France Bleu Loire-OcéanfranceinfoRadio France -Mis à jour le 29/08/2018 | 19:25
Le vice-président de la région Pays-de-la-Loire en charge des transports se dit « scandalisé » par la suppression de TER, de mercredi 29 août à vendredi 31 août dans la région, faute de conducteurs, rapporte France Bleu Loire Océan.
Six lignes sont touchées, dont les lignes Nantes-Angers-Le Mans et Nantes-Redon-Rennes. La direction évoque des « difficultés de production ». Elle est en fait confrontée à un manque de salariés en cette fin août, en raison d’arrêts maladies, de congés et du départ en formation de certains de ses conducteurs après la réouverture de la virgule de Sablé-sur-Sarthe, un tronçon qui relie la gare de Sablé à la LGV Bretagne-Pays-de-la-Loire. En tout, 18 trains resteront à quai. Des cars de remplacement vont être affrétés.
Dans ce genre de situation, je me dis qu’il serait bien que la SNCF soit mise en concurrence le plus vite possible
Roch Brancour, vice-président de la région Pays-de-la-Loireà France Bleu Loire-Océan
Roch Brancour, vice-président en charge des transports à la région Pays-de-la-Loire, qui finance les TER, estime que « la SNCF ne fait pas bien son travail en ce moment. On sort de plusieurs mois de grève. L’important, c’est de reconquérir des usagers et de leur montrer que cela vaut le coup d’utiliser le train plutôt que la voiture. Et là, ce n’est pas du tout le message qui est envoyé ».
Le secrétaire général de la CGT des cheminots de Nantes, Loïg Garrec, souligne de son côté que son syndicat dénonce « depuis plusieurs années, le manque d’effectifs à la SNCF. Nous travaillons à flux tendu. Il suffit d’un petit grain de sable et tout se dérègle. Nous ne pouvons plus rendre le service que nous devons à nos usagers. C’est triste ».

L’eau pour toutes et tous à Nice !

La Ville de Nice a coupé l’eau de la fontaine de la Place du Pin pour éloigner les SDF, prétextant
d’une demande de commerçants du quartier en raison des nuisances que leur présence
provoquerait. En réalité, la très grande majorité des commerçants et restaurateurs sont opposés
à cette fermeture et demandent simplement des mesures accrues de propreté et de sécurité.
On éloigne les pauvres, on ne combat pas la pauvreté.
L’eau, c’est la vie. Couper l’accès à l’eau potable est inacceptable. Il ne s’agit de pas de
positionnement politique mais du respect des conditions minimales d’existence.
Nous sommes, de plus, en alerte canicule et il est fortement recommandé à tous de s’hydrater
au maximum. Couper l’accès à l’eau potable durant une alerte canicule, quel que soit le prétexte,
est un acte irresponsable, contraire à la santé publique et à l’intérêt général.
Nous, riverains, associations, partis, syndicats, demandons :
– Le rétablissement en urgence de l’eau potable pour tous partout dans la ville
– La fin des mesures discriminatoires prises à l’encontre des SDF (arrêté anti-mendicité,
mobilier urbain anti-SDF, insuffisance programmée des places d’hébergement d’urgence,
suppression progressive des toilettes et douches publiques gratuites, etc.) et, au contraire, une
réelle concertation et des mesures concrètes pour assurer des conditions d’existences dignes aux
personnes en grande précarité à Nice : SDF (notamment les femmes), Roms, travailleurs
pauvres, personnes âgées précaires, etc.
Nous demandons également au Maire de Nice de bien vouloir nous recevoir pour faire toute la
lumière sur ces mesures discriminatoires et œuvrer de façon constructive à l’amélioration des
conditions de vie des personnes en grande précarité à Nice.
Enfin, nous demandons au Préfet des Alpes-Maritimes de faire respecter les mesures de santé
publique en cas de canicule partout dans le département : à Nice comme ailleurs et sans aucun
délai.

Premiers signataires : Attac Antibes, Café suspendu Nice, la CGT 06, Convergence Services
Publics, EELV 06, Ensemble ! Nice, France Insoumise, France Insoumise Migrants et Réfugiés,
la FSU 06, Génération-s 06, la LDH section Nice, le Mouvement pour la paix 06, le MRAP, le
NPA 06, Nice au Cœur, le PCF 06, le PS 06, le Parti de Gauche 06, RESF 06, le SAF Section
Nice, Solidaires 06, Tous citoyens !

Analyse succincte des résultats du questionnaire de la Convergence nationale Services publics

Réalisée  par Bernard Teper, membre du secrétariat de la Convergence Nationale, animateur du Réseau d’Éducation Populaire)

Remarque liminaire : ce questionnaire rempli par plus de 8000 personnes (par internet ou sur des questionnaires papier) n’a pas été réalisé comme un sondage avec la méthode des quotas. Il y a donc plusieurs biais dans ces résultats. Mais il correspond aux réponses réalisées à l’appel de la Convergence nationale Services publics et des organisations associatives, syndicales et politiques en soutien à la Convergence.  Notamment, la droite et l’extrême droite sont  sous-représentées dans les réponses au questionnaire. Sur le plan des territoires, le rapport villes-centres- zones périphériques et zones rurales est bien représenté dans toutes les régions. Le rapport hommes-femmes est bien représenté également. La Corse n’est pas représentée dans ce sondage et les Dom sont sous-représentés ainsi que les Pays de Loire et les Hauts de France.

Les « focus » que vous verrez dans cette analyse succincte montrent cependant des réalités sous-estimées dans le débat médiatique et dans le discours gouvernemental. Ce sont pour nous des sujets de réflexion.

  • Quelle efficacité ?

Défense 26,6%

Justice 79,8%

Police 59%

Education et formation 91%

Recherche 67,5%

Culture 59,1%

Information 41,1%

Finances et Douanes 51%

Pôle emploi 70,9%

Inspection du travail 67,5%

Energie 48,6%

Environnement 41,9%

Gestion de l’eau 48,3%

Logement 59,2%

Perte d’autonomie 53,5%

Petite enfance 49,7%

Poste 80,7%

Communication (téléphone, 4G, Internet) 29,7%

Services bancaires 35,2%

Sécurité sociale 72,3%

Hôpital 95,4%

Médecine de ville 66%

Médecine publique (centres de santé, dispensaires, etc.) 75%

Frêt SNCF 60,7%

Voyageurs SNCF 91,1%

Transport fluvial 31,9%

Commentaires qualitatifs : Revient d’abord la dégradation générale puis un socle de services publics non privatisables,une protection de l’enfance insuffisante, un temps d’attente en progression, les déserts médicaux, le refus des agences postales et des services postaux réalisés par des commerçants, la fermeture des petites gares et des petites lignes.

Focus :

Les services de communication et des services bancaires sont considérés comme les plus mauvais. Probablement  parce que les zones rurales sont bien représentées dans le questionnaire.

Les services estimés les meilleurs : Education et formation, Poste, Hôpital (en tête des SP), Voyageurs SNCF

  • Avez-vous l’impression que les SP se sont éloignés de votre domicile ?

Oui 79,5% Non 20,5%

Est-ce que les SP sont devenus plus accessibles ?

Oui 7%  Non 93%

Là où vous habitez, les offres des SP sont-elles suffisantes ?

Transport ferré Oui 39,3% Non 60,7%

Ecole Oui 65,2% Non 34,8%

Poste Oui 42,8% Non 57,2%

Santé Oui 33,6% Non 66,4%

Commentaires qualitatifs : manque de proximité, horaires insuffisants, dématérialisation injuste, manque d’humanité, très fort mécontentement des opérateurs de téléphonie mobile, trop de fermetures de services

 

Focus : l’éloignement des services publics est largement condamné

 

  • Avez –vous l’impression que l’informatisation est utilisée pour mieux répondre aux besoins

Oui 18%  Non 82%

La dématérialisation remplace-t-elle efficacement l’implantation locale des SP ?

Oui 4,6%  Non 95, 4%

Estimez-vous qu’une présence humaine qualifiée reste indispensable ?

Oui 93,7% Non 6,3%

 

Commentaires qualitatifs : le ras le bol des répondeurs automatiques

 

Focus : Le retrait de la présence humaine est largement critiqué.

 

  • Quels sont les SP qui ne devrait pas être gérés par le privé ?

Défense 91,3 %

Justice 96,3%

Police 95,5%

Education et formation 93%

Recherche 78,3%

Culture 67,1%

Information 62,1%

Finances 91,8%

Pôle emploi 80,4%

Inspection du travail 89,3%

Energie 78,3%

Environnement 69,2%

Gestion de l’eau 85,9%

Logement 69,1%

Perte d’autonomie 79,5%

Petite enfance 82,2%

Poste 84%

Communication 52,8%

Services bancaires 49,9%

Sécurité sociale 95,5%

Hôpital 99%

Médecine de ville 47,9%

Médecine publique 91,9 %

Frêt ferroviaire 76,2%

Transport Voyageurs SNCF 98,8%

Transport fluvial 60,2%

 

Commentaires qualitatifs : non au financement public des structures privées, si une majorité est pour les SP en matière de culture et de petite enfance, l’acceptation du privé non lucratif dans les secteurs non soumis à la concurrence est largement accepté

 

Focus : L’hôpital, les centres de santé, la SNCF, la Sécurité sociale, Education formation,  est largement plébiscités pour le service public. Les chiffres concernant la communication de la petite enfance, des services bancaires et de la perte d’autonomie devrait faire réfléchir en regard de la volonté gouvernementale de maintenir ou d’élargir la privatisation de ces secteurs

 

  • Est-ce que devrait être crée de nouveaux services publics nationaux ?

Petite enfance Oui 89,3% Non 10,7%

Logement  Oui 89,4% Non 10,6%

Perte d’autonomie Oui 96,3% Non 3,7%

Aide à domicile Oui 91,2% Non 8,8%

Organisation de la transition énergétique et écologique

Oui 92,2% Non 7,8%

 

Commentaires qualitatifs : oubli des missions nouvelles :illettrisme, alphabétisation, illectronisme, éducation populaire, accueil des mineurs isolés, nécessaire développement des centres de santé, formation professionnelle, service public de maintien à domicile, maisons de retraite intégré à la Sécurité sociale, égalité entre citoyens et entre les territoires

 

Focus : la perte d’autonomie

 

  • Le gouvernement veut supprimer 120.000 postes de fonctionnaires principalement dans les finances, l’écologie et l’inspection du travail

Partagez-vous cet objectif ? Oui 2% Non 98%

Trouvez-vous normal que les SP emploient des précaires ?

Oui 1,7% Non 98,3%

Dans les trois administrations, qui vont être principalement impactés par les suppressions de postes, estimez-vous au contraire qu’ils faillent augmenter les effectifs ?

Oui 85,3% Non 14,7%

 

  • Fonctionnement démocratique

 

Etes-vous informé des débats publics et de la consultation publique du gouvernement ?

Oui 21,5% Non 78,5 %

Avez-vous été consulté ?

Oui 3% Non 97%

Seriez-vous favorable à la mise en ^place des commissions territoriales des SP pour déterminer les besoins dans les territoires ?

Oui 96,1% Non 3,9%

Etes-vous prêt à y participer ?

Oui 85,6%  Non 14,4%

Pensez-vous que les décisions de gestion, de contrôle et d’évaluation devraient être partagés entre l’administration, les représentants des personnels, des usagers et des élus ?

Oui 95,9% Non 4,1%

Pensez-vous qu’il faudrait débattre de l’avenir des SP et de leur gestion dans les territoires ?

Oui 96,8% Non 3,2%

 

  • Là ou sont absents les SP, souhaitez-vous leur implantation ou réimplantation ?

Oui 97,8 % Non 2,2%

Souhaitez-vous davantage de financement des services publics :

-Par la solidarité nationale (fiscalité, cotisation) 86,7%

-Par les usagers 5,1%

-Par les partenariats publics privés, par le bénévolat ou le privé

8,2%

En ce qui concerne l’assurance-maladie de la sécurité sociale, pensez-vous que les soins prescrits par le médecin doivent être remboursés à 100%

Oui 85,4% Non 14,6%

 

  • Sexe des répondeurs au questionnaire :

Masculin 47,6% Féminin 52% Autres 0,4%

 

  • Age des répondeurs au questionnaire

60 ans et plus 40,9%

De 40 à 59 ans 45,4 %

Moins de 40 ans 13,7%

 

Origine géographique des répondeurs au questionnaire

 

IDF 20,6%

Occitanie 10,9%

Grand est 4,8%

Bretagne 4,7%

Nouvelle Aquitaine 10,7%

Bourgogne Franche-Comté 4,8%

Dom 0,7%

Hauts de France 7,1%

Paca 7,5%

Normandie 5,4%

Auvergne-Rhône-Alpes 14,2%

Centre 4,8%

Pays de Loire 3,8%

 

Compte Rendu du CA de la Convergence du 5 Juillet 2018

Membres du CA présents : Bernard Boissier, Jean-Claude Chailley, Hélène Derrien, Nelly Di-Giovanni, Nicolas Galepidès, Patrick Hallinger, Michel Jallamion, Michel Martet, Jacques Poirier.

Membres du CA excusé : Bernard Defaix, Fatah Aggoune, Michel Antony, Christian Delarue, Francis Guissard, Danièle Pingue, Jean-Louis Puydebois, Jean-Claude Tallaron, Bernard Teper,  Philippe Touzé, Janine Vaux…

Membres associés au CA présents : Jean Amar, François Auguste, Isabelle Mathurin.

Membres associés au CA excusés : Jean-Claude Oliva, Rozenn Perrot, Bernard Tanchoux,

Organisations Présent-e-s : CDDSP Combrailles, , CDDSP Indre et Loire , CDDSP Mayenne, CDDSP Val-de-Marne, Collectif Poste Grenoble, Coordination des hôpitaux et Maternités de Proximité, FSU, Solidaires FP, Sud PTT, ATTAC, Résistance Sociale, UNRPA, Ensemble, GDS, PCF…

 Organisations Excusé-e-s : CGT Services Publics, PG, R&S, Eau Bien Commun, Convergence Nationale Rail …

OdJ :

–          1 – Point sur la dernière séquence de la Convergence à partir de l’appel du 23 juin ;

–          2 – Présence et organisation des débats à la fête de l’Huma ;

–          3 – Présentation et participation du débat SP aux U d’été des mouvements sociaux et de la FSU ;

–          4 – Détermination des objectifs à la rentrée et sur les moyens à mettre en œuvre  notamment pour la création et le développement de collectifs locaux ;

–          5 – Détermination d’une date et d’un lieu pour l’AG de la Convergence ;

–          6 – point trésorerie.

1 / Les différents collectifs (Mayenne, Combrailles, Grenoble, Paris, Val de Marne…) ont fait part de leurs activités. Il en ressort que :

 – de nombreux collectifs sont reconnus localement ;

 – ce sont toujours les mêmes militant-e-s qui animent la vie sociale et politique locale avec un risque d’épuisement et qui rend d’autant plus nécessaire l’élargissement de notre base. Ce souci ainsi que leur place indispensable dans les mobilisations doit nous faire considérer les usagers comme le fil à plomb de notre activité ;

 – les attaques concernent l’ensemble des services publics (bureaux de poste, écoles, trésoreries, santé…) ;

 – des victoires sont possibles quand les usagers (qui ont un poids particulier notamment pour entraîner les élus et cela sera d’autant plus vrai dans la perspective des élections municipales de 2020), les élus et les personnels sont mobilisés. Mais même dans ce cas, ces mobilisations peuvent être confrontées à un mur (cf Grenoble) ;

 – trois grosses difficultés apparaissent dans le contexte actuel :

             – faire passer les usagers de la sympathie à la mobilisation ;

 – compréhension pratique de l’intérêt du passage de la mobilisation de l’échelon local à l’échelon national y compris en terme des retombées locales d’une mobilisation nationale réussie ;

 – le poids des séquences électorales prochaines et notamment syndicales de la FP et européennes.

Les organisations syndicales ont pour leur part insisté sur :

– la nécessité de revenir au plus près du terrain (usagers, personnels) surtout dans un contexte de blocage du dialogue social ;

– La massivité des attaques dont pourtant tout le monde, y compris des syndicats nationaux,  ne prend pas la dimension en compte en n’intégrant pas le fait que les attaques sectorielles et/ou locales auxquelles ils sont confrontés ne sont que la partie d’un tout (CAP 22 que le gouvernement a renoncé à présenter les conclusions globales, tout en l’appliquant morceau par morceau). Le but du gouvernement est de casser tout ce qui est protecteur pour les usagers

– l’importance de rediscuter de la question des maisons de service au public qui se mettent en place plus lentement que prévu et avec un bilan mitigé.

Dans le débat qui s’instaure, plusieurs points ont été abordés (dans le désordre) :

  – Sur l’état des mobilisations. Si l’on ne peut pas parler de sinistrose militante au vu des mobilisations locales, il faut reconnaître que le poids des défaites passées, l’absence de victoires significatives récentes pèse sur les capacités (l’envie) de mobilisations nationales comme l’a montré la dernière mobilisation FP qui bénéficiait pourtant de l’unité syndicale la plus large.

 – Sur la rentrée. Elle va être lourde d’échéances importantes :

             -réformes systémiques : Sécu, retraites,

             -budgets : nationaux, collectivités, PLFSS,

qui vont poser la question de notre visée stratégique et de nos axes de lutte. Il serait nécessaire de mettre en débat une action nationale sur les SP, l’action publique à l’automne au moment du vote des budgets. Mais cela parait difficile vu les délais de construction d’une mobilisation et le contexte des élections syndicales.

 – Sur le gouvernement et les SP. Le gouvernement assène le poids du dogme de la dette et du déficit, sans jamais poser la question de quelle utilisation de l’argent. C’est la conception même du SP au sommet de l’État qui est posée. Il n’y a plus de lien entre l’Etat (actionnaire à 51%, c’est-à-dire majoritaire) et le SP. Il n’intervient plus sur sa marche, son fonctionnement et renvoie systématiquement à la direction de l’entreprise (cf. la poste).

 – Sur les européennes, il serait important d’envisager des perspectives avec l’ISP, mais la Convergence aura des difficultés à intervenir sur cette question vu l’éclatement des positions de fond des différents acteurs du champ social qui se reflète naturellement dans la composition des collectifs locaux.

 –Sur l’adaptabilité et les nouvelles technologies, il faut toujours se poser la question de savoir ce qui est recherché dans leur utilisation : les économies, notamment de personnel ou une réelle amélioration du service aux usagers. C’est à partir de ce type de critère et non d’apriori qu’il nous faut nous déterminer.

 – la question du sens est capitale. Aujourd’hui on constate que le lien pour les personnels, par exemple entre l’entreprise postale et le service public est difficile. De même il apparaît que si le statut de la FP est d’abord nécessaire pour les usagers, il ne faut pas que la Convergence sous-estime qu’il l’est aussi nécessaire pour les agents afin d’éviter que l’individu – la compétitivité individuelle – ne soit au-dessus du collectif. Cela est d’autant plus important à soulever que, le plus souvent, les usagers ne se posent pas ce type de problème du moment que ça fonctionne pour eux. Aujourd’hui les luttes qui dynamisent sont celles qui agissent et produisent du sens.

 – les jeunes. Vu la dégradation actuelle des SP, les jeunes ont appris à s’en passer et privilégient le système D au détriment des SP et de la solidarité. Ils ne sont donc que peu choqués par les attaques actuelles que ceux-ci subissent. Il y a là une vraie question sur laquelle nous devons travailler pour avancer.

–   26 mai. De nombreux collectifs se sont mobilisés pour participer localement à la vague populaire. Beaucoup « espéraient mieux », mais un tel niveau de mobilisation est forcément une réussite dans un contexte aussi difficile. De plus nous devons noter que dans de nombreux endroits, à commencer par l’Ile-de-France, il ne s’agit pas d’un dédoublement des forces militantes : de nombreuses personnes présentes dans les cortèges syndicaux n’étaient pas présentes ce jour-là et réciproquement. Cela est porteur d’espoir, cela pose également question. Nous devons travailler les uns et les autres à la conjonction, à la convergence des mouvements citoyens et des luttes syndicales nationales ou locales, quel que soit le regard des uns et des autres sur cette initiative. Car malgré le volontarisme de la CGT qui est à noter toutes les organisations de la Convergence ne sont pas signataires de l’appel commun. Si l’implication nationale de la Convergence dépend exclusivement de la volonté des collectifs locaux qui la constitue,  certaines organisations – fortement impliquées dans sa vie nationale, locale et quotidienne- peuvent se sentir engagées indirectement. Il nous revient donc à toutes et tous d’être particulièrement vigilants sur ce point.   

 –  Sur le 23 juin. Plusieurs choses sont à noter :

Si nous pouvons regretter que l’initiative ambitieuse de départ portée par un texte d’appel unitaire n’ait pu être maintenue pour des raisons qui nous échappent en large partie,  et que, pour la première fois depuis longtemps, des tensions fortes au sein d’organisations aient pénétré la Convergence malgré l’impératif de converger au vu de l’actualité sociale, le 23 fut de l’avis de l’ensemble des participants une réussite du fait de la diversité des collectifs présents – principalement grâce à la forte mobilisation des collectifs santé – et de la présence de nombreux élus locaux. Deux éléments qui ont suscité l’intérêt médiatique et une couverture positive de cet événement; à noter le large champ associatif et  politique au-delà du cercle habituel des organisations impliquées dans la Convergence et, au niveau syndical, l’intervention de la FSU, de syndicats de Solidaires et de la CGT Services publics  C’est donc une bonne chose que la Convergence ait maintenu cette date en la transformant en soutien à l’initiative de la coordination santé.

La présence d’un stand de la CNL et du DAL démontre nos convergences de vues qui doivent être développées et déclinées notamment au niveau local : la revendication d’un nouveau service public du logement doit être travaillée par la Convergence en lien avec ces organisations. Michel Martet, Bernard Teper et Jean-Claude Chailley sont chargés de ce suivi.

Nous devrons étudier la possibilité de tenir une biennale du genre « village des services publics » place de la République tous les deux ans permettant aux organisations syndicales de ne pas y mettre d’enjeux importants mais d’être présentes à nos côtés comme les autres organisations partenaires. Cela ne doit pas oblitérer l’objectif sur le long terme de réussir à nouveau une mobilisation nationale sur les services publics mais la réalité est que l’ensemble des collectifs est dans l’action locale, et les militants luttent au quotidien sur tous les fronts. Le manque de perspectives de victoires au niveau national nécessite de réfléchir aux pistes qui pourraient mettre une mobilisation nationale en perspective dans le contexte actuel.

La venue de Jean Lasalle de différents responsables politiques de l’ensemble de la Gauche hors PS (PCF,FI, EELV, Génération.s, Ensemble NPA, GDS, R&S, PCOF, Mouvement Ecolo, Nouvelle Donne) dont Pierre Laurent a interloqué les medias : que la lutte pour la défense et le développement des services publics transcendent certains clivages est une preuve apportée que l’ensemble de nos concitoyens est concerné, que cela dépasse le cadre d’une lutte partisane tout en mettant en avant les organisations qui en sont porteuses via le village des services publics permet d’aider à créer le lien entre luttes « citoyennes » et luttes « militantes ». C’est bien un combat pour l’intérêt général, pour l’ensemble des citoyens et des usagers que nous menons. C’est l’avantage d’une telle manifestation qui est avant tout celle des collectifs. Dans les années à venir nous devons étudier les possibilités de mobilisation s’appuyant sur les élus locaux afin de contester la fin des services publics de proximité et remettre à l’ordre du jour une politique d’aménagement équilibré et égalitaire du territoire. Les liens développés avec Jean Lassalle, Philippe Laurent, Vanik Barberian et bien sûr avec Gilles Leproust et l’ANECR peuvent rendre cela possible.

Au vu de l’intérêt médiatique du questionnaire et vis à vis de cette manifestation il apparait que nous devons développer une communication à destination avant tout des usagers, des citoyens et les impliquer encore d’avantage dans notre processus.

 – Maisons de service au public. Nous devons retravailler sur cette question afin de pouvoir être offensif afin de tirer parti du retard pris dans leur développement. Nous pouvons être porteur de véritables maisons de service public afin de reconquérir la présence des services publics dans les territoires. Il faut se mettre d’accord sur la sémantique (peut-être trop de proximité entre « maison des services publics » et « maison de service AU public ») mais sur le fond il semble y avoir un accord de principe sur l’idée que c’est une voie à explorer et qui pourrait constituer une revendication aux luttes locales en cours.

 2 / Fête de l’Huma : Proposition de deux débats :

CAP 2022, réformes systémiques (Sécu, retraites). Une réunion de travail pour de véritables maisons de services publics à opposer au concept de maisons de services AU public ainsi qu’un bilan de celles-ci doit être organisé sur la fête de l’Humanité.

Par ailleurs nous devons travailler aussi sur les « nouveaux » SP : logement, Eau, Petite enfance et perte d’autonomie.

Un stand commun Coordination nationale / Convergence sera tenue comme l’année dernière. Si nous voulons le développer notamment avec la CNR et Eau Bien Commun il faut en parler lors de la fête et organiser cela très en amont. La Convergence est disponible ainsi que la Coordination pour participer aux débats sur les SP que les organisations voudraient bien organiser sur leur stand.

3 / Université d’été des mouvements sociaux à Grenoble. La FSU en lien avec ATTAC et la Convergence a structuré un débat autour des services publics le SAMEDI 25 AOUT de 9h30-16h30: Défense et alternatives pour les services publics. Il reste à trouver un intervenant pour la CGT, un sur les PPP (Rozenn ne peut être présente le jour du débat)

À partir d’échanges autour des attaques qui visent les services publics, il s’agira, dans un premier temps, de décrypter les projets qui portent atteinte à notre modèle social avec des interventions : syndicalistes, économiste, sociologue. Des services publics ont été et sont actuellement des laboratoires de l’idéologie libérale. Ce sera l’objet du deuxième temps du séminaire qui permettra de mettre en évidence les réactions aux externalisations, privatisations de missions de services publics à travers des démarches de relégitimations (remunicipalisation de l’eau…). Le troisième temps du séminaire portera sur les alternatives et les dynamiques de socialisation. Il permettra d’évoquer des questionnements : « quels services publics pour le XXI siècle ?» et les alternatives (ex : les transports gratuits à Grenoble).

Partie 1- Communication intersyndicale (Fabienne BELLIN FSU, Gaëlle MARTINEZ Union Syndicale SOLIDAIRES, CGT intervenant-e en attente…) ; sociologue (Willy PELLETIER, Fondation COPERNIC et U de Picardie)

Partie 2- Pôle emploi (SNU TEFI FSU intervenant-e en attente…), Poste (Nicolas GALEPIDES SUD PTT et François AUGUSTE coordination nationale Poste) ; Partenariats Public Privé : la situation à Marseille (Pierre Marie GANOZZI FSU 13) ; Remunicipalisation services des eaux (Yannick BELAT, Amandine FONTAINE, Philippe FOSSAT Eau Bien Commun Auvergne Rhône Alpes et Daniel HOFNUNG Coordination Eau Ile-de-France)

Partie 3- SP du XXI siècle (Michel JALLAMION président Convergence Nationale des Collectifs de Défense et de Développement des SP) ; la gratuité des transports publics (Isabelle METRAL membre du collectif gratuité transports publics agglomération Grenobloise)

4 / Cette année a été celle du questionnaire, l’année prochaine doit être celle de la création et de la redynamisation des collectifs (fournir un Kit de création d’assoc) dynamiser ce qui existe déjà. Reprendre un travail de terrain axé sur les difficultés rencontrées par les usagers en développant une campagne sur 4 préoccupations majeures (la proximité, la démocratie, le statut et l’égalité d’accès). A lier avec la possibilité d’une initiative plus importante que celle du 23 juin en choisissant un lieu soit en RP, soit en province (Bretagne, Lure, Gironde, Mayenne, Rhône-Alpes, Tours…) en profitant de la PQR plus accessible que la presse nationale (excepté la presse militante) avec un objectif : montrer la capacité de la Convergence à s’implanter et à fédérer. Jean Amar est en train d’exploiter les retours du questionnaire afin d’adresser aux collectifs les contacts désireux de lutter pour les services publics. Là où le nombre de retours est significatif et où aucun collectif n’est référencé il s’agira, en relation avec Janine Vaux,  qu’un référent au sein du CA essaie de mettre en œuvre les possibilités offertes au développement d’un collectif local en s’appuyant sur le retour des questionnaires (raisons précises souvent exprimer d’un problème lié à un sp (fermeture, réduction d’horaire, etc.), et sur les organisations partenaires de la Convergence ainsi que de rechercher l’existence de collectifs non référencés dans cette zone géographique.

Pour les européennes il est tout à fait envisageable d’avoir un débat sur les traités de libre échange notamment sur le TISA. Si une telle initiative devait avoir lieu il s’agirait que les intervenants principaux soient des organisations syndicales et des associations. Les personnalités politiques seraient bien sûr les bienvenus mais ne seraient pas annoncés comme intervenants. Nous devons approfondir ce point lors de notre prochain rendez-vous à la rentrée (le vendredi 14 septembre).

5 / il conviendra de faire une AG avant décembre. Il est proposé que le lieu est la date soit déterminé à notre prochaine réunion la veille de la fête de l’huma et faire suite à cette réunion un petit mot aux collectifs pour qu’une réflexion préalable est lieu.

6 / Non traité en l’absence des trésoriers. Renvoie à l’AG.

Décisions finales :

– Participation Université d’été des mouvements sociaux à Grenoble et intervention au débat des services publics le SAMEDI 25 AOUT de 9h30-16h30 ;

-La Convergence participera à la réunion du 04 SEPTEMBRE  à l’initiative d’Attac et de Copernic. Les collectifs souhaiteraient que la Convergence propose une initiative, un temps fort contre la politique de Macron avec des mobilisations locales, mais certaines des organisations partenaires ne sont pas pour l’instant impliquées dans ce cadre.

-Pour préparer l’AG de Convergence, réunion de travail le VENDREDI 14 SEPTEMBRE à 9h30 à la Bourse du travail ;

– Mise en place d’un débat sur «  Action Publique 2022 : un choix de société » SAMEDI 15 SEPTEMBRE à 16H30 fête de l’Huma stand de la Coordination hôpitaux et mater. – Convergence SP

 –Réunion de travail sur les MSàP pendant la fête de l’Huma DIMANCHE 16 SEPTEMBRE à 10H00 ;

 -Sur la poste présentation d’un Kit début septembre (F Auguste)  ;

 -Sur la campagne, présenter un projet d’ici septembre (M Martet) ;

– Envoie aux collectifs  de la liste des contacts suite au questionnaire (J. Amar) ;

– Envoie d’un doodle pour organisation du planning pour stand fête de l’Humanité ;

– annonce aux fédérations PCF la disponibilité de la Convergence pour participer/animer des débats sur les SP notamment sur Action publique 2022 (I. Mathurin).

Travail à suivre et à organiser : développement et création des collectifs, mise en place d’un groupe de travail effectif sur communication et réseaux sociaux, étudier possibilités mise en place d’une initiative « Europe », récupération du fichier élus municipaux et des signataires de la pétition nationale poste pour dynamisation de la coordination nationale poste, intervenants UE des mouvements sociaux et Fête de l’Huma, développer les liens avec la CNL, texte sur les perspectives et les moyens de luttes et de mobilisations pour le SP coécrit par B. Teper et Ch. Delecourt, mettre en place les conditions d’un « village des services publics » biennal place de la République.…