POUR LE SERVICE PUBLIC POSTAL POUR TOUS LES SERVICES PUBLICS DE PROXIMITÉ

La Poste mène depuis maintenant des années une politique de destruction du service postal.. Elle cherche à diminuer de manière colossale les bureaux de plein exercice. Tous les territoires ruraux et urbains, y compris dans les quartiers sensibles, sont touchés par des fermetures. Ces bureaux sont remplacés par des agences en mairie, ou des commerces, ou rien…
Ainsi, à Vaivre, près de Vesoul, le bureau a été fermé deux semaines en août « en raison des prévisions de restriction d’activité pendant la période estivale » et la municipalité craint une prochaine restriction des horaires d’ouverture. Deux usagers ont fait signer spontanément une pétition de protestation qui a recueilli plus de 1200 signatures.
Le Comité de vigilance pour le maintien des services publics de proximité en Haute Saône soutient cette initiative comme toutes celles qui visent à défendre et à améliorer tous les services publics, notamment dans nos territoires actuellement ceux concernant les transports (Paris-Bâle, guichets menacés…), les trésoreries (risques sur Champagney, Villersexel, Gy…), la pénitentiaire (maison d’arrêt de Lure promise mais non actée), la santé (regroupement de services et manque de professionnels)…
Pour nous le SERVICE PUBLIC POSTAL malgré son changement malheureux de statut, reste un essentiel service public qui contribue autant que d’autres à maintenir le ciment social et citoyen et à assurer la solidarité territoriale dans notre pays.
Ces nouveaux points de contacts sont loin de faire les mêmes opérations que les bureaux de poste de plein exercice. Tout juste du dépannage, un service bancaire très réduit, pas ou peu de confidentialité, aucune réelle garantie de pérennité.
En région Franche Comté, La Poste ambitionne de passer de 196 bureaux à 67 en fin d’année 2018 !!!
Pour préparer le terrain, les bureaux sont d’abord fermés pendant la période estivale et pendant les absences du personnel car les moyens de remplacements sont insuffisants. Les horaires d’ouverture au public sont réduits et morcelés, obligeant ainsi les usager.e.s à prendre d’autres habitudes, faire des services en ligne ou même renoncer à des opérations.
La distribution est aussi maintenant problématique avec les suppressions d’emplois et les réorganisations récurrentes qui dégradent la qualité du service rendu. Le secteur de Vesoul va y être confronté fin octobre.
Les personnes âgées, en difficulté sociale, à mobilité réduite sont les plus pénalisées par la disparition des services publics de proximité.
La prise de contrôle de la Poste par la Caisse des Dépôts et Consignation à grand renfort de communication est présentée comme la création d’un pôle public financier. Le maintien de fermeture de bureaux serait un bien mauvais signe.
C’est pourquoi le Comité de vigilance préconise un moratoire des fermetures de bureaux et l’ouverture d’un débat ouvert à toutes et tous, usager.e.s, élu-es, associations, syndicats, sur le service public postal.
Le conseil d’administration du Comité de Vigilance de Lure
Lure le 10/10/2018

OPACITÉ ET INQUIÉTUDES SUR LE DOSSIER «PRISON DE LURE» DOIT ON PENSER QUE LES PAROLES POLITIQUES ET GOUVERNEMENTALES NE SONT QUE DU VENT ?

Pour la nouvelle Maison d’Arrêt à Lure, les arguments sont très solides et nombreux. Nous

listons les principaux ci-dessous.

Aidez nous à les faire mieux passer dans la population, les syndicats, associations, partis…

Il faut emporter la décision avant octobre (plan pénitentiaire national) sinon nous risquons

d’être rejetés.

1- LÉGITIMITÉ HISTORIQUE de l’emplacement luron en remplacement d’une Maison d'Arrêt sise à Lure
depuis deux siècles.
2- ACCORD DE L’ÉTAT par le biais d’une ministre de la justice en exercice Mme TAUBIRA : il y a
OBLIGATION RÉPUBLICAINE de respecter la parole donnée, au risque de désespérer les acteurs et
populations du secteur et de renforcer le sentiment antiparlementaire et hostile aux politiques, de plus en plus
fort ici.
3- UNANIMITÉ RARISSIME des acteurs locaux pour la réalisation de ce dossier : élus, personnels et
surtout citoyens du secteur. C’est un des très rares endroits en France où la population s’est mobilisée pour la construction d’une prison, en ayant bien compris qu’il s’agissait d’un service public de proximité à conserver.
Plus d’une centaine de mairies ont signé la pétition pour le maintien luron.
4- AMÉNAGEMENT ÉGALITAIRE DU TERRITOIRE ET NÉCESSAIRE COMPENSATION. Lure (et
sa région) est une ville sinistrée par les attaques multiples contre les services publics. Conserver le service
public pénitentiaire est donc une compensation absolument indispensable et prioritaire pour le secteur. La
population et les élus l’ont très bien compris.
5- FORTE VALIDITÉ GÉOGRAPHIQUE du site renforcée par les décisions régionales (Grand Est et
Bourgogne Franche Comté) en faveur des lignes ferroviaires : Belfort-Épinal et surtout Mulhouse-Paris
6- BON AVANCEMENT DU DOSSIER ET FACILITÉS ADMINISTRATIVES ET ÉCONOMIQUES.
L’action conjointe des collectivités locales (Département, ComCom et ville de Lure) permettent de limiter les frais et les temps de construction, ce qui ne peut qu’être favorable pour les finances publiques.
7- Argumentaire renforcé pour une nouvelle prison en mettant en avant une POSSIBLE
PARTICULARITÉ ACCRUE ne devant pas effrayer les prisons proches sur leur avenir :
pourquoi ne pas faire de la nouvelle prison un Centre de détention (longues peines) alors que les plus
proches sont très loin et hors Franche Comté.
 pourquoi ne pas créer un centre carcéral disposant aussi d’un pavillon psychiatrique. Notre secteur
dispose d’un centre sanitaire psychiatrique très important et surtout multi-sites. Là encore, il n’y a pas l’équivalent à de nombreux kilomètres de SMPR-Service Médico-Psychologique Régional (unité au sein d’un établissement pénitentiaire) et les UHSA-Unités Hospitalières Spécialement Aménagées sont rarissimes.
pourquoi ne pas donner suite aux discussions menées à l’époque de Mme TAUBIRA pour la création d’une
section féminine, là aussi ces services sont très rarement présents dans nos régions.
8- Attention, Notre demande ne vise PAS À CONCURRENCER LES AUTRES SITES
PÉNITENTIAIRES PROCHES QUI ONT LEUR PROPRE LÉGITIMITÉ, surtout en terme de proximité et d’humanité que la petite taille garantit. Il s’agit de maintenir un service pénitentiaire de qualité en le renforçant
par des constructions nouvelles plus modernes, plus humanisées et plus adaptées et en le dotant de services que les autres maisons régionales n’ont pas.
RAPPELONS LE : les décisions nationales devraient être prises en octobre. IL Y A URGENCE !!!

C’est pourquoi le comité de vigilance propose à celles et ceux intéressés et notamment aux décideurs de

SE RENCONTRER LE VENDREDI 21 septembre
À 11H MAIRIE DE LURE SALLE INTERSERVICES

Lure le 14/09/2018. Le CA du Comité de Vigilance pour le maintien des services publics de proximité

Intervention sur la poste- atelier services publics- université des mouvements sociaux – Grenoble – août 2018 par François Auguste

Mon intervention expose 3 idées :
– Pour augmenter son chiffre d’affaires et ses profits, l’entreprise la poste détricote le service
public de la poste, avec l’aval du gouvernement
– Cette politique ne passe pas comme une lettre à la poste à des luttes offensives pour la
reconquête des services publics dans les territoires ?
– Comment passer de luttes offensives contre les fermetures de BP à des luttes offensives pour
la reconquête des services publics( SP) dans les territoires ?
1. Pour faire passer sa politique, le groupe la poste cherche à imposer la « novlangue postale ».
Ce n’est pas anodin, il s’agit de diffuser un brouillard de fumée pour masquer sa politique.
Il n’y a plus d’usagers, il y a des clients
Il n’y a plus de fermetures, il y a des transformations ( à Grenoble, ils parlent même de
« changement d’adresse » pour une fermeture)
Il y a des « réorganisations » pour des mesures qui s’apparentent à une totale
« désorganisation »
Nous pensons, au collectif poste de Convergence , qu’il ne faut pas céder face à la novlangue
postale et employer les mots justes : usagers, service public, fermeture des bureaux de
poste, désorganisations … Cette bataille des mots qui est une bataille d’idées, est importante
et n’est pas sans effet pour démasquer cette politique.
On pourrait dire la même chose du mot « résultats financiers » pour parler des profits
financiers dont l’augmentation est l’obsession de la poste .
La poste marche bien paraît-il, parce qu’elle fait près d’un milliard de profits par an .
Mais pour arriver à çà, rien ne va plus pour les salariés de la poste dont les effectifs ont
beaucoup reculé , qui subissent une précarisation massive à chaque « désorganisation »,
chaque suppression de tournée, et aussi la sous-traitance de la livraison des colis à domicile
dans des conditions souvent scandaleuses , qui ont par ex provoqué la mort d’un salarié il y a
quelques années et pour laquelle la poste va passer en correctionnelle !
Rien ne va plus pour les usagers qui subissent les réductions d’horaires, arme redoutable
utilisée par la poste pour diminuer la fréquentation, prétexte pour fermer les bureaux de poste (BP)
Rien ne va plus pour les élus locaux qui subissent déjà l’austérité généralisée et à qui on
demande de fournir du personnel pour gérer les agences postales communales qui
remplacent les BP avec moins de services , en échange d’un pactole de 1000 euros par mois,
financé par le fonds de péréquation alimenté par … la fiscalité locale !
A en croire la poste, tout le mal viendrait de la baisse du volume du courrier . Il ne s’agit pas
de nier ce fait, lié à l’arrivée du numérique . Mais on oublie de dire que l’activité colis et celle
de la banque postale sont bénéficiaires. Du coup, la poste veut revenir aux bons vieux
services que les postiers rendaient aux usagers à une époque où les tournées n’étaient pas
millimétrées comme aujourd’hui. Et surtout ils ne sont plus gratuits, partie intégrante du SP(service public),
ils sont payants, marchandisés ! Les personnes âgées qui veulent tailler une bavette avec
leur factrice ou facteur pendant qq minutes doivent payer 19 euros par semaine !
Le gouvernement soutient cette politique. Il la soutient financièrement puisqu’il lui accorde
320 millions d’euros / an depuis 3 ans soit près d’1 milliard d’euros . il bénéficie en retour des
bénéfices de la poste puisqu’il en est le principal actionnaire ( depuis, on a appris qu’il s’est
désengagé au profit de la Caisse des dépôts : à quand la privatisation intégrale ?) et il accepte

sans broncher la dégradation du SP pour les usagers et celle des conditions de travail des
salariés.
2) cette politique rencontre de sérieux obstacles partout où elle est mise en œuvre .
De nombreuses luttes rassemblant les élus locaux , les syndicalistes ,les usagers , et même
parfois les unions de quartiers, comme à Grenoble , imposent des reculs . certaines de ces
luttes sont victorieuses . En général, c’est lorsqu’un triptyque a été construit entre les
usagers, les syndicalistes et les élus. Cela demande du temps, de la persévérance et une
pratique unitaire, participative et démocratique .La réunion dans l’action de ces trois
composantes est une force importante. Elle pose de sérieux problèmes à la poste qui oscille entre
acceptation et refus du dialogue mais choisit dans les faits le refus du dialogue dans la
plupart des cas. Le rôle des maires, des élus locaux est très important dans ces luttes et dans
ce triptyque . C’est la raison pour laquelle la direction de la poste a essayé de faire sauter
l’obstacle que représente l’accord préalable des maires et des conseils municipaux à toute
transformation d’un BP(bureau de poste) en APC(agence postale communale) ou en RPU(relais postal urbain chez les commerçants). Çà a été l’objet d’un bras de fer à l’intérieur
même de l’AMF(Association des maires de france) et avec la poste au moment de la renégociation du CPPT ( contrat de présence postale territoriale) qui a lieu tous les 3 ans . La bataille menée alors par des élus de gauche, des élus communistes et même une partie d’élus de droite n’a pas permis à la poste
d’obtenir une totale satisfaction . L’accord préalable du maire a été maintenu pour un
nombre non négligeable de BP, et pour les autres BP, le maire peut donner un avis et en
principe un deuxième avis . Je dis en principe car à Grenoble la poste n’a pas l’intention de
répondre à la sollicitation du maire de pouvoir donner un 2 ème avis sur une nouvelle
proposition de la poste ; ce en quoi elle ne respecte pas le CPPT.
3) comment donner un caractère plus offensif aux luttes actuelles ?
Toute lutte contre la fermeture d’un BP est déjà offensive car elle contre-carre la recherche
de rentabilité financière au détriment du SP. Mais si on veut faire progresser des solutions
politiques alternatives il faut avancer des pistes nouvelles susceptibles de rassembler POUR
et pas seulement CONTRE.
On peut avancer sur 4 pistes : la reconquête des SP dans les territoires , le financement d’un
développement du SP et pas de sa régression, le développement de la démocratie citoyenne
et du triptyque élus syndicalistes usagers, un vaste processus citoyen pour renégocier le
CPPT 2019-2022
Consciente de l’effet désastreux de sa politique dans les territoires, la poste et le
gouvernement ont décidé de créer des maisons de service au public( MSAP). Il s’agit d’en
créer 1000, dont 500 par la poste dans des BP . Cela fait 3 ans que cette idée a été lancée et
on ne peut pas dire que le succès soit au rendez-vous, comme la poste le reconnait en interne .
Nous avons décidé de mettre en place un groupe de travail à la fête de l’humanité pour
imaginer un projet de reconquête des SP dans les territoires. Il ne s’agit pas de se positionner
/ MSAP mais de construire un projet partagé avec les syndicalistes et les usagers de la poste,
de la santé, et des hôpitaux, des transports, de l’éducation nationale, de la culture, pour
reconstruire du et des SP dans les territoires, de manière participative avec des financements
nouveaux et donc une nouvelle politique nationale en faveur du développement des SP .

Le CPPT va être renégocié pour la période 2019-2022 . Ne faut-il pas enclencher un vaste
processus citoyen de « renégociation progressiste » , avec les élus de l’AMF, les syndicats et
l’ensemble des usagers avec pour objectif le « retour au SP » en proposant des axes de
développement, de financement, de démocratisation ? Nous en discuterons lors de la
réunion évoquée à la fête de l’humanité .

Pays-de-la-Loire : des TER supprimés faute de conducteurs, la région « scandalisée »

Six lignes sont touchées, dont les lignes Nantes-Angers-Le Mans et Nantes-Redon-Rennes.
avec France Bleu Loire-OcéanfranceinfoRadio France -Mis à jour le 29/08/2018 | 19:25
Le vice-président de la région Pays-de-la-Loire en charge des transports se dit « scandalisé » par la suppression de TER, de mercredi 29 août à vendredi 31 août dans la région, faute de conducteurs, rapporte France Bleu Loire Océan.
Six lignes sont touchées, dont les lignes Nantes-Angers-Le Mans et Nantes-Redon-Rennes. La direction évoque des « difficultés de production ». Elle est en fait confrontée à un manque de salariés en cette fin août, en raison d’arrêts maladies, de congés et du départ en formation de certains de ses conducteurs après la réouverture de la virgule de Sablé-sur-Sarthe, un tronçon qui relie la gare de Sablé à la LGV Bretagne-Pays-de-la-Loire. En tout, 18 trains resteront à quai. Des cars de remplacement vont être affrétés.
Dans ce genre de situation, je me dis qu’il serait bien que la SNCF soit mise en concurrence le plus vite possible
Roch Brancour, vice-président de la région Pays-de-la-Loireà France Bleu Loire-Océan
Roch Brancour, vice-président en charge des transports à la région Pays-de-la-Loire, qui finance les TER, estime que « la SNCF ne fait pas bien son travail en ce moment. On sort de plusieurs mois de grève. L’important, c’est de reconquérir des usagers et de leur montrer que cela vaut le coup d’utiliser le train plutôt que la voiture. Et là, ce n’est pas du tout le message qui est envoyé ».
Le secrétaire général de la CGT des cheminots de Nantes, Loïg Garrec, souligne de son côté que son syndicat dénonce « depuis plusieurs années, le manque d’effectifs à la SNCF. Nous travaillons à flux tendu. Il suffit d’un petit grain de sable et tout se dérègle. Nous ne pouvons plus rendre le service que nous devons à nos usagers. C’est triste ».

L’eau pour toutes et tous à Nice !

La Ville de Nice a coupé l’eau de la fontaine de la Place du Pin pour éloigner les SDF, prétextant
d’une demande de commerçants du quartier en raison des nuisances que leur présence
provoquerait. En réalité, la très grande majorité des commerçants et restaurateurs sont opposés
à cette fermeture et demandent simplement des mesures accrues de propreté et de sécurité.
On éloigne les pauvres, on ne combat pas la pauvreté.
L’eau, c’est la vie. Couper l’accès à l’eau potable est inacceptable. Il ne s’agit de pas de
positionnement politique mais du respect des conditions minimales d’existence.
Nous sommes, de plus, en alerte canicule et il est fortement recommandé à tous de s’hydrater
au maximum. Couper l’accès à l’eau potable durant une alerte canicule, quel que soit le prétexte,
est un acte irresponsable, contraire à la santé publique et à l’intérêt général.
Nous, riverains, associations, partis, syndicats, demandons :
– Le rétablissement en urgence de l’eau potable pour tous partout dans la ville
– La fin des mesures discriminatoires prises à l’encontre des SDF (arrêté anti-mendicité,
mobilier urbain anti-SDF, insuffisance programmée des places d’hébergement d’urgence,
suppression progressive des toilettes et douches publiques gratuites, etc.) et, au contraire, une
réelle concertation et des mesures concrètes pour assurer des conditions d’existences dignes aux
personnes en grande précarité à Nice : SDF (notamment les femmes), Roms, travailleurs
pauvres, personnes âgées précaires, etc.
Nous demandons également au Maire de Nice de bien vouloir nous recevoir pour faire toute la
lumière sur ces mesures discriminatoires et œuvrer de façon constructive à l’amélioration des
conditions de vie des personnes en grande précarité à Nice.
Enfin, nous demandons au Préfet des Alpes-Maritimes de faire respecter les mesures de santé
publique en cas de canicule partout dans le département : à Nice comme ailleurs et sans aucun
délai.

Premiers signataires : Attac Antibes, Café suspendu Nice, la CGT 06, Convergence Services
Publics, EELV 06, Ensemble ! Nice, France Insoumise, France Insoumise Migrants et Réfugiés,
la FSU 06, Génération-s 06, la LDH section Nice, le Mouvement pour la paix 06, le MRAP, le
NPA 06, Nice au Cœur, le PCF 06, le PS 06, le Parti de Gauche 06, RESF 06, le SAF Section
Nice, Solidaires 06, Tous citoyens !

Loi ELAN, une loi encore plus « anti pauvres » après son passage au Sénat :

Droit au Logement
Fédération Droit Au logement – 29 Avenue Ledru-Rollin 75012 Paris
tél : 01 40 27 92 98 • fax 01 42 97 40 18 •

COMMUNIQUÉ
Paris le 27 juillet 2018

Loi ELAN, une loi encore plus « anti pauvres » après son passage au Sénat :

Le Sénat a terminé la première lecture de la loi ELAN.
En pleine affaire BENALLA, la droite et l’extrême-droite ont trouvé un excellent terrain d’entente avec le gouvernement sur le dos des moins riches d’entre nous, locataires, sans abris ou victimes de la crise du logement, handicapés. Sans surprise, le Sénat à durcit le texte …

1 – Quelques une des nouvelles mesures anti pauvres adoptées par le sénat :

– Article 58 ter : Pénalisation des occupants sans titre (squatters, locataires au noir, sous locataires non déclarés …tout habitants qui ne peux prouver sa bonne foi et à la merci d’une plainte du propriétaire) passible de 1 an de prison et 15 000 euros d’amende, d’une expulsion express sans jugement, suppression de la trêve hivernale, pour tout habitant ne pouvant prouver qu’il est dans les lieux de bonne.

– Article 46 Nombreuses entorses à la Loi SRU :
o Les villes qui disposent entre 15 et 35% de logements sociaux pourront mutualiser dans le cadre de l’intercommunalité, ou des EPT du grand Paris, la production de HLM pour atteindre en moyenne 25%. Moins de logements sociaux construits, des communes qui préservent leur privilège. Où l’on comprend que le taux acceptable de HLM pour le Sénat est de 15%.
o Le taux de HLM dans les communes ou un quart des habitants sont sous le seuil de pauvreté pourra baisser jusqu’à 20%. Un cadeau pour les maires de droite qui ont conquis des villes populaires !
o Les communes qui rentrent dans la loi SRU gagnent 6 ans pour atteindre les objectif
– 40 bis A : le délai pour faire un diagnostic social avant l’audience d’expulsion pour impayé de loyer passe de 2 mois à 1 mois. Autant dire qu’il n’y aura plus beaucoup de diagnostic social, et donc de moyen faire valoir sa bonne foi.
– Article 40 bis : résiliation du bail de plein droit , et donc expulsion de toute la famille, lorsque l’un des habitants d’un logement a été condamné pour usage ou trafic de stupéfiant.
– Article 53 quater B : Rétablissement de pénalités arbitraires en cas de retard de loyer. Cette clause abusive avait été interdite par la loi ALUR ;
– Article 53 quater C : Rétablissement des amendes pour non respect du contrat de location ou du règlement intérieur annexé au bail .
– Article 53 quater D : En sus des sommes versées au titre des dépend de l’article 700, des frais de 1ere relance ou de procédure seront facturés aux locataires en difficulté.
– Article 34 bail mobilité : la commission de conciliation n’est pas compétente, et les critères de décence ne s’appliquent pas (une aubaine pour les Ténardier ),
– Article 19 bis – location temporaire par des sociétés lucratives à des « résidents temporaires » payant une indemnité, devant assurer le gardiennage d’immeubles vacants et exclus de la trêve hivernale des expulsions: L’expérimentation est reconduite jusqu’à fin 2023.
– Article 35 attributions HLM: les commissions d’attribution travaillent sur des dossier numériques et en réunion virtuelle (risques de dérives)

2 – Les Mesures anti pauvres confirmées par le Sénat:
– Article 40 : Expulsion plus rapide des locataires les plus pauvres, qui ne seront pas en mesure de reprendre le paiement du loyer, surtout lorsque l’APL est suprimée : L’ensemble des dispositifs de secours et de prévention ne seront plus accessible, le locataire étant considéré alors de mauvaise foi. « l’idée n’est pas de maintenir des locataires qui ne peuvent faire face au paiement du loyer » a expliqué Mme Estrosi-Sassone, tandis que le ministre Mézard affirme que maintenir « des locataires qui ne peuvent pas payer le loyer et les charges est inconstitutionnel… ».
– Article 57 bis : expulsion des habitants de quartiers informels, et destruction de leur habitation, sur arrêté du Préfet, sans jugement, dans un délai d’un mois, en Guyane et à Mayotte. L’hébergement ou le relogement, prévu dans le texte et vanté par le ministre Mézard peut en réalité se résumer à un hébergement d’une nuit dans un gymnase.
– Article 11 : la garantie de relogement réquisition de bureau pour de l’hébergement temporaire est allongée, 1 à 12 ans, le calcul de l’indemnisation par le bénéficiaire est modifié (a suivre).
Conclusion : Ces derniers perdent le droit au relogement et cette procédure qui n’a jamais été appliquée reste quasiment inapplicable…

3 – D’autres mesures anti pauvres amendées par le Sénat, en général en faveur des maires et des élus locaux,
– Détricotage de l’encadrement des loyers, bail mobilité,
– vente de HLM au secteur privé ou à des marchands de sommeil, attaque de la loi SRU avec la vente des HLM dans les villes en carence, concentration des bailleurs sociaux,
– suppression de la fonction disciplinaire du « Conseil national des transactions et de la gestion immobilière » qui encadre les abus des professionnels de l’immobilier,
– marginalisation des architectes des bâtiments de France,
– attaque contre les normes handicap dans le neuf,
– dégradation de la qualité des logements produits au nom de la simplification des normes …
– Bétonnage des « dents creuses » du littoral …etc
(voire note du DAL sur la loi ELAN : https://www.droitaulogement.org/2018/07/note-elan-31-05-18/ )

4 – CMP repoussée au 12 septembre :

La présidente de la commission en charge de la loi ELAN (LR) et le ministre en charge n’ont pas caché leur volonté d’aboutir à une commission mixte paritaire (CMP) conclusive, permettant d’éviter une nouvelle navette (2e lecture à l’assemblée et au Sénat), qui renverrait l’adoption de la loi à l’hiver.
Prévue les 30 et 31 juillet, elle a finalement été repoussée au 12 et 13 septembre pour des raisons techniques et politiques.
La prochaine échéance sera donc le mercredi 12 septembre, il reste 6 semaines d’ici là pour mettre sur pied une large information dans les réseaux et des initiatives, pour résister à la loi ELAN, son monde et ses mesures anti pauvres.

Un toit c’est un droit !

Pour la ligne ferroviaire SNCF Béziers-Neussargues-Clermont-Paris

Nous, Citoyens, Elus, Usagers, Cheminots, Associations et Organisations, jugeons que la ligne
ferroviaire SNCF Béziers-Neussargues-Clermont-Paris est indispensable à la Vie de nos territoires,
de nos zones rurales, au Massif Central, à la protection de l’environnement.
Nous réaffirmons que le service public ferroviaire voyageur et marchandise est une idée moderne,
porteuse d’avenir, gage d’équité entre les territoires et les populations. Il contribue grandement à
la sauvegarde de notre planète.
Au cours des réunions publiques et manifestations tenues à St Flour, Millau, Magalas, Bédarieux,
Le Bousquet d’Orb, Lunas, Béziers, Montpellier, St Chély d’Apcher, Séverac, Neussargues, Aurillac,
Arvant, Issoire, Clermont-Ferrand, Mende, Villefort, Faugères, Gare des Cabrils et Ceilhes,
Tournemire, St Rome de Cernon, Banassac, Aumont-Aubrac, Marvejols, Lempdes, Miège Rivière,
La Primaube, Rodez, au Parlement Européen à Strasbourg, à la Commission Européenne à
Bruxelles, à L’Assemblée Nationale, au Ministère des transports, aux Directions Nationales
Régionales et Locales SNCF, aux Conseils Régionaux et beaucoup d’autres encore, nous avons
débattu puis arrêter des propositions concrètes, réalistes et crédibles pour pérenniser la ligne.
Elles sont connues. Nous les écrirons dans un Manifeste.
Toutes nos initiatives ont permis à notre ligne de continuer d’exister et ce depuis 25 ans.
Aujourd’hui, L’Etat avec son Ministère des Transports, les Directions SNCF, les Conseils Régionaux
Occitanie et Auvergne Rhône Alpes doivent décider de l’avenir de la ligne :
– soit ils mettent en œuvre les propositions décidées par les populations, usagers, cheminots,
associations et organisations, élus et alors, un vent de modernité, de changement de cap
s’opère et la ligne restera ouverte.
– Soit ils continuent à mépriser et sacrifier les zones rurales, le Massif Central,

l’environnement, la santé publique et alors ce serait un recul de société ou Liberté-Egalité-
Fraternité-Solidarité n’existeraient plus et la ligne fermera.

En ce samedi 30 juin 2018, réunis autour du Train des Citoyens et du Service Public,
Nous entendons faire respecter la Démocratie et le Droit des Citoyens.
Nous décidons de placer notre ligne ferroviaire et celles du Massif Central
Sous surveillance citoyenne pour veiller ensemble et de partout à leur existence. , leur
modernisation, leur développement .
Pour le Comité Pluraliste et Convergence nationale Rail le 30 juin 2018
bedarieux.jackytello@gmail.com

Pour le maintien du bureau de poste de Bavilliers (90) et contre le transfert des missions à des commerçants

Bonne réunion pour la poste à Bavilliers (90) le 29 juin

70 personnes, la presse présente ; ci jointes 4 photos

Présentation par les militants locaux, débat sur les services publics par Michel ANTONY avec ébauche de propositions de lutte

Très nombreuses interventions, toutes pour le maintien, et donc contre l’éventuel transfert en relais dans un bureau de tabac

Mardi 3 juillet 18h entre mairie et poste de Bavilliers, manifestation et demande d’audience au maire d’une délégation chargée de le faire changer d’avis, pour le moment il s’en fiche !!!

Après, si besoin prévision d’actions plus dures

Avons besoin du soutien de la Coordination Poste nationale

amitiés solidaires Michel

Pertuis (84) en grève pour sa poste

Les Postiers de Pertuis n’ayant pas reçu de réponse de leur direction ont décidé de poursuivre la grève. Ils ont distribué ce matin sur le marché de Pertuis un tract expliquant leur revendication.
Nous avons consacré un chapitre à leurs luttes de 2018 sur notre site. Vous pouvez retrouver le texte de ce tract en ouvrant notre site et en cliquant dans le cadre « Agenda du Collectif » sur l’icône de la Poste puis sur l’icône de la CGT en rapport avec le 14 juin 2018 dans la page suivante. Comme les revendications des Postiers s’amplifient, nous avons prévu une pleine page pour la suite de la lutte ou pour de prochaines luttes.
Le Collectif de défense des services publics en Sud-Lubéron soutient cette lutte et appelle les usagers à faire de même.

Cordialement, le Collectif.
email : cdspsl@orange.fr
site : http://cdspsl.fr/

Pour la défense du service public postal à Joinville-le-Pont(94)

Mille signatures pour le service public postal

Les habitants du haut de Joinville demandent que les horaires du bureau de poste Charcot soit les mêmes que celui du bureau de Galliéni dans le bas de Joinville.
Nous ne pouvons pas accepter 2H1/2 d’ouverture par jour au moins empêchant ceux qui travaillent d’aller au bureau de poste avant ou après leur journée de travail. Nous n’acceptons pas plus la fermeture de deux jours du bureau de poste début juin sans explication. Nous n’acceptons pas la fermeture de trois semaines au mois d’août.
Les habitants, usagers du service public postal demande l’égalité de traitement sur tout le territoire. Pour ce faire, nous allons recueillir un millier de signatures devant le bureau de poste, sur le marché de la place du 8 mai et à la sortie du RER. Puis, nous avertirons la presse, le président du conseil départemental,le maire et la direction de la poste.
Contact: convergence.sp94340@gmail.com