COMITE DE DÉFENSE DES HÔPITAUX DE PROXIMITE DES ARDENNES

La mobilisation de tous a payé ! Mais ce n’est pas fini …

Ainsi, après la réunion de l’ARS (Agence Régionale de Santé) avec des chefs de pôles et les 2 Présidents de Conseils de surveillance Boris Ravignon et Didier Herbillon, l’annonce du maintien des urgences de jour et de nuit, le maintien de la maternité ainsi que la promesse qu’elle ne sera pas déclassée viennent de tomber.

C’est le résultat de 3 mobilisations dont une manifestation de plus d’un millier de personnes le 24 mars qui n’ont cessé de se renforcer dans l’unité depuis le 12 février.

Toutefois, nous restons vigilants !Car nous savons très bien que de telles structures ne peuvent fonctionner qu’avec des médecins spécialistes et que leur recrutement est très difficile actuellement. Il nous faut des assurances.

Par contre des services vont disparaître et notamment la chirurgie qui devrait être remplacée par un service de chirurgie ambulatoire, (c’est à dire avec une hospitalisation d’une journée), service qui sera maintenu également à Charleville-Mézières et donc qui ne sera pas compensée en nombre de postes. La pédiatrie, la cardiologie restent menacées.

En ce qui concerne le nombre de postes, tant à Manchester qu’à Sedan, nous sommes très inquiets : si nous savons qu’un déficit de 5 millions, même sur 3 ans est difficile à combler, le fait que l’ARS prévoie une « cellule de mobilité » pour les personnels ne nous fait présager rien de bon :déplacements seulement, aides au reclassement , ou incitations à changer de métier ? On n’a aucune assurance !La situation est également dramatique à l’hôpital Bélair. Les communications de l’ARS ne font part d’aucun chiffrage ni en économies de lits, de postes ou de services : ce n’est pas sérieux !

Nous voulons des assurances ! La proximité des soins est une demande expresse des usagers dans un bassin hospitalier de 85000 habitants en détresse sociale étant donnée les difficultés économique persistantes.

Le comité de défense des hôpitaux de proximité des Ardennes exige :

– Un collectif budgétaire national qui prend en compte les « déficits » occasionnés par la baisse des budgets

– Le maintien de la proximité pour les usagers de notre bassin hospitalier,

– Le maintien du nombre de services, de lits et de postes dans l’unité de Sedan,

– Un plan d’urgence pour rétablir le maillage de notre système de santé sur notre territoire avec, pour la médecine de ville, des centres de santé avec des personnels nommés dans l’ensemble des spécialités et assurant le travail de prévention indispensable pour protéger les populations.

Nous poursuivrons notre mobilisation jusqu’à ce que nous obtenions satisfaction.

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