Le 24 mai 2025, la population de Beny-Bocage, dans le Calvados, se mobilise pour la défense de leur bureau de poste et les Services Publics à l’appel du Collectif de Défense des Services Publics de Souleuvre-en-Bocage, animé par Jean Ferrette.
Dès le matin, une cinquantaine de participants se retrouvait dans la salle des fêtes pour entendre et réagir à une intervention de Bernard Teper de la Convergence Nationale : « Refonder et Reconstruire les Services Publics ». Ensuite sont intervenus deux syndicalistes, un CGT et un SUD PTT explicitant la stratégie du groupe « La Poste » et les conséquences sur les services, les personnels et les usagers. Une troisième intervention posait la question : Services Publics et viabilité des territoires …
Un quatrième débat a eu lieu après la manifestation traitant des transports, élément indispensable à la vie et au désenclavement des territoires.
14h, près de 200 manifestants se rassemblaient, derrière la banderole de la Convergence Nationale des Services Publics pour un circuit autour des services publics ayant existé ou existant encore dans le village.
La manif
estation s’est terminée devant le bureau de poste qui doit fermer courant juin.
Sur la place de la mairie s’est tenu un village des Services Publics. Des prises de paroles ont dénoncé le sort fait à l’ensemble des services publics, car la poste n’est malheureusement pas le seul service public de proximité à être attaqué. À vrai dire aucun secteur n’est épargné.
La Coordination Nationale des hôpitaux et maternités de proximité est intervenu sur celui de la santé qui nous touche tous particulièrement, avec la fermeture des hôpitaux et des maternités, la fermeture des centres de santé et les déserts médicaux, tout cela aggravé par les attaques contre la Sécurité sociale.
Mais ont été pointés également, Éducation, Formation, Transports, Poste, Culture, Énergie, Eau. Ces services vitaux, ne peuvent être vraiment accessibles à tous, partout, que lorsqu’ils sont assurés par le service public et des agents publics qui se doivent d’être présent sur tout le territoire indépendamment des questions de rentabilité ou d’accessibilité.
Cette manifestation, au-delà de la déception par rapport à la faible participation sur le terrain par rapport à celle espérée par un appel relayé nationalement et soutenu par de nombreuses organisations et syndicats, est un succès par l’écho qu’elle a eu régionalement.
On ne peut qu’être admiratif par le travail de mobilisation qui a été mené et l’investissement de Jean Ferrette et de tout le collectif local que nous avons pu rencontrer. Nous tenons à les remercier pour leur accueil et les débats que nous avons pu avoir ensemble.
Cela a été un travail d’endurance, précédé par une randonnée de 170 km à pied de Jean jusqu’à Rouen pour rencontrer les responsables de « La Poste » qui n’ont pas daigner le recevoir, suivi par les rencontres avec les syndicats pour essayer de mobiliser.
Il a fallu aussi mettre sur pieds la manifestation, et assurer l’intendance, les transports et l’accueil. Cette initiative a mis en évidence l’attachement des citoyens en milieu rural et leur volonté de convergence pour défendre des services publics de proximité.
Pour nos organisations, ça a été une expérience nouvelle que nous n’avons peut-être pas soutenu à la hauteur des enjeux ni de la manière adéquate. Nous sommes peu habitués à participer et a soutenir des luttes en milieu rural. Peut-être sommes-nous trop intervenus comme »
des gens de la ville » avec leurs traditions de lutte et n’avons pas assez tenu compte des attentes et habitudes des militants locaux.
Partout, dans les villes les banlieues et les campagnes, citoyens, organisations, associations et élus doivent se mobiliser comme au Beny-Bocage .
Ils ont réussi à le faire et comme à Tours c’est un appel sur l’exigence de Services Publics , pour l’égalité d’accès aux droits, la justice sociale, une société solidaire qui ne demande qu’à être partagé.










Le 3 février, à l’initiative de Clémentine Autain se tenait à Ql’Assemblée Nationale un colloque conclu par Anicet Le Pors : « Quels services publics demain » présentés comme éléments fédérateurs pour une alternative à l’extrême droite en 2027.


