7 avril 2022 : Journée mondiale de la santé

7 avril 2022 : Journée mondiale de la santé

Les politiques publiques menées dans toute l’Europe dans le domaine de la santé et de la protection sociale, au nom d’une dette qui n’est pas la nôtre, ont conduit à une dégradation continue et désormais dramatique :

  • Suppressions massives de lits dans les hôpitaux, fermetures de services, de maternités, hôpitaux de proximité vidés de la plupart de leurs activités, désertification médicale, concentration des établissements sanitaires et sociaux, privatisation accrue, protocolisation de toutes les activités sanitaires et sociales dans le cadre d’une marchandisation du soin et du social, s’accompagnant d’une déshumanisation des relations usager-e-s-intervenant-e-s, dégradation majeure des conditions de travail des travailleuses et travailleurs de la Santé, du Social et du Médico-social menant à des départs massifs…
  • Pratiques inadmissibles et dégradantes d’isolement et de contention qui se multiplient en psychiatrie mais aussi dans les EHPAD et dans d’autres secteurs de soins.
  • Multiplication des franchises médicales, forfaits et depuis le 1er janvier 2021, forfait urgences qui pose de nouvelles barrières financières dans l’accès aux soins.
  • Fragilisation extrême de l’hôpital public, de la santé et de l’action sociale révélée par la pandémie
    Affaiblissement de la sécurité sociale, menacée alors qu’elle a financé à des prix exorbitants les multinationales pharmaceutiques, sanitaires ou l’E-santé.

Nous, organisations signataires, refusons ces politiques contraires au bien-être de chacune et chacun, considérons la santé et l’action sociale comme une richesse, un investissement au service du bien commun et devant être une priorité des politiques publiques.

Nous exigeons

  • Un égal accès pour tou-te-s à la Santé, sans limitation de quelque sorte que ce soit, financière, géographique, culturelle, de genre, d’origine
  • Un système de santé, un secteur médico-social et social public et associatif non lucratif, incluant les soins primaires, la prévention, l’information, l’accompagnement psychologique et social, le soin relationnel, la prise en charge de la perte d’autonomie, la lutte en amont contre les causes des maladies.
  • Un secteur hospitalier public assurant l’accès à des soins de qualité et de proximité
    Des professionnel-le-s de la santé et du social qualifié-es, reconnu-e-s, et rémunéré-es en conséquence, en nombre suffisant, un recrutement à la hauteur des besoins co-évalués, une répartition équitable sur l’ensemble du territoire
  • L’arrêt des politiques d’austérité et l’obtention de moyens humains, matériels et financiers à la hauteur des besoins – En psychiatrie, de redonner les moyens de la politique de secteur publique dans le cadre de la psychothérapie institutionnelle.

Nous refusons que les multinationales de la santé et de « l’or gris » fassent des profits indécents sur la santé, la maladie et la perte d’autonomie et concurrencent nos services publics. Nous nous opposons à la marchandisation et la privatisation de la santé dans toutes ces dimensions : pas de profit sur la santé, pas d’argent public pour des profits sur la santé !Nous demandons la levée de tous les brevets sur les médicaments, traitements, appareillages médicaux dans le cadre de la pandémie Covid 19 et de ses suites, afin que cela devienne des biens communs de l’humanité, alors que 40% des habitants de la planète n’ont encore eu accès à aucun vaccin et que se justifie toujours pleinement la signature de l’ICE www.noprofitonpandemic.eu/fr

Nous voulons : Une protection sociale solidaire ouverte à toute la population, garante du financement des dépenses de santé, assurant une prise en charge des soins, de la perte d’autonomie et de la prévention à 100%.
Contre la résignation, la soumission ou la démission, nos organisations (syndicats, collectifs, comités de défense…) ont la responsabilité d’offrir une alternative afin qu’ensemble usagers, salariés, nous reprenions possession de notre bien commun, un système public de santé, d’action sociale et de protection sociale, plus juste, plus solidaire, satisfaisants les besoins de la population plutôt que le portefeuille des actionnaires.

Nous appelons : citoyen-ne-s, usage-ère-s et professionnel-le-s, à exprimer ces exigences le jeudi 7 avril en participant massivement aux initiatives qui se tiendront ce jour-là.

A trois jours du premier tour des élections présidentielles françaises, alors que la France exerce la présidence de l’Union Européenne, il nous appartient de faire du 7 avril « Notre Journée Mondiale Citoyenne de la Santé » et rappeler à nos dirigeants que nous ne lâcherons rien !

Covid : des mesures protectrices pour la communauté éducative

Covid : des mesures protectrices pour la communauté éducative

La situation épidémique atteint un niveau de contamination inédit dans les établissements scolaires. Les protocoles imposés par le Ministre de l’Éducation s’avèrent inapplicables et ne jouent pas le rôle protecteur qui devrait prévaloir.

La pénurie de remplacement des personnels malades, la carence en matériel de prévention (masques, autotests, capteurs de CO2 dans les salles de classe et de restauration) ajoutées à des consignes intenables quant à la gestion des cas positifs, placent les élèves et leurs familles ainsi que les personnels dans un climat permanent d’insécurité et de danger, et désorganisent gravement l’école et ses aménagements pédagogiques.

Ces raisons ont conduit la plupart des fédérations syndicales des personnels de l’Éducation Nationale et celles des parents d’élèves, ainsi que les organisations lycéennes, à appeler à une journée d’actions et de grève le 13 janvier.

La Convergence, soucieuse de la protection des élèves et de leurs familles, de celle des personnels, des conditions de travail de chacun et de l’avenir des élèves, soutient pleinement ces actions destinées à obtenir des mesures viables et véritablement protectrices : on ne saurait en attendre moins de l’Éducation Nationale.

URGENCE POUR L’HÔPITAL PUBLIC, DÉSASTRE SANITAIRE EN COURS

URGENCE POUR L’HÔPITAL PUBLIC, DÉSASTRE SANITAIRE EN COURS

Notre accès à une santé de qualité et de proximité est de moins en moins assuré malgré l’abnégation
des personnels. L’hôpital public se désintègre avec partout des fermetures de lits, de services, en
particulier d’urgence et de SMUR mais aussi en psychiatrie, en chirurgie, en médecine, en soins de
suite …
Le laisser-faire actuel privilégie le secteur privé, avec des conséquences dramatiques pour l’accès aux
soins (dépassement d’honoraire, frais administratifs …mais aussi recul de la proximité.)


C’est une catastrophe sanitaire qui s’amplifie.

La situation actuelle des hôpitaux a pour conséquence
d’accroître les souffrances des malades, des personnes en situation de handicap, et de provoquer une
surmortalité. Le renoncement aux soins s’accroît.
Le gouvernement ne peut se contenter de distribuer quelques millions ici et là pour tenter de calmer les
esprits.
L’hôpital public est garant de l’accès aux soins de toutes et tous.

Nous demandons un plan d’urgence pour l’hôpital public !

  • Un choc d’attractivité pour les personnels, par une vraie reconnaissance salariale, par une
    amélioration de leurs conditions de travail, mais aussi en leur permettant de travailler conformément à
    leur éthique ce qui suppose de les écouter et de réformer la gouvernance. Il faut changer les systèmes
    de fonctionnement et de management basés sur des critères de performance et de rentabilité. Il n’y pas
    de soins sans humanité !
  • Un vaste plan de formation, de recrutement et la titularisation des contractuel.le.s
  • La réouverture de tous les lits et services fermés et des ouvertures autant que de besoin.
  • L’établissement d’une vraie démocratie sanitaire unissant personnels et usagers-citoyens.
  • Les moyens financiers suffisants doivent en être donnés par une modification du projet de loi de
    financement de la Sécurité Sociale 2022.


La Convergence comme de nombreuses organisations associatives, syndicales et politiques, appelle les citoyens et les citoyennes à participer à une


JOURNÉE NATIONALE D’ACTION

le 4 DÉCEMBRE  2021

avec

avec des actions locales, départementales ou régionales et

Manifestation à Paris à 13h

Place Vauban – Hôpital Necker – Ministère de la Santé

Premiers signataires

Associations : ATTAC, Confédération Internationale Solidaire et Ecologiste, Convention pour une république
écologique, Convergence des collectifs de défense et de promotion des services publics, Coordination Nationale
des Comités de défense des hôpitaux et maternités de proximité, Femmes Egalité, INDECOSA CGT,
LaSantéUnDroitPourTous, LDH, People’s Health movement, Réseau Education Populaire, UFAL
Associations locales : ATTAC38, Attac Nord-Essonne, Convergence SP 37, UFAL Paris
Collectifs : CIH, CIU, Collectif national pour les droits des femmes (CNDF), Coordination nationale des
associations pour le droit à l’avortement et à la contraception (CADAC), DAL (Droit au logement), Ensemble&
Solidaires unrpa, Le Printemps de la psychiatrie, Le printemps du Care,
Comités de la Coordination : Aubenas, Ardennes, Le Manifeste Sud aveyronnais, Ruffec, Sarlat, Chateaudun,
Concarneau, Douarnenez, Dole, Collectif 37 Notre Santé en Danger, Nantes; Montargis, Ambert, Oloron Sainte
Marie, CV70, Montceau Les Mines, Rambouillet, Châtellerault-Loudun, Luçon, Remiremont, Montreuil, Ivry sur
Seine,
Syndicats : AMUF, FSU, Sud Santé Sociaux, USP
Organisations locales : Union Locale SUD/SOLIDAIRES Région de Montargis
Organisations politiques : EELV, Génération.s, GDS, NPA, PCF, République et Socialism

Mobilisons-nous pour la santé le 21 janvier

Mobilisons-nous pour la santé le 21 janvier

L’hôpital public va mal, tout comme les EHPAD et l’action sociale ! Les personnels le quittent en nombre, déçus par le Ségur de la santé du début de l’été 2020 : les quelques augmentations de salaires ont des contreparties inacceptables : des inégalités insupportables et une aggravation des conditions de travail par des accords locaux. Rien n’a été fait pour mettre fin à une gestion au rendement, à l’opposé de l’éthique des soignants, pour leur donner enfin la possibilité d’organiser leur travail démocratiquement, dans l’intérêt commun.
Le gouvernement voudrait-il tuer à petit feu le service public hospitalier, après France Télécom hier, EDF aujourd’hui et tant d’autres ?
La confusion actuelle dans la campagne de vaccination, organisée à grand renfort de cabinets de consultants privés, et en faisant appel à des sociétés privées pour la prise de rendez-vous, n’est qu’un exemple de plus des conséquences dramatiques de l’affaiblissement voulu des administrations de la santé publique et de la Sécurité Sociale auxquelles le seul but maintenant assigné est de faire des économies !
La population a besoin d’un service public hospitalier d’excellence accessible à toutes et à tous, dans la proximité. Elle a besoin d’EHPAD publics avec du personnel en nombre suffisant. C’est indispensable d’un point de vue sanitaire et humain, c’est nécessaire pour que le droit à la santé soit respecté. Ouvrons ou ré-ouvrons des postes, des lits, des services partout où cela est nécessaire
La mise en place d’un forfait payant pour les passages aux urgences sans hospitalisation marque un nouveau recul pour l’accès au droit à la santé dans un contexte de crise sanitaire et d’explosion de la pauvreté.
La Convergence Services Publics, engagée dans une campagne avec 37 organisations pour que vive la Sécurité Sociale invite à signer l’appel lancé à Saint-Étienne  .
Elle appelle à participer à la campagne « Pas de profit sur la pandémie »,  en signant et faisant signer massivement l’Initiative Citoyenne Européenne.
Convergence des services publics appelle à participer massivement aux mobilisations prévues jeudi 21 janvier dans l’ensemble du territoire pour l’hôpital public.

Covid 19 : Pas de profit sur la pandémie !

Covid 19 : Pas de profit sur la pandémie !

Les vaccins, le sérum ou les médicaments à venir contre le COVID 19 ne doivent pas être l’objet de spéculations financières, comme cela a été le cas avec des médicaments vendus à des prix prohibitifs, sans rapport avec les coûts de recherche et de production
Quels que soient les pays, l’ensemble des populations doivent y avoir aisément accès.
La coopération internationale est indispensable pour une production suffisante pour toute l’humanité soumise à la pandémie
L’organisation mondiale de la santé (OMS) est compétente pour veiller au respect de cette exigence morale élémentaire. L’Union européenne, et notamment la France, doivent réagir vite et s’inscrire dans cet objectif.
La puissance publique ne doit plus abandonner la recherche et la production des médicaments à des intérêts privés.
Les citoyens veulent que les orientations et les moyens financiers de la recherche soient fixés dans la plus grande transparence ce qui nécessite d’être fait dans le cadre du service public.
Convergence souhaite que s’ouvre un estime qu’il faut mettre en débat sur la question de la réappropriation publique, collective, de la recherche et de la chaîne de production et de distribution du médicament
La santé, c’est notre bien commun!
Dans notre pays, la Sécurité Sociale va rembourser les vaccins. Il faut évidemment que la prise en charge à 100 % le soit pour tous.
Convergence s’est engagée dans une campagne pour que vive la Sécurité sociale et appelle à partager et l’appel lancé à Saint Étienne avec plus de 30 organisations et à le signer Signez l'appel
La Sécurité Sociale, nos cotisations, ne sont pas là pour enrichir les laboratoires pharmaceutiques mondialisés.
C’est pourquoi Convergence est signataire aux côtés de nombreuses organisations françaises et européennes d’une Initiative Citoyenne Européenne (ICE). L’objectif est d’atteindre un million de signatures en un an dans les 27 pays européens ( au moins 55695 en France ) pour contraindre l’Union européenne à adopter une réglementation qui veille à ce que la recherche, la fabrication et distribution des futurs vaccins et traitements contre la COVID-19 se fassent dans la plus grande transparence et non sous le seul contrôle des trusts pharmaceutiques.
La Convergence des Services Publics appelle à se mobiliser en ce sens et à signer et faire signer le plus massivement possible l’ICE disponible sur le site du collectif « Pas de profit sur la pandémie »

Appel « Pour que vive la Sécu ! »

Appel « Pour que vive la Sécu ! »

Signataires de l’ appel

Signez l' Appel

 

Texte de l’Appel

 

Alors que le gouvernement souhaite, avec le projet de loi 2021 de financement de la Sécurité Sociale, effectuer un nouveau tour de vis austéritaire, comme le forfait urgence de 18 euros, et s’appuyer sur la COVID pour des réformes structurelles contraires à l’ambition de solidarité de la Sécurité Sociale, nous lançons un appel pour défendre et reconquérir la Sécurité Sociale, notre bien commun, et ouvrir le chantier de son extension pour un nouveau progrès de société. Ce n’est ni aux salariés ni aux retraités de payer la crise !
Réunis à Saint-Étienne, à l’occasion du 75ème anniversaire de l’ordonnance du 4 octobre 1945 créant la Sécurité Sociale, nous appelons à créer les conditions d’une large mobilisation, d’actions d’éducation populaire, de gestes symboliques, comme nommer des rues Ambroise Croizat, des débats, et des temps forts communs.
Nous devons créer le rapport de force nécessaire pour que le financement de la Sécurité Sociale réponde aux besoins de la population au lieu de viser à réaliser de nouvelles économies.

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On a fait de la santé un enjeu purement marchand de réduction du service public et de désengagement de l’État

Michel Antony, syndicaliste et historien qui travaille et lutte sur la question des services publics depuis bientôt 50 années, depuis son petit coin perdu de Haute-Saône revient sur la situation actuelle et sa genèse. dans un entretien à Léo Thiery pour Le Monde moderne

Vous êtes le fondateur de la Coordination Nationale des Comités de Défense des Hôpitaux et Maternités de Proximité. Pouvez-vous nous expliquer rapidement l’histoire de cette association et les missions qu’elle se fixe ?

La coordination est liée aux luttes pour l’accès à une santé de proximité. Depuis les années 80/90, il y a eu beaucoup de comités qui existaient ici ou là pour défendre une maternité, une urgence de nuit, la cardiologie, la chirurgie etc… Et ces comités fonctionnaient à peu près tous selon le même modèle. En 2003, plusieurs comités ont entrepris de lancer des référendum d’initiative populaire pour défendre leurs services publics de santé et on s’est dit, c’est quand même un peu bête d’agir partout pour les mêmes aspects, pour la défense d’un service public de proximité, donc on a décidé de se réunir. Trois mois plus tard, nous nous sommes retrouvés pour créer la coordination avec une quarantaine d’autre collectifs engagés. Aujourd’hui, la coordination comprend environ une centaine de collectifs en lien. Elle s’est largement développée pour passer des petites villes de l’époque à l’ensemble des services de santé aujourd’hui. On fédère des gens qui sont dans des grands centres comme à Nantes, Nice ou Ivry sur Seine. Son objectif est de défendre la santé partout, dans tous les territoires, car pour nous, la proximité dans le service public, c’est la garantie de la sécurité, du moindre coût et de la meilleure satisfaction des usagers de la santé. Lire la suite

A Saint-Étienne Pour que vive la Sécu !

A Saint-Étienne Pour que vive la Sécu !

Le gouvernement de M Macron utilise la pandémie de la COVID 19 pour donner le coup de grâce à notre protection sociale. Il provoque son endettement en lui transférant des charges indues, il assèche ses ressources en généralisant l’exonération des cotisations patronales, il crée la confusion entre le budget de l’État et celui de la Sécu, il crée une 5ème branche pour l’ouvrir aux compagnies d’assurance, il laisse pourrir la situation à l’hôpital public afin de le privatiser.
Il existe des solutions alternatives pour construire une sécurité sociale du 21ème siècle, avec de nouveaux financements, une gestion démocratique et citoyenne , un élargissement de l’accès au droit à la sécu.
C’est pour y répondre que la Convergence avec de nombreux partenaires a décidé d’organiser 3 initiatives à l’occasion des 75 ans de la Sécurité Sociale les 2 et 3 octobre. Elle a fait le choix de le faire à Saint-Étienne siège de l’École Nationale de la Sécurité Sociale (EN3S)


Débats à l’École Nationale de la Sécurité Sociale
Vendredi 2 octobre

de 14h à 15h30 : « La sécu, une histoire pour aujourd’hui »
avec
◦ Michel ETIEVENT, écrivain, biographe d’Ambroise CROIZAT
◦ Nathalie COUTINET, maître de Conférences à Paris 13, Économiste atterrée
de 15h30 à 18h : « Construisons ensemble la Sécurité Sociale du 21ème siècle », table ronde avec des responsables syndicaux, politiques, associatifs, nationaux


Pose d’une plaque « Ambroise Croizat »

 Place Jules Ferry dite de la Liberté
Vendredi 2 octobre à 18h 30

 


Lancement d’une campagne pour la Sécurité Sociale de demain
Samedi 3 octobre de 9h à 13h
à la Bourse du travail

Toutes et tous mobilisés pour renforcer notre service public de santé

Toutes et tous mobilisés  pour renforcer notre service public de santé

Pour l’Hôpital et l’ensemble de la médecine de proximité, toutes et tous mobilisés pour renforcer notre service public de santé.

Toute la population a été témoin du caractère vital de l’hôpital public. Spontanément elle a rendu hommage au dévouement et à l’efficacité de ses personnels qui ont dû compenser les carences inouïes de l’État. Pour tout remerciement le gouvernement accélère la mise en œuvre de la loi « Ma santé 2022 » contre l’hôpital public, contre les EHPAD publics. Il veut poursuivre la privatisation massive du système de santé, l’extension des complémentaires, des fonds de pension.

Une véritable démocratie sanitaire associant élus, personnels, usagers, est nécessaire. Pourtant le gouvernement impose de boucler les « concertations » (et non négociations) pour mi-juillet, dans l’opacité.

Nos exigences :

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Les personnes âgées ne sont pas de l' »or gris » !

Les personnes âgées ne sont pas de l' »or gris » !

Elles n’ont pas à être les victimes des convoitises des grands groupes de la « silveréconomie » comme des start-up.

Nous ne voulons plus jamais revoir l’hécatombe des personnes âgées dans les EHPAD et à domicile: 20 000 décès, davantage qu’à l’hôpital (17 000)  !

Ce bilan aurait pu être évité :

  • Depuis des années les rapports parlementaires tirent la sonnette d’alarme.
  • Les personnels, les retraités, soutenus par les familles, n’ont cessé démarches et mobilisations.
  • Le rapport officiel de M Libault, président du Haut Conseil de l’âge, établit une explosion des besoins financiers et en personnels dans les années à venir (+ 20 à 30 % d’ici 2030).

Mais aucune mesure positive n’a été adoptée. Bien au contraire :

  • Les financements et les embauches sont refusés, les lits de soins de longue durée continuent à être fermés : plus de 1000 prévus rien qu’à l’Assistance Publique / Hôpitaux de Paris.
  • Le manque d’EHPAD publics entraîne le développement de la «part de marché» du privé. Leurs tarifs prohibitifs ne garantissent nullement une sécurité accrue.

La loi perte d’autonomie qui se prépare doit prévoir :

La prise en charge de la perte d’autonomie sans conditions d’âge.

  • L’annulation des fermetures de lits ou de services .
  • La construction d’EHPAD publics à des tarifs abordables.
  • L’embauche de personnels bien formés et correctement rémunérés : 200 000 embauches sont nécessaire pour avoir le même encadrement qu’en Allemagne.
  • La création d’un grand service public de la perte d’autonomie à domicile comme en établissement, se substituant aux nombreuses officines peu ou pas contrôlées fonctionnant avec des personnels mal rémunérés et laissant en souffrance leurs patients.

Nous refusons le principe d’un financement par «risque», comme le suggèrent les compagnies d’assurances. Nous refusons donc la création d’une 5ème branche et demandons la prise en charge de la perte d’autonomie dans le cadre de la branche maladie de la Sécurité Sociale.

Le ministre de la santé ment: la France n’est pas «la championne» des dépenses de santé, elle est au 12ème rang pour ses dépenses de santé par habitant (Panorama santé OCDE 2019)

Distribuer des centaines voire des milliers de milliards et n’accorder que 2,3 Md pour la perte d’autonomie, et encore qu’à partir de 2024, est inadmissible.

LA CRISE A MONTRÉ QUE LES MOYENS EXISTENT, ILS DOIVENT ÊTRE MIS AU SERVICE DE LA SANTÉ DE TOUTES ET TOUS, PAS AU SERVICE DES EXPLOITANTS DES MINES D’ »OR GRIS« .