Mobilisons-nous pour la santé le 21 janvier

Mobilisons-nous pour la santé le 21 janvier

L’hôpital public va mal, tout comme les EHPAD et l’action sociale ! Les personnels le quittent en nombre, déçus par le Ségur de la santé du début de l’été 2020 : les quelques augmentations de salaires ont des contreparties inacceptables : des inégalités insupportables et une aggravation des conditions de travail par des accords locaux. Rien n’a été fait pour mettre fin à une gestion au rendement, à l’opposé de l’éthique des soignants, pour leur donner enfin la possibilité d’organiser leur travail démocratiquement, dans l’intérêt commun.
Le gouvernement voudrait-il tuer à petit feu le service public hospitalier, après France Télécom hier, EDF aujourd’hui et tant d’autres ?
La confusion actuelle dans la campagne de vaccination, organisée à grand renfort de cabinets de consultants privés, et en faisant appel à des sociétés privées pour la prise de rendez-vous, n’est qu’un exemple de plus des conséquences dramatiques de l’affaiblissement voulu des administrations de la santé publique et de la Sécurité Sociale auxquelles le seul but maintenant assigné est de faire des économies !
La population a besoin d’un service public hospitalier d’excellence accessible à toutes et à tous, dans la proximité. Elle a besoin d’EHPAD publics avec du personnel en nombre suffisant. C’est indispensable d’un point de vue sanitaire et humain, c’est nécessaire pour que le droit à la santé soit respecté. Ouvrons ou ré-ouvrons des postes, des lits, des services partout où cela est nécessaire
La mise en place d’un forfait payant pour les passages aux urgences sans hospitalisation marque un nouveau recul pour l’accès au droit à la santé dans un contexte de crise sanitaire et d’explosion de la pauvreté.
La Convergence Services Publics, engagée dans une campagne avec 37 organisations pour que vive la Sécurité Sociale invite à signer l’appel lancé à Saint-Étienne  .
Elle appelle à participer à la campagne « Pas de profit sur la pandémie »,  en signant et faisant signer massivement l’Initiative Citoyenne Européenne.
Convergence des services publics appelle à participer massivement aux mobilisations prévues jeudi 21 janvier dans l’ensemble du territoire pour l’hôpital public.

Covid 19 : Pas de profit sur la pandémie !

Covid 19 : Pas de profit sur la pandémie !

Les vaccins, le sérum ou les médicaments à venir contre le COVID 19 ne doivent pas être l’objet de spéculations financières, comme cela a été le cas avec des médicaments vendus à des prix prohibitifs, sans rapport avec les coûts de recherche et de production
Quels que soient les pays, l’ensemble des populations doivent y avoir aisément accès.
La coopération internationale est indispensable pour une production suffisante pour toute l’humanité soumise à la pandémie
L’organisation mondiale de la santé (OMS) est compétente pour veiller au respect de cette exigence morale élémentaire. L’Union européenne, et notamment la France, doivent réagir vite et s’inscrire dans cet objectif.
La puissance publique ne doit plus abandonner la recherche et la production des médicaments à des intérêts privés.
Les citoyens veulent que les orientations et les moyens financiers de la recherche soient fixés dans la plus grande transparence ce qui nécessite d’être fait dans le cadre du service public.
Convergence souhaite que s’ouvre un estime qu’il faut mettre en débat sur la question de la réappropriation publique, collective, de la recherche et de la chaîne de production et de distribution du médicament
La santé, c’est notre bien commun!
Dans notre pays, la Sécurité Sociale va rembourser les vaccins. Il faut évidemment que la prise en charge à 100 % le soit pour tous.
Convergence s’est engagée dans une campagne pour que vive la Sécurité sociale et appelle à partager et l’appel lancé à Saint Étienne avec plus de 30 organisations et à le signer Signez l'appel
La Sécurité Sociale, nos cotisations, ne sont pas là pour enrichir les laboratoires pharmaceutiques mondialisés.
C’est pourquoi Convergence est signataire aux côtés de nombreuses organisations françaises et européennes d’une Initiative Citoyenne Européenne (ICE). L’objectif est d’atteindre un million de signatures en un an dans les 27 pays européens ( au moins 55695 en France ) pour contraindre l’Union européenne à adopter une réglementation qui veille à ce que la recherche, la fabrication et distribution des futurs vaccins et traitements contre la COVID-19 se fassent dans la plus grande transparence et non sous le seul contrôle des trusts pharmaceutiques.
La Convergence des Services Publics appelle à se mobiliser en ce sens et à signer et faire signer le plus massivement possible l’ICE disponible sur le site du collectif « Pas de profit sur la pandémie »

Appel « Pour que vive la Sécu ! »

Appel « Pour que vive la Sécu ! »

Signataires de l’ appel

Signez l' Appel

 

Texte de l’Appel

 

Alors que le gouvernement souhaite, avec le projet de loi 2021 de financement de la Sécurité Sociale, effectuer un nouveau tour de vis austéritaire, comme le forfait urgence de 18 euros, et s’appuyer sur la COVID pour des réformes structurelles contraires à l’ambition de solidarité de la Sécurité Sociale, nous lançons un appel pour défendre et reconquérir la Sécurité Sociale, notre bien commun, et ouvrir le chantier de son extension pour un nouveau progrès de société. Ce n’est ni aux salariés ni aux retraités de payer la crise !
Réunis à Saint-Étienne, à l’occasion du 75ème anniversaire de l’ordonnance du 4 octobre 1945 créant la Sécurité Sociale, nous appelons à créer les conditions d’une large mobilisation, d’actions d’éducation populaire, de gestes symboliques, comme nommer des rues Ambroise Croizat, des débats, et des temps forts communs.
Nous devons créer le rapport de force nécessaire pour que le financement de la Sécurité Sociale réponde aux besoins de la population au lieu de viser à réaliser de nouvelles économies.

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A Saint-Étienne Pour que vive la Sécu !

A Saint-Étienne Pour que vive la Sécu !

Le gouvernement de M Macron utilise la pandémie de la COVID 19 pour donner le coup de grâce à notre protection sociale. Il provoque son endettement en lui transférant des charges indues, il assèche ses ressources en généralisant l’exonération des cotisations patronales, il crée la confusion entre le budget de l’État et celui de la Sécu, il crée une 5ème branche pour l’ouvrir aux compagnies d’assurance, il laisse pourrir la situation à l’hôpital public afin de le privatiser.
Il existe des solutions alternatives pour construire une sécurité sociale du 21ème siècle, avec de nouveaux financements, une gestion démocratique et citoyenne , un élargissement de l’accès au droit à la sécu.
C’est pour y répondre que la Convergence avec de nombreux partenaires a décidé d’organiser 3 initiatives à l’occasion des 75 ans de la Sécurité Sociale les 2 et 3 octobre. Elle a fait le choix de le faire à Saint-Étienne siège de l’École Nationale de la Sécurité Sociale (EN3S)


Débats à l’École Nationale de la Sécurité Sociale
Vendredi 2 octobre

de 14h à 15h30 : « La sécu, une histoire pour aujourd’hui »
avec
◦ Michel ETIEVENT, écrivain, biographe d’Ambroise CROIZAT
◦ Nathalie COUTINET, maître de Conférences à Paris 13, Économiste atterrée
de 15h30 à 18h : « Construisons ensemble la Sécurité Sociale du 21ème siècle », table ronde avec des responsables syndicaux, politiques, associatifs, nationaux


Pose d’une plaque « Ambroise Croizat »

 Place Jules Ferry dite de la Liberté
Vendredi 2 octobre à 18h 30

 


Lancement d’une campagne pour la Sécurité Sociale de demain
Samedi 3 octobre de 9h à 13h
à la Bourse du travail

Toutes et tous mobilisés pour renforcer notre service public de santé

Toutes et tous mobilisés  pour renforcer notre service public de santé

Pour l’Hôpital et l’ensemble de la médecine de proximité, toutes et tous mobilisés pour renforcer notre service public de santé.

Toute la population a été témoin du caractère vital de l’hôpital public. Spontanément elle a rendu hommage au dévouement et à l’efficacité de ses personnels qui ont dû compenser les carences inouïes de l’État. Pour tout remerciement le gouvernement accélère la mise en œuvre de la loi « Ma santé 2022 » contre l’hôpital public, contre les EHPAD publics. Il veut poursuivre la privatisation massive du système de santé, l’extension des complémentaires, des fonds de pension.

Une véritable démocratie sanitaire associant élus, personnels, usagers, est nécessaire. Pourtant le gouvernement impose de boucler les « concertations » (et non négociations) pour mi-juillet, dans l’opacité.

Nos exigences :

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Les personnes âgées ne sont pas de l' »or gris » !

Les personnes âgées ne sont pas de l' »or gris » !

Elles n’ont pas à être les victimes des convoitises des grands groupes de la « silveréconomie » comme des start-up.

Nous ne voulons plus jamais revoir l’hécatombe des personnes âgées dans les EHPAD et à domicile: 20 000 décès, davantage qu’à l’hôpital (17 000)  !

Ce bilan aurait pu être évité :

  • Depuis des années les rapports parlementaires tirent la sonnette d’alarme.
  • Les personnels, les retraités, soutenus par les familles, n’ont cessé démarches et mobilisations.
  • Le rapport officiel de M Libault, président du Haut Conseil de l’âge, établit une explosion des besoins financiers et en personnels dans les années à venir (+ 20 à 30 % d’ici 2030).

Mais aucune mesure positive n’a été adoptée. Bien au contraire :

  • Les financements et les embauches sont refusés, les lits de soins de longue durée continuent à être fermés : plus de 1000 prévus rien qu’à l’Assistance Publique / Hôpitaux de Paris.
  • Le manque d’EHPAD publics entraîne le développement de la «part de marché» du privé. Leurs tarifs prohibitifs ne garantissent nullement une sécurité accrue.

La loi perte d’autonomie qui se prépare doit prévoir :

La prise en charge de la perte d’autonomie sans conditions d’âge.

  • L’annulation des fermetures de lits ou de services .
  • La construction d’EHPAD publics à des tarifs abordables.
  • L’embauche de personnels bien formés et correctement rémunérés : 200 000 embauches sont nécessaire pour avoir le même encadrement qu’en Allemagne.
  • La création d’un grand service public de la perte d’autonomie à domicile comme en établissement, se substituant aux nombreuses officines peu ou pas contrôlées fonctionnant avec des personnels mal rémunérés et laissant en souffrance leurs patients.

Nous refusons le principe d’un financement par «risque», comme le suggèrent les compagnies d’assurances. Nous refusons donc la création d’une 5ème branche et demandons la prise en charge de la perte d’autonomie dans le cadre de la branche maladie de la Sécurité Sociale.

Le ministre de la santé ment: la France n’est pas «la championne» des dépenses de santé, elle est au 12ème rang pour ses dépenses de santé par habitant (Panorama santé OCDE 2019)

Distribuer des centaines voire des milliers de milliards et n’accorder que 2,3 Md pour la perte d’autonomie, et encore qu’à partir de 2024, est inadmissible.

LA CRISE A MONTRÉ QUE LES MOYENS EXISTENT, ILS DOIVENT ÊTRE MIS AU SERVICE DE LA SANTÉ DE TOUTES ET TOUS, PAS AU SERVICE DES EXPLOITANTS DES MINES D’ »OR GRIS« .

Système de santé et de protection sociale : Ce que nous ne voulons plus …et surtout ce que nous voulons !

Système de santé et de protection sociale : Ce que nous ne voulons plus …et surtout ce que nous voulons !

Nous ne reprendrons pas ici l’analyse exhaustive de toutes les mesures, ‘’réformes’’, concernant l’hôpital public, le système de santé et de protection sociale qui se sont déroulées depuis 30 ans mais quelques rappels sont nécessaires.
On pourrait même dire 50 ans puisque les ordonnances gaullistes sur la Sécurité Sociale instaurant le paritarisme et créant les branches (maladie, accidents du travail, vieillesse, famille) datent de 1967 et que le numerus clausus pour l’accès en deuxième année de médecine pharmacie dentiste a été mis en place en 1971 !

Toutes, elles ont eu pour objet d’encadrer, de freiner, les dépenses de santé prises en charge par la protection sociale, de réduire l’offre de soins hospitalière et médico-sociale publique, d’engager un processus de privatisation multiforme, que ce soit par le management entreprenariat et financier des établissements ou par la remise en cause des statuts des personnels et de démanteler la Sécurité Sociale en préparant le terrain aux sociétés d’assurances privées avec le développement des complémentaires santé et retraites.

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Vaccin, sérum et médicaments contre le covid 19 :  Solidarité d’abord !

Le vaccin, le sérum ou les médicaments à venir contre le COVID19 ne doivent pas être un objet de spéculation. Certes ces outils indispensables de lutte contre la pandémie ont un coût. Ce coût
doit intégrer les frais de recherche et de production.

Mais la coopération entre laboratoires doit prévaloir sur la tentation de la compétition.
Pour cela les pouvoirs publics doivent assurer le pilotage et le contrôle de la production et la distribution au meilleur coût.

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