Manifeste pour une meilleure inclusion bancaire

Manifeste pour une meilleure inclusion bancaire
La Convergence a pris l’initiative de rédiger un Manifeste en faveur d’une meilleure inclusion bancaire.
Plus de 50 associations, organisations syndicales et partis politique l’ont déjà signé
Ce Manifeste renouvelle totalement l’approche de l’inclusion bancaire en dépassant l’approche classique (inclusion bancaire des populations) en l’étendant à l’inclusion bancaire des territoires au moment où : 
  • les banques envisagent de fermer, dans les années qui viennent, plusieurs milliers d’agences bancaires (ainsi que des distributeurs automatiques de billets)
  • la Poste entend poursuivre sa politique de fermeture de milliers de bureaux de poste
  • la Banque de France se désengage très fortement du territoire
 
Plus qu’une pétition de principe, ce Manifeste contient plusieurs dizaines de propositions directement opérationnelles en faveur de l’inclusion bancaire des territoires et des populations
 
Il vise à renforcer et rendre effectif les dispositifs existants en faveur du droit au compte et du plafonnement des frais bancaires. Il vise à approfondir et enrichir la mission d’accessibilité bancaire (Livret A) confiée à la Banque postale au service de la clientèle financièrement fragile.
 
Il jette une lumière crue sur l’absence totale de suivi de l’inclusion bancaire dans l’ensemble des départements et des territoires d’Outremer dans lesquels les taux de pauvreté varient de 33 à 77%
 
Ce Manifeste propose de créer des instances démocratiques dans les départements et nationalement pour lutter contre l’exclusion bancaire. Ces instances incluraient notamment des usagers, des représentants des personnels et des élus. 

Il appelle à la tenue d’une table ronde, autour du thème de l’inclusion bancaire des populations et des territoires, réunissant l’ensemble des parties prenantes (pouvoirs publics, représentants des directions et des personnels, associations de consommateurs et d’usagers, associations de lutte contre l’exclusion …)

 
Ce manifeste présenté à la presse le 18 janvier fera l’objet de demandes de rencontres avec les équipes des candidates et candidats à l’élection présidentielle, auprès des partis politiques, des groupes parlementaires, des associations d’élus locaux, des associations de lutte contre l’exclusion …

 

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Non à la baisse tu taux du Livret A !

Non à la baisse tu taux du Livret A !

Le Livret A, détenu par 56 millions de personnes, et son frère jumeau le Livret de développement durable et solidaire (LDDS), rémunéré au même taux et détenu par 25 millions de personnes, ne garantissent plus depuis 2018 une rémunération à hauteur de l’inflation.
En effet, à la demande du lobby bancaire et de son soutien indéfectible, le Gouverneur de la Banque de France (ancien haut dirigeant de BNP PARIBAS), Bruno Le Maire, ministre de l’Économie et des Finances, a annoncé publiquement, le 19 avril 2018, que « le taux du Livret A n’aura plus vocation à couvrir celui de l’inflation ».
C’est pourquoi le mode de calcul du taux de rémunération du Livret A (et du LDDS) a été modifié, en 2018, au bénéfice exclusif des banques et donc au détriment de la quasi-totalité de la population française. Ceci afin d’être systématiquement inférieur au taux d’inflation.
Le maintien de l’inflation à 2,8% en décembre 2021 va se traduire par une augmentation du taux des Livrets A et des Livrets de développement durable et solidaires au 1er février.
Cette augmentation portera vraisemblablement le taux de rémunération de 0,5% actuellement à 0,8%. Si le taux de 0,8% est retenu par le gouvernement dans les prochains jours, la perte de pouvoir d’achat sera de 2% par rapport à l’inflation cumulée en 2021.
Sachant que l’encours total du Livret A et du LDDS s’établit à 468,9 milliards d’euros fin octobre 2021, la perte totale pour les épargnants s’élèverait alors à 2% de cette somme, soit 9 milliards et 380 millions d’euros.
Pas à une contradiction près, Bruno Le Maire a déclaré, le 13 décembre dernier, sur RMC : « Protéger les Français contre la hausse des prix est ma priorité absolue, car je suis lucide sur l’inflation » .
Aussi, nos organisations appellent l’ensemble du mouvement consumériste et du mouvement syndical ainsi que l’ensemble des formations politiques de progrès à :

• Dénoncer cette politique délibérée de spoliation de plusieurs dizaines de millions d’épargnants qui est le fruit de la connivence qui rassemble constamment Bercy, la Banque de France et le lobby bancaire ;

• Exiger que l’épargne réglementée, dite « populaire », garantisse à l’ensemble de la population que cette épargne soit préservée des effets de l’inflation ;

• Revendiquer la mise en place rapide d’un Haut Conseil de l’épargne réglementée rassemblant toutes les parties prenantes (et non plus le seul éternel trio Bercy- Banque de France – lobby bancaire), y compris les associations de consommateurs représentatives et les organisations syndicales, afin que toutes les questions (réglementation, rémunération, finalités d’intérêt général …) touchant à l’épargne réglementée puissent être débattues de manière transparente et contradictoire, dans le seul souci de l’intérêt général et avant toute prise de décision des pouvoirs publics. Il s’agit là d’un impératif démocratique.

Défendons le service public postal en Val de Marne

Défendons le service public postal en Val de Marne

Alors qu’elle a réalisé plus de 2 milliards d’euros de bénéfice en 2020, la direction de la Poste veut se désengager de ses missions de service public sur l’ensemble du territoire. Elle utilise la crise sanitaire pour accéler ce mouvement.
Dans le Val de Marne pour 2021, ceux sont 45 des 82 bureaux de Poste qui sont menacés de fermeture ou de réduction des horaires d’ouverture. Cela concerne déjà 16 communes (Bry, Charenton, Choisy, Créteil, Fontenay, Ivry, Le Perreux, Limeil-Brévannes, Orly, Saint-Mandé, Saint Maur, Saint Maurice, Thiais, Valenton, Villeneuve Saint-Georges, Vincennes). D’autre communes sont concernées d’ici la fin de l’année. Mais toutes le seront à court ou moyen terme.
La direction de la Poste du Val de Marne veut ouvrir plus tard les bureaux, les fermer plus tôt voire entre 12h et 14h et même des demi-journées ou journées complètes dans la semaine. Tous les usagers seront pénalisés et notamment ceux qui se rendent à leur bureau de Poste avant ou après leur journée de travail ou pendant leur pause méridienne. Cette réduction des horaires d’ouvertures risque de faire baisser la fréquentation de ces bureaux, baisse de fréquentation qui servira de prétexte pour fermer définitivement le bureau comme de nombreux exemples le prouvent.
Ces mesures sont la conséquence des suppressions de postes de guichetières et de guichetiers. Selon les communes c’est 20 à 25 % d’emplois en moins. Cela se traduit aussi par une dégradation des conditions de travail des personnels.

La direction de La Poste prétend palier les fermetures de bureaux avec l’ouverture de Relais Poste Commerciaux qui ne proposent au mieux que 20 % des services assurés par les bureaux de plein exercice et notamment les services financiers (Banque postale ou distributeur de billets).

Pour la Convergence de Défense et de Développement des Services Publics la Poste est et doit rester un service public de proximité pour répondre aux besoins de la population et en premier lieu des plus démunis que ce soit sur le plan économique que numérique.

Durant la pandémie le besoin d’un service public postal fort et présent partout a été revendiqué tant par la population, les élus, les organes de presse et les entreprises.
Au delà de la Poste c’est le gouvernement qui est responsable de cette politique qui vise la course au profit au détriment de la satisfaction des besoins des usagers. La Convergence va interpeller la représentante du gouvernement dans notre département, la Préfète du Val de Marne. Elle appelle usagers, postiers et élus à un RASSEMBLEMENT DEVANT LA PRÉFECTURE le 1 juin de 16h30 à 18h30.

Elle appelle à signer la pétition

Pour un service public de proximité,

Défendons le service public postal en Val de Marne

 

  • Non aux fermetures et ux réductions des horaires d’ouverture de bureaux
  • Non aux suppressions d’emplois de guichetière et de guichetiers

Pour le service public postal en Val de Marne

Pour la réouverture des « boites jaunes » en Haute-Saône

Pour  la réouverture des « boites jaunes » en Haute-Saône

Le Comité de Vigilance et de défense des services publics de proximité de Haute-Saône (CV70) vient d’être informé  de la suppression, en peu de temps, de trois boites de relevage du courrier de La Poste (boites jaunes-BAL), à Amblans, à  Mesley et à Lure. Mais sont elles seules ?

En pleine période de crise sanitaire, c’est encore un service public de proximité qui disparaît !
Après les manquements en matinée d’ouverture de guichets et de distribution régulière que CV70 a récemment dénoncés, il n’est pas seulement stupéfait, mais il est scandalisé par l’indécence de ces décisions.

Car c‘est encore les usager·e·s des secteurs géographiques éloignés, en difficultés, à  mobilité réduite, sans accès ou équipements numériques qui vont souffrir de cette réduction de service public.

D’avance nous connaissons les arguments : ce n’est pas rentable, il y a peu de dépôt (cela reste à  prouver).

Et alors !
Le CV 70 demande aux dirigeant·e·s de la Poste, aux élu·e·s s’il y a des usagers de seconde zone ? Que suivant leurs moyens, leurs lieux d’habitation, leur âge, les usager·e·s devraient être mal servis dans tous les domaines : santé, transport, accès aux administrations et services, communication … ?

Le CV 70 pense justement que le service public est précisément là  pour réduire toutes les inégalités d’accès, c’est dans ce sens qu’il intervient avec opiniâtreté depuis de nombreuses années auprès de tous les acteurs des services publics de proximité du territoire. Pour cela il faut du personnel en nombre suffisant avec des conditions de travail décentes.

Il demande que  l’accès aux « boites jaunes » soit rétablit partout. Et que dans tous les cas il y ait une concertation avec les usagers et leurs représentants·e·s.