Il y a 75 ans, la nationalisation de l’électricité et du gaz

Il y a 75 ans, la nationalisation de l’électricité et du gaz

8 Avril 1946 : nationalisation de l’électricité et du gaz
8 Avril 2021 : manifestons contre le projet Hercule

Plan de démantèlement et de privatisation d’EDF et contre le renchérissement du coût de l’énergie pour les usagers

Conformément au programme du Conseil national de la Résistance publié le 15 mars 1944, sous l’impulsion de Marcel Paul, ministre de la Production industrielle le débat parlementaire démarré le 27 mars 1946 aboutit le 8 avril 1946

, au vote de la loi sur la nationalisation de l’électricité et du gaz.

Aujourd’hui, le gouvernement français et la Commission européenne veulent généraliser la concurrence dans le secteur de l’énergie et démanteler EDF en trois :

  • EDF bleu, qui resterait public, pour le nucléaire et le transport

  • EDF vert, qui serait privatisé, pour les énergies renouvelables, la distribution, les systèmes insulaires et la commercialisation.
  • EDF azur, pour les barrages hydroélectriques avec une filialisation première étape avant sa privatisation.

La suppression de la péréquation tarifaire (égalité d’accès aux mêmes tarifs sur tout le territoire) et la remise en cause des Tarifs Réglementés de Vente s’inscrit dans l’augmentation généralisée des tarifs de l’énergie pour les usagers. Elle conduit à la croissance de la précarité énergétique qui touche déjà 5,5 millions de ménages.
Nous demandons :
l’abandon du projet Hercule et la reconquête d’un service public de l’énergie.
• une diminution de la TVA à 5,5%, pour une baisse pour l’usager d’environ 100€/an et une mise en débats d’une tarification progressive avec gratuité des usages vitaux, une interdiction pure et simple des coupures et des baisses de puissances pour impayés
• la lutte contre l’exclusion et la lutte contre le réchauffement climatique doivent être des priorités de la nation.
• Les priorités du service public de l’énergie doivent s’inscrire dans l’indispensable transition énergétique et écologique , en assurant les besoins du pays, avec le développement de la recherche et de nouvelles sources de production d’énergie, la réduction des gaz à effet de serre (bâtiments, transports, agriculture).
une gestion démocratique associant à tous les niveaux les usagers, les personnels et les élus
C’est pourquoi nous appelons les usagers de l’énergie à se mobiliser massivement contre le projet Hercule et pour la reconquête du service public de l’énergie, notamment en participant aux actions locales et en signant la pétition : https://pourunveritableservicepublicdelenergie.fr/

Le collectif « Pour un véritable service public de l’énergie » s’adresse aux élu·e·s

Le collectif « Pour un véritable service public de l’énergie » s’adresse aux élu·e·s

Madame, Monsieur le Maire,

En tant que citoyens et représentants locaux du Collectif national « Pour un véritable service public de l’énergie ! » , nous tenons à vous alerter sur les menaces très graves que fait peser le projet dit « Hercule » sur EDF, ses missions au service des populations et des territoires, ainsi que sur son personnel.
Ce projet gouvernemental, mené dans la plus grande opacité à l’égard de la représentation nationale et des associations d’élus locaux, est un projet de démantèlement / privatisation d’un service public emblématique de notre pays, déjà affaibli et dégradé par 20 ans d’ouverture des marchés. Le bilan de cette libéralisation est sans appel : hausse des coûts du système et des prix pour l’usager, perte d’égalité de traitement entre usagers, fragilisation du système électrique, difficultés à financer les investissements pourtant nécessaires, etc. Les exemples de catastrophes liés à la libéralisation dans d’autres pays (notamment aux USA – Californie et Texas, où la déréglementation a causé des dizaines de morts).
Dans la poursuite de cette volonté de préserver une pseudo-concurrence dans un secteur manifestement inadapté, le projet « Hercule », porté par la direction d’EDF, consiste à séparer les activités nucléaires dans une entité appelée EDF Bleu, totalement publique des activités hydroélectriques dans une autre filiale 100% publique, nommée « AZUR »  et à créer une autre structure, dont le capital serait ouvert aux capitaux privés à hauteur de 30 ou 35%, qui serait appelée EDF Vert. Cette dernière regrouperait le réseau de distribution Enedis, la fourniture d’électricité les énergies renouvelables, les systèmes insulaires (production, réseau, commercialisation de la Corse et Outremer, les activités internationales d’EDF hors nucléaire, les services (Dalkia). Ce projet suscite une très forte mobilisation des personnels d’EDF depuis plus d’un an. L’ensemble des organisations syndicales d’EDF agissent de manière conjointe et unitaire pour la défense du service public et des intérêts légitimes des personnels qu’ils représentent.
Ce projet fait l’objet des plus vives critiques, à l’Assemblée nationale et au Sénat, de la part de tous les groupes parlementaires à l’exception, naturellement, de celui de la majorité gouvernementale qui le soutient avec difficulté. Fait rare qu’il convient de souligner, la droite républicaine et l’ensemble des partis de gauche font la même analyse : ce projet est totalement contraire à l’intérêt du pays et ne répond ni aux besoins de la population ni à ceux de son économie, notamment dans le cadre de la nécessaire transition énergétique et écologique. Cette analyse partagée a conduit l’ensemble des groupes parlementaires d’opposition à s’exprimer, de manière conjointe, lors d’une conférence de presse.
Plusieures associations d’élus locaux ont fait entendre leur voix sur ce projet.
Dans un communiqué du 21 janvier dernier, la Fédération nationale des collectivités concédantes et régies (FNCCR) qui rassemble plus de 800 collectivités locales a intitulé son communiqué : « Les services publics de distribution d’électricité et leurs usagers ne doivent pas être les otages de la stratégie financière d’EDF ». Ce communiqué indique notamment : « la FNCCR déplore l’absence totale d’information des territoires, et a fortiori de concertation avec eux, en premier lieu avec les autorités organisatrices de la distribution d’électricité, pourtant propriétaires des réseaux. ». Ce communiqué souligne un point essentiel : «  La FNCCR rappelle aussi que si le capital de la maison-mère d’Enedis était ouvert à l’actionnariat privé, la robustesse du monopole légal qui lui est attribué pourrait être contestée ; le capital d’Enedis doit demeurer public pour préserver le rôle d’Enedis dans le système de la distribution publique d’électricité. »
Dans un communiqué du 29 janvier, France URBAINE, qui représente 2 000 communes et une population de 30 000 000 d’habitants, exprime ses vives inquiétudes en soulignant ceci : «  il est prévu une ouverture du capital de « Vert » – d’environ 35 % – qui interroge les territoires membres de France urbaine quant au maintien du niveau des investissements sur le réseau et sur la qualité de la desserte sur l’ensemble du territoire national. ». Et FRANCE URBAINE ajoute : «  De plus, cette ouverture à un actionnariat privé questionne la pérennité du modèle actuel basé sur le monopole exercé par Enedis et la place qui sera faite aux autorités locales qui exercent un contrôle indispensable sur l’activité de l’opérateur national. Elle fait craindre en outre que des logiques financières prennent le pas sur celle d’intérêt général qui doit présider à une activité aussi essentielle que l’alimentation en électricité de nos territoires dans un contexte où plus que jamais, s’affirme la nécessité d’une transition à la fois écologique et sociale ».
Notre collectif « Pour un véritable service public de l’énergie ! » partage totalement ces analyses et ces inquiétudes et s’emploie à sensibiliser et mobiliser nos concitoyens et l’ensemble des élus, à tous les niveaux, pour faire obstacle à ce projet destructeur mais aussi pour créer les conditions d’un débat public, social et démocratique, permettant de définir les bases d’un véritable service public de l’énergie au service des populations et des territoires.
Nous croyons non seulement possible mais indispensable de refonder le service public de l’énergie en rappelant ses fondements, issus des principes définis par le Conseil national de la Résistance, afin de mieux affronter les enjeux de notre époque : le maintien de tarifs régulés, l’égalité de traitement et donc le maintien impératif de la péréquation tarifaire en métropole et en outremer qui est directement menacée par le projet « Hercule », la lutte contre la précarité énergétique dont souffre des millions de nos concitoyens, le maintien de l’indépendance énergétique de la France et d’un haut niveau de recherche, le développement des énergies renouvelables et des investissements à la hauteur des besoins de la production d’électricité, dont notre pays a besoin, et de l’indispensable transition énergétique et écologique.
Le projet « Hercule » qui priorise la recherche de profit et de rentabilité à court terme au détriment de l’intérêt général n’est pas en mesure de répondre à ces enjeux et ces défis. Seule une maîtrise publique du secteur est en mesure d’y répondre.
Nous sollicitons votre appui aux deux mesures préconisées par notre collectif :
• Abandon du projet « Hercule » qui ne convainc personne à part les cabinets ministériels qui en sont à l’origine,
• Ouverture d’un débat public réunissant l’ensemble des parties prenantes (pouvoirs publics, parlementaires, associations d’élus locaux, professionnels du secteur de l’énergie, syndicats du secteur, associations citoyennes, associations de consommateurs et d’usagers, représentants des clients professionnels, associations environnementales … ) afin de jeter les bases d’un véritable service public de l’énergie rénové et conforme à l’intérêt général.
Nous tenant à votre entière disposition si vous souhaitez échanger avec nous, veuillez agréer, Madame, Monsieur le Maire, l’expression de notre sincère considération.

Télécharger la lettre aux maires

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Les droits des usagers- citoyens doivent être au cœur de la réorganisation du secteur de l’énergie

Les droits des usagers- citoyens doivent être au cœur de la réorganisation du secteur de l’énergie

Le collectif national pour un véritable service public de l’énergie » s’oppose au projet « Hercule » de démantèlement et de privatisation d’EDF prôné par le gouvernement et voulu par la Commission européenne. Il demande son retrait et appelle à un large débat public permettant, notamment, de mettre les droits des usagers- citoyens au cœur de la nécessaire réorganisation du secteur de l’énergie (dans l’ensemble des filières et pas seulement pour l’électricité) visant à plus de justice sociale et à la perspective de la transition écologique.

ÉLECTRICITÉ / GAZ – UNE OUVERTURE A LA CONCURRENCE MANIFESTEMENT CONTRAIRE AUX INTÉRÊTS DES USAGERS :

Lors qu’EDF a été ouvert à la concurrence, en 2007, l’entrée sur le marché de nouveaux fournisseurs d’énergie promettait une électricité moins chère. Or, l’indice des prix à la consommation de l’électricité a augmenté de 60,36%. Un client paie 501 euros par an en 2020 ce qu’il avait payé 319 euros en 2006. Pour faire de la place aux 33 fournisseurs d’électricité différents, les pouvoirs publics ont en effet augmenté davantage les tarifs régulés au détriment des consommateurs qui sont ainsi ponctionnés de manière scandaleuse !! Les nouveaux fournisseurs n’ont offerts absolument aucune amélioration du service rendu. C’est ce que le plan Hercule, en démantelant EDF, va considérablement aggraver et veut rendre irréversible sans aucune considération pour les usagers , c’est-à-dire l’ensemble de la population de notre pays !!
NB : Pour le gaz, l’augmentation est de 70% depuis 2004 (pour 21% d’inflation depuis cette date)

LES MOYENS DÉDIÉS A LA LUTTE CONTRE LA PRECARITE ENERGETIQUE SONT INSUFFISANTS :

En 2018, l’Observatoire National de la Précarité Energétique (ONPE) a estimé que les aides nécessaires pour sortir l’ensemble des ménages de la précarité énergétique s’élèveraient à 3,1 milliards d’euros/an. Le financement du dispositif « chèque énergie » pour 2018 s’élève à 800 millions d’euros, bien loin des besoins évalués. Le gouvernement n’a mis en œuvre aucun plan d’action pour réaliser l’objectif de -15% de la précarité énergétique d’ici 2020 comme le stipulait la loi de transition énergétique votée en 2015.

QUELLES SONT NOS EXIGENCES EN FAVEUR DES DROITS DES USAGERS ?

UN BILAN COMPLET : Au regard des faits incontestables et des conséquences désastreuses constatées sur l’ensemble des usagers français, nous exigeons, tout d’abord, du gouvernement et de la Commission européenne que soit effectué le bilan financier, humain et écologique de la politique totalement irresponsable des directives de déréglementation du secteur de l’énergie depuis le début des années 2000.
DROIT FONDAMENTAL ET CONSTITUTIONNEL : Nous exigeons la reconnaissance d’un véritable droit à l’énergie comme droit fondamental et essentiel ayant valeur constitutionnelle (au même titre que le droit au logement). Cette reconnaissance doit se traduire a minima par l’exigence d’une interdiction des expulsions et des coupures tout au long de l’année pour les familles en situation de précarité.
UN VÉRITABLE SERVICE PUBLIC : Nous exigeons que l’énergie sorte des logiques de marché et s’inscrive résolument dans une politique de construction d’un véritable service public sous entière maîtrise publique (retour aux principes issus du Conseil national de la Résistance adaptés aux enjeux de notre époque dans le cadre de l’indispensable transition énergétique et écologique). Cela implique, notamment, d’une part du maintien des tarifs réglementés. De l’autre de la péréquation tarifaire sur tout le territoire (en métropole et en outremer), c’est-à-dire la garantie pour tous les usagers de bénéficier des mêmes tarifs quel que soit leur lieu de résidence. Le plan Hercule sonne le glas de ces mesures de justice et d’égalité sociale.
AMÉLIORATION DES AIDES ET DES OUTILS CONTRE LA PRÉCARITÉ ÉNERGÉTIQUE : Nous exigeons une réforme complète des aides aux ménages modestes dans une logique de revalorisation et d’adaptation aux enjeux de la transition énergétique et écologique qui ne pourra se réaliser sans prise en compte des réalités sociales. Sans prétendre à l’exhaustivité, nous sommes également favorables à l’augmentation des budgets mis à la disposition de l’ANAH (Agence nationale de l’amélioration de l’Habitat) pour accompagner les ménages modestes, aux mesures de soutien technique et financier pour les ménages pratiquant l’auto-rénovation thermique de leur logement et à une aide « carburant »  spécifique, liée à la mobilité,  pour les ménages modestes se trouvant dans des territoires peu ou pas desservis par des transports publics.

C’est pourquoi le collectif « Pour un véritable service public de l’énergie » exige :

• LE RETRAIT DU PROJET DE PRIVATISATION – DÉMANTÈLEMENT HERCULE
• UN VÉRITABLE SERVICE PUBLIC DE L’ÉNERGIE AU SERVICE DES DROITS

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Vous avez aimé la privatisation des autoroutes ? Vous allez adorer la privatisation de l’électricité !

Vous avez aimé la privatisation des autoroutes ? Vous allez adorer la privatisation de l’électricité !

Depuis 20 ans, l’énergie publique (électricité et gaz) a progressivement été ouverte au privé et à la concurrence. Avec le projet Hercule, Macron et son gouvernement veulent achever la privatisation d’EDF et le démantèlement du service public de l’énergie. C’est pourquoi nous nous battons pour son retrait.

La promesse de la concurrence : faire baisser les prix

Le bilan de 14 ans de privatisation pour les particuliers :
Hausses de prix : +60% pour l’électricité, +70% pour le gaz.
Résultat : Un client paie 501 euros par an en 2020 ce qu’il aurait payé 319 euros en 2006 d’électricité et 1360 €/an de gaz par rapport à 800 €/an en 2006. BRAVO !!!

Pas étonnant : Il a fallu payer : les démarcheurs, les traders, les commerciaux, les actionnaires, qui n’existaient pas quand tout était public ! Vous en voulez encore ? 

Le privé coûte cher:

Il demande en moyenne une rémunération de 9% de son investissement.
Question: Combien coûtera un investissement de 100 milliards dans l’énergie sur 25 ans ?
Si c’est le Service public : 113 milliards (il peut le financer à 1%)
Si c’est privé: 252 milliards

Avec le privé la facture finale sera 2 fois plus élevée

Enrichir l’actionnaire aux dépens des usagers, on n’a pas déjà vu ça quelque part ? Les autoroutes peut-être ? Ou les médicaments ? Ça suffit !

Égalité de traitement ? Un souvenir … Maintenant, il s’agit de « choisir » son électricité et son gaz, ou plutôt le logo sur sa facture !

HIER :
Dans un système public, tous les usagers payaient le même prix, où qu’ils habitent, qu’ils soient des pros de la négociation ou pas. Cela s’appelait le Tarif Réglementé de Vente : simple, clair, stable, égal pour tous.

AUJOURD’HUI :
Nous sommes noyés dans une centaine d’offres pour l’électricité et le gaz, comme pour le téléphone. Nous devons choisir parmi cette jungle, puisque les tarifs réglementés ne sont jamais proposés lors des démarchages. Un casse-tête, pour un produit qui est strictement le même pour tout le monde. Qui gagne à ce jeu, à votre avis ? Certainement pas les plus démunis, les plus âgés, les moins armés. Les arnaques se multiplient et les prix montent !

Encore plus scandaleux, EDF est obligée de vendre à ces mêmes fournisseurs un quart de la production nucléaire (peut-être bientôt 40%) en dessous de son coût de production !

Et demain, si Enedis est privatisé : Pensez-vous que les actionnaires investiront dans les zones peu rentables en particulier les zones rurales ?

La précarité énergétique ? Elle augmente !

Une personne sur 7 souffre du froid en hiver. Avec une facture qui augmente, des interlocuteurs qui se multiplient, un système incompréhensible, les coupures pour impayé s’envolent.  Au lieu de mettre les moyens pour lutter contre ce fléau, le gouvernement préfère financer des fournisseurs privés qui ne font qu’acheter et vendre leur électricité ou leur gaz.

Au lieu d’organiser le pillage et la spéculation sur l’énergie, il faut répondre à l’urgence climatique, maintenant !
Le bilan de la concurrence dans l’énergie est clair : elle complique la vie des usagers, fait monter les prix, rompt l’égalité de traitement et ne prépare pas l’avenir : Le service public avait su construire de grands parcs de production et des réseaux pour amener l’électricité dans chaque foyer. Aujourd’hui, la France ne sait plus développer les filières renouvelables ou isoler les logements. Elle a perdu la main sur son indépendance énergétique au profit de grands groupes privés.

Nous n’avons plus le temps. La planète brûle ! Il faut investir beaucoup, sur le long terme. Seul le public peut le faire de manière efficace et la moins chère possible.

Nous voulons un véritable Service Public de l’Énergie
• Répondant au droit pour tous à l’accès à l’énergie 24h/24h, 7j/7j quelque soit le lieu d’habitation.
• Au service de tous les citoyens et de la planète, pas de quelques intérêts privés.
• Qui finance les économies d’énergie par exemple l’isolation.
• Interdisant les coupures pour impayés pour les ménages insolvables.
• Mettant fin à la sous-traitance du personnel à bas coût qui met en danger la sécurité (par ex : nucléaire).

L’Énergie est vitale ! Économisons là …
et protégeons là des spéculateurs! Ne nous rendons pas dépendants d’eux.

Pour soutenir l'appel

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Pour un véritable service public de l’énergie !

Pour un véritable service public de l’énergie !

Les organisations signataires de ce communiqué s’opposent au projet destructeur « Hercule » de scission du groupe EDF en 3 entités.

Le projet « Hercule », inspiré par des banques d’affaires, ne s’inscrit absolument pas dans une logique d’intérêt général mais dans une logique strictement financière. Logique initiée avec la déréglementation imposée par l’Union européenne et conduite par les gouvernements successifs : la facture des usagers a flambé, les investissements nécessaires sur l’outil productif ne sont plus assurés, la péréquation tarifaire est menacée alors que c’est un élément essentiel à notre démocratie. Nous exigeons que soit effectué le bilan financier, humain, écologique des directives de déréglementation du secteur de l’énergie.
A l’unisson de l’ensemble des fédérations du secteur de l’énergie et des personnels du groupe EDF, ainsi que de plusieurs confédérations, nous demandons au Président de la République de renoncer au projet « Hercule ».
Puisque l’avenir énergétique du pays est intimement lié à celui d’EDF, il nous paraît indispensable que son avenir et sa mobilisation au service des enjeux énergétiques et climatiques du pays fassent l’objet d’un véritable débat social et démocratique avec l’ensemble des citoyens : que l’on soit usager, salarié du secteur ou élu, l’énergie est notre bien commun !
Toutes et tous doivent se mobiliser avec l’ensemble des organisations associatives, syndicales et politiques (aux niveaux national et local) pour la défense et le développement du service public et la promotion de ses valeurs.
Toutes et tous ont vocation à converger pour se mobiliser dans le cadre collectif créé ce jour : le Collectif national « Pour un véritable service public de l’énergie ! ».
Ce collectif a vocation à sensibiliser et mobiliser les usagers, les élus et les salariés du secteur en vue d’établir de fortes convergences.
La nécessaire transition énergétique et l’accès à tous de l’énergie, imposent de structurer les services d’efficacité et de performances énergétiques permettant de gérer collectivement nos ressources dans le seul souci de l’intérêt général et de la réponse aux besoins de nos concitoyens.
Le débat public, que nous demandons a vocation à dépasser le seul cadre du groupe EDF et à intégrer l’ensemble des filières du secteur de l’énergie, au-delà de la seule électricité, en vue de jeter les bases d’un véritable grand service public de l’énergie.
Un service public de l’énergie répondant, notamment :
• aux besoins de l’ensemble des usagers, en premier lieu les plus précaires, et des territoires, y compris les plus fragilisés ; le droit à l’énergie, droit fondamental et essentiel, doit devenir pleinement effectif pour toutes et tous, partout ; l’égalité de traitement des usagers, la péréquation tarifaire et la tarification réglementée doivent être pérennisées.
• aux défis de la précarité énergétique qui touche près de 5,5 millions de ménages (3 500 000 ménages déclarent souffrir du froid dans leur logement),
• aux besoins d’investissements considérables de l’indispensable transition énergétique et écologique,
• à la nécessité d’un développement durable : assurer notre indépendance énergétique, consolider et développer un modèle énergétique pilotable et respectueux de l’environnement, diversifier nos sources d’énergie en investissant dans la recherche et le déploiement d’énergies renouvelables, répondre aux enjeux du réchauffement climatique,
• aux attentes légitimes des personnels du secteur de l’énergie en matière de conditions de travail et d’exigence de qualité du service rendu aux usagers.
Pour atteindre ces objectifs, il faut renoncer aux politiques strictement financières de libéralisation et de privatisation mais, au contraire, faire le choix d’une maitrise publique complète du secteur de l’énergie.

Pour soutenir l'appel


Liste des organisations signataires

Convergence Services Publics – Droit à l’énergie SOS FUTUR – INDECOSA-CGT – Fédération Nationale Mines Energie (FNME) CGT – Fédération des syndicats SUD Energie – Union des familles laïques (UFAL) – ATTAC – CAP A GAUCHE 19 – Parti communiste français (PCF) – Ensemble ! – Réseau Education Populaire – SUD PTT – Ma Zone Contrôlée – Résistance Sociale – Générations .s – Gauche démocratique & sociale (GDS) – République & Socialisme – Emancipation collective – CV70-Comité de Vigilance pour le Maintien des Services publics de proximité en Haute-Saône – SNUP Habitat – Comité National CGT des Travailleurs Privés d’Emploi et Précaires – Collectif de Défense et Développement des Services Publics en Combrailles – Convergence Nationale Rail – La France insoumise – PEPS (Pour une écologie populaire et sociale) – Coordination des Gilets Jaunes de l’Isère – Stop précarité – Les Économistes Atterrés – Union des syndicats CGT du groupe Caisse des dépôts – Syndicat CGT de l’établissement public Caisse des dépôts et consignations – Confédération Nationale du Logement (CNL) – Syndicat CGT Banque de France – Collectif Ne nous laissons pas tondre – Les Gilets Jaunes du 05 – CGT Fonction Publique – Syndicat National des Certifiés et Agrégés (SNAC) e.i.L Convergence – Fédération des syndicats e.i.L Convergence – Fondation Copernic – DAL (Droit au Logement) – Collectif « Faisons barrage » – Collectif « Changer de cap » – Fédération CGT Banques et Assurances (FSPBA-CGT) – AITEC – FSU – MNLE Réseau Homme & Nature – Union syndicale Solidaires – Parti socialiste – Gauche républicaine et socialiste (GRS) – Mouvement Républicain et Citoyen (MRC) – Energie 2060 –  CGT Enseignement Privé de Paris – RPS FIERS – Syndicat CGT Cheminots du QNEMP (Quart Nord Est Midi-Pyrénées) – Confédération Générale du Travail de la Réunion (CGTR) – Parti Radical de Gauche (PRG) – Association des familles victimes du saturnisme (AFVS) – Génération Ecologie – ENSEMBLE & SOLIDAIRES-UNRPA – GLOBAL LABOUR INSTITUTE PARIS (GLI PARIS) – REACT- Groupe des sénateurs Ecologiste Solidarité et Territoires

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Mobilisons-nous pour la santé le 21 janvier

Mobilisons-nous pour la santé le 21 janvier

L’hôpital public va mal, tout comme les EHPAD et l’action sociale ! Les personnels le quittent en nombre, déçus par le Ségur de la santé du début de l’été 2020 : les quelques augmentations de salaires ont des contreparties inacceptables : des inégalités insupportables et une aggravation des conditions de travail par des accords locaux. Rien n’a été fait pour mettre fin à une gestion au rendement, à l’opposé de l’éthique des soignants, pour leur donner enfin la possibilité d’organiser leur travail démocratiquement, dans l’intérêt commun.
Le gouvernement voudrait-il tuer à petit feu le service public hospitalier, après France Télécom hier, EDF aujourd’hui et tant d’autres ?
La confusion actuelle dans la campagne de vaccination, organisée à grand renfort de cabinets de consultants privés, et en faisant appel à des sociétés privées pour la prise de rendez-vous, n’est qu’un exemple de plus des conséquences dramatiques de l’affaiblissement voulu des administrations de la santé publique et de la Sécurité Sociale auxquelles le seul but maintenant assigné est de faire des économies !
La population a besoin d’un service public hospitalier d’excellence accessible à toutes et à tous, dans la proximité. Elle a besoin d’EHPAD publics avec du personnel en nombre suffisant. C’est indispensable d’un point de vue sanitaire et humain, c’est nécessaire pour que le droit à la santé soit respecté. Ouvrons ou ré-ouvrons des postes, des lits, des services partout où cela est nécessaire
La mise en place d’un forfait payant pour les passages aux urgences sans hospitalisation marque un nouveau recul pour l’accès au droit à la santé dans un contexte de crise sanitaire et d’explosion de la pauvreté.
La Convergence Services Publics, engagée dans une campagne avec 37 organisations pour que vive la Sécurité Sociale invite à signer l’appel lancé à Saint-Étienne  .
Elle appelle à participer à la campagne « Pas de profit sur la pandémie »,  en signant et faisant signer massivement l’Initiative Citoyenne Européenne.
Convergence des services publics appelle à participer massivement aux mobilisations prévues jeudi 21 janvier dans l’ensemble du territoire pour l’hôpital public.

Covid 19 : Pas de profit sur la pandémie !

Covid 19 : Pas de profit sur la pandémie !

Les vaccins, le sérum ou les médicaments à venir contre le COVID 19 ne doivent pas être l’objet de spéculations financières, comme cela a été le cas avec des médicaments vendus à des prix prohibitifs, sans rapport avec les coûts de recherche et de production
Quels que soient les pays, l’ensemble des populations doivent y avoir aisément accès.
La coopération internationale est indispensable pour une production suffisante pour toute l’humanité soumise à la pandémie
L’organisation mondiale de la santé (OMS) est compétente pour veiller au respect de cette exigence morale élémentaire. L’Union européenne, et notamment la France, doivent réagir vite et s’inscrire dans cet objectif.
La puissance publique ne doit plus abandonner la recherche et la production des médicaments à des intérêts privés.
Les citoyens veulent que les orientations et les moyens financiers de la recherche soient fixés dans la plus grande transparence ce qui nécessite d’être fait dans le cadre du service public.
Convergence souhaite que s’ouvre un estime qu’il faut mettre en débat sur la question de la réappropriation publique, collective, de la recherche et de la chaîne de production et de distribution du médicament
La santé, c’est notre bien commun!
Dans notre pays, la Sécurité Sociale va rembourser les vaccins. Il faut évidemment que la prise en charge à 100 % le soit pour tous.
Convergence s’est engagée dans une campagne pour que vive la Sécurité sociale et appelle à partager et l’appel lancé à Saint Étienne avec plus de 30 organisations et à le signer Signez l'appel
La Sécurité Sociale, nos cotisations, ne sont pas là pour enrichir les laboratoires pharmaceutiques mondialisés.
C’est pourquoi Convergence est signataire aux côtés de nombreuses organisations françaises et européennes d’une Initiative Citoyenne Européenne (ICE). L’objectif est d’atteindre un million de signatures en un an dans les 27 pays européens ( au moins 55695 en France ) pour contraindre l’Union européenne à adopter une réglementation qui veille à ce que la recherche, la fabrication et distribution des futurs vaccins et traitements contre la COVID-19 se fassent dans la plus grande transparence et non sous le seul contrôle des trusts pharmaceutiques.
La Convergence des Services Publics appelle à se mobiliser en ce sens et à signer et faire signer le plus massivement possible l’ICE disponible sur le site du collectif « Pas de profit sur la pandémie »

Appel « Pour que vive la Sécu ! »

Appel « Pour que vive la Sécu ! »

Signataires de l’ appel

Signez l' Appel

 

Texte de l’Appel

 

Alors que le gouvernement souhaite, avec le projet de loi 2021 de financement de la Sécurité Sociale, effectuer un nouveau tour de vis austéritaire, comme le forfait urgence de 18 euros, et s’appuyer sur la COVID pour des réformes structurelles contraires à l’ambition de solidarité de la Sécurité Sociale, nous lançons un appel pour défendre et reconquérir la Sécurité Sociale, notre bien commun, et ouvrir le chantier de son extension pour un nouveau progrès de société. Ce n’est ni aux salariés ni aux retraités de payer la crise !
Réunis à Saint-Étienne, à l’occasion du 75ème anniversaire de l’ordonnance du 4 octobre 1945 créant la Sécurité Sociale, nous appelons à créer les conditions d’une large mobilisation, d’actions d’éducation populaire, de gestes symboliques, comme nommer des rues Ambroise Croizat, des débats, et des temps forts communs.
Nous devons créer le rapport de force nécessaire pour que le financement de la Sécurité Sociale réponde aux besoins de la population au lieu de viser à réaliser de nouvelles économies.

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Pour la réouverture des « boites jaunes » en Haute-Saône

Pour  la réouverture des « boites jaunes » en Haute-Saône

Le Comité de Vigilance et de défense des services publics de proximité de Haute-Saône (CV70) vient d’être informé  de la suppression, en peu de temps, de trois boites de relevage du courrier de La Poste (boites jaunes-BAL), à Amblans, à  Mesley et à Lure. Mais sont elles seules ?

En pleine période de crise sanitaire, c’est encore un service public de proximité qui disparaît !
Après les manquements en matinée d’ouverture de guichets et de distribution régulière que CV70 a récemment dénoncés, il n’est pas seulement stupéfait, mais il est scandalisé par l’indécence de ces décisions.

Car c‘est encore les usager·e·s des secteurs géographiques éloignés, en difficultés, à  mobilité réduite, sans accès ou équipements numériques qui vont souffrir de cette réduction de service public.

D’avance nous connaissons les arguments : ce n’est pas rentable, il y a peu de dépôt (cela reste à  prouver).

Et alors !
Le CV 70 demande aux dirigeant·e·s de la Poste, aux élu·e·s s’il y a des usagers de seconde zone ? Que suivant leurs moyens, leurs lieux d’habitation, leur âge, les usager·e·s devraient être mal servis dans tous les domaines : santé, transport, accès aux administrations et services, communication … ?

Le CV 70 pense justement que le service public est précisément là  pour réduire toutes les inégalités d’accès, c’est dans ce sens qu’il intervient avec opiniâtreté depuis de nombreuses années auprès de tous les acteurs des services publics de proximité du territoire. Pour cela il faut du personnel en nombre suffisant avec des conditions de travail décentes.

Il demande que  l’accès aux « boites jaunes » soit rétablit partout. Et que dans tous les cas il y ait une concertation avec les usagers et leurs représentants·e·s.

A Saint-Étienne Pour que vive la Sécu !

A Saint-Étienne Pour que vive la Sécu !

Le gouvernement de M Macron utilise la pandémie de la COVID 19 pour donner le coup de grâce à notre protection sociale. Il provoque son endettement en lui transférant des charges indues, il assèche ses ressources en généralisant l’exonération des cotisations patronales, il crée la confusion entre le budget de l’État et celui de la Sécu, il crée une 5ème branche pour l’ouvrir aux compagnies d’assurance, il laisse pourrir la situation à l’hôpital public afin de le privatiser.
Il existe des solutions alternatives pour construire une sécurité sociale du 21ème siècle, avec de nouveaux financements, une gestion démocratique et citoyenne , un élargissement de l’accès au droit à la sécu.
C’est pour y répondre que la Convergence avec de nombreux partenaires a décidé d’organiser 3 initiatives à l’occasion des 75 ans de la Sécurité Sociale les 2 et 3 octobre. Elle a fait le choix de le faire à Saint-Étienne siège de l’École Nationale de la Sécurité Sociale (EN3S)


Débats à l’École Nationale de la Sécurité Sociale
Vendredi 2 octobre

de 14h à 15h30 : « La sécu, une histoire pour aujourd’hui »
avec
◦ Michel ETIEVENT, écrivain, biographe d’Ambroise CROIZAT
◦ Nathalie COUTINET, maître de Conférences à Paris 13, Économiste atterrée
de 15h30 à 18h : « Construisons ensemble la Sécurité Sociale du 21ème siècle », table ronde avec des responsables syndicaux, politiques, associatifs, nationaux


Pose d’une plaque « Ambroise Croizat »

 Place Jules Ferry dite de la Liberté
Vendredi 2 octobre à 18h 30

 


Lancement d’une campagne pour la Sécurité Sociale de demain
Samedi 3 octobre de 9h à 13h
à la Bourse du travail