7 avril 2022 : Journée mondiale de la santé

7 avril 2022 : Journée mondiale de la santé

Les politiques publiques menées dans toute l’Europe dans le domaine de la santé et de la protection sociale, au nom d’une dette qui n’est pas la nôtre, ont conduit à une dégradation continue et désormais dramatique :

  • Suppressions massives de lits dans les hôpitaux, fermetures de services, de maternités, hôpitaux de proximité vidés de la plupart de leurs activités, désertification médicale, concentration des établissements sanitaires et sociaux, privatisation accrue, protocolisation de toutes les activités sanitaires et sociales dans le cadre d’une marchandisation du soin et du social, s’accompagnant d’une déshumanisation des relations usager-e-s-intervenant-e-s, dégradation majeure des conditions de travail des travailleuses et travailleurs de la Santé, du Social et du Médico-social menant à des départs massifs…
  • Pratiques inadmissibles et dégradantes d’isolement et de contention qui se multiplient en psychiatrie mais aussi dans les EHPAD et dans d’autres secteurs de soins.
  • Multiplication des franchises médicales, forfaits et depuis le 1er janvier 2021, forfait urgences qui pose de nouvelles barrières financières dans l’accès aux soins.
  • Fragilisation extrême de l’hôpital public, de la santé et de l’action sociale révélée par la pandémie
    Affaiblissement de la sécurité sociale, menacée alors qu’elle a financé à des prix exorbitants les multinationales pharmaceutiques, sanitaires ou l’E-santé.

Nous, organisations signataires, refusons ces politiques contraires au bien-être de chacune et chacun, considérons la santé et l’action sociale comme une richesse, un investissement au service du bien commun et devant être une priorité des politiques publiques.

Nous exigeons

  • Un égal accès pour tou-te-s à la Santé, sans limitation de quelque sorte que ce soit, financière, géographique, culturelle, de genre, d’origine
  • Un système de santé, un secteur médico-social et social public et associatif non lucratif, incluant les soins primaires, la prévention, l’information, l’accompagnement psychologique et social, le soin relationnel, la prise en charge de la perte d’autonomie, la lutte en amont contre les causes des maladies.
  • Un secteur hospitalier public assurant l’accès à des soins de qualité et de proximité
    Des professionnel-le-s de la santé et du social qualifié-es, reconnu-e-s, et rémunéré-es en conséquence, en nombre suffisant, un recrutement à la hauteur des besoins co-évalués, une répartition équitable sur l’ensemble du territoire
  • L’arrêt des politiques d’austérité et l’obtention de moyens humains, matériels et financiers à la hauteur des besoins – En psychiatrie, de redonner les moyens de la politique de secteur publique dans le cadre de la psychothérapie institutionnelle.

Nous refusons que les multinationales de la santé et de « l’or gris » fassent des profits indécents sur la santé, la maladie et la perte d’autonomie et concurrencent nos services publics. Nous nous opposons à la marchandisation et la privatisation de la santé dans toutes ces dimensions : pas de profit sur la santé, pas d’argent public pour des profits sur la santé !Nous demandons la levée de tous les brevets sur les médicaments, traitements, appareillages médicaux dans le cadre de la pandémie Covid 19 et de ses suites, afin que cela devienne des biens communs de l’humanité, alors que 40% des habitants de la planète n’ont encore eu accès à aucun vaccin et que se justifie toujours pleinement la signature de l’ICE www.noprofitonpandemic.eu/fr

Nous voulons : Une protection sociale solidaire ouverte à toute la population, garante du financement des dépenses de santé, assurant une prise en charge des soins, de la perte d’autonomie et de la prévention à 100%.
Contre la résignation, la soumission ou la démission, nos organisations (syndicats, collectifs, comités de défense…) ont la responsabilité d’offrir une alternative afin qu’ensemble usagers, salariés, nous reprenions possession de notre bien commun, un système public de santé, d’action sociale et de protection sociale, plus juste, plus solidaire, satisfaisants les besoins de la population plutôt que le portefeuille des actionnaires.

Nous appelons : citoyen-ne-s, usage-ère-s et professionnel-le-s, à exprimer ces exigences le jeudi 7 avril en participant massivement aux initiatives qui se tiendront ce jour-là.

A trois jours du premier tour des élections présidentielles françaises, alors que la France exerce la présidence de l’Union Européenne, il nous appartient de faire du 7 avril « Notre Journée Mondiale Citoyenne de la Santé » et rappeler à nos dirigeants que nous ne lâcherons rien !

EDF : Sauver le Service Public de l’énergie !

EDF : Sauver le Service Public de l’énergie !

Depuis plus de 20 ans, nos les gouvernements successifs se sont acharnés à affaiblir EDF, opérateur historique, notamment en 2010 avec la loi NOME (Nouvelle Organisation du Marché de l’Électricité) et le mécanisme de l’Accès régulé à l’électricité nucléaire historique (ARENH) qui a obligé EDF à vendre à perte 25 % de sa production d’électricité nucléaire à ses concurrents. Pour maintenir une concurrence artificielle, aussi factice qu’inefficace, le gouvernement vient d’imposer à EDF de porter à 40 % ce cadeau aux 43 opérateurs privés qui ne produisent pas ou peu d’électricité, qui utilisent les réseaux publics et qui rémunèrent des actionnaires.

L’année dernière, avec le soutien de la Convergence et de nombreuses organisations, les syndicats de l’énergie, tous unis, ont réussi à faire reculer momentanément le gouvernement sur le projet « Hercule » de démantèlement d’EDF et nous pensions les usagers pensaient être débarrassés de ce sujet jusqu’au prochain quinquennat, mais l’actualité nous les rattrape : Pour contenir l’augmentation annoncée de l’électricité à 4 % en février, période électorale oblige, la récente décision gouvernementale va coûter 8 milliards à l’État, donc aux contribuables et, plus grave encore, 8 milliards à EDF déjà mise en difficulté financière. Ces milliards manqueront pour l’investissement dans la rénovation et l’entretien du parc, ni dans son renouvellement pour la nécessaire transition écologique. Les personnels de l’énergie très mobilisés le 26 janvier dernier dénoncent le saccage organisé d’EDF et du Service Public (ou ce qu ‘il en reste). Comme pour l’hôpital public, nos dirigeants, aveuglés par le dogme ultralibéral, ont pour seul but d’accélérer les privatisations.

Compte tenu du renchérissement de l’électricité, depuis quelques mois certains fournisseurs alternatifs se désengagent et qui ont rompu leur contrat avec 354 000 clients. D’autres suivront. Pour palier ces défaillants, EDF a été désigné « fournisseur de secours » par le Ministère de la Transition Écologique… Lorsqu’il y a de l’argent à gagner, les prédateurs du privé sont là, mais lorsque le vent tourne, on laisse le service public en première ligne. Sur un sujet aussi stratégique et vital que l’électricité, le 100 % public doit être à nouveau l’objectif. Le monopole, s’il est bien géré, n’est pas le problème, il est LA SOLUTION. EDF était une grande et belle entreprise nationalisée. N’oublions jamais que ce fleuron français nous a fourni depuis 76 ans sur l’ensemble du territoire, le Kwh le moins cher d’Europe.

Face à la spoliation d’un bien commun essentiel, la Convergence des Service Publics entend amplifier sa défense du modèle d’un Service Public à la française, mis en œuvre par l’État. La sauvegarde de notre indépendance énergétique en dépend. Le maintien de cette concurrence totalement artificielle n’est justifié que par la soumission au dogme de la concurrence « libre et non faussée ». Elle nuit aux intérêts vitaux de la nation, au pouvoir d’achat des citoyens et à la compétitivité des entreprises. Il y a urgence à ce que s’engage ce débat majeur dans la campagne des présidentielles et des législatives. La Convergence des services publics s’y emploiera.

Manifeste pour une meilleure inclusion bancaire

Manifeste pour une meilleure inclusion bancaire
La Convergence a pris l’initiative de rédiger un Manifeste en faveur d’une meilleure inclusion bancaire.
Plus de 50 associations, organisations syndicales et partis politique l’ont déjà signé
Ce Manifeste renouvelle totalement l’approche de l’inclusion bancaire en dépassant l’approche classique (inclusion bancaire des populations) en l’étendant à l’inclusion bancaire des territoires au moment où : 
  • les banques envisagent de fermer, dans les années qui viennent, plusieurs milliers d’agences bancaires (ainsi que des distributeurs automatiques de billets)
  • la Poste entend poursuivre sa politique de fermeture de milliers de bureaux de poste
  • la Banque de France se désengage très fortement du territoire
 
Plus qu’une pétition de principe, ce Manifeste contient plusieurs dizaines de propositions directement opérationnelles en faveur de l’inclusion bancaire des territoires et des populations
 
Il vise à renforcer et rendre effectif les dispositifs existants en faveur du droit au compte et du plafonnement des frais bancaires. Il vise à approfondir et enrichir la mission d’accessibilité bancaire (Livret A) confiée à la Banque postale au service de la clientèle financièrement fragile.
 
Il jette une lumière crue sur l’absence totale de suivi de l’inclusion bancaire dans l’ensemble des départements et des territoires d’Outremer dans lesquels les taux de pauvreté varient de 33 à 77%
 
Ce Manifeste propose de créer des instances démocratiques dans les départements et nationalement pour lutter contre l’exclusion bancaire. Ces instances incluraient notamment des usagers, des représentants des personnels et des élus. 

Il appelle à la tenue d’une table ronde, autour du thème de l’inclusion bancaire des populations et des territoires, réunissant l’ensemble des parties prenantes (pouvoirs publics, représentants des directions et des personnels, associations de consommateurs et d’usagers, associations de lutte contre l’exclusion …)

 
Ce manifeste présenté à la presse le 18 janvier fera l’objet de demandes de rencontres avec les équipes des candidates et candidats à l’élection présidentielle, auprès des partis politiques, des groupes parlementaires, des associations d’élus locaux, des associations de lutte contre l’exclusion …

 

Télécharger le document

Covid : des mesures protectrices pour la communauté éducative

Covid : des mesures protectrices pour la communauté éducative

La situation épidémique atteint un niveau de contamination inédit dans les établissements scolaires. Les protocoles imposés par le Ministre de l’Éducation s’avèrent inapplicables et ne jouent pas le rôle protecteur qui devrait prévaloir.

La pénurie de remplacement des personnels malades, la carence en matériel de prévention (masques, autotests, capteurs de CO2 dans les salles de classe et de restauration) ajoutées à des consignes intenables quant à la gestion des cas positifs, placent les élèves et leurs familles ainsi que les personnels dans un climat permanent d’insécurité et de danger, et désorganisent gravement l’école et ses aménagements pédagogiques.

Ces raisons ont conduit la plupart des fédérations syndicales des personnels de l’Éducation Nationale et celles des parents d’élèves, ainsi que les organisations lycéennes, à appeler à une journée d’actions et de grève le 13 janvier.

La Convergence, soucieuse de la protection des élèves et de leurs familles, de celle des personnels, des conditions de travail de chacun et de l’avenir des élèves, soutient pleinement ces actions destinées à obtenir des mesures viables et véritablement protectrices : on ne saurait en attendre moins de l’Éducation Nationale.

Non à la baisse tu taux du Livret A !

Non à la baisse tu taux du Livret A !

Le Livret A, détenu par 56 millions de personnes, et son frère jumeau le Livret de développement durable et solidaire (LDDS), rémunéré au même taux et détenu par 25 millions de personnes, ne garantissent plus depuis 2018 une rémunération à hauteur de l’inflation.
En effet, à la demande du lobby bancaire et de son soutien indéfectible, le Gouverneur de la Banque de France (ancien haut dirigeant de BNP PARIBAS), Bruno Le Maire, ministre de l’Économie et des Finances, a annoncé publiquement, le 19 avril 2018, que « le taux du Livret A n’aura plus vocation à couvrir celui de l’inflation ».
C’est pourquoi le mode de calcul du taux de rémunération du Livret A (et du LDDS) a été modifié, en 2018, au bénéfice exclusif des banques et donc au détriment de la quasi-totalité de la population française. Ceci afin d’être systématiquement inférieur au taux d’inflation.
Le maintien de l’inflation à 2,8% en décembre 2021 va se traduire par une augmentation du taux des Livrets A et des Livrets de développement durable et solidaires au 1er février.
Cette augmentation portera vraisemblablement le taux de rémunération de 0,5% actuellement à 0,8%. Si le taux de 0,8% est retenu par le gouvernement dans les prochains jours, la perte de pouvoir d’achat sera de 2% par rapport à l’inflation cumulée en 2021.
Sachant que l’encours total du Livret A et du LDDS s’établit à 468,9 milliards d’euros fin octobre 2021, la perte totale pour les épargnants s’élèverait alors à 2% de cette somme, soit 9 milliards et 380 millions d’euros.
Pas à une contradiction près, Bruno Le Maire a déclaré, le 13 décembre dernier, sur RMC : « Protéger les Français contre la hausse des prix est ma priorité absolue, car je suis lucide sur l’inflation » .
Aussi, nos organisations appellent l’ensemble du mouvement consumériste et du mouvement syndical ainsi que l’ensemble des formations politiques de progrès à :

• Dénoncer cette politique délibérée de spoliation de plusieurs dizaines de millions d’épargnants qui est le fruit de la connivence qui rassemble constamment Bercy, la Banque de France et le lobby bancaire ;

• Exiger que l’épargne réglementée, dite « populaire », garantisse à l’ensemble de la population que cette épargne soit préservée des effets de l’inflation ;

• Revendiquer la mise en place rapide d’un Haut Conseil de l’épargne réglementée rassemblant toutes les parties prenantes (et non plus le seul éternel trio Bercy- Banque de France – lobby bancaire), y compris les associations de consommateurs représentatives et les organisations syndicales, afin que toutes les questions (réglementation, rémunération, finalités d’intérêt général …) touchant à l’épargne réglementée puissent être débattues de manière transparente et contradictoire, dans le seul souci de l’intérêt général et avant toute prise de décision des pouvoirs publics. Il s’agit là d’un impératif démocratique.

Non à la privatisation rampante et au démantèlement de l’Office National des Forets

Non à la privatisation rampante et au démantèlement de l’Office National des Forets

Le gouvernement aimerait faire porter le coût de l’Office National des Forets (ONF ) aux communes forestières, et continuer à supprimer peu à peu les postes. C’est ce qui a été défini dans le contrat État – ONF signé cet été.
Mais c’était sans compter sur la contestation : hier, les communes forestières ont gagné un premier combat. L’augmentation de leur contribution a été annulée…
Par contre,la menace de la suppression de 500 postes à l’ONF d’ici 2025 demeure !
500 nouvelles suppressions de postes et…
…  une histoire de vestes
Aujourd’hui, l’ONF est donc toujours en danger. En plus des nouvelles suppressions de postes, l’uniforme des gardes forestiers va être remplacé par une simple veste orange.
Un détail ?

Pas du tout : l’uniforme des gardes forestiers comporte la bande symbolique de l’autorité publique. La supprimer pour la remplacer par la même veste que celle des entreprises lucratives, c’est un pas de plus vers la privatisation.
Pour faire monter le rapport de force les syndicats de l’Office National des Forêts organisent une grande manifestation devant le siège social de l’Office National des Forêts le 25 novembre dès 10 heures pour se rendre au Ministère des Finances

URGENCE POUR L’HÔPITAL PUBLIC, DÉSASTRE SANITAIRE EN COURS

URGENCE POUR L’HÔPITAL PUBLIC, DÉSASTRE SANITAIRE EN COURS

Notre accès à une santé de qualité et de proximité est de moins en moins assuré malgré l’abnégation
des personnels. L’hôpital public se désintègre avec partout des fermetures de lits, de services, en
particulier d’urgence et de SMUR mais aussi en psychiatrie, en chirurgie, en médecine, en soins de
suite …
Le laisser-faire actuel privilégie le secteur privé, avec des conséquences dramatiques pour l’accès aux
soins (dépassement d’honoraire, frais administratifs …mais aussi recul de la proximité.)


C’est une catastrophe sanitaire qui s’amplifie.

La situation actuelle des hôpitaux a pour conséquence
d’accroître les souffrances des malades, des personnes en situation de handicap, et de provoquer une
surmortalité. Le renoncement aux soins s’accroît.
Le gouvernement ne peut se contenter de distribuer quelques millions ici et là pour tenter de calmer les
esprits.
L’hôpital public est garant de l’accès aux soins de toutes et tous.

Nous demandons un plan d’urgence pour l’hôpital public !

  • Un choc d’attractivité pour les personnels, par une vraie reconnaissance salariale, par une
    amélioration de leurs conditions de travail, mais aussi en leur permettant de travailler conformément à
    leur éthique ce qui suppose de les écouter et de réformer la gouvernance. Il faut changer les systèmes
    de fonctionnement et de management basés sur des critères de performance et de rentabilité. Il n’y pas
    de soins sans humanité !
  • Un vaste plan de formation, de recrutement et la titularisation des contractuel.le.s
  • La réouverture de tous les lits et services fermés et des ouvertures autant que de besoin.
  • L’établissement d’une vraie démocratie sanitaire unissant personnels et usagers-citoyens.
  • Les moyens financiers suffisants doivent en être donnés par une modification du projet de loi de
    financement de la Sécurité Sociale 2022.


La Convergence comme de nombreuses organisations associatives, syndicales et politiques, appelle les citoyens et les citoyennes à participer à une


JOURNÉE NATIONALE D’ACTION

le 4 DÉCEMBRE  2021

avec

avec des actions locales, départementales ou régionales et

Manifestation à Paris à 13h

Place Vauban – Hôpital Necker – Ministère de la Santé

Premiers signataires

Associations : ATTAC, Confédération Internationale Solidaire et Ecologiste, Convention pour une république
écologique, Convergence des collectifs de défense et de promotion des services publics, Coordination Nationale
des Comités de défense des hôpitaux et maternités de proximité, Femmes Egalité, INDECOSA CGT,
LaSantéUnDroitPourTous, LDH, People’s Health movement, Réseau Education Populaire, UFAL
Associations locales : ATTAC38, Attac Nord-Essonne, Convergence SP 37, UFAL Paris
Collectifs : CIH, CIU, Collectif national pour les droits des femmes (CNDF), Coordination nationale des
associations pour le droit à l’avortement et à la contraception (CADAC), DAL (Droit au logement), Ensemble&
Solidaires unrpa, Le Printemps de la psychiatrie, Le printemps du Care,
Comités de la Coordination : Aubenas, Ardennes, Le Manifeste Sud aveyronnais, Ruffec, Sarlat, Chateaudun,
Concarneau, Douarnenez, Dole, Collectif 37 Notre Santé en Danger, Nantes; Montargis, Ambert, Oloron Sainte
Marie, CV70, Montceau Les Mines, Rambouillet, Châtellerault-Loudun, Luçon, Remiremont, Montreuil, Ivry sur
Seine,
Syndicats : AMUF, FSU, Sud Santé Sociaux, USP
Organisations locales : Union Locale SUD/SOLIDAIRES Région de Montargis
Organisations politiques : EELV, Génération.s, GDS, NPA, PCF, République et Socialism

La hausse des tarifs justifie une révision de la politique de l’énergie

La hausse des tarifs justifie une révision de la politique de l’énergie

Depuis l’ouverture à la concurrence, effective pour les particuliers en 2007, et la libéralisation du secteur de l’énergie, les prix de l’électricité et du gaz sont à la hausse en France, mais également partout en Europe. C’est un pied de nez à tous les promoteurs de la concurrence « libre et non faussée » qui devait, soi-disant, faire baisser les prix du gaz et de l’électricité.

La politique européenne basée sur la libéralisation de l’énergie, notamment à travers son paquet énergie-climat répliqué au sein de ses États membres, vise à l’établissement d’un marché intérieur de l’énergie permettant la libre circulation de l’énergie, sans barrière technique ni réglementaire !

Très prochainement, la déclinaison du pacte vert de l’Europe va se traduire par l’élargissement du marché carbone complètement volatil au secteur du transport routier et du bâtiment qui conduira de fait les fournisseurs d’énergie, essence, fioul, gaz… à répercuter sur le tarif des consommateurs leur droit à polluer, pénalisant davantage les plus pauvres. La France qui prendra la présidence de l’Union européenne l’année prochaine doit s’y opposer.

Pour nous, l’énergie, au même titre que la santé ou le logement, est un bien commun et doit sortir de la loi du marché. Il est urgent de reconnaître le droit à l’énergie comme droit fondamental car son accès répond à un besoin vital. C’est dans ce sens que sa tarification ne peut dépendre ni du marché ni des objectifs de dividendes des actionnaires.

Aussi, le temps est venu d’agir en Europe pour plus de coopération. Cela passe par le développement des services publics de l’énergie pour libérer la société des logiques de profit et faire converger les économies, les finances, les budgets vers un nouveau mode de développement fondé sur la réponse aux besoins sociaux, économiques et climatiques.

En France, l’Observatoire de la précarité énergétique rappelle que les aides nécessaires pour sortir l’ensemble de la précarité énergétique s’élèveraient à 3,1 milliards d’euros/an, soit 710 euros/logement/an. Et qu’une augmentation de 10 % des prix de l’énergie conduirait à plus de 400 000 ménages supplémentaires en situation de précarité. C’est dire combien le chèque de 100 euros ne réglera pas l’éradication de la précarité énergétique qui grandit chaque jour et qui touche plus de 12 millions de personnes aujourd’hui.

D’ailleurs, nous constatons que le gouvernement est en échec sur l’objectif de réduire de 15 % la précarité énergétique d’ici à 2020 comme le stipulait la loi de transition énergétique votée en 2015.

Après plus d’un an et demi de pandémie sanitaire entraînant perte d’emplois, chômage partiel subi, le gouvernement doit agir immédiatement pour réduire les dépenses incompressibles des ménages. Avec plus de 3 millions de travailleurs pauvres, une revalorisation salariale serait une véritable bouffée d’oxygène. C’est indispensable pour vivre dignement et pleinement !

Les dernières annonces du premier ministre d’un « blocage des prix » du gaz sont en fait un lissage des hausses et des baisses à venir pendant toute la campagne électorale présidentielle. C’est donc la trésorerie des fournisseurs qui sera sollicitée mais, au final, le consommateur paiera la même chose. La hausse de 12,6 % au 1er octobre n’est pas remise en cause. Au total, c’est une hausse de 57 % depuis le début de l’année. Quant à l’électricité, c’est un plafonnement à 4 % de la hausse des prix de l’électricité en février 2022 via une forte baisse de la fiscalité qui est proposé. À aucun moment ce gouvernement ne remet en cause la déréglementation du secteur de l’énergie et son lot de privatisations ou encore les mécanismes du marché qui font gonfler les factures en fonction de l’offre et de la demande.

Pour agir efficacement, nous demandons dans l’immédiat :

  • Que le gouvernement reprenne la main sur la fixation des tarifs du gaz et de l’électricité et notamment, pour cette dernière, revoir le mode de construction du tarif qui se fait actuellement par empilement des coûts avec une part volatile en fonction des prix du marché. Les tarifs régulés doivent être pérennisés ;
  • L’interdiction des coupures d’électricité et de gaz tout au long de l’année pour les précaires énergétiques ;
  • Obliger tous les fournisseurs à verser au Fonds de solidarité logement pour aider à la solidarité.

Nous revendiquons ensuite la construction d’un service public de l’énergie ayant comme priorité, dans ses choix politiques et stratégiques, la réponse aux besoins de la population.

Tribune de

Michel Jallamion, président de la Convergence nationale des services publics,
Valérie Gonçalvès, secrétaire générale de l’ONG Droit à l’énergie-SOS Futur,
Christian Khalifa, président d’Indecosa-CGT.

publiée dans l’Humanité

Services publics : lutter contre la gabegie financière et la perte de qualité

Services publics : lutter contre la gabegie financière et la perte de qualité

Interrogé par l’Humanité pour savoir « Pourquoi faut-il encadrer l’externalisation ou la sous‑traitance des services publics ?  » Michel Jallamion, Président de la Convergence a apporté la réponse suivante :

L’externalisation et la sous-traitance des services publics doivent être fortement limitées et encadrées. C’est le choix inverse qu’à fait le gouvernement avec le programme « Action Publique 2022″ lancé le 13 octobre 2017 en généralisant l’existant (restauration, sécurité, ménage, informatique, publipostage, assistance téléphonique…), mais aussi en facilitant la gestion par des entreprises privées supposées mieux à même de s’adapter à la demande.

L’externalisation et la sous-traitance créent non seulement une détérioration du service public rendu, une perte de compétence dont les services publics pouvaient disposer en interne mais également à une gabegie financière: la priorité pour les entreprises est la rentabilité immédiate et la recherche de plus-values qui n’existent pas ou ne devraient pas exister dans le secteur public. Le mythe du coût plus élevé des employés du secteur public et du secteur privé ne tient pas le choc à qualification égale. Evidemment cela coûte moins cher de faire appel à des prestataires extérieurs par exemple de plateforme téléphonique qui plus est si elles sont implantées dans des pays pauvres ou à des sous-traitants faisant appel aux travailleurs détachés voire non déclarés. EDF elle-même a défrayé la chronique sur ce point.  Cela se fait au détriment de nos emplois et de la perte de qualité pour les usagers.

Idem pour l’externalisation de l’informatique : désormais dans les administrations et les services publics ce sont aux usagers et aux agents de s’adapter au logiciel informatique quitte à distordre les lois existantes. L’adaptation aux besoins des usagers est remplacée progressivement par l’adaptation des usagers aux impératifs économiques. De même le report du coût se fait sur l’usager : en lui faisant payer des prestations qui devraient relever des services publics (aide à la déclaration d’impôt à 45€, « veiller sur mes parents » de la Poste …) et en lui faisant effectuer directement le travail via les automates en lieu et place des agents et en leur faisant assumer des erreurs autrefois assumer par les services et remboursées.

Une des rares notes officielles existantes concerne Pôle emploi : les coûts d’accompagnement des licenciés économiques et des chômeurs éloignés de l’emploi de la sous-traitance y sont 30% plus élevés*.

Et comment quantifier pour notre pays le coût du transfert au privé des politiques d’apprentissage autrefois dévolu au régions ? Le coût de la spécialisation des territoires et l’adaptation de la formation initiale au intérêt économique de court-terme dont l’adaptation sur le long terme se fera sur finances publiques ou cotisations ?

Comment évaluer le transfert de l’orientation aux régions qui au vu des majorités actuelles les privatisent à coût de centaines de millions d’euros, détruisant les antennes de l’ONISEP et le tissu des CIO ? Sans parler du coût prohibitif des frais des complémentaires santés deux à quatre fois plus chers que ceux de la sécurité sociale.

Nous devons ajouter à cela le coût démocratique : les leviers des élus tant en termes de contrôle que de décisions sont réduits. C’est une des raisons essentielles de la remunicipalisation de l’eau en France (surfacturation, travaux d’entretien non effectués …).

Cette manne financière a été estimée à 160 milliards d’euros par le collectif « Nos services publics». 60 % des recettes nettes du  budget de L’État ce n’est pas rien. C’est une gabegie financière que nous devons faire cesser en donnant les moyens à nos services publics de fonctionner et en en créant de nouveaux pour répondre aux besoins de nos concitoyens.

Les usagers aux côtés des salariés du secteur de l’énergie

Les usagers aux côtés des salariés du secteur de l’énergie

Les personnels du secteur de l’énergie sont appelés à manifester le 22 juin à Paris pour la défense et la promotion d’un véritable service public de l’énergie et pour l’abandon des projets gouvernementaux de démantèlement et de privatisation.
Depuis plus d’un an, les électriciens et gaziers, soutenus par une large majorité de la population et d’élus, se sont fortement mobilisés en faveur du Service Public de l’énergie. Leur détermination est totale pour obtenir le retrait de tous les plans de destruction pilotés par Bruxelles et le gouvernement d’Emmanuel Macron.
L’heure des choix décisifs est arrivée si l’on en croit le ministre de l’économie et des finances, Bruno Le Maire. Celui-ci ne cache pas sa volonté de parvenir, dans les jours ou les semaines à venir, à finaliser le projet de privatisation et de démantèlement du groupe EDF avec la Commission européenne (rebaptisé récemment « Grand EDF » après avoir longtemps porté le nom d’ « Hercule »).
L’heure est à la mobilisation indispensable pour assurer la sauvegarde du service public de l’énergie et ouvrir la voie à l’examen de solutions alternatives au projet gouvernemental, respectueuses des intérêts des usagers et des personnels concernés (intérêts légitimes qui ne sont absolument pas au cœur du projet du ministre de l’économie. Bien au contraire ! De fortes augmentations de tarifs sans aucune amélioration de la qualité de service sont au programme. Et comme à chaque fois, le gouvernement cherchera à rallier les futurs actionnaires privés en s’engageant à les rémunérer grassement ! Quant aux personnels, ils représentent toujours la variable d’ajustement privilégiée en cas de démantèlement et de privatisation.)
Le Collectif « Pour un véritable service public de l’énergie !  » fort de 65 organisations membres (associations, syndicats et partis) dont la Convergence Services Publics, s’est constitué sur les mêmes objectifs en ayant le souci de faire entendre la voix des usagers, véritables bénéficiaires du service public de l’énergie.

Il appelle les usagers à participer avec les salariés du secteur de l’énergie, à la

Manifestation nationale
Mardi 22 juin 12h à Paris
de la Place de la Nation à la Place de la République