Occupation festive du bureau de poste de Championnet le samedi 26 mai 2018

Le Collectif J’aime ma poste à Grenoble dont l’Union de Quartier Championnet-Bonne-Condorcet-Hoche
vous invite à une occupation festive du bureau de poste de Championnet le samedi 26 mai 2018 en toute légalité
rdv à 8h15 place Championnet
et aussi une déambulation de Chavant à Championnet
le samedi 2 juin 2018
rdv à 8h30 devant la poste de Chavant
Pour la sauvegarde du bureau de poste de Championnet que La Poste menace de fermer définitivement le 4 juin 2018
Union de Quartier CBCH : unionquartiercbc@gmail.com
Facebook : facebook.com/UQChampionnetBonneCondorcetHoche
Collectif : jaimemaposteagrenoble@gmail.com
Facebook : facebook.com/CollectifPosteGrenoble
Twitter : @aimepostegre
Pétition : frama.link/postegrenoble

Lettre ouverte aux usagers: Notre Fonction publique est en danger : défendons-la le 22 mai !

 

Quelles réformes sont envisagées par le gouvernement ?

Le Gouvernement annonce une réforme des services publics en
profondeur et la remise en cause du statut des fonctionnaires,
avec un objectif budgétaire (120 000 suppressions de postes sur
le quinquennat) qui l’emporte sur les objectifs d’amélioration de la
qualité des services ainsi que de leur meilleure adéquation aux évolutions et attentes des usagers.

Lorsque les agents publics se mobilisent, de façon historique-
ment unitaire pour la première fois depuis 10 ans, et manifestent
sur l’ensemble du territoire les 10 octobre 2017, 22 mars 2018 et
prochainement le 22 mai 2018, c’est pour les services publics
et pour l’emploi public, le statut protecteur pour les usagers, le
pouvoir d’achat, les conditions de travail …

Il ne s’agit pas uniquement, comme d’aucuns essaient de le
faire croire, d’une mobilisation sectorielle et catégorielle de «
privilégiés » qui souhaiteraient voir préservés leur statut et leurs
« avantages ». Il s’agit de se mobiliser face aux attaques sans précédent du Gouvernement contre les agents publics (avec un ensemble de mesures négatives en matière de pouvoir d’achat notamment). Mais, au-delà, il s’agit surtout de défendre les services publics et les valeurs qu’ils incarnent : laïcité, égalité, gratuité, indépendance, solidarité, ainsi que le modèle social public.

Pourquoi est-il important de se mobiliser ?
Certains d’entre vous peuvent se demander pourquoi soutenirun tel mouvement de revendication, pourquoi défendre les services publics, qui, pour certains, fonctionnent de plus en plus mal,pourquoi s’opposer à la transformation publique souhaitée par le Gouvernement. Supprimer 120 000 postes,concrètement, c’est baisser les dépenses publiques, certes, mais c’est aussi et surtout voir disparaître les services publics de proximité, sous-préfectures, préfectures, tribunaux d’instance, hôpitaux, services des impôts … C’est, en conséquence, devoir se déplacer pour faire des démarches administratives, avec les coûts que cela induit, c’est ne plus avoir accès à un service d’accueil physique remplacé par des bornes informatiques, voire ne plus avoir à faire à des ser-
vices publics mais à des services gérés par le secteur privé, avec
les coûts supplémentaires que cela génère. Remettre en cause le statut des agents publics, concrètement, c’est remettre en cause le mode de fonctionnement des services publics.

L’avenir des Services Publics nous concerne tous !

Les missions de la Fonction publique – hôpitaux, écoles, préfectures, services des impôts, tribunaux, crèches, EHPAD, …. – font partie du paysage, à tel point qu’il semble aller de soi qu’ils rendent les services qu’on attend d’eux de la meilleure façon possible. Ils emploient aujourd’hui une personne active sur 5. Empêchons la dégradation des Services Publics !
Le projet du Gouvernement va conduire, en l’état actuel des choses, non seulement à la dégradation significative des conditions de travail des agents publics mais également à la dégradation, voire à la disparition, du service public rendu aux usagers.
Ces réformes là, nous n’en voulons pas !
Il nous paraît indispensable que le gouvernement entende les
réels besoins des citoyennes et citoyens qui réclament plus de
proximité et plus de relations humaines.
Les réformes conduites par le Gouvernement sont à l’opposé
de ces principes. Une réforme d’ampleur pour améliorer le rôle et la place de la fonction publique ne peut pas se faire sans les agents publics et sans les usagers des services publics, elle ne peut qu’échouer si elle se fait contre les agents publics et contre les usagers.

Quelques exemples :
Par exemple, rémunérer des agents publics d’un hôpital au
mérite, en fonction des résultats, peut conduire un hôpital à opter pour la prise en charge des pathologies les plus banales, pour lesquelles les résultats sont faciles à obtenir, et délaisser les pathologies les plus lourdes, aux résultats plus incertains et moins immédiats. Abandonner certaines missions, qui n’apparaîtraient pas essentielles, pourrait conduire, par exemple, à confier au secteur privé la gestion des activités culturelles, comme les musées ou les bibliothèques, quitte à ce que leur accès ne soit plus gratuit ou que le montant du droit d’entrée augmente significativement ou encore que toutes les catégories de public n’y aient pas accès. Dernier exemple, pourquoi confier la gestion des déclarations d’impôts aux agents de la poste, qui feront payer cette opération 50 euros, alors que ce service est aujourd’hui assuré gratuitement par les agents des finances publiques ?

C’est pourquoi nous appelons tous les usagers des services publics,sur l’ensemble du territoire, à se mobiliser aux côtés des agents publics, pour défendre les services publics. Nous sommes tous concernés par la transformation de la fonction publique et des services publics. La Fonction publique permet d’assurer l’inté-
rêt général et contribue à la cohésion sociale et
territoriale. Elle participe d’un projet de société solidaire tourné vers l’avenir, garantissant le vivre ensemble.

NOS – VOS – SERVICES PUBLICS SONT EN DANGER

MOBILISONS-NOUS TOUTES ET TOUS, ENSEMBLE

LE 22 MAI PROCHAIN

CFDT – CFTC- CFE- CGC- CGT-FA- FO- FSU-SOLIDAIRES-UNSA

DECES DE LILIANE CAILLAUD CROIZAT

Liliane CAILLAUD CROIZAT vient de nous quitter Lundi 14 mai 2018 à Saint-Saulge (Nièvre).

Elle était la fille d’Ambroise CROIZAT Ministre du Travail et de la Sécurité sociale de 1945 à 1947.

Liliane a été de tous les combats, pour faire en sorte que son père soit reconnu comme celui qui a mis en place, au niveau national, la Sécurité sociale et toutes les grandes conquêtes de la Libération.

Elle a vu partir son papa en prison, arrêté avec ses camarades sur ordre du Gouvernement Français dans la nuit du 7 octobre 1939. Ils furent destitués de leur mandat de Député en mai 1940 et transférés à la sinistre prison de « Maison Carrée » à Alger.

Liliane ne revit son père qu’en 1944 quand la France fut libérée. C’est une période qui l’aura particulièrement marquée. D’ailleurs, elle exprimera toujours une grande colère contre ces politiciens qui la privèrent de son père quand elle n’était qu’une « gamine » comme elle disait.

Elle était une femme d’une grande humanité, une femme engagée dans les combats d’après-guerre et une militante des droits sociaux.

Avec Liliane et Pierre, son fils, la Fédération des travailleurs de la Métallurgie engagea le combat pour la reconnaissance du rôle essentiel que joua Ambroise CROIZAT dans la mise en place de la Sécurité sociale. Elle y avait porté toute son attention et son engagement, rappelant souvent la reconnaissance que portaient à son père les vieux travailleurs qui obtinrent, grâce à lui, une retraite enfin digne. Elle ne manquait jamais d’exprimer son opposition aux multiples remises en cause des conquis de la Sécurité Sociale.

Avec elle, la place tenue par CROIZAT a enfin été inscrite dans les dictionnaires et dans toutes les publications qui l’ignoraient jusqu’à présent.

Avec elle, ont été organisés nombre de débats dans les entreprises, les communes, notamment avec la jeunesse, pour faire connaitre cette grande histoire sociale et les péripéties qui marquèrent le rôle de ces grands dirigeants de la Métallurgie et particulièrement d’Ambroise CROIZAT comme Secrétaire Général de la FTM-CGT et député communiste.

Avec elle ont été inaugurés des écoles, des lycées, des places portant le nom d’Ambroise CROIZAT dont celle enfin obtenue à Paris dans le quatorzième arrondissement, où il fut Député Communiste.

Avec elle et le Comité d’honneur national Ambroise CROIZAT, ont été menées des batailles pour que son nom figure enfin dans le métro parisien à la Porte D’Orléans à l’occasion du 75eme anniversaire de la création de la Sécurité sociale.

Avec opiniâtreté et fermeté, avec toute la CGT, elle n’hésitait jamais à interpeller sans cesse le Gouvernement Français et les Présidents de la République, pour que soit mis fin à l’ignorance sur le rôle et la place de CROIZAT dans la création de la Sécurité sociale. Liliane eut enfin la satisfaction de voir l’Etat français reconnaitre le rôle déterminant qu’il joua dans la naissance de cette « Sécu » à laquelle les français sont si attachés. Elle lui permit d’occuper la place qui lui est due en 2015 lors des cérémonies du 75eme anniversaire de la Sécurité sociale.

Liliane CAILLAUD CROIZAT était une personne d’une grande modestie. Elle faisait partie de ces gens humbles mais déterminés dans les combats sociaux et politiques : fille d’un ouvrier métallo et d’une mère militante ouvrière, elle garda toute sa vie cet attachement au monde ouvrier.

Sa dernière apparition dans le film « La sociale » montre toute sa détermination pour défendre cette Sécurité sociale et toutes les conquêtes du monde du travail.

La Fédération CGT de la Métallurgie tient à exprimer sa peine devant la disparition de cette grande dame qui faisait partie de la famille des métallos.

La Fédération de la Métallurgie s’incline avec respect et émotion et adresse à son fils Pierre et à sa famille toutes les condoléances des syndicats CGT de la Métallurgie.

Ses obsèques auront lieu :

Mardi 22 Mai 2018 à 13 H
>
au Crématorium de Nevers
> 17, rue des Grands Jardins
> 58 000 NEVERS

Les fleurs sont à envoyer à l’adresse du Crématorium.

Vous pouvez envoyer vos messages à la Fédération, qui les transmettra à sa famille sur le mail : coordination@ftm-cgt.fr

Bernard LAMIRAND
>
Animateur du Comité d’Honneur Ambroise CROIZAT
> Membre de l’IHS Métallurgie

Fraternellement,

Sylvie BOBIN
> Coordinatrice Fédérale
> coordination@ftm-cgt.fr
> Tel : 01.55.82.86.47

Pour un droit à compensation de la perte d’autonomie assuré à 100 % par la Sécurité Sociale

1 – La perte d’autonomie d’un individu est l’état d’une personne qui, du fait de limitations de ses capacités motrices, mentales, psychiques ou sensorielles, rencontre des difficultés ou des obstacles dans sa vie quotidienne qui compromettent son autonomie en l’absence de compensation. La perte d’autonomie est définie comme un état durable de la personne entraînant des incapacités pour réaliser les actes de la vie quotidienne.
2 – La situation de perte d’autonomie d’une personne peut arriver à tout âge. Elle peut être une situation de naissance. Elle peut résulter de maladies et/ou d’accidents, éventuellement en liaison avec la vie professionnelle ; elle peut être liée au grand âge et à une accumulation de dégradations physiques et/ou mentales d’une personne (maladies neurodégénératives notamment). La perte d’autonomie est une conséquence de cette maladie, de cet accident ou du grand âge. Nos organisations demandent la suppression de la discrimination entre les moins de 60 ans et les plus de 60 ans, entre handicap et perte d’autonomie, conformément au traité de l’ONU signé par la France et à la loi du 11 février 2005 dont le décret d’application n’est jamais sorti. Nous avons noté que le décret n° 2017-122 du 1er février 2017 faisant suite à la Loi de Finances du 29 décembre 2016 précise que : « Les
personnes en situation de handicap, qui perçoivent l’AAH avec un taux d’incapacité d’au moins 80 %, peuvent, depuis le 1er janvier 2017, continuer à la percevoir au-delà de l’âge légal de la retraite sans avoir à demander préalablement l’ASPA. » Cette timide avancée est très insuffisante pour effacer toute discrimination entre les moins de 60 ans et les plus de 60 ans.
3 – Pour surmonter ces pertes d’autonomie, les personnes ont besoin d’aides et de compensations. Il peut s’agir d’équipements personnels (prothèses, fauteuil roulant, etc.), d’aménagements du logement, etc. Le plus souvent, il s’agit d’aides et d’accompagnements de personnes en état de leur apporter aide et appui pour, justement, leur permettre d’accomplir les gestes de la vie quotidienne.
4 – Nos organisations estiment que la perte d’autonomie est très généralement un drame pour les personnes directement concernées et pour leurs proches et leur famille. Il ne faut pas y ajouter des problèmes financiers qui conduiraient à des situations inégalitaires inadmissibles dans notre société. Il n’est pas tolérable que des personnes ne puissent vivre une vie digne à cause d’un handicap qu’elles ne pourraient compenser faute de moyens financiers.
5 – Nos organisations constatent que, malgré force promesses et annonces électorales, l’aide à l’autonomie apportée aux personnes âgées en France souffre de trop d’insuffisances et de trop de
manquements. Déjà, en 2011, les promesses du candidat Sarkozy avaient débouché sur des rencontres très médiatisées avec Madame Bachelot, puis sur un report brutal « compte tenu de finances
publiques exsangues » après une déclaration du Premier ministre François Fillon le 24 août 2011. Les rencontres engagées pendant la présidence de François Hollande ont, elles, débouché, le 28 décembre
2015, sur une Loi Adaptation de la Société au Vieillissement (ASV) bien insuffisante. Nous demandons que, d’urgence, le volet « établissements d’accueil » soit abordé positivement. En ce qui concerne l’aide au maintien à domicile, priorité affichée par tous les gouvernements en réponse à une demande très forte des personnes concernées et des familles, les 40 millions d’euros prévus dans la loi ASV pour la réhabilitation des logements prévus (80 000 logements) seront nettement insuffisants au regard des 2 millions de logements à rénover recensés par l’Agence Nationale de l’Habitat (ANAH).
Ces deux sujets sont d’autant plus d’actualité qu’une étude récente du CREDOC fait état d’une forte augmentation du nombre de personnes âgées dans les 25 prochaines années. Il y aura donc plus de personnes âgées en perte d’autonomie et une demande de moyens supplémentaires pour le maintien à domicile et de places supplémentaires en établissements. Du fait d’importants restes à charge, insurmontables pour les personnes et les familles, des personnes âgées connaissent des fins de vie indignes de notre pays.
6 – Pour nos organisations, la perte d’autonomie est un domaine où la solidarité nationale a tout lieu d’intervenir. Celle-ci doit se faire en dehors de toute considération d’âge. Ce nouveau droit à l’autonomie doit être ouvert à toutes et tous, dans le cadre de l’assurance maladie de la Sécurité sociale.
7 – Pour l’aide et l’accompagnement aux personnes, quel que soit leur âge, que ce soit à domicile ou en établissement plus ou moins spécialisé selon l’origine ou la nature de la perte d’autonomie, nos organisations préconisent la mise en place d’un vaste service public de l’aide à l’autonomie regroupant et intégrant progressivement une partie de l’existant actuel, avec des personnels à temps plein (pour celles et ceux qui le souhaitent), plus nombreux, mieux formés, plus qualifiés et mieux reconnus socialement. Ce service public de l’aide à l’autonomie serait chargé d’offrir à toutes les personnes, sur la totalité du territoire national, des services de qualité et dans les mêmes conditions.
La présence d’un tel service public de l’aide à l’autonomie éviterait que se rencontrent encore des aidants, et surtout des aidantes, épuisés physiquement et psychologiquement. La prise en charge à 100 % par la Sécurité sociale s’appliquerait à l’équivalent d’un plan d’aide de services et de prestations respectant la dignité des personnes. Ce plan d’aide serait défini entre la personne en perte d’autonomie, les proches et les professionnels, après un bilan des capacités de la personne et son
contexte de vie. Les personnes auraient bien entendu toute latitude de se financer par ailleurs des prestations et des services particuliers.
Nous demandons qu’à très court terme les maisons départementales de l’autonomie soient rendues obligatoires dans chaque département. Elles sont un outil utile pour coordonner l’ensemble des prises
en charge de la perte d’autonomie, faciliter la synergie entre les différents acteurs, améliorer l’information des bénéficiaires potentiels et des familles.
Nous constatons l’insuffisance générale du coût horaire du service de l’Aide à Domicile et les trop fortes distorsions selon les choix et les moyens des Conseils Départementaux. Nos organisations estiment que la variabilité des pratiques entre départements porte atteinte de façon abusive au principe d’égalité de l’article 232-1 du Code de l’Action sociale et des Familles qui prescrit que l’allocation est « définie dans des conditions identiques sur l’ensemble du territoire national ». Cette
situation n’est pas admissible. Nos organisations souhaitent qu’on aille vers des critères nationaux et revendiquent l’instauration d’un tarif plancher ne pénalisant ni les salarié-e-s ni les usagers.
Les métiers de l’Aide à Domicile comme ceux des EHPAD doivent être plus attractifs, mieux formés, mieux rémunérés, et bénéficier de garanties collectives améliorées, quel que soit leur statut juridique
(conventions collectives, fonction publique territoriale, fonction publique hospitalière, etc.).
8 – Nos organisations estiment que la Sécurité sociale est, en France, l’organisme le mieux à même d’organiser et de faire vivre cette solidarité nationale autour de la perte d’autonomie. Ceci doit
conduire à une prise en charge à 100 % par la Sécurité sociale des dépenses supplémentaires supportées par les personnes du fait de leur perte d’autonomie ou de leur handicap. Tout ceci doit résulter d’un élargissement et d’un renforcement de la Sécurité sociale. Nous souhaitons que les personnes et les familles n’aient aucun reste à charge qui viendrait mettre des obstacles financiers pour leur accès aux compensations indispensables

9 – Nos organisations constatent que le législateur n’a toujours pas pris la mesure de ce qui est en train de se passer dans notre pays. Il y a cinquante ans, la période de vie au-delà de l’âge de départ en
retraite représentait en moyenne seulement quelques années pour la grande majorité de la population. Désormais, la période de vie au-delà de l’âge de départ en retraite représente en moyenne
le quart de la vie de chaque personne. Parallèlement, le nombre total des personnes en retraite dans le pays augmente fortement. Bientôt, environ un tiers de la population vivante en France sera en « retraite ». Ce sont des réalités qui doivent être totalement appréhendées. Pour y contribuer, nos organisations exigent notamment que des lieux de dialogue soient mis en place où les personnes retraitées pourraient être entendues et écoutées. Dans ce cadre, nous exigeons la présence des
organisations syndicales de retraité-e-s dans les conférences des financeurs départementaux dans la mesure où les personnes âgées cotisent au travers de la CASA, et nous souhaitons une meilleure
représentativité des organisations syndicales de retraité-e-s au HCFEA et au HCA.

Mars 2018

CGT-FO-CFTC-CFE-CGC-FSU-SOLIDAIRES-FGR-LSR-ENSEMBLE et SOLIDAIRES

Avec les personnels des EHPADs et des services de maintien à domicile le 15 mars 2018 !

 

En 2003, la canicule faisait éclater au grand jour la grande misère de la prise en charge des personnes âgées en perte d’autonomie dans notre pays, les carences en personnel dans les maisons de retraite, l’insuffisance de formation et de qualification des professionnels, le manque de moyens et les conséquences désastreuses en terme humain : des centaines de personnes âgées sur des brancards aux urgences, l’impossibilité pour notre système de santé de faire face à cette
crise sanitaire et au bout 15 000 morts.
Aujourd’hui, 15 ans après, les personnels des EHPADs se mobilisent depuis des mois et dénoncent avec force leurs conditions de travail et l’impossibilité qui en résulte de prendre soin des personnes âgées accueillies dans les établissements.
Toilettes à la chaîne, repas expédiés, manque de temps pour tout et surtout pour l’essentiel, la relation et l’écoute. Voilà leur lot quotidien.
Les personnels sont épuisés, les accidents et les arrêts de travail explosent. Il faut courir encore plus et plus pour pallier les dysfonctionnements qui se répètent.
Ces conditions génèrent de la souffrance pour les personnels, les personnes âgées et leurs proches.
Loin de répondre aux problèmes posés, les politiques menées ont accentué les difficultés du secteur public ou non lucratif :
– En ne donnant pas les moyens humains et financiers aux établissements et aux services de maintien à domicile, nécessaires à un accompagnement et des soins de qualité
– En supprimant des lits d’hospitalisation par centaines en gériatrie, avec pour corollaire l’accueil par les EHPADs, sans moyens supplémentaires, de résidents présentant des pathologies multiples et lourdement dépendants ou des retours au domicile insuffisamment
sécurisés.
En parallèle, cette situation a favorisé le développement d’un secteur privé commercial non accessible à une majorité et à forte rentabilité pour les actionnaires.
La politique développée aujourd’hui poursuit dans le même sens. Elle met en place une réforme de la tarification qui renforce les contraintes budgétaires sur les établissements.
Les Services de maintien à domicile connaissent la même logique d’austérité. Comme à l’hôpital, le personnel devient la variable budgétaire. On réduit les effectifs au maximum, on rogne sur tous les temps et sur tout, on met en place des organisations de travail dont le seul objectif est de réduire les coûts.
Dans ces conditions, comment l’EHPAD peut-elle être le lieu de vie qui conjugue accompagnement, soins, humanité et citoyenneté pour les personnes âgées en perte d’autonomie ?
Comment accompagner, soigner dans le respect de la personne âgée et de ses désirs ? En établissement comme au domicile.
La Coordination nationale des comités de défense des hôpitaux et maternités de proximité, la Convergence des collectifs de défense et de développement des service publics et le Collectif Notre Santé en Danger apportent leur soutien plein et entier à la journée d’action du 15 mars.
Ils appellent à participer aux initiatives, rassemblements, manifestations. Ils soutiennent les revendications de l’intersyndicale.
Ils demandent que les moyens humains et financiers soient donnés aux établissements et aux structures de maintien au domicile nécessaires à une prise en charge de qualité dans toutes les dimensions du soin et de l’accompagnement et dans le respect de la personne en perte d’autonomie et de ses désirs.
Ils refusent la marchandisation de ce secteur et appellent au développement de services publics dotés de moyens nécessaires.
Ils revendiquent un financement solidaire à 100% de la perte d’autonomie dans le cadre de la Sécurité sociale.

ENCORE UNE ATTAQUE CONTRE LE SERVICE PUBLIC ET LES USAGERS au bureau de Poste de Champigny-Coeuilly :

 

La direction de la Poste veut mettre en place une nouvelle organisation du bureau de Poste de Champigny-Coeuilly, à partir du début du mois de mai 2018. Ce projet qui a été présenté en janvier prévoit :
– La réduction des horaires d’ouverture du bureau qui n’ouvrirait plus qu’à partir de 9 heures du lundi au vendredi, au lieu de 8 heures actuellement.
– La suppression d’un emploi (sur 7 actuellement) de guichetier.
– Une suppression d’1/2 poste de remplaçant, soit 1/3 des emplois permettant le remplacement des absences (congés annuels, congés maladies etc.).
Pour les USAGERS, les conséquences immédiates seront :
– Une ouverture réduite du bureau de Poste.
– Un allongement des files d’attente.
– La suppression de certains services, voire la fermeture temporaire du bureau à cause du manque d’effectifs.
Ces attaques contre le service public sont inacceptables. Votre mobilisation est essentielle pour bloquer ce projet.
PAR NOTRE ACTION, NOUS POUVONS FAIRE RECULER LA DIRECTION DE LA POSTE.
SIGNONS LA PETITION (http://chn.ge/2GlPEnQ ou version papier) POUR LE MAINTIEN DES HORAIRES D’OUVERTURE ET DES EMPLOIS AU BUREAU DE CHAMPIGNY – COEUILLY.

RASSEMBLEMENT samedi 17 MARS
10H – Devant le bureau de Poste de Coeuilly
Bd du Château – Champigny sur marne

Union Locale SUD-SOLIDAIRES – Union Locale CGT – ATTAC – FSU – PCF- Ensemble- FI-
Contacts:SOLIDAIRES et CGT-Maison des syndicats 191 rue de Verdun – 94500 CHAMPIGNY/MARNE.

Manifestation à Longjumeau – Samedi 10 février 2018 – 10H00

4 FÉVR. 2018 — Une manifestation est organisée par le collectif Longjumellois de défense des hôpitaux du Nord Essonne (émanation du Comité de Défense pour l’organisation des Assises Locales de la Santé) et les syndicats du personnel soignant. Le parcours se fera à partir de l’hôpital jusqu’à la mairie de Longjumeau. Le Comité de défense sera présent.

Grâce à la mobilisation du public, au fort soutien des usagers et des syndicats, et après 4 semaines de lutte, les grévistes infirmiers du bloc opération ont obtenu gain de cause. Leurs revendications ont été intégralement acceptées.

Soyons nombreuses et nombreux pour cette manifestation, nous avons tellement de choses à faire valoir pour sauvegarder nos 3 hôpitaux.