POUR NOTRE SANTE ET NOS SERVICES PUBLICS RASSEMBLEMENT CITOYEN ET FESTIF PLACE DE LA RÉPUBLIQUE A PARIS LE 23 JUIN 2018 APRES-MIDI

Les actuels mouvements sociaux (SNCF, fonction publique, orientation et formation professionnelle, ONF…) et citoyens (hôpitaux publics, maternités, postes, universités, lycées, gares, logement, Eau, égalité femmes-hommes, environnement & écologie, milieux, associatifs, économie sociale et solidaires, …) sont le fruit d’un problème d’orientation globale de notre société.

Quel intérêt y-a-t-il à développer un modèle économique s’il ne prend pas en compte les besoins des citoyennes et citoyens, s’il aboutit à la paupérisation et à la désertification de territoires entiers, s’il détruit nos solidarités locales et nationales ? S’il n’assure même plus
des soins de qualités à toutes et tous ! S’il ne permet pas de disposer d’un toit !

Depuis trop longtemps le décalage est complet entre les décisions de politiques nationales et les exigences citoyennes ; il n’est qu’à prendre l’exemple de la santé où les inégalités d’accès aux soins sont de plus en plus importantes au point de rendre imminente une véritable crise sanitaire.

Nos collectifs d’usagers-personnels-élus sont ancrés sur l’ensemble du territoire. Ils sont porteurs des exigences et des besoins des citoyennes et citoyens. Ils sont mobilisés pour la défense, le développement et la démocratisation des services publics.

Les services publics nous appartiennent collectivement, c’est à nous, ensemble, de choisir la société dans laquelle nous voulons vivre !

Nous appelons les organisations syndicales associatives et politiques qui le souhaitent à se joindre à nos collectifs pour témoigner, proposer et aller à la rencontre de nos concitoyens.
Place de la République : c’est aux citoyennes et citoyens qu’appartiennent les services publics, c’est à eux de décider de l’orientation de notre société.

Amplifions le soutien aux cheminots !

Alors que les sénateurs ont adopté mardi en première lecture le projet de loi sur la réforme ferroviaire, la grève continue. Et des personnalités font connaître la cagnotte car «Le soutien financier a besoin d’être relancé dès maintenant car les retenues des jours de grève de mai seront imputées sur les fiches de paye de juin».

Le gouvernement montre des signes de faiblesse. Pour privatiser facilement, il voulait transférer les salariés de la SNCF, travaillant actuellement sur ces lignes, vers des entreprises privées, comme des marchandises, sans un consentement sincère. Il serait sur le point d’y renoncer, au moins pour une partie du personnel concerné, lors du débat au Sénat. Est-ce sous l’effet de l’inquiétude que la grève de la SNCF suscite dans les milieux patronaux (si l’on en croît Le Figaro du 25 mai)?

Le Premier ministre s’est résigné à discuter avec les dirigeants syndicaux. Puis, il a concédé, contre les dirigeants de la SNCF, que les actions des filiales de premier rang de la SNCF, détenues par l’État, seraient incessibles, autrement dit pour les privatiser,  il faudra une modification de la loi. Cependant, il s’accroche encore à une logique de privatisation avec la suppression du statut du cheminot et le changement de statut de la SNCF qui cesserait d’être un établissement public.

Le moment est venu d’amplifier l’élan de générosité et de solidarité avec les cheminots. Les retenues, des journées de grève d’avril, sur les payes de mai des grévistes, sont importantes. Le million de La cagnotte sera dépensé, dans les jours qui viennent, pour compenser ceux qui ont participé à la grève, selon des modalités définies par l’Intersyndicale cheminote.

Le soutien financier a besoin d’être relancé dès maintenant car les retenues des jours de grève de mai seront imputées sur les fiches de paye de juin. Les grévistes doivent sentir que le soutien se maintient pour décider en conscience de la grève.

Nous invitons tous ceux qui ont donné à faire connaître la cagnotte autour d’eux et à renouveler leur geste d’entraide.

Nous appelons tous les autres à soutenir financièrement les cheminots :

Cagnotte Solidarité avec les cheminots grévistes https://www.leetchi.com/fr/Cagnotte/31978353/a8a95db7

Les signataires :

Christophe Alevêque, humoriste ; Arié Alimi, avocat ; Armelle Andro, démographe.

Étienne Balibar, philosophe ; Patrick Bard, romancier, photographe ; Laurent Binet, romancier ; Antoine Blocier, écrivain ; Yvan Le Bolloc’h, comédien, musicien ; Adrien Bosc, écrivain ; Mathieu Bourgasser ; Geneviève Brisac, écrivaine ; Michel Broué, mathématicien.

Dominique Cabrera, cinéaste ; Maxime Carsel, réalisateur ; Laurent Chalumeau, auteur ; Bernard Chambaz, écrivain ; Stéphanie Chevrier, éditrice ; Yves Cohen, historien ; Antoine Comte, avocat ; Odile Conseil, journaliste ; Philippe Corcuff, politiste ; Hervé Le Corre, romancier ; Fanny Cottençon, actrice ; Alexis Cukier, philosophe.

Didier Daeninckx, romancier ; Leyla Dakhli, historienne ; Abdelkader Djemaï, écrivain ; Elsa Dorlin, philosophe ; Bruno Doucey, poète, éditeur.

Didier Éribon, philosophe ; Annie Ernaux, écrivaine.

Patrick Fort, romancier ; Geneviève Fraisse, philosophe ; Dan Franck, écrivain, scénariste.

Bruno Gaccio, scénariste ; Dominique Grange, chanteuse ; Robert Guédiguian, réalisateur ; Nedim Gürsel, écrivain.

Christophe Honoré, réalisateur, écrivain.

Gustave K/Vern, réalisateur ; Heddi Kaddour, poète, romancier ; Martine Kaluszynski, historienne et politiste ; Leslie Kaplan, écrivaine ; Raphaël Kempf, avocat ; Razmig Keucheyan, philosophe.

Jean-Marie Laclavetine, écrivain, éditeur ; Lola Lafon, auteure ; Luc Lang,  écrivain ; Nicole Lapierre, sociologue ; Hélène Lausseur, actrice ; Fred Le Bolloc’h, auteur ; Catherine Lévy, sociologue ; Robert Linhart, écrivain ; Édouard Louis, écrivain ; Michael Löwy, sociologue.

Aliénor Marcade-Séchan, actrice ; Mako, dessinateur ; Thierry Maricourt, écrivain ; Roger Martin, romancier ; Marika Mathieu, documentariste ; Jacques Mondoloni, écrivain ; Gérard Mordillat, romancier, cinéaste.

Toni Negri, philosophe.

Jean-Pierre Orsi, écrivain ; Malik Ouzani, peintre, sculpteur.

Jacques Pater, comédien ; Marc Perrone, musicien ; Roland Pfefferkorn, sociologue ; Philippe Pivion, écrivain ; Jenny Plocki, institutrice retraitée ; Claude Ponti, auteur ; Jean-Bernard Pouy, romancier ; Pierre Pradinas, metteur en scène.

Patrick Raynal, romancier ; Emmanuel Reich, conseil aux CE ; Emmanuel Renault, philosophe ; Judith Revel, philosophe.

Danièle Sallenave, écrivaine; Christian Salmon, écrivain et chercheur ; Jean-Marc Salmon, chercheur en sciences sociales ; Catherine Samary, économiste ; Sansévérino, artiste ; Alain Serres, écrivain pour la jeunesse, éditeur ; Soan, chanteur ; Bruno Solo, acteur ; Bernard Stiegler, philosophe ; Murielle Szac, romancière, éditrice.

Tardi, dessinateur ; Dominique Tricaud, avocat.

Jean-Jacques Vanier, acteur ; François Vantrou, réalisateur ; Panchika Velez, metteur en scène ; Philippe Videlier, historien, écrivain ; Éric Vuillard, écrivain.

Jean-Claude Zancarini, professeur émérite, ENS Lyon.

ENSEMBLE, MOBILISONS-NOUS POUR LA DEFENSE ET LE DEVELOPPEMENT DES SERVICES PUBLICS.

Nous, organisations du mouvement syndical, associatif et politique, collectifs, comités et coordinations d’usagers, de personnels et d’élus constatons et combattons les attaques inédites du gouvernement contre l’ensemble des services publics, la fonction publique et ses trois versants (état, hospitalier et territorial) et tous les systèmes de solidarité mis en œuvre par la sécurité et la protection sociales.

Nous soutenons les mobilisations des personnels des EPHAD et celles des retraités.

Nous soutenons aussi les mobilisations de la jeunesse en cours.

Nous nous félicitons de la force et de la réussite de la mobilisation des personnels des services publics et de la fonction publique du 22 mars et de la préparation de celle du 22 mai qui s’annonce encore plus importante.

Après avoir cassé le code du travail, les droits et les protections des salariés, ce gouvernement entend maintenant en finir avec le statut des cheminots et le statut général des fonctionnaires fondés sur les principes d’égalité, de responsabilité et d’indépendance.

Or ces statuts sont pourtant des garanties essentielles pour les citoyennes, citoyens, usagers des services publics, personnels et élus de la qualité, de l’effectivité et de l’impartialité des missions de service public exercées.

Nous sommes toutes et tous concernés par cette attaque d’ampleur inégalée contre les services publics, la fonction publique, les droits fondamentaux qu’ils devraient rendre accessibles à toutes et tous (eau, logement, santé, éducation, énergie, …) et l’égalité dont ils sont les vecteurs notamment l’égalité femmes-hommes.

Ensemble nous dénonçons et nous opposons à ce projet de régression sociale ; c’est un autre modèle de société que l’on tente de mettre en place d’où les valeurs de Liberté d’Égalité et de Fraternité seraient exclues, où l’humain et l’environnement ne seraient que des variables d’ajustement.

A l’opposé de telles orientations nous sommes porteurs de propositions alternatives de justice et de solidarité. Cela passe nécessairement par un renforcement des missions publiques, des services publics et l’octroi des moyens budgétaires et financiers nécessaires pour leur réimplantation sur l’ensemble du territoire afin de garantir leur nécessaire proximité, l’égalité d’accès et d’exercice des droits.

Cela passe également par une réorientation des modalités d’utilisation des nouvelles technologies de l’information et de la communication dans l’objectif de contribuer à une plus grande efficacité des services publics et non pour procéder à des fermetures de sites, supprimer des milliers d’emplois, dégrader les conditions et la qualité d’accueil des administrés.

Pour imposer ces autres choix nos organisations appellent :
– à la constitution et au développement de collectifs de défense et de développement des services publics sur l’ensemble du territoire y compris en outre-mer ;
– à l’organisation dans toutes les localités de débats, d’actions, de rencontres des usagers, personnels et élus et un grand débat sur l’avenir des services publics.
– Informer les citoyens sur la réalité des attaques subies par les services publics et des alternatives portées pour leur défense et leur développement, promouvoir et travailler aux convergences entre usagers, personnels et élus.
– à soutenir et à s’inscrire pleinement dans toutes les mobilisations qui se manifestent ou se manifesteront.

Organisations signataires : FSU, Solidaires, UFSE-CGT, Fédération des Services Publics CGT, Solidaires CCRF & SCI, Solidaires Finances Publiques , Fédération SUD Santé Sociaux, Solidaires FSIE, SUD Éducation, Solidaires Justice, Sud Rural Territoires, Sud PTT, SNUPFEN Solidaires (ONF), SNESUP-FSU, Union Syndicale de la Psychiatrie,…
Coordination nationale des hôpitaux et maternité de Proximité, Convergence Nationale Rail, Coordination Eau bien commun France,
Coordination Eau Île-de-France , comité corrézien de défense et de développement des services publics (19), collectif services publics de
Cornouaille (29), Mouvement de sauvegarde, de promotion et de démocratisation des services publics en sud-gironde (33), convergence
services publics d’Indre et Loire (37), CDDSP de la Mayenne (53), collectif de Défense et de Développement des Services Public du Douaisis (59), CDDSP des Combrailles (63), Comité de vigilance pour le maintien des services publics de proximité (70), Collectif Services Publics Paris 13è (75), Collectif de Défense des Services Publics en Sud-Luberon (84/04), CDDSP Val-de-Marne (94),…
ATTAC, CNAFAL , CNL, Réseau Éducation Populaire, Femmes-Égalité, Fondation Copernic, Résistance Sociale, journal électronique Respublica, Association « Sauvons nos barrages », UFAL, Combat laïque-combat social, Mouvement Écolo, UNRPA ,…
EELV, Ensemble, GDS, Génération.s, MRC, NPA, PCF, PCOF, PG, R&S, GA FI des Coëvrons(53), …

Répression policière: prises de position d’universitaires de Marseille, de Rennes et de Paris III

Le gouvernement a annoncé que  » l’état de droit  » – ou plutôt, une conception droitière de l’ordre public – serait rétabli dans toutes les facultés bloquées d’ici le milieu de la semaine prochaine. Ce processus a débuté dès vendredi 20 avril au petit matin par l’évacuation musclée du site de Tolbiac par une centaine de CRS.

Les étudiants occupant les sites de St-Charles à Marseille et Schuman à Aix défendent donc aujourd’hui avec patience et détermination, mais au péril de leur propre fin d’année et de leur intégrité physique , un modèle d’université libre et ouverte à tous, alors même qu’ils l’ont déjà intégrée et la quitteront bientôt.

C’est donc bien pour les générations futures ET pour nous, personnels de l’université, qu’ils se mobilisent. Car c’est bien nous qui subirons de plein fouet, et pour longtemps, les mutations radicales de l’université que préfigure cette réforme. Nous ne pouvons plus décemment laisser nos étudiants prendre seuls ces risques pour nous, à notre place .

Etant donnée la qualité et l’intelligence de leur occupation , étant donné aussi l’avis récent du CHSCT* sur celle-ci, le seul reproche pouvant leur être fait à ce jour par le ministère sera certainement le blocage des examens.
Nous, personnels BIATSS et enseignants signataires de cette lettre , nous déclarons donc déterminés à nous mettre immédiatement en grève illimitée, et plus particulièrement à bloquer tous les examens encore à venir, ainsi qu’à retenir les notes de tous les examens déjà passés au moindre soupçon d’intervention policière sur nos sites de travail de St Charles et de Schuman .
Nous dégageons ainsi intégralement dès ce jour les étudiants occupant ces sites de toute responsabilité dans de potentielles perturbations des examens. Et invitons par là même nos directions de sites, d’UFR, d’Université, à poursuivre pacifiquement le dialogue, comme ils ont su le faire depuis le début de la mobilisation.

Le syndicat CGT du Grand Port Maritime de Marseille et de Fluxel s’était déjà engagé à faire de même depuis le 12 avril. D’autres secteurs (cheminots, postiers…) se réunissent ce lundi 23 avril pour envisager une telle position.

Il est aujourd’hui plus qu’ urgent pour nous personnels de l’université d’assumer nos responsabilités et de ne plus laisser d’autres personnes bien plus exposées prendre des risques à notre place et pour nous.

Si vous aussi souhaitez soutenir cette position, vous êtes invités à l’écrire simplement à cette adresse : personnelsamumobilises@gmail.com
En joignant à vote message vos nom, prénom, fonction et département ou service. Une liste mise à jour sera quotidiennement diffusée et mise à la disposition de tous.
Par ailleurs les canaux non-modérés permettant de s’adresser à l’intégralité des personnels de l’université ou des UFR étant inexistants, nous vous invitons à diffuser ce message par tous les moyens possibles.

 131 Premier(e)s signataires : 

Abgrall Philippe, CR CNRS, Histoire des Sciences
Aimar Marie-Thérèse, MCF, Mathématiques
Anglade Marie, MCF, Histoire des Sciences
Arnoux Pierre, PR, Mathématiques
Artaud Michèle, MCF, Didactique des mathématiques
Aubray Alexandre, PRAG, Sciences de la Terre
Barthélémy Carole, MCF, Sociologie
Batoux Dominique, MCF, Langues Germaniques
Beffara Emmanuel, MCF, Mathématiques
Benabdallah Assia, PR, Mathématiques
Bernardin Renaud, Personnel administratif, DEPIL Pharo
Bertaudière-Montès Valérie, MCF, Ecologie
Blanc Philippe, adjoint technique collections territoriales
Bloor Tracy, PRCE, Service Langues
Bodea Simona, MCF, Physique
Borges Ana, ASI, INT Timone
Bouffartigue Paul, DR CNRS, Sociologie
Bottero Cédric, Technicien audiovisuel, SATIS
Boulc’h Florence, MCF, Chimie
Broquet Sylvain, PR, Sciences de l’Antiquité
Brunet Mathieu, MCF, Lettres Modernes
Caillol Ghislaine, Tech AMU, INFMN
Cairo Crocco Mariagrazia, MCF, Philosophie
Campioni Christine, MCF, Informatique
Cappellini Marco, MCF, Didactique du FLE
Carol Anne, PR, Histoire
Carrère Marcel, MCF, Physique
Casini Chaillan Laurence, MCF, Neurosciences
Cassaigne Julien, CR CNRS, Mathématiques
Chatou Cyril, Doctorant, Physique
Clarisse Axelle, Administration, SCD
Collombon Mathieu, Doctorant, Physique
Condro Salvatore, MCF, Sociologie
Courtial Anouk, Doctorante, Avignon Agroparc
Crocco Gabriella, PR, Philosophie
Dauvier Bruno, MCF, Psychologie
De Gantès Alain, MCF, Communication
De Grave Jean-Marc, MCF, Anthropologie sociale
Demarque Christophe, MCF, Psychologie
Denoix Laure, Informaticienne, DOSI
Dodier Rodolphe, PR, Géographie
Drappeau Sary, MCF, Mathématiques
Driget Olivier, Personnel IATSS, IUT
Dugourd Hélène, Gestionnaire administrative, Cellule Culture Scientifique
Dujmovic Morgane, doctorante, Géographie
Dutreuil Sébastien, CR CNRS, Histoire et Philosophie des Sciences
Eyraud Corine, MCF, Sociologie
Ferri Sandrine, MCF, Physique
Gadchaux Christian, ATER, STAPS
Galerneau Anne-Sophie, MCF, Service Pluridisciplinaire
Galy-Marie Edith, PR vacataire, Psychologie
Garnier Cécile, Bibliothécaire, BU St Charles
Gasquet-Cyrus Médéric, MCF, Sciences du langage
Gastineau Bénédicte, CR IRD, OSU
Giovanelli Luca, MCF, Physique
Glesener Thomas, MCF, Histoire
Grangaud Isabelle, CR CNRS, Histoire
Hagel Gaëtan, MCF, Physique
Haguenauer Catherine, Secrétaire administrative, IREM
Hauray Maxime, MCF, Mathématiques
Heckenroth Alma, IGR, Ecologie
Hingamp Pascal, MCF, Biologie
Ibrahim Rym, Doctorante, Management Public
Jacono Jean-Marie, MCF, Musicologie
Jacqué Marie, MCF, Sociologie
Jacquot Alicia, doctorante, Sociologie
Jaffres Erwan, PR PAST, Ergologie
Koch Isabelle, MCF, Philosophie
Koenig Julie, MCF, Neurosciences
Lambert Marie-Laure, MCF, Droit
Lebon Frédéric, PR, Mécanique
Leconte Amélie, MCF, Sciences du langage
Lelaurain Solveig, Doctorante, Psychologie sociale
Lombard Olivier, Post-doctorant, Mécanique
Luciani Isabelle, MCF, Histoire
Mahdjoub Soall, Personnel administratif, BU Luminy
Maïsetti Arnaud, MCF, Arts de la scène
Martin-Dussaud Pierre, Doctorant, Physique
Martinez Michèle, Secrétaire BU, BDB
Mauduit Christian, PR, Mathématiques
Mauffrey Anne, PRAG, Biologie
Mauffrey Jean-François, MCF, Ecologie
Mauriat Caroline, MCF, IUT
Melot Chlothilde, MCF, Mathématiques
Montant Marie, MCF, Biologie
Montès Nicolas, MCF, Ecologie
Morizot Baptiste, MCF, Philosophie
Morizot Olivier, MCF, Physique
Mounien Lourdes, MCU, Biologie
Muller Magali, Direction Développement Durable
Nguyen Van Thé Lionel, MCF, Mathématiques
Olive Frédéric, MCF, Informatique
Papini Odile, PR, Informatique
Paraponaris Claude, PR, Sciences de gestion
Pech Nicolas, MCF, OSU/Mathématiques
Perez Thierry, Secrétaire Pédagogique, OSU Pythéas
Pernin Isabelle, MCF, Histoire
Petit Marie-Eléonore, ATER, Ecologie
Ploquin-Donzenac Sara, Agent administratif, Amidex
Portes Christelle, MCF, Sciences du langage
Pouvelle Bruno, IR, Biologie
Quatrini Myriam, MCF, Mathématiques
Querdray Adeline, Technicienne, Médecine
Queyroy Séverine, MCF, Chimie
Rabia Soraya, Enseignante, Droit
Ramaré Olivier, CR CNRS, Mathématiques
Regnier Laurent, PR, Mathématiques
Ridet Céline, BU lettres Aix
Rigat Stéphane, MCF, Mathématiques
Roche Anne, Emérite, Lettres Modernes
Roméas Pascal, MCF, Sciences du langage
Roubaud Marie-Christine, MCF, Mathématiques
Saikouk Kacem, MCF, Mathématiques
Sargolini Francesca, MCF, Biologie
Surace Elisabeth, PRAG, Service Langues
Talet Marina, MCF, Mathématiques
Taranto Pascal, PR, Philosophie
Tell Fabien, MCU, Neurosciences
Tellier Marion, PR, Didactique du FLE
Torres Magali, IE, Inserm
Troadec Gaëlle, doctorante, Sociologie
Truchet Bruno, MCF, Neurosciences
Valiente Jean-Claude, PR, IUT
Vaux Lionel, MCF, Mathématiques
Virey Jean-Marc, MCF, Physique
Vitagliano, Lectrice, Etudes romanes
Vittrant Alice, MCF, Sciences du langage
Voisin Sylvie, MCF, Sciences du langage
Wajs Lucas, secrétaire section des retraités-CGT AMU
Wharton Sylvie, PR, Scien

* « Nous membres du CHSCT convoqué en séance extraordinaire le 18 avril 2018 pour l’examen de la situation de sécurité dans le bâtiment 5 du site Saint Charles – IGH – au regard de son occupation par les étudiants, préconisons : au vu des événements qui se sont déroulés dans d’autres universités, et au vu des risques d’une intervention policière dans un Immeuble Grande Hauteur, nous préconisons d’éviter le recours à la force, pour une éventuelle évacuation du bâtiment.
Votes : 5 pour / 0 contre / 2 abstentions »

Violente intervention policière sur le CLSH de Nancy : nous n’accepterons pas de continuer à travailler dans ce climat de répression démesurée

Un tournant a eu lieu ce jeudi 3 mai sur le CLSH à Nancy : une charge soudaine et violente des forces de l’ordre sur une cinquantaine d’étudiants qui voulaient empêcher la tenue d’un examen à l’amphi K. Le président de l’université nous en a livré sa version. Nous regardons différemment les événements de ce jeudi en insistant sur le fait que la mobilisation étudiante contre la loi ORE qui organise la sélection en licence n’est pas un épiphénomène nancéien ou messin, mais qu’elle est largement en place dans les universités. Nulle part, les répressions des présidents n’arrêtent cette mobilisation. Nous avons récemment écrit que le président avait eu des réactions disproportionnées. Nous n’avons pas suffisamment insisté sur la fermeture du local libertaire du CLSH mercredi dernier, pourtant très significative et aberrante.

Ce local abrite trois associations depuis plusieurs années (Non Serviam, Genepi, et L’Associo). Contrairement à ce qu’écrit le président, qui semble bien mal connaître le CLSH, ces associations n’étaient pas parties prenantes dans la mobilisation contre la loi ORE. Pourtant, le local a été fermé à la hâte par quelques plaques après le « déblocage » du mercredi 25 avril. Pire, il a été vidé, ce qui a entraîné la perte de nombreuses archives et de nouveaux numéros prévus à la vente par l’association Genepi. Au moment d’expulser 19 jeunes mobilisés, jeudi dernier, tout a été bon pour vouloir effacer tout ce qui gêne au CLSH et reprendre autoritairement la main sur la vie du campus, y compris associative. Hier, des étudiants ont brisé les plaques pour réouvrir ce local, ainsi que la salle A028 qu’ils occupaient. Ils n’y sont pas allés de main morte, certes. Mais quel besoin le président avait-il de barricader ces locaux ? Nous l’avons déjà dit, par son attitude et son refus de considérer l’ensemble des parties impliquées dans le mouvement, le président participe pleinement de la tension actuelle.
A la suite de l’AG tenue sur le campus, les étudiants mobilisés ont lancé une action pour empêcher la tenue d’examens à l’amphi K. Cette modalité d’action n’est pas nécessairement la plus pertinente pour combattre la loi ORE, mais quiconque s’intéresse un peu à l’actualité dans les universités françaises en ce moment sait que la tension est vive sur de nombreux sites. Nancy n’est pas un cas isolé et il serait temps que le président en prenne la pleine mesure. En opposition à cette tentative d’empêchement des examens, les forces de l’ordre ont été appelées et ont mis en place un cordon isolant les étudiants mobilisés des étudiants allant passer leurs examens. Puis, sans semonce, ils ont chargé les étudiants mobilisés alors que ces derniers agissaient pacifiquement. Six étudiants ont été interpellés par la police dont cinq ont passé la nuit en garde à vue, d’autres ont été légèrement blessés, alors même qu’aucun d’entre eux n’avaient eu de comportement agressif envers le cordon policier.
Pouvons-nous accepter de tels agissements policiers dans une enceinte universitaire ? Pouvons-nous sérieusement penser que cette manière d’assurer la tenue des examens est légitime ? Pouvons-nous faire passer des examens à des étudiants tandis que d’autres se font charger dans le même temps et dans l’enceinte même de l’université ? Qui bloque l’université de Lorraine ?
Nous appelons de nouveau le président à renoncer à ces méthodes autoritaires en cessant de faire intervenir les forces de l’ordre au sein d’un site universitaire. Ainsi que nous l’avons dit lors de notre dernier communiqué, des préavis de grève sont déposés et nous appelons tous les collègues à arrêter leurs activités pédagogiques et administratives car il n’est pas tolérable de faire travailler des personnels et des étudiants dans un climat de répression totalement disproportionné.

CGT FERC SU, SNTRS-CGT (section Lorraine), SNESUP-FSU, SNASUB-FSU, SNPREES-FO, SUD-ÉDUCATION LORRAINE

MOBILISATION devant l’Agence Régionale de Santé de DIJON à 14H LE 18 MAI 2018

De nombreux collectifs de Bourgogne Franche Comté (notamment Saint Claude, Decize, Clamecy, Gray, Montceau les Mines, Châtillon sur Seine, Belfort Montbéliard, Lure-Luxeuil, Autun, Tonnerre…) avec l’appui de la Coordination nationale des comités de défense des hôpitaux et maternités de proximité (dont la plupart sont membres) se regroupent depuis plusieurs mois.

Ils partagent des points communs essentiels, à savoir la défense d’une santé de qualité et de proximité, accessible pour toutes et tous, à toute heure et partout sur le territoire.

Ils s’opposent aux réductions de personnels, de lits, de services… et se mobilisent pour garantir le maintien et le renforcement de sites hospitaliers territoriaux de proximité possédant tous les services correspondants aux besoins des populations et des territoires concernés, notamment de vraies urgences 24H/24H et des SMUR, des maternités, services de cardiologie, de médecine, de chirurgie, une vraie psychiatrie de proximité,…

Ils appellent à une FORTE MOBILISATION DEVANT LE SIEGE DE L’ARS
2 place des Savoirs le 18 mai à 14h
Ils demandent une entrevue au responsable régional de l’ARS

Venez nombreux les soutenir
Diffusez largement l’information aux forces syndicales, politiques, associatives qui militent comme nous pour un aménagement sanitaire égalitaire et solidaire de nos territoires.
Élu-e-s venez avec vos écharpes.
Collectifs venez avec vos banderoles.