Reconstruire une France solidaire et industrielle ne se fera pas sans un grand retour du service public ferroviaire

Reconstruire une France solidaire et industrielle ne se fera pas sans un grand retour du service public ferroviaire

La crise sanitaire majeure que connaissent la France et le monde depuis le début de cette année 2020 constitue la face aiguë d’une crise globale : crise sociale, économique voire politique, liée à la gestion et aux conséquences de la crise sanitaire, mais aussi crise environnementale majeure dont l’humanité ne connaît hélas encore que le début. Au-delà de l’impérieuse nécessité de développer le service public hospitalier hors de toute considération d’économies budgétaires pointe le besoin de mettre fin aux politiques de délocalisations et de désindustrialisation désarmant notre pays face aux imprévus et entrainant une trop grande dépendance de la France vis-à-vis d’autres pays. Le libre-échangisme débridé n’apparaît soudain plus comme la religion officielle ; les diktats du court terme et de l’individualisme généralisé sont mis en question devant la réalité matérielle. À rebours de ses orientations antérieures, le Président de la République Française a dû reconnaître le besoin de s’affranchir parfois des lois du marché pour répondre à l’intérêt général. Cela dit, il faudra vérifier que ces bonnes intentions se traduisent par des actes. Nous aimerions entendre le Ministre des transports et le Président de la SNCF décliner ce tardif mais sage mea culpa pour le transport ferroviaire, qui a besoin également d’un plan d’urgence. Lire la suite