Participation à la Fête de l’Humanité

PARTICIPATION DE LA CONVERGENCE DES SERVICES PUBLICS A LA FÊTE DE L’HUMANITÉ
LES 14-15-16 SEPTEMBRE 2018

La Convergence Nationale des Services Publics et la Coordination Nationale des hôpitaux et maternités de proximité vous invitent à venir les rencontrer, échanger, participer aux débat  de leur stand commun lors de la Fête de l’Humanité, situé Avenue Georges Marchais. Les 14,15 et 16 septembre 2018

SAMEDI 15 SEPTEMBRE :

11H00 :   « Protection sociale ou Sécurité sociale ? » avec Jean-Claude Chailley, Résistance sociale et Nicolas Da Silva, Economiste de la santé

14H00 : « Europe, la Santé en danger » avec Marie-Agnès Gilot (Belgique), Anne Teurtroy (Angleterre), Manolis Kosadinos (Grèce), et un représentant du réseau européen France.
16H30 :  « Action Publique 2022 : un choix de société » avec la participation de Bernadette GROISON, SG de la FSU, Baptiste TALBOT – SG CGT Services Publics-, Gaëlle MARTINEZ -Déléguée générale Solidaires Fonction Publique-,  Marie-Pierre VIEU -députée européenne PCF-FDG-, PG, Jacques BOUTAULT -Maire EELV du 2ème arrondissement de Paris-, Michel ROBERTO ROMERO -conseiller régional d’Ile de France et conseiller municipal de Bagneux Génération.s-, Jean-Claude CHAILLEY – SG Résistance sociale- et Jean-Claude BOUAL, -président du collectif des associations citoyennes  (débat animé par Michel JALLAMION, président de la Convergence Nationale des Services Publics)

DIMANCHE 16 SEMPTEMBRE

10H00 Réunion de travail sur la Poste, le nouveau contrat de présence territoriale et étudier les possibilité de porter une lutte volontariste pour la réimplantation des services publics.

12H00 Apéro des luttes. 

14H00 : « Psychiatrie en lutte », avec la participation d’un syndicaliste gréviste de la faim de l’hôpital du Rouvray (Sotteville-les-Rouen), de perchés de l’hôpital Pierre Janet (Le Havre), de grévistes de l’hôpital Pinel (Amiens), de Jean-Pierre Martin (Union syndicale de la psychiatrie)

Pour ceux d’entre-vous qui sont disponibles une réunion de travail de la Convergence en vue de la préparation de son AG aura lieu le VENDREDI 14 SEPTEMBRE 9h30-13h30 à la Bourse du travail de Paris, salle André Tollet, 3 rue du Château d’Eau 75010.

VENEZ NOMBREUX !

OPACITÉ ET INQUIÉTUDES SUR LE DOSSIER «PRISON DE LURE» DOIT ON PENSER QUE LES PAROLES POLITIQUES ET GOUVERNEMENTALES NE SONT QUE DU VENT ?

Pour la nouvelle Maison d’Arrêt à Lure, les arguments sont très solides et nombreux. Nous

listons les principaux ci-dessous.

Aidez nous à les faire mieux passer dans la population, les syndicats, associations, partis…

Il faut emporter la décision avant octobre (plan pénitentiaire national) sinon nous risquons

d’être rejetés.

1- LÉGITIMITÉ HISTORIQUE de l’emplacement luron en remplacement d’une Maison d'Arrêt sise à Lure
depuis deux siècles.
2- ACCORD DE L’ÉTAT par le biais d’une ministre de la justice en exercice Mme TAUBIRA : il y a
OBLIGATION RÉPUBLICAINE de respecter la parole donnée, au risque de désespérer les acteurs et
populations du secteur et de renforcer le sentiment antiparlementaire et hostile aux politiques, de plus en plus
fort ici.
3- UNANIMITÉ RARISSIME des acteurs locaux pour la réalisation de ce dossier : élus, personnels et
surtout citoyens du secteur. C’est un des très rares endroits en France où la population s’est mobilisée pour la construction d’une prison, en ayant bien compris qu’il s’agissait d’un service public de proximité à conserver.
Plus d’une centaine de mairies ont signé la pétition pour le maintien luron.
4- AMÉNAGEMENT ÉGALITAIRE DU TERRITOIRE ET NÉCESSAIRE COMPENSATION. Lure (et
sa région) est une ville sinistrée par les attaques multiples contre les services publics. Conserver le service
public pénitentiaire est donc une compensation absolument indispensable et prioritaire pour le secteur. La
population et les élus l’ont très bien compris.
5- FORTE VALIDITÉ GÉOGRAPHIQUE du site renforcée par les décisions régionales (Grand Est et
Bourgogne Franche Comté) en faveur des lignes ferroviaires : Belfort-Épinal et surtout Mulhouse-Paris
6- BON AVANCEMENT DU DOSSIER ET FACILITÉS ADMINISTRATIVES ET ÉCONOMIQUES.
L’action conjointe des collectivités locales (Département, ComCom et ville de Lure) permettent de limiter les frais et les temps de construction, ce qui ne peut qu’être favorable pour les finances publiques.
7- Argumentaire renforcé pour une nouvelle prison en mettant en avant une POSSIBLE
PARTICULARITÉ ACCRUE ne devant pas effrayer les prisons proches sur leur avenir :
pourquoi ne pas faire de la nouvelle prison un Centre de détention (longues peines) alors que les plus
proches sont très loin et hors Franche Comté.
 pourquoi ne pas créer un centre carcéral disposant aussi d’un pavillon psychiatrique. Notre secteur
dispose d’un centre sanitaire psychiatrique très important et surtout multi-sites. Là encore, il n’y a pas l’équivalent à de nombreux kilomètres de SMPR-Service Médico-Psychologique Régional (unité au sein d’un établissement pénitentiaire) et les UHSA-Unités Hospitalières Spécialement Aménagées sont rarissimes.
pourquoi ne pas donner suite aux discussions menées à l’époque de Mme TAUBIRA pour la création d’une
section féminine, là aussi ces services sont très rarement présents dans nos régions.
8- Attention, Notre demande ne vise PAS À CONCURRENCER LES AUTRES SITES
PÉNITENTIAIRES PROCHES QUI ONT LEUR PROPRE LÉGITIMITÉ, surtout en terme de proximité et d’humanité que la petite taille garantit. Il s’agit de maintenir un service pénitentiaire de qualité en le renforçant
par des constructions nouvelles plus modernes, plus humanisées et plus adaptées et en le dotant de services que les autres maisons régionales n’ont pas.
RAPPELONS LE : les décisions nationales devraient être prises en octobre. IL Y A URGENCE !!!

C’est pourquoi le comité de vigilance propose à celles et ceux intéressés et notamment aux décideurs de

SE RENCONTRER LE VENDREDI 21 septembre
À 11H MAIRIE DE LURE SALLE INTERSERVICES

Lure le 14/09/2018. Le CA du Comité de Vigilance pour le maintien des services publics de proximité

Intervention sur la poste- atelier services publics- université des mouvements sociaux – Grenoble – août 2018 par François Auguste

Mon intervention expose 3 idées :
– Pour augmenter son chiffre d’affaires et ses profits, l’entreprise la poste détricote le service
public de la poste, avec l’aval du gouvernement
– Cette politique ne passe pas comme une lettre à la poste à des luttes offensives pour la
reconquête des services publics dans les territoires ?
– Comment passer de luttes offensives contre les fermetures de BP à des luttes offensives pour
la reconquête des services publics( SP) dans les territoires ?
1. Pour faire passer sa politique, le groupe la poste cherche à imposer la « novlangue postale ».
Ce n’est pas anodin, il s’agit de diffuser un brouillard de fumée pour masquer sa politique.
Il n’y a plus d’usagers, il y a des clients
Il n’y a plus de fermetures, il y a des transformations ( à Grenoble, ils parlent même de
« changement d’adresse » pour une fermeture)
Il y a des « réorganisations » pour des mesures qui s’apparentent à une totale
« désorganisation »
Nous pensons, au collectif poste de Convergence , qu’il ne faut pas céder face à la novlangue
postale et employer les mots justes : usagers, service public, fermeture des bureaux de
poste, désorganisations … Cette bataille des mots qui est une bataille d’idées, est importante
et n’est pas sans effet pour démasquer cette politique.
On pourrait dire la même chose du mot « résultats financiers » pour parler des profits
financiers dont l’augmentation est l’obsession de la poste .
La poste marche bien paraît-il, parce qu’elle fait près d’un milliard de profits par an .
Mais pour arriver à çà, rien ne va plus pour les salariés de la poste dont les effectifs ont
beaucoup reculé , qui subissent une précarisation massive à chaque « désorganisation »,
chaque suppression de tournée, et aussi la sous-traitance de la livraison des colis à domicile
dans des conditions souvent scandaleuses , qui ont par ex provoqué la mort d’un salarié il y a
quelques années et pour laquelle la poste va passer en correctionnelle !
Rien ne va plus pour les usagers qui subissent les réductions d’horaires, arme redoutable
utilisée par la poste pour diminuer la fréquentation, prétexte pour fermer les bureaux de poste (BP)
Rien ne va plus pour les élus locaux qui subissent déjà l’austérité généralisée et à qui on
demande de fournir du personnel pour gérer les agences postales communales qui
remplacent les BP avec moins de services , en échange d’un pactole de 1000 euros par mois,
financé par le fonds de péréquation alimenté par … la fiscalité locale !
A en croire la poste, tout le mal viendrait de la baisse du volume du courrier . Il ne s’agit pas
de nier ce fait, lié à l’arrivée du numérique . Mais on oublie de dire que l’activité colis et celle
de la banque postale sont bénéficiaires. Du coup, la poste veut revenir aux bons vieux
services que les postiers rendaient aux usagers à une époque où les tournées n’étaient pas
millimétrées comme aujourd’hui. Et surtout ils ne sont plus gratuits, partie intégrante du SP(service public),
ils sont payants, marchandisés ! Les personnes âgées qui veulent tailler une bavette avec
leur factrice ou facteur pendant qq minutes doivent payer 19 euros par semaine !
Le gouvernement soutient cette politique. Il la soutient financièrement puisqu’il lui accorde
320 millions d’euros / an depuis 3 ans soit près d’1 milliard d’euros . il bénéficie en retour des
bénéfices de la poste puisqu’il en est le principal actionnaire ( depuis, on a appris qu’il s’est
désengagé au profit de la Caisse des dépôts : à quand la privatisation intégrale ?) et il accepte

sans broncher la dégradation du SP pour les usagers et celle des conditions de travail des
salariés.
2) cette politique rencontre de sérieux obstacles partout où elle est mise en œuvre .
De nombreuses luttes rassemblant les élus locaux , les syndicalistes ,les usagers , et même
parfois les unions de quartiers, comme à Grenoble , imposent des reculs . certaines de ces
luttes sont victorieuses . En général, c’est lorsqu’un triptyque a été construit entre les
usagers, les syndicalistes et les élus. Cela demande du temps, de la persévérance et une
pratique unitaire, participative et démocratique .La réunion dans l’action de ces trois
composantes est une force importante. Elle pose de sérieux problèmes à la poste qui oscille entre
acceptation et refus du dialogue mais choisit dans les faits le refus du dialogue dans la
plupart des cas. Le rôle des maires, des élus locaux est très important dans ces luttes et dans
ce triptyque . C’est la raison pour laquelle la direction de la poste a essayé de faire sauter
l’obstacle que représente l’accord préalable des maires et des conseils municipaux à toute
transformation d’un BP(bureau de poste) en APC(agence postale communale) ou en RPU(relais postal urbain chez les commerçants). Çà a été l’objet d’un bras de fer à l’intérieur
même de l’AMF(Association des maires de france) et avec la poste au moment de la renégociation du CPPT ( contrat de présence postale territoriale) qui a lieu tous les 3 ans . La bataille menée alors par des élus de gauche, des élus communistes et même une partie d’élus de droite n’a pas permis à la poste
d’obtenir une totale satisfaction . L’accord préalable du maire a été maintenu pour un
nombre non négligeable de BP, et pour les autres BP, le maire peut donner un avis et en
principe un deuxième avis . Je dis en principe car à Grenoble la poste n’a pas l’intention de
répondre à la sollicitation du maire de pouvoir donner un 2 ème avis sur une nouvelle
proposition de la poste ; ce en quoi elle ne respecte pas le CPPT.
3) comment donner un caractère plus offensif aux luttes actuelles ?
Toute lutte contre la fermeture d’un BP est déjà offensive car elle contre-carre la recherche
de rentabilité financière au détriment du SP. Mais si on veut faire progresser des solutions
politiques alternatives il faut avancer des pistes nouvelles susceptibles de rassembler POUR
et pas seulement CONTRE.
On peut avancer sur 4 pistes : la reconquête des SP dans les territoires , le financement d’un
développement du SP et pas de sa régression, le développement de la démocratie citoyenne
et du triptyque élus syndicalistes usagers, un vaste processus citoyen pour renégocier le
CPPT 2019-2022
Consciente de l’effet désastreux de sa politique dans les territoires, la poste et le
gouvernement ont décidé de créer des maisons de service au public( MSAP). Il s’agit d’en
créer 1000, dont 500 par la poste dans des BP . Cela fait 3 ans que cette idée a été lancée et
on ne peut pas dire que le succès soit au rendez-vous, comme la poste le reconnait en interne .
Nous avons décidé de mettre en place un groupe de travail à la fête de l’humanité pour
imaginer un projet de reconquête des SP dans les territoires. Il ne s’agit pas de se positionner
/ MSAP mais de construire un projet partagé avec les syndicalistes et les usagers de la poste,
de la santé, et des hôpitaux, des transports, de l’éducation nationale, de la culture, pour
reconstruire du et des SP dans les territoires, de manière participative avec des financements
nouveaux et donc une nouvelle politique nationale en faveur du développement des SP .

Le CPPT va être renégocié pour la période 2019-2022 . Ne faut-il pas enclencher un vaste
processus citoyen de « renégociation progressiste » , avec les élus de l’AMF, les syndicats et
l’ensemble des usagers avec pour objectif le « retour au SP » en proposant des axes de
développement, de financement, de démocratisation ? Nous en discuterons lors de la
réunion évoquée à la fête de l’humanité .

Pays-de-la-Loire : des TER supprimés faute de conducteurs, la région « scandalisée »

Six lignes sont touchées, dont les lignes Nantes-Angers-Le Mans et Nantes-Redon-Rennes.
avec France Bleu Loire-OcéanfranceinfoRadio France -Mis à jour le 29/08/2018 | 19:25
Le vice-président de la région Pays-de-la-Loire en charge des transports se dit « scandalisé » par la suppression de TER, de mercredi 29 août à vendredi 31 août dans la région, faute de conducteurs, rapporte France Bleu Loire Océan.
Six lignes sont touchées, dont les lignes Nantes-Angers-Le Mans et Nantes-Redon-Rennes. La direction évoque des « difficultés de production ». Elle est en fait confrontée à un manque de salariés en cette fin août, en raison d’arrêts maladies, de congés et du départ en formation de certains de ses conducteurs après la réouverture de la virgule de Sablé-sur-Sarthe, un tronçon qui relie la gare de Sablé à la LGV Bretagne-Pays-de-la-Loire. En tout, 18 trains resteront à quai. Des cars de remplacement vont être affrétés.
Dans ce genre de situation, je me dis qu’il serait bien que la SNCF soit mise en concurrence le plus vite possible
Roch Brancour, vice-président de la région Pays-de-la-Loireà France Bleu Loire-Océan
Roch Brancour, vice-président en charge des transports à la région Pays-de-la-Loire, qui finance les TER, estime que « la SNCF ne fait pas bien son travail en ce moment. On sort de plusieurs mois de grève. L’important, c’est de reconquérir des usagers et de leur montrer que cela vaut le coup d’utiliser le train plutôt que la voiture. Et là, ce n’est pas du tout le message qui est envoyé ».
Le secrétaire général de la CGT des cheminots de Nantes, Loïg Garrec, souligne de son côté que son syndicat dénonce « depuis plusieurs années, le manque d’effectifs à la SNCF. Nous travaillons à flux tendu. Il suffit d’un petit grain de sable et tout se dérègle. Nous ne pouvons plus rendre le service que nous devons à nos usagers. C’est triste ».