Saint-Malo. Un nouveau collectif pour défendre le service public

Créé en mars 2018, le
              collectif lutte « pour la défense des services publics ».
              Une rencontre citoyenne est prévue le 7 mai.
Créé en mars 2018, le collectif lutte « pour la défense des services publics ». Une rencontre citoyenne est prévue le 7 mai.

Un collectif est né pour défendre les services publics dans le pays malouin. Ses militants préparent un rassemblement le 7 mai 2018.

Saint-Malo compte une nouvelle entité politique : Le collectif des usagers des services publics du Pays Malouin. Un nom long pour un objectif clair : défendre les services publics « qui se trouvent en danger ».

Réunis ce 27 avril 2018 au café D’ici et d’ailleurs de Saint-Malo, les militants ont dévoilé leur projet. « On répond à un besoin dans la région malouine. Les contestations sont nombreuses », assurent les six hommes.

« Quand tout sera privé, on sera privé de tout. » Un sticker collé sur la tablette électronique d’un des membres annonce la couleur. La SNCF, La Poste, les hôpitaux publics… Le collectif se mobilise sur tous les fronts sociaux.

« Notre fonction est avant tout pédagogique. On est là pour discuter avec les Malouins, écouter leurs préoccupations, sensibiliser à l’importance des services publics », résument-ils. De l’éducation populaire, en somme.

Des soutiens de toute la gauche

Malgré le mécontentement exprimé par certains citoyens face aux mouvements de grève actuels, le collectif ne craint pas d’être mal reçu. « Dans les médias, on a l’impression que tout le monde est contre la SNCF. Pourtant, sur le terrain, nous sommes très bien accueillis », certifie Nicolas Guivarc’h.

La semaine dernière, le collectif a distribué ses premiers tracts devant la gare de Saint-Malo. « En une heure, nous avons récolté 100 euros pour la caisse de grève destinée aux cheminots ! », ajoute le militant.

La France insoumise, Europe Ecologie Les Verts, le Nouveau Parti anticapitaliste, le Parti communiste, l’association Attac… Les soutiens accordés au collectif malouin sont à l’image des sensibilités de la gauche : pluriels.

Les membres actifs, eux aussi, viennent d’horizons militants différents. Alors, forcément, ils ne seront pas d’accord sur tout.« Une unité large était nécessaire », soutient l’auteur Gérard Delteil.

« La parole aux luttes », tel est le nom choisi pour la prochaine action du collectif, le 7 mai 2018. Le rendez-vous est fixé à 16 h sur l’esplanade Saint-Vincent. « Nous y attentons des cheminots, des étudiants de Rennes 2, des postiers… » Et des citoyens, assurément.

Renseignements : collusagersspstmalo@gmail.com

Les 22 mai et 26 mai  2018 : Ensemble, citoyens, usagers et personnels dans la défense et la reconquête des services publics

SNCF, écoles, universités, hôpitaux, maternités, centres IVG, Postes, crèches, électricité, gaz, eau, logement social, bus, tram, services municipaux, départementaux, d’Etat, Sécurité Sociale, EHPAD … Ce sont les services publics !

Pour Macron, ils doivent être mis au service exclusif des entreprises et des actionnaires, ainsi la réforme de la SNCF, qui est une aberration écologique, favorable uniquement à la finance au détriment des usagers et des personnels comme le montrent les différents exemples européens.

Le programme gouvernemental intitulé « Action Publique 2022 » veut amplifier ce phénomène et faire des économies sur les solidarités. C’est 60 Mds de coupes budgétaires sur la fonction publique d’Etat, les collectivités territoriales, la Sécurité Sociale. Les usagers n’auront, trop souvent, plus qu’Internet pour leurs démarches administratives, conséquence de la suppression de 120 000 postes…

L’enseignement n’est pas épargné avec la réforme du bac, Parcoursup et la loi ORE, dite Orientation et Réussite, qui organisent la sélection dont les jeunes des catégories populaires pâtiraient les premiers.
,Les fermetures de bureaux de Poste se multiplient, le logement social est attaqué, l’hôpital est au bord de la rupture. Les privatisations se poursuivent : barrages, Aéroport De Paris, …La « concertation » sur la réforme des retraites a démarré avec pour objectif de faire baisser massivement les pensions…

Pour la défense et la reconquête des services publics

Les services publics sont indispensables à la vie quotidienne de population. Ils doivent être présents sur tout le territoire, soit gratuits, soit à des tarifs accessibles.

Après des années de privatisations, de coupes budgétaires, de gestion copiée sur le privé, les services publics, la protection sociale, le maillage territorial, doivent être reconquis. Les investissements nécessaires doivent être faits, les personnels recrutés, sous statut, pour leur redonner la haute qualité nécessaire.

La Convergence de défense et développement des services publics appelle la population, citoyens, usagers, salariés, à participer massivement aux mobilisations des 22 et 26 mai, contre ces réformes libérales et pour la reconquête des services publics.

 

www.convergence-sp.fr ConvergenceServicesPublics@gmail.com 06 64 68

Lettre ouverte aux usagers: Notre Fonction publique est en danger : défendons-la le 22 mai !

 

Quelles réformes sont envisagées par le gouvernement ?

Le Gouvernement annonce une réforme des services publics en
profondeur et la remise en cause du statut des fonctionnaires,
avec un objectif budgétaire (120 000 suppressions de postes sur
le quinquennat) qui l’emporte sur les objectifs d’amélioration de la
qualité des services ainsi que de leur meilleure adéquation aux évolutions et attentes des usagers.

Lorsque les agents publics se mobilisent, de façon historique-
ment unitaire pour la première fois depuis 10 ans, et manifestent
sur l’ensemble du territoire les 10 octobre 2017, 22 mars 2018 et
prochainement le 22 mai 2018, c’est pour les services publics
et pour l’emploi public, le statut protecteur pour les usagers, le
pouvoir d’achat, les conditions de travail …

Il ne s’agit pas uniquement, comme d’aucuns essaient de le
faire croire, d’une mobilisation sectorielle et catégorielle de «
privilégiés » qui souhaiteraient voir préservés leur statut et leurs
« avantages ». Il s’agit de se mobiliser face aux attaques sans précédent du Gouvernement contre les agents publics (avec un ensemble de mesures négatives en matière de pouvoir d’achat notamment). Mais, au-delà, il s’agit surtout de défendre les services publics et les valeurs qu’ils incarnent : laïcité, égalité, gratuité, indépendance, solidarité, ainsi que le modèle social public.

Pourquoi est-il important de se mobiliser ?
Certains d’entre vous peuvent se demander pourquoi soutenirun tel mouvement de revendication, pourquoi défendre les services publics, qui, pour certains, fonctionnent de plus en plus mal,pourquoi s’opposer à la transformation publique souhaitée par le Gouvernement. Supprimer 120 000 postes,concrètement, c’est baisser les dépenses publiques, certes, mais c’est aussi et surtout voir disparaître les services publics de proximité, sous-préfectures, préfectures, tribunaux d’instance, hôpitaux, services des impôts … C’est, en conséquence, devoir se déplacer pour faire des démarches administratives, avec les coûts que cela induit, c’est ne plus avoir accès à un service d’accueil physique remplacé par des bornes informatiques, voire ne plus avoir à faire à des ser-
vices publics mais à des services gérés par le secteur privé, avec
les coûts supplémentaires que cela génère. Remettre en cause le statut des agents publics, concrètement, c’est remettre en cause le mode de fonctionnement des services publics.

L’avenir des Services Publics nous concerne tous !

Les missions de la Fonction publique – hôpitaux, écoles, préfectures, services des impôts, tribunaux, crèches, EHPAD, …. – font partie du paysage, à tel point qu’il semble aller de soi qu’ils rendent les services qu’on attend d’eux de la meilleure façon possible. Ils emploient aujourd’hui une personne active sur 5. Empêchons la dégradation des Services Publics !
Le projet du Gouvernement va conduire, en l’état actuel des choses, non seulement à la dégradation significative des conditions de travail des agents publics mais également à la dégradation, voire à la disparition, du service public rendu aux usagers.
Ces réformes là, nous n’en voulons pas !
Il nous paraît indispensable que le gouvernement entende les
réels besoins des citoyennes et citoyens qui réclament plus de
proximité et plus de relations humaines.
Les réformes conduites par le Gouvernement sont à l’opposé
de ces principes. Une réforme d’ampleur pour améliorer le rôle et la place de la fonction publique ne peut pas se faire sans les agents publics et sans les usagers des services publics, elle ne peut qu’échouer si elle se fait contre les agents publics et contre les usagers.

Quelques exemples :
Par exemple, rémunérer des agents publics d’un hôpital au
mérite, en fonction des résultats, peut conduire un hôpital à opter pour la prise en charge des pathologies les plus banales, pour lesquelles les résultats sont faciles à obtenir, et délaisser les pathologies les plus lourdes, aux résultats plus incertains et moins immédiats. Abandonner certaines missions, qui n’apparaîtraient pas essentielles, pourrait conduire, par exemple, à confier au secteur privé la gestion des activités culturelles, comme les musées ou les bibliothèques, quitte à ce que leur accès ne soit plus gratuit ou que le montant du droit d’entrée augmente significativement ou encore que toutes les catégories de public n’y aient pas accès. Dernier exemple, pourquoi confier la gestion des déclarations d’impôts aux agents de la poste, qui feront payer cette opération 50 euros, alors que ce service est aujourd’hui assuré gratuitement par les agents des finances publiques ?

C’est pourquoi nous appelons tous les usagers des services publics,sur l’ensemble du territoire, à se mobiliser aux côtés des agents publics, pour défendre les services publics. Nous sommes tous concernés par la transformation de la fonction publique et des services publics. La Fonction publique permet d’assurer l’inté-
rêt général et contribue à la cohésion sociale et
territoriale. Elle participe d’un projet de société solidaire tourné vers l’avenir, garantissant le vivre ensemble.

NOS – VOS – SERVICES PUBLICS SONT EN DANGER

MOBILISONS-NOUS TOUTES ET TOUS, ENSEMBLE

LE 22 MAI PROCHAIN

CFDT – CFTC- CFE- CGC- CGT-FA- FO- FSU-SOLIDAIRES-UNSA

DECES DE LILIANE CAILLAUD CROIZAT

Liliane CAILLAUD CROIZAT vient de nous quitter Lundi 14 mai 2018 à Saint-Saulge (Nièvre).

Elle était la fille d’Ambroise CROIZAT Ministre du Travail et de la Sécurité sociale de 1945 à 1947.

Liliane a été de tous les combats, pour faire en sorte que son père soit reconnu comme celui qui a mis en place, au niveau national, la Sécurité sociale et toutes les grandes conquêtes de la Libération.

Elle a vu partir son papa en prison, arrêté avec ses camarades sur ordre du Gouvernement Français dans la nuit du 7 octobre 1939. Ils furent destitués de leur mandat de Député en mai 1940 et transférés à la sinistre prison de « Maison Carrée » à Alger.

Liliane ne revit son père qu’en 1944 quand la France fut libérée. C’est une période qui l’aura particulièrement marquée. D’ailleurs, elle exprimera toujours une grande colère contre ces politiciens qui la privèrent de son père quand elle n’était qu’une « gamine » comme elle disait.

Elle était une femme d’une grande humanité, une femme engagée dans les combats d’après-guerre et une militante des droits sociaux.

Avec Liliane et Pierre, son fils, la Fédération des travailleurs de la Métallurgie engagea le combat pour la reconnaissance du rôle essentiel que joua Ambroise CROIZAT dans la mise en place de la Sécurité sociale. Elle y avait porté toute son attention et son engagement, rappelant souvent la reconnaissance que portaient à son père les vieux travailleurs qui obtinrent, grâce à lui, une retraite enfin digne. Elle ne manquait jamais d’exprimer son opposition aux multiples remises en cause des conquis de la Sécurité Sociale.

Avec elle, la place tenue par CROIZAT a enfin été inscrite dans les dictionnaires et dans toutes les publications qui l’ignoraient jusqu’à présent.

Avec elle, ont été organisés nombre de débats dans les entreprises, les communes, notamment avec la jeunesse, pour faire connaitre cette grande histoire sociale et les péripéties qui marquèrent le rôle de ces grands dirigeants de la Métallurgie et particulièrement d’Ambroise CROIZAT comme Secrétaire Général de la FTM-CGT et député communiste.

Avec elle ont été inaugurés des écoles, des lycées, des places portant le nom d’Ambroise CROIZAT dont celle enfin obtenue à Paris dans le quatorzième arrondissement, où il fut Député Communiste.

Avec elle et le Comité d’honneur national Ambroise CROIZAT, ont été menées des batailles pour que son nom figure enfin dans le métro parisien à la Porte D’Orléans à l’occasion du 75eme anniversaire de la création de la Sécurité sociale.

Avec opiniâtreté et fermeté, avec toute la CGT, elle n’hésitait jamais à interpeller sans cesse le Gouvernement Français et les Présidents de la République, pour que soit mis fin à l’ignorance sur le rôle et la place de CROIZAT dans la création de la Sécurité sociale. Liliane eut enfin la satisfaction de voir l’Etat français reconnaitre le rôle déterminant qu’il joua dans la naissance de cette « Sécu » à laquelle les français sont si attachés. Elle lui permit d’occuper la place qui lui est due en 2015 lors des cérémonies du 75eme anniversaire de la Sécurité sociale.

Liliane CAILLAUD CROIZAT était une personne d’une grande modestie. Elle faisait partie de ces gens humbles mais déterminés dans les combats sociaux et politiques : fille d’un ouvrier métallo et d’une mère militante ouvrière, elle garda toute sa vie cet attachement au monde ouvrier.

Sa dernière apparition dans le film « La sociale » montre toute sa détermination pour défendre cette Sécurité sociale et toutes les conquêtes du monde du travail.

La Fédération CGT de la Métallurgie tient à exprimer sa peine devant la disparition de cette grande dame qui faisait partie de la famille des métallos.

La Fédération de la Métallurgie s’incline avec respect et émotion et adresse à son fils Pierre et à sa famille toutes les condoléances des syndicats CGT de la Métallurgie.

Ses obsèques auront lieu :

Mardi 22 Mai 2018 à 13 H
>
au Crématorium de Nevers
> 17, rue des Grands Jardins
> 58 000 NEVERS

Les fleurs sont à envoyer à l’adresse du Crématorium.

Vous pouvez envoyer vos messages à la Fédération, qui les transmettra à sa famille sur le mail : coordination@ftm-cgt.fr

Bernard LAMIRAND
>
Animateur du Comité d’Honneur Ambroise CROIZAT
> Membre de l’IHS Métallurgie

Fraternellement,

Sylvie BOBIN
> Coordinatrice Fédérale
> coordination@ftm-cgt.fr
> Tel : 01.55.82.86.47

La CGT quitte la séance du CNESER pour dénoncer les violences policières sur les campus

Alors que nos organisations, les personnels et les jeunes sont mobilisés depuis des mois contre la loi ORE, le MESRI refuse obstinément de les entendre. Pire, après avoir joué le pourrissement, il répond par la répression. La liste des interventions policières est longue, inquiétante :
Marseille le 14 mai – Arcueil le 11 mai – Le Mirail le 9 mai – Rennes 2 les 2 et le 14 mai – Nancy le 25 avril et le 3 mai – Lyon 2 le 13 avril et le 7 mai – Nanterre le 10 avril – Lille le 9 avril – Tolbiac le 7 avril – Nantes les 4 avril et 11 mai – Montpellier le 23 mars – Grenoble le 22 mars, le 23 avril et le 7 mai – Strasbourg le 22 mars et le 4 avril – Dijon le 16 mars – Bordeaux le 7 mars.
Nous dénonçons ici ces multiples interventions de la police sur les campus universitaires du pays, police qui n’a rien à faire sur nos sites, qui contrevient au respect des franchises universitaires, et dont le seul objectif est de briser la grève et la résistance. Nous dénonçons ici aussi les mesures de filtrage, de contrôles d’identité, organisés par des sociétés de vigiles ou par l’administration elle-même sur de nombreux campus, ainsi que l’acharnement de nombreuses équipes présidentielles contre les étudiant.e.s. La situation de blocage de nos universités est le fruit de la loi ORE, qui instaure la sélection à l’entrée en licence et que la jeunesse, comme les personnels, combat avec raison.
Le CNESER, tout comme le CSLMD, d’annulations en refontes de l’ordre du jour, subit le traitement méprisant que toutes les instances représentatives semblent connaitre en ce moment. Nos responsables d’administration et président.e.s de séances semblent être évalué.e.s sur leur capacité à être autiste à tous les questionnements des élu.e.s et à l’analyse des mouvements actuels dans les universités. Aujourd’hui les établissements doivent proposer aux candidat.e.s dont l’admission est soumise à condition, deux catégories de dispositifs d’accompagnement (des « parcours personnalisés » rallongeant ou non la durée du cursus). Or à ce jour, les collègues sont censés inventer de tels parcours sans savoir de quels moyens ils vont disposer pour les mettre en place.
Lourdes sont les responsabilités de ceux qui suscitent ou qui accompagnent ce passage en force institutionnalisé, sans bilan, sans réflexion et sans état d’âme, et qui à terme, par l’exclusion assumée de pans entiers de la société, seront à l’origine de violences dont, sans scrupule, ils se dédouaneront.
Alors que la loi ORE, Parcoursup et la réforme du bac et du lycée instaurent la sélection à l’entrée à l’université, cassent les diplômes nationaux, creusent les inégalités sociales et territoriales, le gouvernement répond à notre mobilisation et à la liberté de manifester par une violence débridée, il répond à la liberté d’étudier par un dispositif inepte et bureaucratique de tri social et il répond à l’afflux de bachelier.e.s par une stagnation des moyens.

Nous exigeons :
• l’arrêt des interventions policières contre les étudiant.e.s et les personnels en lutte contre la loi ORE,
• le retrait des dépôts de plainte, l’arrêt des poursuites judiciaires et des procédures disciplinaires que les universités ont engagés contre les jeunes mobilisés,
• la publication immédiate des résultats de l’enquête sur les faits graves qui ont eu lieu à Montpellier impliquant des personnels de l’université.
La FERC CGT et les organisations en lutte rappellent leurs revendications communes :
• la nécessité de travailler tout au long du parcours au lycée à une orientation choisie, construite, accompagnée et évolutive avec les moyens humains et financiers nécessaires.
• Le maintien du baccalauréat comme diplôme national et 1er grade universitaire, garantissant l’accès de tous les bachelier.e.s sur tout le territoire aux filières post bac et aux établissements de leur choix.
• L’abandon de la réforme « Blanquer » du lycée qui instaure un lycée du tri social, crée, en lien avec la loi ORE, des parcours d’initiés et supprime des postes.
• L’exigence d’ouverture massive de places supplémentaires en 1er cycle post bac et le refus de toute sélection à l’entrée à l’université.
• Le refus de l’instauration de blocs de compétences en lieu et place des diplômes et des qualifications.
• L’abrogation de la loi ORE, condition pour permettre une réforme ambitieuse qui garantisse le libre accès de chacun.e au supérieur.
• L’ouverture de réelles négociations sur l’arrêté Licence, le maintien de la licence comme grade universitaire, diplôme national et qualifiant.

Répression policière: prises de position d’universitaires de Marseille, de Rennes et de Paris III

Le gouvernement a annoncé que  » l’état de droit  » – ou plutôt, une conception droitière de l’ordre public – serait rétabli dans toutes les facultés bloquées d’ici le milieu de la semaine prochaine. Ce processus a débuté dès vendredi 20 avril au petit matin par l’évacuation musclée du site de Tolbiac par une centaine de CRS.

Les étudiants occupant les sites de St-Charles à Marseille et Schuman à Aix défendent donc aujourd’hui avec patience et détermination, mais au péril de leur propre fin d’année et de leur intégrité physique , un modèle d’université libre et ouverte à tous, alors même qu’ils l’ont déjà intégrée et la quitteront bientôt.

C’est donc bien pour les générations futures ET pour nous, personnels de l’université, qu’ils se mobilisent. Car c’est bien nous qui subirons de plein fouet, et pour longtemps, les mutations radicales de l’université que préfigure cette réforme. Nous ne pouvons plus décemment laisser nos étudiants prendre seuls ces risques pour nous, à notre place .

Etant donnée la qualité et l’intelligence de leur occupation , étant donné aussi l’avis récent du CHSCT* sur celle-ci, le seul reproche pouvant leur être fait à ce jour par le ministère sera certainement le blocage des examens.
Nous, personnels BIATSS et enseignants signataires de cette lettre , nous déclarons donc déterminés à nous mettre immédiatement en grève illimitée, et plus particulièrement à bloquer tous les examens encore à venir, ainsi qu’à retenir les notes de tous les examens déjà passés au moindre soupçon d’intervention policière sur nos sites de travail de St Charles et de Schuman .
Nous dégageons ainsi intégralement dès ce jour les étudiants occupant ces sites de toute responsabilité dans de potentielles perturbations des examens. Et invitons par là même nos directions de sites, d’UFR, d’Université, à poursuivre pacifiquement le dialogue, comme ils ont su le faire depuis le début de la mobilisation.

Le syndicat CGT du Grand Port Maritime de Marseille et de Fluxel s’était déjà engagé à faire de même depuis le 12 avril. D’autres secteurs (cheminots, postiers…) se réunissent ce lundi 23 avril pour envisager une telle position.

Il est aujourd’hui plus qu’ urgent pour nous personnels de l’université d’assumer nos responsabilités et de ne plus laisser d’autres personnes bien plus exposées prendre des risques à notre place et pour nous.

Si vous aussi souhaitez soutenir cette position, vous êtes invités à l’écrire simplement à cette adresse : personnelsamumobilises@gmail.com
En joignant à vote message vos nom, prénom, fonction et département ou service. Une liste mise à jour sera quotidiennement diffusée et mise à la disposition de tous.
Par ailleurs les canaux non-modérés permettant de s’adresser à l’intégralité des personnels de l’université ou des UFR étant inexistants, nous vous invitons à diffuser ce message par tous les moyens possibles.

 131 Premier(e)s signataires : 

Abgrall Philippe, CR CNRS, Histoire des Sciences
Aimar Marie-Thérèse, MCF, Mathématiques
Anglade Marie, MCF, Histoire des Sciences
Arnoux Pierre, PR, Mathématiques
Artaud Michèle, MCF, Didactique des mathématiques
Aubray Alexandre, PRAG, Sciences de la Terre
Barthélémy Carole, MCF, Sociologie
Batoux Dominique, MCF, Langues Germaniques
Beffara Emmanuel, MCF, Mathématiques
Benabdallah Assia, PR, Mathématiques
Bernardin Renaud, Personnel administratif, DEPIL Pharo
Bertaudière-Montès Valérie, MCF, Ecologie
Blanc Philippe, adjoint technique collections territoriales
Bloor Tracy, PRCE, Service Langues
Bodea Simona, MCF, Physique
Borges Ana, ASI, INT Timone
Bouffartigue Paul, DR CNRS, Sociologie
Bottero Cédric, Technicien audiovisuel, SATIS
Boulc’h Florence, MCF, Chimie
Broquet Sylvain, PR, Sciences de l’Antiquité
Brunet Mathieu, MCF, Lettres Modernes
Caillol Ghislaine, Tech AMU, INFMN
Cairo Crocco Mariagrazia, MCF, Philosophie
Campioni Christine, MCF, Informatique
Cappellini Marco, MCF, Didactique du FLE
Carol Anne, PR, Histoire
Carrère Marcel, MCF, Physique
Casini Chaillan Laurence, MCF, Neurosciences
Cassaigne Julien, CR CNRS, Mathématiques
Chatou Cyril, Doctorant, Physique
Clarisse Axelle, Administration, SCD
Collombon Mathieu, Doctorant, Physique
Condro Salvatore, MCF, Sociologie
Courtial Anouk, Doctorante, Avignon Agroparc
Crocco Gabriella, PR, Philosophie
Dauvier Bruno, MCF, Psychologie
De Gantès Alain, MCF, Communication
De Grave Jean-Marc, MCF, Anthropologie sociale
Demarque Christophe, MCF, Psychologie
Denoix Laure, Informaticienne, DOSI
Dodier Rodolphe, PR, Géographie
Drappeau Sary, MCF, Mathématiques
Driget Olivier, Personnel IATSS, IUT
Dugourd Hélène, Gestionnaire administrative, Cellule Culture Scientifique
Dujmovic Morgane, doctorante, Géographie
Dutreuil Sébastien, CR CNRS, Histoire et Philosophie des Sciences
Eyraud Corine, MCF, Sociologie
Ferri Sandrine, MCF, Physique
Gadchaux Christian, ATER, STAPS
Galerneau Anne-Sophie, MCF, Service Pluridisciplinaire
Galy-Marie Edith, PR vacataire, Psychologie
Garnier Cécile, Bibliothécaire, BU St Charles
Gasquet-Cyrus Médéric, MCF, Sciences du langage
Gastineau Bénédicte, CR IRD, OSU
Giovanelli Luca, MCF, Physique
Glesener Thomas, MCF, Histoire
Grangaud Isabelle, CR CNRS, Histoire
Hagel Gaëtan, MCF, Physique
Haguenauer Catherine, Secrétaire administrative, IREM
Hauray Maxime, MCF, Mathématiques
Heckenroth Alma, IGR, Ecologie
Hingamp Pascal, MCF, Biologie
Ibrahim Rym, Doctorante, Management Public
Jacono Jean-Marie, MCF, Musicologie
Jacqué Marie, MCF, Sociologie
Jacquot Alicia, doctorante, Sociologie
Jaffres Erwan, PR PAST, Ergologie
Koch Isabelle, MCF, Philosophie
Koenig Julie, MCF, Neurosciences
Lambert Marie-Laure, MCF, Droit
Lebon Frédéric, PR, Mécanique
Leconte Amélie, MCF, Sciences du langage
Lelaurain Solveig, Doctorante, Psychologie sociale
Lombard Olivier, Post-doctorant, Mécanique
Luciani Isabelle, MCF, Histoire
Mahdjoub Soall, Personnel administratif, BU Luminy
Maïsetti Arnaud, MCF, Arts de la scène
Martin-Dussaud Pierre, Doctorant, Physique
Martinez Michèle, Secrétaire BU, BDB
Mauduit Christian, PR, Mathématiques
Mauffrey Anne, PRAG, Biologie
Mauffrey Jean-François, MCF, Ecologie
Mauriat Caroline, MCF, IUT
Melot Chlothilde, MCF, Mathématiques
Montant Marie, MCF, Biologie
Montès Nicolas, MCF, Ecologie
Morizot Baptiste, MCF, Philosophie
Morizot Olivier, MCF, Physique
Mounien Lourdes, MCU, Biologie
Muller Magali, Direction Développement Durable
Nguyen Van Thé Lionel, MCF, Mathématiques
Olive Frédéric, MCF, Informatique
Papini Odile, PR, Informatique
Paraponaris Claude, PR, Sciences de gestion
Pech Nicolas, MCF, OSU/Mathématiques
Perez Thierry, Secrétaire Pédagogique, OSU Pythéas
Pernin Isabelle, MCF, Histoire
Petit Marie-Eléonore, ATER, Ecologie
Ploquin-Donzenac Sara, Agent administratif, Amidex
Portes Christelle, MCF, Sciences du langage
Pouvelle Bruno, IR, Biologie
Quatrini Myriam, MCF, Mathématiques
Querdray Adeline, Technicienne, Médecine
Queyroy Séverine, MCF, Chimie
Rabia Soraya, Enseignante, Droit
Ramaré Olivier, CR CNRS, Mathématiques
Regnier Laurent, PR, Mathématiques
Ridet Céline, BU lettres Aix
Rigat Stéphane, MCF, Mathématiques
Roche Anne, Emérite, Lettres Modernes
Roméas Pascal, MCF, Sciences du langage
Roubaud Marie-Christine, MCF, Mathématiques
Saikouk Kacem, MCF, Mathématiques
Sargolini Francesca, MCF, Biologie
Surace Elisabeth, PRAG, Service Langues
Talet Marina, MCF, Mathématiques
Taranto Pascal, PR, Philosophie
Tell Fabien, MCU, Neurosciences
Tellier Marion, PR, Didactique du FLE
Torres Magali, IE, Inserm
Troadec Gaëlle, doctorante, Sociologie
Truchet Bruno, MCF, Neurosciences
Valiente Jean-Claude, PR, IUT
Vaux Lionel, MCF, Mathématiques
Virey Jean-Marc, MCF, Physique
Vitagliano, Lectrice, Etudes romanes
Vittrant Alice, MCF, Sciences du langage
Voisin Sylvie, MCF, Sciences du langage
Wajs Lucas, secrétaire section des retraités-CGT AMU
Wharton Sylvie, PR, Scien

* « Nous membres du CHSCT convoqué en séance extraordinaire le 18 avril 2018 pour l’examen de la situation de sécurité dans le bâtiment 5 du site Saint Charles – IGH – au regard de son occupation par les étudiants, préconisons : au vu des événements qui se sont déroulés dans d’autres universités, et au vu des risques d’une intervention policière dans un Immeuble Grande Hauteur, nous préconisons d’éviter le recours à la force, pour une éventuelle évacuation du bâtiment.
Votes : 5 pour / 0 contre / 2 abstentions »

Violente intervention policière sur le CLSH de Nancy : nous n’accepterons pas de continuer à travailler dans ce climat de répression démesurée

Un tournant a eu lieu ce jeudi 3 mai sur le CLSH à Nancy : une charge soudaine et violente des forces de l’ordre sur une cinquantaine d’étudiants qui voulaient empêcher la tenue d’un examen à l’amphi K. Le président de l’université nous en a livré sa version. Nous regardons différemment les événements de ce jeudi en insistant sur le fait que la mobilisation étudiante contre la loi ORE qui organise la sélection en licence n’est pas un épiphénomène nancéien ou messin, mais qu’elle est largement en place dans les universités. Nulle part, les répressions des présidents n’arrêtent cette mobilisation. Nous avons récemment écrit que le président avait eu des réactions disproportionnées. Nous n’avons pas suffisamment insisté sur la fermeture du local libertaire du CLSH mercredi dernier, pourtant très significative et aberrante.

Ce local abrite trois associations depuis plusieurs années (Non Serviam, Genepi, et L’Associo). Contrairement à ce qu’écrit le président, qui semble bien mal connaître le CLSH, ces associations n’étaient pas parties prenantes dans la mobilisation contre la loi ORE. Pourtant, le local a été fermé à la hâte par quelques plaques après le « déblocage » du mercredi 25 avril. Pire, il a été vidé, ce qui a entraîné la perte de nombreuses archives et de nouveaux numéros prévus à la vente par l’association Genepi. Au moment d’expulser 19 jeunes mobilisés, jeudi dernier, tout a été bon pour vouloir effacer tout ce qui gêne au CLSH et reprendre autoritairement la main sur la vie du campus, y compris associative. Hier, des étudiants ont brisé les plaques pour réouvrir ce local, ainsi que la salle A028 qu’ils occupaient. Ils n’y sont pas allés de main morte, certes. Mais quel besoin le président avait-il de barricader ces locaux ? Nous l’avons déjà dit, par son attitude et son refus de considérer l’ensemble des parties impliquées dans le mouvement, le président participe pleinement de la tension actuelle.
A la suite de l’AG tenue sur le campus, les étudiants mobilisés ont lancé une action pour empêcher la tenue d’examens à l’amphi K. Cette modalité d’action n’est pas nécessairement la plus pertinente pour combattre la loi ORE, mais quiconque s’intéresse un peu à l’actualité dans les universités françaises en ce moment sait que la tension est vive sur de nombreux sites. Nancy n’est pas un cas isolé et il serait temps que le président en prenne la pleine mesure. En opposition à cette tentative d’empêchement des examens, les forces de l’ordre ont été appelées et ont mis en place un cordon isolant les étudiants mobilisés des étudiants allant passer leurs examens. Puis, sans semonce, ils ont chargé les étudiants mobilisés alors que ces derniers agissaient pacifiquement. Six étudiants ont été interpellés par la police dont cinq ont passé la nuit en garde à vue, d’autres ont été légèrement blessés, alors même qu’aucun d’entre eux n’avaient eu de comportement agressif envers le cordon policier.
Pouvons-nous accepter de tels agissements policiers dans une enceinte universitaire ? Pouvons-nous sérieusement penser que cette manière d’assurer la tenue des examens est légitime ? Pouvons-nous faire passer des examens à des étudiants tandis que d’autres se font charger dans le même temps et dans l’enceinte même de l’université ? Qui bloque l’université de Lorraine ?
Nous appelons de nouveau le président à renoncer à ces méthodes autoritaires en cessant de faire intervenir les forces de l’ordre au sein d’un site universitaire. Ainsi que nous l’avons dit lors de notre dernier communiqué, des préavis de grève sont déposés et nous appelons tous les collègues à arrêter leurs activités pédagogiques et administratives car il n’est pas tolérable de faire travailler des personnels et des étudiants dans un climat de répression totalement disproportionné.

CGT FERC SU, SNTRS-CGT (section Lorraine), SNESUP-FSU, SNASUB-FSU, SNPREES-FO, SUD-ÉDUCATION LORRAINE