Communiqué de la CNR : LE GOUVERNEMENT MENT ! L’avenir des « lignes secondaires » demeure menacé !!

LE GOUVERNEMENT MENT !
L’avenir des « lignes secondaires » demeure menacé !!

 

 

Dans sa conférence de presse du 26 février dernier, le Premier Ministre indiquait : « On ne décide pas la fermeture de 9 000 kms de lignes depuis Paris… » faisant ainsi allusion aux préconisations du
rapport SPINETTA. C’était là un tour de passe passe par rapport à la réalité et à ce qu’engage le gouvernement.

LA SITUATION ACTUELLE

Aujourd’hui 4 000 kms de voies ferrées (lignes secondaires) ne sont utilisées que par des trains de FRET desservant des installations agricoles ou industrielles.

Elles représentent 20% du FRET transporté par le Rail. Dans le cadre du contrat de performance liant l’État à l’EPIC SNCF, la SNCF ne participe déjà plus qu’à hauteur de 8,5% au financement des travaux
ferroviaires sur les lignes de maillage du territoire. C’est aussi là une des conséquences de la loi d’Août 2014 portant réforme du ferroviaire avec l’introduction de la règle d’or « maîtrise des investissements de SNCF Réseau ».

Dans le cadre des travaux prévus au niveau des CPER (contrats de Plan ETATMREGIONS) pour 2015-2020, certains Préfets annoncent qu’ils n’abonderont pas la contribution de l’État !!?

Dans le rapport qu’il a remis début février 2018 à la Ministre des Transports (ex-directrice de la stratégie de la SNCF de 2002 à 2007 !) Monsieur DURON sacrifie le report modal (transfert de la route vers le train), privilégie les investissements au niveau des nœuds ferroviaires et suggère de transformer les « petites lignes » en coulées vertes… à la campagne !!

M.SPINETTA s’est inspiré de ce rapport du Conseil d’Orientation des Infrastructures pour lui aussi proposer le transfert aux Régions de la gestion de 56 lignes et 190 gares… du moins celles qui financièrement le pourront !!

Cela dit, Messieurs DURON et SPINETTA n’ont rien inventé puisque lors d’une rencontre au premier trimestre 2017, la FNAUT (Fédération Nationale des Associations d’Usagers des Transports), l’AFRA (Association Française du Rail – opérateurs ferroviaires privés), l’UNECTO (opérateurs ferroviaires des lignes touristiques ) et l’association OFP (opérateurs ferroviaires de proximité) ont acté des convergences de points de vue pour transférer la gestion des « petites lignes voyageurs» aux collectivités locales.

Oui, à la CNR, nous disons que le gouvernement MENT éhontément comme d’ailleurs le Président MACRON lors de son interview télévisé de dimanche à propos de la SNCF, de lourdes menaces pèsent donc sur les 9 à 14 000 kms de voies ferrées qualifiées de « lignes secondaires » ou encore de « lignes de proximité ».

Nous en voulons encore pour preuve le décret n°2017L1556 du 10 novembre 2017 qui a pour objet « transfert de propriété du domaine public ferroviaire… ».

LA STRATEGIE D’ENFUMAGE DU GOUVERNEMENT

Le gouvernement sans l’avouer ouvertement souhaite confier aux Régions la gestion de ces « lignes secondaires » ainsi que des gares afférentes, sans dotation spécifique, pour leur faire porter la responsabilité de les fermer !

En se désengageant de la compensation du coût des péages TER, en ne finançant pas les régénérations et en ouvrant à la concurrence, l’État met fin à la péréquation et se désengage de son obligation d’aménagement du territoire !

Dans la grande majorité des territoires ruraux où le train est la seule alternative à l’automobile, fermer les lignes de proximité isolerait des populations déjà fortement impactées par la désindustrialisation et le chômage.

CONVERGENCE D’INTERETS ET CONVERGENCE DES LUTTES

En s’opposant à la casse du bien commun, au dépeçage d’un grand Service Public, les cheminots défendent l’intérêt général.

La CNR est à leurs côtés, les soutient et à sa place souhaite contribuer à l’élargissement du rapport de force pour mettre en échec la réforme MACRON d’inspiration TATCHERIENNE !

Elle invite ses comités, ses collectifs, l’ensemble de ses adhérents à amplifier la mobilisation et à interpeller les décideurs politiques et ce, à tous les niveaux !

USAGERS, CHEMINOTS, MÊME COMBAT !

Communiqué suite au CA du 24 avril 2018

NOUS SOMMES TOUS USAGERS DU TRAVAIL DES AUTRES : RÉSISTONS ET CONVERGEONS TOUS ENSEMBLE !

Après avoir porté de graves coups au Code du travail et aux garanties de tous les salariés avec et sans emplois, le président des riches s’attaque aux services publics, à la fonction publique et à ses agents. Au-delà des cheminots, ce sont l’Education nationale, la protection sociale, le droit au logement, à l’eau et à l’énergie,… qui sont attaqués. Bref c’est tout notre système social qui est remis en cause.

Cette politique suscite des résistances de plus en plus nombreuses mais qui restent juxtaposées. Par ailleurs pour réussir dans son entreprise, Macron essaie de dresser les victimes de sa politique les uns contre les autres et notamment les salariés du privé contre les agents publics. Pourtant tous sont usagers du travail des autres.

C’est pourquoi la Convergence, fidèle à sa démarche de convergence des acteurs, des luttes et des services publics qu’elle essaie de mettre en œuvre au quotidien dans les territoires, soutient et appelle à participer à toutes les initiatives (syndicales, associatives, politiques, de personnalités,… portées par des organisations, des citoyens ou des élus) qui peuvent aider à construire une convergence battant en brèche la division et la juxtaposition des résistances qui ne permet pas de faire face, avec l’efficacité suffisante, au rouleau compresseur de Macron contre l’ensemble de notre système social.

Notamment elle soutient toutes les actions de solidarité avec les cheminots auxquels Macron veut infliger, comme Margaret Thatcher l’a fait avec les mineurs britanniques, une défaite historique mettant à mal, en même temps qu’un des services publics indispensables pour l’égalité des territoires, l’esprit de résistance de toutes et tous.

La Convergence appelle enfin tous les usagers, les agents publics, les élus à s’opposer, à la casse voulue par Macron et à débattre ensemble des services publics dont ils ont besoin pour permettre l’exercice des droits fondamentaux que ceux-ci rendent accessibles à toutes et tous.

4 heures pour le Service Public : aujourd’hui et demain ? événement de Passerelles Lyon

Organisé par Passerelles Lyon, Réseau pour l’action et la réflexion pluraliste des gauches, des mouvements sociaux

On en parle ensemble à la Mairie du 1er arrondissement (2 Place Sathonay, 69001 Lyon)
Le 20 avril, 18h – 22h !

« Le Service Public correspond aux besoins humains sociaux, environnementaux, culturels. Il est un droit pour tous les citoyens, un outil de coopération créative entre usagers et personnels, de démocratie continue. Il constitue ainsi le socle d’évolution de notre société ».

Avec la participation de :
– Michel Jallamion, président de la Convergence nationale des services publics : le service public, situation politique et perspectives de lutte
– Vincent Bollenot, membre d’Acrimed : le Service Public, vision Politico-médiatique

Deux ateliers pour débattre :
Atelier 1 : « Du coté des agents »
Travailler pour le service Public, pourquoi ? et comment ?
Conditions de travail et souffrance au travail
Quel avenir pour le.s statut.s ?
Quels services publics pour demain ?

Atelier 2 : « Du coté des usagers »
Quels besoins de Service pour quels usagers ?
Quel fonctionnement ? Place de la délégation de service public ?
Place et rôle des usagers, aujourd’hui, demain ?
Quels nouveaux services imaginer et construire ?
avec la participation de responsables syndicaux, associatifs et politiques.

Buffet tiré du sac en fin de soirée

Défendre l’accès aux soins à Fécamp

SAMEDI 7 AVRIL

Manifestation pour l’accès aux soins
Madame, Monsieur,
Le collectif « Un médecin pour chacun » s’adresse aujourd’hui à
vous pour vous demander de vous associer à la manifestation
qu’il organise ce samedi 7 avril afin de remettre aux conseillères
régionales de notre territoire la pétition que des milliers d’entre
vous ont signé pour réclamer que Fécamp conserve son statut de zone médicale déficitaire… et conserve les subventions desti-
nées à favoriser l’installation de jeunes médecins

Décidée dans la plus grande opacité au mois de décembre dernier
par l’Agence Régionale de Santé, l’exclusion de Fécamp des zones médicales déficitaires s’est faite alors même que notre terri-
toire a perdu 9 médecins pour seulement 3 nouvelles installa-
tions depuis 2012, date du dernier classement de l’ARS. Plus Fécamp perd de médecins et moins elle est déficitaire ? Et les
perspectives d’avenir sont inquiétantes, 9 de nos médecins généralistes ayant déjà ou allant bientôt atteindre l’âge de la re-
traite

Les chiffres de l’ARS sont donc complètement aberrants et sa dé-
cision de déclasser Fécamp est totalement injuste au moment où
des centaines de familles, de malades n’arrivent pas à trouver de
médecin
Venez nombreux pour défendre Fécamp et l’accès à des soins de
qualité pour tous !

Belle soirée à Arc-les -Gray le 4 avril 2018

Belle soirée débat à Arc les Gray hier soir, très nombreuse participation malgré un temps très mauvais.

La mobilisation reste très forte pour conserver les urgences de Gray et refuser l’accueil de soins non programmés : tout le secteur est mobilisé, élus, personnels, populations, syndicats…

Belle intervention, précise et détaillée de Claudy DUBAN (comité de Gray) sur la spécificité de la lutte, l’état de la mobilisation, la poursuite du blocage du Conseil de surveillance, le renforcement des convergences locales et surtout belle description de ce qu’est un hôpital local, comment il fonctionne et comment il sert de vraie pivot pour assurer la vie locale et notre droit à une santé de proximité.

Pour la CN, la Convergence et avec le salut de l’AMUF, Michel du Comité de vigilance 70 a plus axé

– sur la défense de tous les services publics et de l’aménagement égalitaire du territoire

– sur l’importance du triptyque population, élus, personnels… si on veut gagner

– sur l’importance des urgences autant pour l’hôpital que pour la ville et pour tout le secteur géographique

– sur la vraie cause de la crise des urgences : le manque de personnels spécialisés, le manque de lits en aval…

– sur la nécessité de multiplier les axes de mobilisation et de lutte (juridique, manif, actions auprès des collectivités…)

– il a insisté sur notre ébauche de regroupement national (Arc les Gray le 21 mars) avec une dizaine de comités directement concernés (fiche à jour ci-joint des problèmes sanitaires essentiels en Bourgogne Franche Comté) : actions auprès de l’ARS, de la Région…

– il a rappelé l’importance de la 29° Rencontre de Lure : une forte délégation de Gray y est attendue.

 

Tract du Comité de vigilance pour le maintien des services publics de proximité de Lure et de Luxeuil

NOTRE SANTÉ NOUS APPARTIENT.

Les choix restrictifs de l’État et des ses agences (ARS) et les projets régionaux de santé (PRS) ne répondent pas aux besoins des personnes et des territoires et n’empêchent pas la catastrophe sanitaire qui vient, au contraire !

 

Lors de sa Rencontre régionale d’Arc les Gray le 21 mars, la Coordination nationale des comités de défense des hôpitaux et maternités de proximité a réuni une dizaine de comités de Bourgogne Franche Comté et a évoqué le cas d’une trentaine de localités (fiche récapitulative des problèmes de santé ci-jointe). La désertification médicale forte dans notre région, et particulièrement dans les départements de l’Yonne, de la Nièvre, du Jura et de la Haute Saône, a été pointée du doigt. Hormis la proximité des deux CHU de Dijon et Besançon, toute la région manque de médecins généralistes et spécialistes.

Parmi d’autres décisions de regroupement et d’actions :

1- volonté de rencontrer l’ARS avec une délégation commune des comités et d’élus qui les soutiennent

2- volonté de rencontrer la Région de BFC avec une délégation commune des comités et d’élus qui les soutiennent

3- URGENT : appel à toutes les collectivités, associations, syndicats… à refuser le Plan Régional de Santé (PRS) au nom de 3 raisons majeures:

– Il ne met pas au premier plan le  Respect de l’égalité des personnes et des territoires pour une santé de qualité et de proximité. Nos besoins doivent primer face aux considérations administratives et financières et à la gestion de la pénurie en personnels.
Il continue à détruire nos structures sanitaires en fermant ou  réduisant des services (6 urgences par exemple en BFC !) : nous demandons l’Arrêt de toutes les fermetures de services et le renforcement des sites hospitaliers de proximité, pour mieux répondre aux besoins des populations. La proximité est pour nous un gage de qualité, de sécurité,d’économie et de choix écologique (limitation des déplacements) et la garantie d’une santé plus humaine car plus proche des personnes.
Il ne fait pratiquement rien pour Revoir la démographie médicale et pour contrer la désertification car il ne met pas en cause le numerus clausus et la liberté d’installation pour placer les professionnels là où il y a des besoinsen postes vacants dans les hôpitaux ou dans les territoires.

Comme partout en France les PRS,même s’ils présentent des aspects positifs ou intéressants, ne répondent pas aux vrais besoins de la santé des populations et des territoires.

4- URGENT : appel à tous les membres des Conseils de Surveillance de contester la mauvaise politique sanitaire et les mauvais choix concernant leurs établissements en boycottant l’institution ou en s’en servant pour populariser nos demandes.Certes ces Conseils depuis la loi Bachelot ne disposent plus de vrais pouvoirs décisionnels, mais si on bloque leur tenue, nous avons en nos mains un bel outil de dénonciation médiatique. Nos amis de l’hôpital de Gray, en ne réunissant pas leur Conseil de surveillance, gênent considérablement l’institution et surtout font mieux passer leur message. Bravo à eux.

 

 

Cri d’alerte de NSED distribué le 7 avril

L’accès aux soins de proximité

Ce que nous voulons :
– l’accès aux soins pour toutes et tous, partout et à tout instant.
Ce que nous refusons:

– toutes les mesures qui tendent à la sélection, à la stigmatisation et à l’exclusion des patient-es,

– les franchises et autres forfaits,
– les dépassements d’honoraires,
– le déremboursement des médicaments,
– les restrictions croissantes sur les Affections de Longue
Durée (ALD) telle que l’hypertension artérielle sévère,
– les restrictions sur la Couverture Maladie Universelle
(CMU) et l’Aide Médicale d’Etat (AME).
Un service public présent partout et efficace
Ce que nous voulons:
– un système public de santé (incluant les soins primaires,
la prévention, l’information, la lutte en amont contre les
causes des maladies), un secteur médico-social et social
public et associatif, développés partout, dotés de moyens suffisants pour répondre aux besoins de toutes les populations présentes sur le territoire, y compris les immigrés, avec ou sans papiers,

– un service public de l’hébergement d’urgence et du logement, sans conditions d’accès ni restrictions aucune, pour un droit universel,
– un secteur hospitalier public assurant l’accès à des soins de qualité et de proximité en coordination avec l’ensemble des professionnel-les de santé et toutes les parties concernées,

– le maintien et le développement des structures de proximité: centres de santé, centres d’IVG, centres médico-psychologiques, centres d’accueil d’urgence …,

– un plan d’urgence pour la médecine scolaire, la médecine
du travail et la Protection Maternelle et Infantile ( PMI),
– un secteur psychiatrique public coordonnant et assurant
la continuité des soins,

– un vaste plan de formation initiale et continue dans le sa-
nitaire et le social sous responsabilité publique sans numérus clausus,

– l’augmentation du nombre de professionnel-les de la san-
té et du social, qualifié-es et rémunéré-es en conséquence et un recrutement à la hauteur des besoins,

– l’exigence d’une répartition équilibrée des professionnel-
les sur tout le territoire,

– une recherche publique indépendante,

– une politique publique du médicament intégrant la re-
cherche, la production et le contrôle.

Ce que nous refusons:
– la dégradation de la qualité des soins,
– les suppressions d’emplois, les suppressions d’activités, les
fermetures de services, les regroupements autoritaires dans
tous les secteurs de la santé, du médico-social et du social,

– le démantèlement de la psychiatrie publique et toute ins-
trumentalisation sécuritaire de celle-ci,

– l’application de critères de rentabilité financière à l’hôpital et dans tous les établissements,
– la privatisation des activités et des établissements,
-les partenariats public-privé.

Un financement solidaire

Ce que nous voulons:
-une protection sociale solidaire, ouverte à toute la population,
– la réaffirmation du principe « chacun cotise selon ses
moyens et reçoit selon ses besoins »,
-la prise en charge des soins, de la perte d’autonomie et
de la prévention à 100% par la sécurité sociale avec tiers
payant intégral,
Ce que nous refusons:

– tout transfert de prestations de l’assurance-maladie obli-
gatoire vers les complémentaires/assurances privées,

– les exonérations de la part patronale des cotisations sociales,
– les enveloppes budgétaires fermées, le paiement à l’acte
et la tarification à l’activité (T2A).

La démocratie

Ce que nous voulons:
– des lieux d’expression des besoins, d’élaboration et de suivi des projets, au plus près des populations associant citoyens-nes/usager-ères, professionnels-les, élus-es, sur un plan d’égalité,
– une réelle représentativité des citoyens-nes/usager-ères, des personnels et des élus-es dans les instances décision-
nelles à tous les niveaux,

– le retour à l’indépendance de la Sécurité Sociale avec
l’élection de ses administrateurs-trices.
Ce que nous refusons:

– le tout pouvoir autoritaire des Agences Régionales de San-
té et de la Haute Autorité de Santé,

– les nouvelles gouvernances,
– le découpage arbitraire des territoires de santé
– les concentrations hospitalières et médico-sociales.
C’est pour tout cela que nous exigeons :

– l’arrêt immédiat de toutes les fermetures et restructura-
tions contraires aux besoins de la population,

– une loi de Santé Publique démocratiquement élaborée
prenant en charge les besoins de santé de la population sur
tout le territoire
– une loi spécifique pour le secteur de psychiatrie publique
Nous nous opposons :

– à la « loi de modernisation du système de santé » et de-
mandons l’abrogation de la loi Hôpital Patient Santé Terri-
toire (HPST) dont elle est l’aggravation,

Nous nous engageons :
– à la reconquête d’une Sécurité Sociale indépendante et
solidaire

NOTRE SANTE EN DANGER
Socle commun

Depuis des années les suppressions de lits, les fermetures de maternités, de services et d’hôpitaux, la diminution des personnels médicaux et paramédicaux, mettent en péril l’accueil et le soin des patientes en milieu hospitalier.
Depuis des années, la pénurie organisée des personnels de santé, médecins, orthophonistes, kinésithérapeutes…, les restructurations des structures publiques de santé et du médico-social créent de véritables déserts sanitaires.
Depuis des années, les franchises (consultations, médicaments…),
les dépassements d’honoraires, la multiplication des frais annexes
(parking, chambre seule, hôtel…) font que la santé coûte de plus
en plus cher à tout un chacun.
Depuis des années on nous persuade que la Sécurité sociale n’est
pas la marque d’une avancée considérable dans la vie de chacune, mais un immense gouffre financier : gouffre creusé essentiellement par les exonérations de cotisations, sans contrepartie aucune et par les fraudes des plus grosses entreprises

Aujourd’hui, le gouvernement poursuit la politique d’étrangle-
ment financier de l’hôpital public et les fermetures de lits et deservices hospitaliers.
Aujourd’hui, le gouvernement préconise le développement de
l’ambulatoire avant tout pour des raisons d’économies alors même
que se développe la pénurie de professionnelles de santé en ville.
Aujourd’hui, le gouvernement s’appuie sur la dégradation de
notre système public de santé, pour préconiser une « refonte en
profondeur », comprenez privatisation et rentabilisation.

Aujourd’hui, nous sommes arrivés à un point de rupture. Les usa-
geres les personnels doivent se faire entendre pour défendre une politique de santé publique qui réponde aux besoins et qui ne soit plus guidée uniquement par la rentabilité et l’austérité, parce que la santé est un droit et pas une marchandise.

ALERTE SUR LA SANTE !

1,6 milliards de coupes budgétaires pour l’hôpital public en 2018.
Hôpitaux menacés : Juvisy, Longjumeau, Orsay, Garches, Jean Verdi

Maternités fermées en 2017: Apt, Decazeville, Die, Cosne-sur-Loire, Oloron,Roubaix, Saint-Jean-D’angély, Villefranche-de Rouergue…

Maternités menacées en 2018:
Bar-le-Duc, Bernay, Creil, Pithiviers, Hyères, Clermont-de-l’Oise, Saint-Chamond, Châteaudun, Saint-Claude,…

Services d’urgence menacés en 2018:Carmaux, Clamecy, Condom, Decize, Gray, Moûtiers, Paimpol, Tonnerre, …

Aujourd’hui, défendre la santé et l’accès aux soins, doit être l’affaire de toutes et tous, personnels et usagers

Pour un retour à une distribution efficace du courrier dans le canton de Givet

À l’attention : du Délégué régional du groupe La Poste pour la région Grand Est

Le 20 mars dernier, la distribution du courrier dans le canton de Givet a connu une réorganisation en profondeur. Le tri du courrier est désormais effectué à plus de 50 kilomètres, à Maubert-Fontaine, par des agents qui ne connaissent pas le territoire. Cela engendre de nombreuses erreurs de tri qui nuisent au travail des facteurs de Givet et aux usagers dont certains n’ont reçu aucun courrier pendant 5 jours !

Par ailleurs, cette réorganisation de la distribution a dégradé les conditions de travail des facteurs qui effectuent désormais leurs tournées de 08h50 à 12h30 et de 13h15 à 16h15, avec une pause méridienne obligatoire non rémunérée. En une semaine, cette situation a entraîné 3 accidents du travail et 2 arrêts maladie !

Enfin, le nouveau système de distribution entraîne un mécontentement très fort de la population, qui reçoit son courrier beaucoup plus tard qu’avant. Les usagers sont donc désormais dans l’impossibilité de répondre dans la journée lorsqu’il ont reçu un pli traitant d’un sujet urgent.

Pour mettre fin à cette dégradation de la distribution du courrier dans le canton de Givet, je demande donc à la direction régionale de la Poste de bien vouloir prendre en compte le mécontentement de la population locale et des facteurs de Givet.
Je lui demande également d’ouvrir des discussions avec les facteurs afin de trouver une solution qui permette de revenir à une distribution efficace du courrier dans le canton de Givet.

Signer la Pétition : www.mesopinions.com/petition/social/retour-distribution-efficace-courrier-canton-givet/41572

Pour une hydroélectricité publique !

La mise en concurrence des concessions des installations et barrages
hydrauliques :un nouveau coup de force du gouvernement Macron
Le gouvernement en marche forcée vers la privatisation des concessions hydrauliques

La loi de transition énergétique d’août 2015 a confirmé le principe de la mise en
concurrence des concessions hydrauliques exigée par l’UE. Jusqu’à maintenant, cette
disposition qui est la négation du service public français de la production hydroélectrique
et soulève des oppositions de tous côtés n’a pas été appliquée. Le gouvernement veut

la mettre rapidement en place. Contrairement à ce qu’il affirme, cela n’a rien d’obligatoire, ni d’urgent. La Commission européenne n’a fixé aucun calendrier. Il n’y a donc aucune obligation à devancer des exigences que certains pays européens, tels l’Allemagne, l’Autriche et le Portugal, ont refusé d’appliquer.

La France est le deuxième pays d’Europe, après la
Norvège par le nombre de barrages qu’elle possède
et par le volume de sa production d’électricité
d’origine hydraulique. L’hydraulique constitue la seule
source d’énergie renouvelable, pilotable à tout
instant et non intermittente. En outre, les
installations hydrauliques réversibles, dites STEP
(Station de transfert d’énergie par pompage),
représentent actuellement l’unique outil de
stockage de l’électricité produite par l’éolien et le solaire
qui constituent des sources intermittentes
d’énergie et donc non pilotables.
On mesure donc l’importance stratégique du réseau
hydraulique français pour la réussite de la transition
énergétique et dans la lutte contre le dérèglement
climatique.
Outre la production électrique, ce réseau d’ouvrages hydrauliques joue un rôle primordial dans l’approvisionnement en eau, l’irrigation, la régulation des cours  d’eau voire le tourisme (aménagements de plans
d’eau).
La loi de 1919, toujours en vigueur, stipule qu’en
France, l’eau appartient à l’État : « Nul ne peut
disposer de l’énergie des marées, des lacs et des
cours d’eau, quel que soit leur classement, sans une
concession ou une autorisation de l’État ».
Les installations de moins de 4,5 mégawatts
(équivalente à 4 500 petits radiateurs) sont sous le
régime de l’autorisation. Tous les grands barrages
sont sous le régime de la concession : l’État

concède l’usage des installations et les concession-
naires encaissent les revenus.

En 1946, la nationalisation du secteur hydraulique
a permis à la France d’assurer un accès de tous les
citoyens à l’électricité quel que soit leur lieu de
résidence par la mise en œuvre d’une politique
planifiée d’aménagement du territoire. Elle a permis
également la mise en œuvre du développement de
ce secteur économique et de satisfaire les besoins
croissants en énergie par l’équipement d’un grand
nombre de sites hydrauliques. Cette politique garantit
en outre une tarification identique pour toutes
et tous, à travers la « péréquation » et les « tarifs
réglementés », quelle que soit la distance par
rapport au lieu de production.
Le statut des agents EDF, créé à cette date, est l’un
de ceux qui a apporté d’importantes avancées
sociales dont bien d’autres professions ont bénéficié
par la suite.
Au fil du temps, les forces libérales à l’œuvre au niveau européen et avec l’aide active des gouver-
nements français, n’eurent de cesse de remettre en  cause les acquis de la Libération et le service public :
fin du monopole d’EDF (2000), éclatement d’EDF en de nombreuses sociétés, transformation du
groupe en société anonyme (2004), multiplication des externalisations de services confiés à des entre-
prises privées, abandon de la clause de préférence en faveur d’EDF lors du renouvellement des concessions (loi Borloo 2006 et décret 2008).

Et la Commission européenne prétend interdire à
EDF de postuler pour l’obtention de ces concessions !

Rappelons quelques faits. Il est donc urgent d’agir pour bloquer ce dispositif de spoliation d’un bien public !

Dans le département de l’Isère, en réaction au bradage de ce bien public, un collectif de
défense s’est constitué en 2011. Il a lancé une pétition (*), plus que jamais d’actualité. À ce jour, cette pétition a reçu plus de 5 000 signatures. Faites la signer massivement.
Ce collectif de défense des barrages (collectifdefensebarrages@laposte.net) s’associe
pleinement à l’initiative du dimanche 8 avril 2018…

… où une chaîne humaine se formera au barrage du Sautet
(Isère) pour s’opposer au bradage du patrimoine hydraulique de notre
pays.
Rendez-vous sur le barrage à 12h30 ou à 10h15, place de
la gare de Grenoble pour un départ en covoiturage.

Le coup de force actuel apparaît donc comme
l’acte ultime du démantèlement programmé de
ce service public !
Si l’ouverture à la concurrence des concessions
prenait effet, ce serait un secteur clé de notre
économie qui échapperait à la souveraineté de notre
pays.
L’attribution des concessions aux candidats ne se
ferait pas selon des critères de cohérence de la
production et des besoins en eau, c’est à dire
par vallée, mais en fonction d’un prétendu équilibre
financier entre les concessionnaires privés qui sont à
l’affût depuis quelques années. Car la « rente
hydroélectrique » est d’au moins 1,25 milliard
d’euros par an et l’électricité produite par les barrages
est de loin la moins coûteuse : de 20 à 30 euros le
mégawatt-heure. C’est ainsi que le barrage du

Monteynard pourrait être séparé des autres ouvra-
ges de la vallée du Drac !

Les échanges d’électricité avec nos voisins
(exportations, importations) sont possibles par
l’interconnexion des réseaux à l’échelle européenne.
Ils sont régis essentiellement par les impératifs du

marché de l’électricité, sur lequel le prix du kilowatt-
heure peut fluctuer dans des proportions consi-
dérables d’une heure à l’autre, selon les besoins

de consommation. Si les concessions hydrauliques
tombaient dans les mains du privé, la souplesse
exceptionnelle de la ressource serait mise au service

de la maximisation du profit sur le marché ouest-
européen de l’énergie. La sécurité de l’appro-
visionnement s’en trouverait fortement compro-
mise. Et tout le système de régulation des prix serait abandonné… les tarifs exploseraient.

(*) https://www.petitions24.net/contre_louverture_a_la_concurrence_des_ouvrages_hydroelectriques