Le Programme Action Publique 2022 contre les services publics

Le Programme Action Publique 2022 / CAP 22 a été lancé par le 1er ministre E. Philippe en octobre 2017. L’enjeu est clair : « accompagner rapidement la baisse des dépenses publiques avec un engagement ferme : réduire de trois points la part de la dépense publique dans le PIB d’ici 2022. »
Pour cela la destruction des services publics est au programme : « Cela pourra notamment conduire à proposer des transferts entre les différents niveaux de collectivités publiques, des transferts au secteur privé, voire des abandons de missions. »
Pour E. Macron, peu importe les besoins des citoyens et l’aménagement équilibré du territoire ; les économies et les besoins de rentabilité financière priment sur tout le reste.

Tous les services publics sont visés

Pour les activités qui ne peuvent dégager suffisamment de profits, c’est la perte de proximité et de qualité du service qui est visée, au nom de la baisse des dépenses publiques.
Pour les activités rentables c’est la privatisation, c’est-à-dire le transfert d’une activité socialisée à la sphère marchande.
Poste, SNCF avec l’ouverture à la concurrence, Énergie, fermetures et mutualisations à l’hôpital, EHPAD, Éducation nationale, Recherche, Logement social, Culture…Pas un service public n’y échappe ! Le récent épisode neigeux a pourtant montré les conséquences pour les usagers des « économies » réalisées sur l’entretien du réseau ferré et les moyens de la DDE.

Les collectivités territoriales aussi

Dès 2018, les collectivités territoriales seront mises sous tutelle financière de Bercy par des « contrats » leur imposant des suppressions de services, notamment sociaux, et des réductions de personnels.
La réorganisation de la région parisienne qui se trame vise le même objectif : en supprimant les conseils départementaux de la petite couronne, le gouvernement veut voir disparaître des services publics, des postes de fonctionnaires et éloigner les citoyens des lieux de décision.

La démocratie bafouée

De concertations bidons, en forums confidentiels entre amis, le gouvernement communique beaucoup, fait, presque chaque jour, de nouvelles annonces mais ne débat pas de ses projets. Les attaques contre le statut général des fonctionnaires et les statuts particuliers sont confirmées : développement du salaire au mérite, recrutement amplifié de non-titulaires, suppression de 120 000 postes de fonctionnaires (70 000 dans la fonction publique territoriale et 50 000 dans la fonction publique de l’Etat) à la seule fin de parvenir à 60 milliards d’euros d’économie sur le
quinquennat.
Le statut général, fondé sur les principes de responsabilité, d’égalité, de responsabilité et gage du haut niveau de qualification des personnels protège les citoyens et les citoyennes en leur assurant un traitement égal et impartial. C’est pourquoi nous, usagers des services publics, sommes tous concernés et voulons un plan de titularisation des non-titulaires.

Ce que nous exigeons

Convergence s’oppose à ces projets gouvernementaux. Ils ne doivent pas voir le jour.
Nous voulons les mêmes services de qualité et de proximité, déterminés démocratiquement, sur tout le territoire français et le remboursement des soins médicaux à 100 % par la Sécurité sociale.
Nous entendons travailler à l’amélioration de nos services publics et construire avec les personnels, les usagers et les élus, le service public du XXIème siècle.
Convaincus que ces objectifs nécessitent l’assentiment et la mobilisation de toutes et tous, nous engageons un grand débat populaire en invitant nos concitoyen-e-s à remplir un questionnaire disponible sur notre site www.convergence-sp.fr.

Nous appelons toutes les associations et organisations qui se reconnaissent dans ces objectifs à le relayer le plus largement possible pour qu’il contribue à créer un élan pour les mobilisations qui seront indispensables.
Le 24 mars à la Bourse du Travail de Paris la Convergence appelle l’ensemble des organisations syndicales, associatives, politiques, les collectifs et les coordinations qui le souhaitent à établir collectivement les moyens d’actions pour participer à la contre-offensive pour la défense, le développement et la démocratisation des services publics. A cette occasion une
première analyse des réponses à ce questionnaire sera effectuée.
• Convergence organisera une initiative nationale à la fin du printemps qui conclura une campagne de réunions locales, dont la 1ère se tiendra à Tours le 7 avril,
• Convergence apporte son plein soutien à la journée de mobilisation, de grève et de manifestations des fonctionnaires du 22 mars à l’appel de l’intersyndicale fonction publique CGT, FO, FSU, Solidaires, CGC, CFTC, FAPT.
Pour que vive le service public, associations, syndicats et organisations politiques travaillons ensemble pour mobiliser les usagers, les personnels et les élus !

Rapport Spinetta : une déclaration de guerre contre le service public ferroviaire !

Sans étonner vraiment, au vu des orientations clairement anti-ferroviaires et
ultra-libérales du gouvernement qui l’a commandité, le rapport de M. Jean-Cyril Spinetta
sur le système ferroviaire français présente des préconisations scandaleuses, à l’opposé
du développement du service public ferroviaire sur tout le territoire que prône la
Convergence Nationale Rail.

Rentabilité financière / Concurrence contre service public et aménagement du
territoire

Ce rapport repose sur une vision malthusienne du transport ferroviaire, refusant toute perspective de report modal de la route et de l’aviation vers le rail, alors qu’il s’agit d’une nécessité urgente pour des motifs tant écologiques que sanitaires. La priorité est encore donnée à la rentabilité financière, allant même au-delà des injonctions inacceptables de dérégulation du service public par l’Union Européenne. Pourtant, la concurrence dans les transports est totalement faussée en faveur de la route, qui bénéficie d’une large majorité des investissements publics, ou de l’aviation dispensée de taxes sur le kérosène et dont les compagnies à bas coût sont massivement financées par des subventions publiques… L’abandon de lignes dites secondaires, dont la faible fréquentation provient presque toujours d’une politique de sabotage délibérée (au demeurant, M. Spinetta propose-t-il de fermer les routes secondaires parce qu’y circulent beaucoup moins de véhicules que sur les autoroutes ?) constituerait une aberration pour l’aménagement du territoire, elle favoriserait le déclin de nombreuses régions rurales.

La casse du fret ferroviaire se poursuit

La filialisation du fret ferroviaire que demande le rapport aggraverait la situation très préoccupante de cette activité essentielle d’un point de vue écologique mais aussi économique, alors que le fret est déjà malade de l’ouverture à la concurrence qui n’a fait qu’accroître le transfert modal vers les camions Mais malgré cet échec flagrant des thuriféraires de la concurrence à tout va, confirmé par la situation catastrophique qu’a connue le rail britannique à la suite de la privatisation tatchérienne, mais aussi, en France, par le démantèlement néolibéral d’anciens services publics comme France Télécom ou la Poste, le rapport Spinetta oppose les travailleurs du rail aux usagers, dont les intérêts convergent pourtant.

Le statut des cheminots : obstacle au démantèlement de la SNCF

Le statut protecteur des cheminots constitue un facteur essentiel d’un engagement de service public, alors que des salariés sous contrat sont sous les ordres directs d’actionnaires mus par la rentabilité. En transformant la SNCF en société anonyme n’embauchant plus les cheminots sous statut, on renforcerait la politique d’investissements capitalistiques dans le monde entier (mais pas dans les activités ferroviaires en France) de son actuel président Pépy, l’homme qui n’a jamais aimé le train, célèbre pour vouloir montrer que les autocars peuvent être meilleurs que ses trains, et l’auto-concurrence délétère consubstantielle de l’abandon du rail (liaisons Ouibus déficitaires parallèles aux lignes ferroviaires) : les passagers des trains n’en tireraient aucun avantage, ils doivent donc refuser le chantage démagogique présentant les prétendus privilèges des cheminots comme l’une des causes des tarifs élevés ou des dysfonctionnements de la SNCF.

La dette du système ferroviaire : une dette d’Etat

Cette dette, pour laquelle les cheminots et les usagers n’ont aucune responsabilité, doit être reprise de façon intégrale et immédiate par l’État, et ce sans aucune contrepartie. La SNCF a besoin non pas d’une nouvelle purge et restructuration capitaliste, mais d’un plan pluriannuel de créations d’emplois statutaires aussi bien dans la conduite, la maintenance de l’infrastructure et du matériel roulant, l’accompagnement des trains, les gares etc. Elle a besoin non pas des sirènes du marché, qui n’a jamais apporté de bénéfices qu’aux actionnaires, mais pas aux usagers des services publics
démantelés par lui, mais d’un retour aux principes du service public, notamment l’équité des citoyens sur tout le territoire, qui a besoin d’être irrigué par un réseau ferroviaire dense, maillé et modernisé. La France a besoin d’une politique de report modal volontariste vers le rail pour lutter contre la pollution mortifère engendrée par le tout-routier et respecter ses engagements en matière de réduction d’émissions de gaz à effet de serre.
Le rapport Spinetta constitue une déclaration de guerre contre le service public et contre le chemin de fer. La Convergence Nationale Rail assumera toutes ses responsabilités pour empêcher qu’il ne s’applique et appelle d’ores et déjà usagers, cheminots, citoyens, écologiques et progressistes à lui résister à ses côtés.

Paris, le 16.02.2018
Contact presse : Didier Le Reste (06 08 03 91 82)

Jaurès et l’actualité

Organisé par le Mouvement de sauvegarde et de promotion des services publics de Sud-Gironde. Conférence de Jean-Pierre Fourré, ancien vice-président de l’Assemblée nationale en salle des mariages de Saint Macaire(33).

Jean Jaurès professeur, Député du Tarn est assassiné le 31 juillet 1914 car il dénonçait ce qui allait devenir « La grande boucherie » et que la bourgeoisie a appelé « La grande Guerre ». Il n’a pas été qu’un pacifiste, il fut aussi un combattant pour la justice sociale soutenant la lutte des mineurs de Carmaux et la mise en place de la verrerie ouvrière d’Albi. Jean Jaurès, référence pour aujourd’hui, a marqué notre histoire par son parcours de philosophe et d’homme d’action. Mais que retient-on aujourd’hui de Jean Jaurès ? Peu de choses à vrai dire. On aperçoit parfois son nom au détour d’une rue, à l’entrée d’un collège. On a un vague souvenir de son rôle politique, mais au-delà…l’homme, son idéal, son action ? A l’heure de la sur-médiatisation et de la casse des conquêtes sociales, sensible aux aspirations de l’être humain, Jean Jaurès saurait-il imposer le débat d’idées.

Défense des bureaux de poste de la Mayenne

Collectif départemental de défense et de développement des  Services Publics de la Mayenne
Communiqué de presse

Les militants et les organisations membres du collectif sont engagés dans la bataille pour empêcher la casse du service public postal particulièrement attaqué par la politique des dirigeants de la Poste :
fermetures annoncées de Bazouges et de Port Brillet, des bureaux menacés de fermeture comme ST Pierre la Cour et Montsurs et une diminution d’horaires d’ouverture pour les bureaux de Pré en Pail, Villaines, Cossé le Vivien et Renazé…..
Grâce à l’intervention d’élus, de syndicats, des décisions de fermeture sont repoussées comme par exemple à St Pierre la Cour ou encore les 3 bureaux sur Laval.
Côté communication, les organisations syndicales, les citoyens et le personnel apprennent par la presse que leur bureau de Poste va fermer ! C’est un total mépris pour les usagers!

Toutes ces fermetures ne sont pas justifiées : le groupe La Poste fait des bénéfices , 840 millions d’euros en 2016, il a touché presque un milliard d’euros avec le CICE (crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi)
Les bureaux que la Poste veut fermer sont utiles aux habitants, dont les personnes âgées  et les commerçants. C’est particulièrement vrai à Bazouges-Chateau Gontier. où le CDSP 53 a organisé une première réaction.
La fermeture de ce bureau est particulièrement incompréhensible : en quelques jours, notre pétition a été signée par plus de 1000 personnes.
A notre demande le collectif a été reçu par :
Madame Géraldine Bannier députée, Monsieur Philippe Henry maire de Chateau-Gontier, Monsieur Alain Dilis Président de l’association des maires et adjoints de la Mayenne
Nous avons rappelé nos revendications :

-Oui à un service public postal de proximité au service de toute la population
-Aucune fermeture de bureaux (dont Bazouges) ne sont justifiées
-Maintien des bureaux de poste de plein exercice pour que tous les services -courrier,bancaire…- soient rendus
-Non à un service bas de gamme où on ne peut faire que 5% des opérations possibles dans un vrai bureau
Ces élus reconnaissent la nécessité de maintenir les bureaux de poste, mais considèrent qu’ils ne peuvent pas faire grand chose face aux dirigeants de la Poste.
Malgré sa demande le CDSP53 n’a toujours pas été reçu par la direction de la Poste.
Le CDSP 53, n’accepte pas ce fatalisme et va continuer et amplifier des actions, avec la volonté de rassembler, pour faire reculer la Poste.
Les services publics sont particulièrement attaqués par la politique du gouvernement et du Président Macron et pourtant, les inondations récentes le prouvent, les services publics et les fonctionnaires sont indispensables au Vivre Ensemble, ils sont porteurs de l’intérêt général en permettant l’accès à tous et toutes à des biens communs, ils participent au développement économique et social ainsi qu’à l’aménagement du territoire.

Fait à Laval le 5 février 2018

Appel à mobilisation des enseignants, des étudiants, des lycéeens et des parents d’élèves

Les organisations FSU, FNEC FP-FO, FERC CGT, SUD Education, SGL, Solidaires étudiant-e-s, UNEF, UNL, UNL-SD, ASES et SLU se sont rencontrées au soir de la grève et des manifestions du 1er février à laquelle elles ont appelé.

Elles se félicitent de la réussite de la mobilisation (20 000 manifestant.e.s : lycéen.ne.s, professeur.e.s du second degré et du supérieur, étudiant.e.s dans toute la France, parents d’élèves) préparée par des assemblées générales nombreuses dans les universités et les lycées.

Après cette première étape il s’agit maintenant de poursuivre et d’amplifier la mobilisation.

Nos organisations déplorent le recours à la violence par certains membres des forces de l’ordre devant certains lycées et à Jussieu notamment, alors que toutes les manifestations se sont déroulées dans le calme. Le droit des lycéen.ne.s et des étudiant.e.s de se réunir, de s’organiser et d’exprimer leurs opinions est garanti par la loi. Il doit être respecté et protégé.

Les personnels, les étudiant.e.s, les lycéen.ne.s n’acceptent pas la mise en place de la sélection à l’entrée de l’université, la destruction du baccalauréat comme premier grade universitaire et diplôme national de fin d’études secondaires et les suppressions de postes qui accompagnent ces réformes.

S’appuyant sur la mobilisation qui monte dans les lycées et les universités, les organisations FSU, FNEC FP-FO, FERC CGT, SUD Education, SGL, Solidaires étudiant-e-s, UNEF, UNL, UNL-SD, ASES et SLU réaffirment leurs revendications :

  • La nécessité de travailler tout au long du parcours au lycée à une orientation choisie, construite, accompagnée et évolutive avec les moyens humains et financiers nécessaires ;

  • Le maintien du baccalauréat comme diplôme national et 1er grade universitaire, garantissant l’accès de toutes et tous les bachelier.e.s sur tout le territoire aux filières post-bac et aux établissements de leur choix ;

  • L’exigence d’ouverture massive de places supplémentaires en 1er cycle post-bac et le refus de toute sélection à l’entrée de l’université ;

  • Le refus de l’instauration de blocs de compétences en lieu et place des diplômes et des qualifications ;

  • L’abandon du projet de loi sur 1er cycle post-bac et du plan « étudiants » qui l’accompagne, condition pour permettre une réforme ambitieuse qui garantisse le libre accès de chacun.e au supérieur.

Les organisations FSU, FNEC FP-FO, FERC CGT, SUD Education, SGL, Solidaires étudiant-e-s, UNEF, UNL, UNL-SD, ASES et SLU appellent les personnels du supérieur, du second degré, les lycéen.ne.s, les étudiant.e.s, à participer à la grève et la mobilisation nationale le mardi 6 février, à organiser des assemblées générales, dans les universités, les collèges et les lycées pour construire les modalités d’actions locales.

 

Manifestation à Longjumeau – Samedi 10 février 2018 – 10H00

4 FÉVR. 2018 — Une manifestation est organisée par le collectif Longjumellois de défense des hôpitaux du Nord Essonne (émanation du Comité de Défense pour l’organisation des Assises Locales de la Santé) et les syndicats du personnel soignant. Le parcours se fera à partir de l’hôpital jusqu’à la mairie de Longjumeau. Le Comité de défense sera présent.

Grâce à la mobilisation du public, au fort soutien des usagers et des syndicats, et après 4 semaines de lutte, les grévistes infirmiers du bloc opération ont obtenu gain de cause. Leurs revendications ont été intégralement acceptées.

Soyons nombreuses et nombreux pour cette manifestation, nous avons tellement de choses à faire valoir pour sauvegarder nos 3 hôpitaux.

LE SERVICE PUBLIC : Une idée moderne, révolutionnaire !

 

Service public : Enjeu de société

Avec sa soi-disant consultation (dans le cadre du programme Action Publique 2022 (raison :CAP 22 est le « comité dʼexperts » des  grandes banques, multinationales…), le gouvernement a déclaré la guerre à des services publics déjà affaiblis par des décennies de démantèlement et dʼaustérité imposés par lʼUnion Européenne et son dogme de la « concurrence libre et non faussée » dans tous les domaines. Lʼobjectif est clair : restreindre le champ du service public et démanteler le statut des fonctionnaires et des autres salariés du secteur public (électriciens, gaziers, cheminots, traminots…) ayant conquis un statut protecteur pour eux et garant de leur indépendance et la qualité du service rendu. Tout cela au profit dʼemplois précaires moins nombreux, sous payés,  corvéables à merci et sous la coupe directe de la hiérarchie. Ces régressions menacent autant les usagers que les travailleuses et travailleurs du secteur public, sans parler des pressions sur les conditions dʼemploi dans le secteur privé pris dans une spirale de
nivellement par le bas.

Face au marché, le service public ferroviaire se trouve particulièrement menacé par les projets gouvernementaux. Le président Macron entend aggraver la politique de transport de ses prédécesseurs, déjà farouchement hostiles au rail et au service public, avec lʼabandon de
lʼécotaxe, lʼaugmentation de la TVA sur les billets de train, le sous-investissement ferroviaire pendant quʼon relançait les programmes autoroutiers, lʼautorisation du transport par autocar  privé en concurrence frontale avec le train, le refus de désendetter RFF devenu SNCF Réseau malgré les promesses, les fermetures de lignes, suppressions de trains et  dʼemplois de cheminots et finalement, un décret scélérat décrétant lʼabandon de lʼentretien des lignes ferroviaires « secondaires », « refilé» au bon vouloir des régions. Ce bilan
accablant, alors que le transport routier, lourdement subventionné, est responsable de nuisances sanitaires et écologiques dramatiques, semble ne pas suffire à nos dirigeants : la poursuite des suppressions dʼemplois à la SNCF est au programme, la reconversion de voies de chemin de fer inutilisées en routes pour automobiles autonomes est ouvertement envisagée plutôt que leur rénovation et leur réouverture, lʼabandon des
grands projets ferroviaires ne sʼaccompagne nullement dʼune priorité aux trains du quotidien, comme lʼa fait croire la ministre des transports, mais dʼun désengagement général de lʼÉtat du transport ferroviaire et dʼune priorité encore accrue donnée au transport routier.

Le salut viendra-t-il de la concurrence ?

Cʼest ce que tentent de nous faire croire certains néolibéraux semblant subitement préoccupés de lʼavenir du chemin de fer en France. En réalité ils sont simplement impatients dʼappliquer au plus vite les directives européennes de dérégulation totale du secteur des transports?  La concurrence ne sert pas lʼintérêt général, lʼexemple du fret le montre : depuis plus de dix quʼil est ouvert à la concurrence, les trains, tous opérateurs confondus, convoient beaucoup moins de marchandises quʼavant. Lʼouverture à la concurrence nʼa servi que les entreprises de transports routiers par camions, dont le nombre a explosé, et permis à quelques sociétés privées de sʼaventurer dans le secteur ferroviaire français, en sʼaffranchissant du statut des cheminots de la SNCF… Les « cars Macron » nʼont pas amélioré la desserte du territoire : ils ne sʼaventurent guère dans les territoires ruraux peu peuplés les plus mal irrigués par le rail, plus des trois quarts dʼentre eux se concentrent sur des liaisons parallèles à des voies ferrées, car elles
sʼavèrent plus rentables pour leurs propriétaires ! Comment croire que lʼouverture à la concurrence améliorerait la situation des trains de voyageurs alors quʼune politique dʼÉtat délaisse voire sabote lʼinfrastructure sur laquelle les trains, quʼils appartiennent ou pas à la
SNCF, circulent, et organise une concurrence déloyale de modes de transport beaucoup moins écologiques (automobile, avion à bas coût) avec force subventions ? Comment lʼapparition de nouveaux opérateurs ferroviaires ne déstructurerait-elle pas encore davantage un système ferroviaire volontairement désorganisé et balkanisé, alors que le rail,
mode de transport guidé fonctionnant en réseau, a besoin dʼune vision et dʼune organisation dʼensemble des circulations pour accomplir correctement son rôle dʼirrigation des territoires ?

Lʼurgence de la convergence des luttes

La Convergence Nationale Rail, membre de la Convergence Nationale des Collectifs de Défense et de Développement des Services Publics, lance un Appel-Manifeste pour le service public ferroviaire en France afin dʼalerter et mobiliser le plus largement possible.
Nous exigeons notamment :
– lʼabandon de lʼouverture à la concurrence dans le secteur ferroviaire, le retour à une SNCF unifiée dont la priorité absolue soit le chemin de fer en France et fonctionnant comme un service public, donc non assujettie à la rentabilité financière ;
– lʼarrêt immédiat des suppressions dʼemplois à la SNCF et un plan pluriannuel de créations de postes pour répondre aux besoins des usagers ;
– la reconnaissance de la dette du système ferroviaire comme une dette dʼÉtat que ni les cheminots ni les usagers nʼont à payer ;
– la sauvegarde et la rénovation urgente de lʼinfrastructure ferroviaire, la réouverture et la modernisation de lignes et de trains, de jour et de nuit, dans tout le pays, dans la cadre dʼune politique de développement équilibré du territoire évitant lʼhypertrophie des métropoles et la désertification rurale, qui prévoie également la sauvegarde, le retour et le développement des autres services publics menacés (Poste, hôpitaux et maternités, écoles, etc.) et une réindustrialisation de la France dans le respect de lʼhumain et de lʼenvironnement ;
– une augmentation du versement transport qui ouvre la voie à un financement abondant le service public ferroviaire, avec des tarifs accessibles pour les usagers.
Convergence nationale des collectifs de défense et de développement des Services Publics : www.convergence-sp.fr
Convergence Nationale Rail : http://www.convergence-nationale-rail.fr/

NON A LA DESTRUCTION DES SERVICES PUBLICS PAR LE PRESIDENT MACRON

NON A LA DESTRUCTION DES SERVICES
PUBLICS PAR LE PRESIDENT MACRON

Après la nouvelle loi travail qui a détruit la majorité des conquis sociaux
des salariés dans le code du travail, voilà deux nouvelles agressions
contre les citoyens : la nouvelle réforme des retraites qui cette fois-ci veut
automatiser les baisses programmées des retraites et le processus de
destruction d’une grande partie des services publics avec la suppression
de 120.000 postes de fonctionnaires.
Cette dernière forfaiture a un nom : Comité Action publique 2022
couramment appelé CAP 2022. Pour masquer leurs objectifs, le
gouvernement Macron-Philippe et plus particulièrement le ministre de
l’action et des comptes publics, Gérald Darmanin, ont lancé un
questionnaire pour faire semblant de s’intéresser aux besoins des usagers
des services publics .
La Convergence nationale des services publics constitué par ses comités,
par les organisations syndicales revendicatives, par des associations et
des partis politiques, a décidé de faire une véritable enquête des besoins
des usagers des services publics, en vous proposant son propre
questionnaire

« Les services publics qu’il nous faut ! »

mis sur son site https://www.convergence-sp.fr/
Nous vous engageons à répondre à ce questionnaire en ligne ou le
técharger et l’imprimer ,pour le faire signer par vos amis et réseaux divers.
Ainsi nous pourrons vérifier la pertinence du questionnaire jupitérien du
gouvernement des « gens d’en haut » par les résultats de notre
questionnaire réalisé par le « mouvement d’en bas ».
Participez à une campagne vérité sur nos besoins sociaux.

:https://www.facebook.com/ConvergenceSP/
@ : https://www.convergence-sp.fr/
 : convergenceservicespublics@gmail.com

Communique de la Coordination de Vigilance du GHU H.Mondor/A.Chenevier

Créteil, le 28 Janvier 2018

Jeudi 25 janvier, lors de notre débat public, nous posions la question : « Où va l’Hôpital Mondor sur Créteil et dans le Val-de-Marne ? ». Des témoignages donnés par les personnels médicaux et paramédicaux présents, des syndicats comme des élu-e-s, la réponse est claire : l’Hôpital va très mal avec M.Martin Hirsch, le Directeur général de l’Assistance Publique-Hôpitaux de Paris.
Et pourtant, à la lecture des propos du Pr Samuel, doyen de la Faculté de médecine du Kremlin Bicêtre, comme ceux du Pr Dubois-Randé, doyen de celle de Créteil, nous pouvons nous réjouir d’avoir, dans le département, deux services d’hépatologie d’excellence, avec des équipes capables toutes deux de faire des greffes dans d’excellentes conditions.
Alors la question reste entière, après avoir rencontré le 18 janvier le Ministère de la santé, puis l’Agence régionale de santé (ARS) d’Île de France le 22 janvier : pourquoi fermer le service de Mondor ?
Ceci d’autant qu’aucune des deux institutions n’a eu sur son bureau un quelconque projet de fermeture, aucune étude d’impact. Mieux encore, l’ARS affirmait dans un document public, il y a encore quelques mois, la nécessité d’avoir 4 voire 5 services de greffe hépatique dans notre région.
Quant à croire que la fermeture d’un service, même en mutualisant les moyens, ferait des économies, personne n’y croit.
Alors une autre question reste entière : si ce n’est ni l’ARS, ni le Ministère de la santé : qui décide de la politique de santé pour répondre aux besoins grandissants de la population en hépatologie, comme l’indiquent différentes enquêtes épidémiologiques ?
La réunion de vendredi 26 janvier à la faculté de Médecine de Mondor, à l’invitation de son Doyen, a permis que se mobilisent dans l’Amphi N°3, élu-e-s, communauté médicale et universitaire rassemblée, Intersyndicale CFDT-CGT-SUD santé, citoyens et politiques, uni-e-s au sein de la Coordination de vigilance du GHU dans un même combat pour ne rien lâcher :
ENSEMBLE NOUS GARDERONS LA TRANSPLANTATION HEPATIQUE DE MONDOR.
Le 8 février, Mme Buzyn recevra l’ensemble des parlementaires du Val-de-Marne, accompagnés par une délégation de la Coordination, avec toutes ses composantes, personnels médicaux et non- médicaux, élu-e-s et syndicats. Ils présenteront , UN VRAI PROJET de transplantation hépatique, pour toutes les équipes de Mondor, pour le futur bâtiment RBI, pour la recherche et l’enseignement, …. autour du MALADE !
Contact : Dr Fabien Cohen, 0607285022,
Porte-parole de la Coordination de vigilance du GHU H.Mondor/A.Chenevier

Pour un service public de qualité

Sauvons nos bureaux de Poste !
Depuis un an dans le Val-de-Marne, la direction de la Poste procède à des fermetures de bureaux et à des réductions d’horaires d’ouverture sans précédent !
• Elle a, en 2017, fermé les 4 bureaux de Poste de :
◦ Charenton Liberté
◦ Fontenay Joffre
◦ Noiseau
◦ Le Perreux Joncs Marins
• elle a réduit les horaires d’ouverture au public de plusieurs bureaux de Poste dont :
◦ Créteil Église
◦ Créteil Mont Mesly
◦ Villejuif Léo Lagrange
◦ Boissy l’Orangerie
◦ Champigny Coeuilly
De nombreux autres bureaux de Poste dans le Val-de-Marne sont menacés de fermeture puisque le projet de La Poste est de fermer la moitié de ses bureaux d’ici 2020 !
Dans un courrier du 6 avril 2017 le Ministre de l’aménagement du Territoire de l’époque confirmait d’ailleurs au Président du Conseil Départemental du Val-de-Marne le projet de fermer 5 autres bureaux
de Poste du département d’ici la fin de l’année.
En outre, les suppressions d’emplois aux guichets des bureaux de Poste et le non-remplacement des absences provoquent une aggravation des conditions d’accueil du public : allongement de l’attente, réduction des services proposés aux guichets, fermetures inopinées de bureaux, ….
Défendre le service public à La Poste c’est possible : la mobilisation a permis d’empêcher la fermeture du bureau de Poste de Villejuif les Lozaits au printemps 2017.
Notre collectif « Convergence de Défense et Développement des Services Publics en Val de Marne qui est un réseau citoyen, rassemblant autour de l’exigence de service public des associations, des syndicats et des partis politiques du département invite la population et les personnels de la Poste à s’exprimer
• Contre la fermeture de bureaux de Poste
• Contre la réduction des horaires d’ouverture et des services proposés à la population
• Pour donner à la Poste les moyens d’accueillir décemment le public
• Pour des conditions de travail permettant au personnel de La Poste d’assurer sa mission de service public en participant nombreuses et nombreux au Rassemblement devant la Préfecture du Val de Marne
21-29 avenue du Général de Gaulle CRÉTEIL Vendredi 16 février à 10hà l’occasion de la réunion du Comité de Présence Postale Territorial du Val de Marne auquel participe, la Direction de La Poste, l’État et des élus communaux, départementaux et régionaux du Val de Marne
POUR LE SERVICE PUBLIC, SAUVONS NOS BUREAUX DE POSTE!  Contact: convergence.sp94@laposte.net